Spotify gagne en puissance et les ventes de musique en ligne baissent

Spotify gagne en puissance et les ventes de musique en ligne baissent.

Tunes avait fait reculer les ventes de CD, c’est aujourd’hui Spotify qui fait de même à le téléchargement. Les derniers chiffres de Nielsen Soundscan montrent que les achats d’albums et titres musicaux ont continué de chuter durant le premier semestre 2014. Du 1er janvier au 29 juin dernier, l’industrie musicale a écoulé 121 millions d’albums et 593,6 millions de titres en ligne, contre 142 millions et 682 millions l’année passée. Ces baisses de 15% pour les ventes d’albums et 13% du côté des chansons suivent la même tendance que celle observée en 2000 lors de la chute brutale du marché CD.

Le streaming musical parasite les ventes numériques, c’est un fait. Mais depuis des années, les revenus tirés du streaming ne font qu’augmenter !

Un mal pour un bien

Sans recul, il est difficile de trancher face à ce changement dans la consommation de contenus musicaux. Les plus pessimistes verront ici la fin d’une époque, mais les analystes estiment que les dégâts seront minimes. Le streaming ne va pas réduire à néant les revenus de l’industrie, puisque depuis 2009 ces derniers se sont maintenus à environ 7 milliards de dollars aux États-Unis. L’achat de musique régresse, mais les chiffres ne plongent pas pour autant !

Pour les artistes en revanche les choses se compliquent. Les recettes du streaming sont bien là, mais les redevances restent trop faibles. Le flux de consommateurs est beaucoup plus faible, explique Nielsen, cette baisse du téléchargement pénalise finalement les créateurs.

“Nous ne sommes même pas au début de la première manche pour ce qui est de la demande mondiale, reconnait Marc Ruxin, chef d’exploitation de Rdio, la musique en tant que fichier stocké sur votre téléphone ou votre ordinateur pourrait bientôt devenir aussi désuète que la musique sur support physique”. Désormais, les recettes générées par les utilisateurs de services streaming payants l’emportent sur les recettes liées au streaming gratuit financé par la publicité.

La mort du téléchargement n’est pas pour demain, mais elle semble se rapprocher. Reste à miser sur les plateformes streaming pour savoir tirer les revenus nécessaires au maintien d’une économie musicale digne de ce nom, pour les distributeurs, les producteurs et évidemment les artistes !

Billboard Twitter Real-Time Charts Go Live | Billboard

Billboard Twitter Real-Time Charts Go Live | Billboard.

27/5/2014

Billboard and Twitter officially launch the Billboard Twitter Real-Time Charts. These new, interactive charts redefine how fans interact with, and influence, popular content by ranking the most popular songs being shared on Twitter in the U.S.

The first of the real-time charts, the Billboard Trending 140, is an up to the minute ranking of songs shared in the U.S., measured by acceleration over the past hour. This chart can be filtered to present a real-time view of the most shared track in the U.S. over the past 24 hours, with a weekly summary presented as the Billboard Twitter Top Tracks chart on Billboard.com and in print in Billboard.

The Billboard Twitter Emerging Artists chart is a ranking of the most shared songs on Twitter in the U.S. by up-and-coming artists ranked by the number of times each song was shared over the past 24 hours. Billboard Twitter Emerging Artists is presented as a seven-day/weekly round up on Billboard.com and in print in Billboard.

Realtime Billboard: http://realtime.billboard.com/?chart=trending140

Song shares are tracked and incorporated into the Billboard Twitter Real-Time Charts by:

*  the use of, or the inclusion, of a link to the song via music listening platforms, such as Spotify, Vevo and iTunes.

*  the use of various track sharing notations, such as the hashtags “#nowplaying” or “#np,” along with song/artist name.

*  the use of various terms associated with the song and song playing, such as “music,” “song,” “track,” “listen.”

The charts are specifically designed to work with how users share and interact with music on Twitter, which is the most discussed subject on the platform in the U.S. with more than one billion Tweets sent about the topic in 2013. One-hundred million of those Tweets came from music accounts, and seven of the top 10 most-followed accounts on the entire platform are musicians.

“I am thrilled to be one of the first artists to see my songs move on the Billboard Twitter Charts,” said Mahone. “For me, it’s always about my fans, and I love seeing what all my Mahomies are saying about the new EP – it’s exciting that there’s finally a platform that tracks what the fans are saying about music in real-time.”To launch the Billboard Twitter Real-Time charts, Billboard teamed up with pop star Austin Mahoneto showcase just how the sharing of a track by fans on Twitter, in this case with “The Shadow” – a song from his just-released EP “The Secret” – can drive popularity and chart ranking.

