Apple, Google, Deezer, Spotify… qui triomphera du streaming musical ? – Le nouvel Observateur

Apple, Google, Deezer, Spotify… qui triomphera du streaming musical ? – Le nouvel Observateur.

Quand la presse américaine parle de « révolution du streaming musical à la demande », vu de France, on peut trouver ça un peu ringard. Sept ans qu’on nous rabâche les oreilles avec Spotify et surtout Deezer, la fierté tricolore !

C’est pourtant bien l’innovation qui est en train d’agiter le marché américain, le streaming musical enregistrant une progression de 42% par rapport à 2013 alors même que les ventes et le téléchargement légal s’effondrent. Merci les smartphones.

Pourcentage des internautes qui téléchargent ou ont recours au streaming (Ipsos, mars 2014, via Quartz)

Mais plus rien n’est simple. Avant, on pouvait titrer facilement « Spotify vs Deezer ». En 2014, le marché se fragmente : les acteurs historiques accélèrent le pas, des mastodontes (Apple, Amazon, Google) tapent un sprint et toute une constellation de start-up préfère se ranger discrètement sur le côté en ciblant des niches.

« Une chose est sûre : un service dominera »

Pour Bob Lefsetz, spécialiste américain de l’industrie musicale, cette situation ne durera pas.

« Une chose est sûre : un service dominera. C’est vers cela que nous nous dirigeons tous. Nous voulons partager ; si vous envoyez un lien et que quelqu’un ne peut pas l’écouter, ça ne fonctionnera pas. »

Apple, Google, Deezer, Spotify... qui triomphera du streaming musical ? - Le nouvel Observateur

YouTube pour le partage de vidéos, Netflix pour le streaming de films et de séries, Google pour les recherches internet… Les exemples de quasi-monopoles ne manquent pas. Alors qui a les qualités requises pour devenir le super-prédateur du streaming musical ?

1

Spotify

Le mâle alpha

Avec ses 40 millions d’utilisateurs (dont 10 millions d’abonnés), Spotify a pour le moment une longueur d’avance sur tous ses concurrents. L’entreprise suédoise fondée en 2006 a surtout compris avant les autres que la relative tranquillité du début des années 2010 n’allait pas durer.

Entre 2013 et 2014, le service a déployé une stratégie offensive en étendant son réseau de 20 à 56 pays et levé ses restrictions d’écoute sur les tablettes et smartphones.

Pourtant, au-delà des apparences que lui confèrent son statut de leader et sa marque identifiable, Spotify est fragile :

  • si son chiffre d’affaires a plus que doublé entre 2012 et 2013, l’entreprise n’est toujours pas rentable, accumulant près de 150 millions d’euros de pertes depuis sa création ;
  • sa valorisation, estimée à 4 milliards de dollars, ferme la porte à toute perspective de rachat par une grosse entreprise qui pourrait lui apporter oxygène et investissements ;
  • avec 70% des revenus versés aux ayants droit, c’est l’entreprise qui rémunère le mieux les créateurs… mais gagne le moins dans l’affaire.

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2

Deezer

Le gros poisson qui ne sait pas nager

Deezer, c’est la réussite française, la vitrine du « French flair » dans l’innovation numérique. Pour cause : depuis 2007, la start-up a enchaîné les tours de table et décroché le titre de bon deuxième du secteur. L’entreprise peut maintenant se réjouir d’être présente dans 180 pays et de