The Billboard Twitter Real-Time charts are another example of Billboard staying at the forefront of tracking music consumption. With the launch in recent years of the Social 50On-Demand Songs and Streaming Songs, and now the Billboard Twitter Real-Time charts, Billboard has empowered music fans and music consumers with rankings that reflect how they interact with music and artists.

Consistent placement in the high rankings of the real-time chart can help artists gain placement on the two weekly versions of the real-time charts, which will be found in print each week in Billboard magazine.

10 millions d’abonnés payants sur Spotify

10 millions d’abonnés payants sur Spotify.

Spotify continue de grossir, malgré les incertitudes persistantes sur son modèle économique. Ce mercredi, le service suédois spécialisé dans le streaming musical vient en effet d’annoncer que plus de 10 millions d’internautes ont opté pour l’offre payante (dite “premium”, facturée 9,99 euros par mois), tandis que la formule de base (qui est gratuite) est fréquentée régulièrement pas 30 millions d’auditeurs.

Présent aujourd’hui dans 56 pays dans le monde, Spotify réalise ainsi une performance notable d’autant que la plateforme ne comptait “que” un million d’abonnés payants en 2011. En trois ans, il a donc connu une progression très importante, aidée en cela par son déploiement à l’international (avec en particulier le marché américain au cours de l’été 2011) et le réajustement régulier de son service.

Ces derniers mois, Spotify a en effet autorisé l’écoute gratuite sur mobile (en mode aléatoire) et retiré la limite d’écoute gratuite,notamment sur l’ordinateur.

L’entreprise, qui a récemment fait une croix sur la distribution audio au moyen du P2P, est désormais tentée de tenter l’aventure en bourse, qui pourrait avoir lieu dès l’année prochaine. En début d’année, sa valorisation était estimée entre 7 et 8 milliards de dollars. Mais il faudra avant cela que la société démontre la solidité et la pérennité de ses activités.

L’année dernière, le chiffre d’affaires a certes augmenté de 128 %, pour atteindre 434,7 millions d’euros, mais la perte nette a reculé significativement (-29 %), pour s’établir à 58,7 millions d’euros.

Le modèle économique de Spotify, qui s’appuie à la fois sur les abonnements (formule payante) et sur la publicité (accès gratuit), aurait généré suffisamment pour que plus de 500 millions de dollars soient reversés aux ayants droit entre 2008 et la mi-2013, et 500 millions de dollars de plus pour 2013 uniquement. Deux ans auparavant, le gain d’une écoute était de 0,005 dollar.

Le leader du groupe Radiohead, Thom Yorke, avait d’ailleurs dénoncé la faible rémunération obtenue sur les plateformes de streaming musicales, estimant que celles-ci ne paient pas assez les artistes dont les contenus sont proposés sur Spotify ou Deezer.

Spotify : 10 millions d’utilisateurs premium – TheWebTape

Spotify : 10 millions d’utilisateurs premium – TheWebTape.

Spotify : 10 millions d’utilisateurs premium

La nouvelle est tombée hier soir : Spotify a annoncé avoir franchi la barre des 10 millions d’utilisateurs premium. De manière plus globale, Spotify compte plus de 40 millions d’utilisateurs répartis dans 56 pays. Un beau chiffre pour le service de streaming musical, qui affirme une fois de plus sa suprématie sur le marché.

En moins de six ans, Spotify s’est hissé comme véritable leader sur son marché. Mais face à la montée des des concurrents tels que Deezer, et à l’émergence de services comme Beats Music, la guerre devrait être rude dans le monde impitoyable du streaming musical.

Le streaming musical payant décolle (enfin) en France

Le streaming musical payant décolle (enfin) en France.

L’écoute sans téléchargement représente la moitié des ventes numériques en France au premier trimestre, selon le Snep. L’abonnement à des sites comme Deezer ou Spotify se démocratise et les offres gratuites financées par la publicité se développent. Si le streaming reste méconnu du grand public, il pourrait devenir la principale source de revenus de l’industrie à terme selon les producteurs de disques

La tendance est mondiale : le streaming musical par abonnement, l’écoute sans téléchargement, décolle et devient une alternative sérieuse à l’achat de CD ou DVD et au téléchargement payant sur des plateformes telles qu’iTunes d’Apple. En France, au premier trimestre, les revenus issus du streaming ont représenté pour la première fois la moitié des ventes numériques de musique (50% contre 43% sur l’ensemble de 2013), selon le Syndicat national des éditeurs phonographiques (SNEP), qui a dévoilé ses chiffres ce mercredi. Ils ont augmenté de 40% pour atteindre 16,5 millions d’euros, au détriment du téléchargement légal (-10,3%) et des ventes physiques, en recul de 12,6%. Devenu « le premier usage en ligne », le streaming pèse désormais 17% de l’ensemble du marché de la musique enregistrée et pourrait devenir « à terme la source de revenu principale de l’industrie musicale et des artistes », estime Guillaume Leblanc le directeur général du SNEP.

Près de 2 millions d’abonnés en France

Au niveau mondial en 2013, le streaming a représenté 27% des ventes numériques et généré 1,1 milliard de dollars de recettes, en triplement sur trois ans, selon le récent rapport de l’IFPI qui estime que « plus de 28 millions de personnes dans le monde paient pour un abonnement de musique. » En France, il y aurait près de 2 millions de personnesabonnées à un service de streaming de musique, essentiellement auprès du français Deezer et du suédois Spotify. Il est un peu tôt pour y voir un effet « Fnac » : le première disquaire de France a en effet lancé le 3 mars son offre par abonnement « Fnac Jukebox » à partir de 2 euros par mois. Quelle est la part des abonnés ne souscrivant pas directement auprès des services mais bénéficiant d’une offre couplée de leur opérateur mobile, notamment Orange, actionnaire de Deezer ? Le SNEP affirme ne pas disposer des chiffres mais celui d’un million d’abonnés Orange chez Deezer, dont tous ne seraient pas conscients de disposer de cette option, circule sans être démenti. SFR, qui n’a pas prolongé son partenariat avec Spotify qu’il jugeait trop coûteux, les opérateurs versant aux sites de streaming des minimums garantis en fonction du nombre d’utilisateurs, s’est associé à l’américain Napster, moins connu, et ses abonnés préfèreraient d’autres services proposés au choix, comme Coyote ou CanalPlay.

Abonnement payant ou financé par la publicité ?

Le streaming par abonnement reste dominant (11,6 millions d’euros) en France par rapport aux « abonnements gratuits » financés par la publicité (4,9 millions) qui continuent de progresser plus rapidement. D’ailleurs, Deezer, dont le directeur général Axel Dauchez a annoncé mardi son départ en septembre (il irait diriger Netflix France selon le site Electron Libre), vient justement d’élargir son offre gratuite aux smartphones et aux tablettes. Spotify avait fait de même en décembre (une publicité toutes les trois ou quatre chansons). L’objectif est de « donner un peu plus » pour inciter les utilisateurs gratuits à s’abonner au service payant.

Longtemps méfiants à l’égard du streaming, qu’ils assimilent à du piratage, les producteurs de disques ne sont pas convaincus par ce modèle du « gratuit », produit d’appel visant à convertir les consommateurs au payant : « ne bâtir un modèle économique que sur la publicité semble dangereux » considère le directeur général du SNEP. Les maisons de disque sont ravies de l’arrivée sur le marché de la Fnac, qui ne propose pas d’offre gratuite pour l’instant. Elles comptent sur le groupe dirigé par Alexandre Bompard pour assurer la pédagogie car « le streaming commence à entrer dans les mœurs mais le grand public ne sait pas ce que c’est ! » relève Stéphane Le Tavernier, le président du SNEP et de Sony Music France. Les majors espèrent aussi que TF1, avec sa force de frappe marketing, n’abandonnera pas son projet de site de streaming musical. D’autant que le potentiel leur semble important, si l’on compare le revenu du streaming musical rapporté à la population en France (1,4 dollar par habitantpar an en 2013, comme au Royaume-Uni, guère plus aux Etats-Unis 1,8 dollar) avec celui des élèves modèles scandinaves : 13,4 dollars [≈ Household daily income, 2011] en Suède, 13,6 dollars [≈ Household daily income, 2011] en Norvège…

Les ventes digitales de Warner Music pèsent plus que ses ventes physiques – JDN Média

Les ventes digitales de Warner Music pèsent plus que ses ventes physiques – JDN Média.

L’exemple de la Major est symptomatique d’une industrie qui, après avoir critiqué Internet, y voit sa dernière bulle d’oxygène.

Le marché de l’industrie musicale est un marché extrêmement concentré, contrôlé à 75% par trois acteurs, Sony Music, Universal Music et Warner Music. Des majors qui ont vu leurs revenus en provenance des ventes physiques dégringoler d’année en année et qui ont réussi à endiguer cette érosion de leur chiffre d’affaires en concentrant leurs efforts sur une offre digitale en plein boom. Les contrats noués avec des pure players comme Deezer ou Spotify, qui reversent l’équivalent de 60% de leurs recettes à chacun des acteurs (au prorata de leur part de marché) ont fait vivre le tiroir-caisse. Ainsi 2013 a-t-il permis aux trois groupes de renouer avec la croissance de leur chiffre d’affaires, après trois exercices périlleux.

trio
A gauche, l’évolution du chiffre d’affaires des 3 majors. A droite, leus parts de marchés.  © Xerfi

Longtemps considéré comme l’ennemi à abattre, Internet a, sans aucun doute, constitué une véritable bulle d’oxygène pour ces majors, avec des ventes digitales qui n’ont cessé de croître au fil des années, pour dépasser les 4,3 milliards d’euros en 2012 (soit une part de marché de 35%).

Warner Music, qui pèse à peu près 15% du marché de la musique, a poussé la logique encore plus loin, multipliant les partenariats avec des acteurs tels que la plateforme Myxer (dont il alimente la communauté en clips vidéos et sonneries de téléphone), Qtrax (une plateforme gratuite de téléchargement de musique) ou MySpace. Warner Music a ainsi vu ses ventes digitales passer de 255 millions d’euros en 2006 à 776 millions d’euros en 2013, alors que dans le même temps ses ventes physiques chutaient de 177%, pour passer de 1,9 milliards d’euros à 700 millions. Warner Music gagne donc plus avec la vente digitale qu’avec la vente physique !

warner
Evolution de la répartition du chiffre d’affaires de Warner Music.  © Xerfi

Entre, d’une part, une offre par abonnement portée par des pure players comme Deezer, Spotify et bientôt Beats, et, d’autre part, un achat à l’acte initié par les iTunes, Amazon et consorts, on se rend compte que la situation diffère énormément selon les marchés. Ainsi l’Hexagone, la Suède ou la Corée du Sud donnent-ils la part belle à l’abonnement alors qu’aux Etats-Unis, en Allemagne ou au Royaume-Uni, le rapport de force est inversé.

stream vs dl
Téléchargement vs Streaming, par pays.  © Xerfi

<p=”” style=”color: rgb(48, 48, 48); font-family: ‘PT Serif’, serif; font-size: 17px; line-height: 25.5px;”>Source

<p=”” style=”color: rgb(48, 48, 48); font-family: ‘PT Serif’, serif; font-size: 17px; line-height: 25.5px;”>

L’étude “Industries du film de et la musique. Analyse de marché – tendances à l’horizon 2019 – stratégies des acteurs” est publiée par Xerfi, éditeur indépendant d’études économiques sectorielles.

See How St. Vincent Doubled Her First Week Album Sales… | Digital Music NewsDigital Music News

See How St. Vincent Doubled Her First Week Album Sales… | Digital Music NewsDigital Music News.

Screen shot 2014-04-17 at 5.14.08 PM

Updated 4/18/14 11:30 AM PST.

St. Vincent’s latest album St. Vincent came out on February 25th.  The Found Group ran the digital marketing campaign for the release.  I recently profiled The Found Group’s found.ee tool, a link shortener that makes it easy to form retargeting pools.

In the first week, 29,506 copies of St. Vincent were sold (excluding the first week $3.99 Amazon MP3 sale).  This is double the amount of first week sales for St. Vincent’s previous album.

So how did The Found Group’s digital campaign play into this?

The Found Group used found.ee along with a number of other approaches.  For example, they used information from their retargeting pools to figure out what videos fans had already seen.  When a fan navigated to the landing page on St. Vincent’s website they were served a page that catered specifically to them.  If someone had already seen the first music video they were shown the second one instead.

The following infographic details each of the digital methods that were used in the campaign.  It also shows how fans were reached multiple times, giving them more opportunities to make a purchase.  Jason Hobbs of The Found Group says a customer usually has to see a product around seven times before they’ll make a purchase.

The infographic is a little overwhelming, I had to have Jason walk me through it.  If you have specific questions, leave them in the comments.

To reiterate, this infographic only covers digital marketing efforts. It was originally created as an internal document but was then approved to be shared with the public. The Found Group says:

“We clearly couldn’t have done it without the music, St. Vincent, the label, the management, distro, the PR, radio, etc.  These campaigns are team efforts, with a lot of moving parts.  And St. Vincent has a very strong team.”

St_Vincent_Infographic

When Nina Ulloa isn’t writing for DMN she’s usually reviewing music or at a show. Follow her on Twitter.

Spotify, Deezer… quel modèle économique pour le streaming musical ? – JDN Média

Les plateformes numériques musicales réussiront t-elles à compenser l’effondrement des ventes de CD ? Malgré l’embellie liée aux développement des plateformes légales, l’industrie musicale est encore loin d’être sortie de crise.

Si les acteurs de la filière musicale ont les yeux rivés sur les plateformes destreaming, annoncées comme planche de salut d’une industrie en quête de renouveau, les revenus générés par Deezer, Youtube ou Spotify sont encore loin de compenser les ventes sur supports physiques du début des années 2000.
Le modèle économique actuel de ces plateformes, largement basé sur les offres gratuites dites « freemium », ne satisfait pour le moment ni les diffuseurs, qui peinent à être rentable, ni producteurs et artistes. Une conversion des abonnés au tout gratuit vers les offres premium mais aussi une meilleure répartition de la valeur entre les différents acteurs sont des solutions qui pourraient redonner une bouffée d’air au secteur musical.

Le streaming, générateur de croissance pour l’industrie musicale …

En mal de réussite depuis l’effondrement des ventes de CD du début des années2000 lié à l’explosion d’Internet et du téléchargement illégal, le streaming paraît le mieux placer pour devenir le levier principal du secteur de la musique enregistrée. Une perspective confirmée par l’étude de Generator Research publiée mi-février2014 qui a étudié l’impact des différentes plateformes musicales comme Deezer, Spotify, Youtube ou Pandora sur les 4 prochaines années. Avec 125 millions d’abonnés pour un total de 1,7 milliard d’utilisateurs d’ici 4 ans, le streaming devrait ainsi générer près de 3 milliards de dollars de chiffre d’affaire.
Une croissance supérieure aux ventes sur supports physiques, qui vont continuer à décroître, mais aussi aux services de téléchargement type iTunes. Genrator Research prévoit ainsi que les ventes de CD physiques reculeront de plus de 2 milliards dollars, de même que les ventes digitales chuteraient de 663 millions de dollars. En Belgique le streaming a ainsi doublé son nombre d’utilisateurs en 2013 compartiviement à l’année 2012. Un engouement pour les services de streaming qui n’a pas manqué d’intéresser les majors du Web qui ont lancé à l’instar d’Apple, avec son iTunes Radio, ou Twitter, avec son Twitter Music, leur propres services de streaming.

… qui ne parvient pas encore à convaincre en terme de revenus générés

Cette montée en puissance des services de streaming suffira t-elle a compenser la perte de revenus liés à la chute de ventes de CD ? Pour le moment, rien n’est moins sûr : si les plateformes de streaming attirent un nombre croissant d’internautes, leur modèle économique a encore du mal à convaincre. Les plateformes de diffusion type Deezer ou Spotify, encore loin d’être rentables malgré un nombre d’abonnés en forte croissance, se plaignent de reverser une large part de leurs revenus aux producteurs et artistes.
Ces derniers sont eux aussi pourtant loin de bénéficier de larges revenus de ces services : Spotify avait ainsi révélé en début d’année qu’un artiste touchait en moyenne 0,05 centimes d’euros par chanson écouté sur sa plateforme. Pour toucher un montant de 5 000 euros, un artiste devra ainsi obtenir un million d’écoute d’une de ses chanson. L’étude Genrator Research mettait ainsi en évidence une progression du streaming sur les 4 prochaines années de 16,7 milliards de dollars en 2012 à 17,2 milliards en 2017 alors qu’au même moment les ventes physiques reculeront de plus de 2 milliards de dollars au niveau mondial et les ventes en téléchargement de 663 millions de dollars.

Trouver un modèle économique viable : vers une mise en avant des offres premium ?

Un manque à gagner évident qui doit amener les plateformes de streaming à revoir leur modèle économique en favorisant leurs offres premium (par abonnement) au détriment des offres freemium (tout gratuit), génératrices de très peu de revenus. Si la plupart des plateformes comme Deezer, Youtube ou iTunes Radio proposent des offres gratuites, elles font offices de produits d’appels vers des offres premium qui génèrent logiquement plus de revenus. En attirant un maximum d’abonnés vers leurs services gratuits pour les convertir en masses vers les offres payantes, ces plateformes gêneront plus de revenus et augmenteront les montants reversés à l’ensemble de l’industrie de la création.
Dans tous les cas les plateformes de streaming n’auront d’autres choix que trouver un modèle économique plus viable si elles ne veulent pas braquer artistes et industries musicales qui pourraient rapidement changer d’avis et choisir de délaisser cette plateforme. Une menace réelle : l’an dernier Tom Yorke en avait fait la démonstration en retirant retiré ses albums de l’ensemble des plateformes de streaming, pretextant le manque à gagner pour les artistes sur ces plateformes.

Spotify seeks to build the ultimate workout playlist based on your heart rate — Tech News and Analysis

Spotify seeks to build the ultimate workout playlist based on your heart rate — Tech News and Analysis.

There are plenty of good services out there for automatically generated music playlists, but Spotify is looking to take this idea one step further. According to The Guardian, the company said it is looking into a new feature that can generate customized playlists by using sensors that indicate a listener’s heart rate and motion.

running-with-smartphone

Here’s how it could work. By collecting certain data points from a listener – such as heart rate, motion and maybe even body temperature – Spotify can correlate this information with its own recommendation algorithms to generate playlists relevant to your current physical state. This means you can automatically get an upbeat soundtrack for working out or something much softer and soothing to go to sleep. That’s definitely a feature I’d be interested in, having fallen victim to the occasional slow jam while listening to random playlists at the gym.

Don’t get your hopes up for this new feature appearing any time soon — it sounds like it’s still in the conceptual stage at this point. There’s no mention of Spotify itself creating a wearable sensor to collect this information, either.

Instead, Sung suggests that the idea is very much dependent on the technology being built into your smartphone. That means your phone will need to be able to track your heart rate and body temperature, in addition to your motion. And while many phones currently do a great job of collection motion data, there still isn’t a way to seamlessly measure heart rate and temperature without an external sensor.

Still, it’s an intriguing idea, and even if it takes time, I hope it’s one we see come to fruition.

The Guardian – Technology (20/1/2014)

What might be the perfect tune for dozing in the sun, for running along a stormy beach or, perhaps, the soundtrack to the first flush of true love?

A new feature being discussed by the music service Spotify could use sensor’s on the listener’s body or in their smartphone to measure theirheart rate and then use that to select appropriate music.

The more data Spotify can collect on listener habits, the better the recommendations its algorithms can produce. As well as music, motion, heart rate, and temperature, Spotify could start to monitor sleep patterns, according to Donovan Sung , Spotify’s product manager for discovery and recommendations.

“Maybe with motion sensors in phones, we can start guessing things whether users are running, biking or driving? Maybe the phone has a temperature sensor, or a heart rate sensor, we could guess whether the user is tense…” said Sung, talking to TechRadar.

Sung explained that information provided by sensors could be used to automatically generate playlists based on activities such as workouts, driving, sleeping or late-night working, without user interaction.

The service could automatically start playing pumping music when it is time to go for a run or peaceful ambient tracks for when sleep is required.

“The more we know about you, the better the [recommendation] engine can be,” said Sung, who warned that overloading listeners with choice provided a poor user experience, and that a fine balance must be struck between quantity and quality of recommendations.

Human editors, algorithms and social data

Spotify’s recommendation engine is currently powered by a combination of human editors, algorithms, social data and previous listening history, which provide personal recommendations for users of artists, albums and tracks. These also inform Spotify’s shuffle play feature, which it unveiled in December 2013 and is continuing to improve.

“Nearly half of mobile listening, if not more, is people listening to their own curated playlists,” said Daniel Ek, Spotify’s founder at the time. “With shuffle play, you can now play any of your playlists for free. Spotify’s new mobile experience is music for anyone and the bestexperience and access in the history of music.”

18 milliards de dollars : le marché de la pub mobile devrait exploser en 2014

18 milliards de dollars : le marché de la pub mobile devrait exploser en 2014.

Marina Torre  |  21/01/2014, 9:30  -  678  mots
La publicité sur mobile devrait générer cette année près de 5 milliards de dollarsde plus que l’an dernier selon le cabinet spécialisé Gartner. Toutes les régions du monde devraient en profiter… jusqu’à l’explosion de la bulle?

La ruée vers le mobile se poursuit. Le marché mondial de la publicité sur les terminaux mobiles devrait atteindre 18 milliards de dollars (13,2 milliards d’euros) contre 13,1 milliards l’an dernier (soit un peu mois de 10 milliards d’euros), selon la dernière étude du cabinet Gartner publiée ce mardi.

Cette étude prend en compte les dépenses pour les vidéos, bandeaux publicitaires et autres qui sont affichés sur smarpthones et tablettes. Elle est en ligne avec d’autres enquêtes statistiques. Ainsi, au mois de juin, un autre cabinet spécialisé, ZenithOptimedia, une filiale de Publicis, avait estimé à 14 milliards les investissements des annonceurs sur les supports mobiles en 2013.

Le marché aura triplé en 2017

Les prévisions de Gartner pour les trois prochaines années sont encore plus optimistes. Au cours des trois prochaines années, le marché aura triplé par rapport à 2013, atteignant les 41,9 milliards de dollars (environ 30 milliards d’euros), selon le cabinet d’études.

De 2015 à 2017, les chercheurs de Gartner prévoient que la “consolidation du secteur“, l’harmonisation des mesures d’audience ou encore les nouvelles technologies de ciblage des consommateurs soutiendront cette forte croissance.

Recul des parts de marché en Asie

Au niveau géographique, “toutes les régions du monde” seront concernées, anticipe Gartner, mais les Etats-Unis, plus que tout autre pays, devraient en profiter. C’est là, en effet, que les budgets publicitaires sont les plus élevés au monde. Un autre cabinet d’études spécialisé, eMarketer, prévoit une croissance de 56% des dépenses publicitaires sur mobile aux Etats-Unis en 2014, soit près de 15 milliards de dollars.

Stéphanie Baghdassarian, analyste spécialiste des applications et de la publicité mobile chez Gartner explique à La Tribune:

“La part de marché pour l’Amérique du Nord est stable à environ 38% et devrait le rester dans les années à venir. Le changement viendra surtout d’Asie Pacifique, région qui était très représentée par le Japon et la Corée du Sud et représentait 60% des parts de marché il y a trois ans. En 2017, cela se tasse un peu à environ 34%, surtout au profit de l’Amérique du Nord et de l’Europe de l’Ouest.”

Partout dans les économies matures, cette poussée de la publicité sur mobile se réalisera au détriment des autres supports, en “grignotant des parts de budgets historiquement allouées au papier ou la radio”.

>> Pourquoi la pub sur mobile explose… sauf en France

Géolocalisation et publicités locales

Dans le détail, les formats vidéos devraient bénéficier de la hausse des ventes des tablettes. Et d’autres avancées techniques notamment la géolocalisation, permettront de laisser libre cours à l’imagination des publicitaires et seront susceptibles d’attirer les petits annonceurs locaux.

La part des annonces “géolocalisées” devrait atteindre 40%. Celle-ci comprend à la fois celles qui sont “poussées” vers l’utilisateur dont le mobile est par exemple connecté au Bluetooth, mais aussi celles des annonceurs qui payent pour être mis en avant sur une carte interactive.

Facebook et Twitter parient sur le mobile

Des géants du web américain, comme Facebook par exemple, ont largement parié sur ce modèle. Leurs bons résultats sur le mobile suscitent d’ailleurs régulièrement l’enthousiasme des investisseurs.

>> La pub sur mobile fait flamber Facebook en Bourse

Le réseau social Twitter, de son côté, a réalisé sa plus grosse acquisition dans le secteur de la publicité sur mobile en achetant MoPub, une plateforme de publicité en temps réel sur mobile, pour un montant évalué de 300 à 400 millions de dollars. 

Une bulle

Toutefois, Stéphanie Baghdassarian constate un effet de nature à ralentir la croissance dans le secteur à partir de 2016/2017. Elle fait observer que :

“la croissance de l’espace disponible (nombre d’utilisateurs, nombre d’application etc) est plus rapide que la croissance de la demande de la part des annonceurs”.

La publicité sur les applications mobiles étant souvent le fait de développeurs qui font de la publicité pour leur propre application sur d’autres applications, cela créé “une bulle qui ne génère pas de vrai revenu”.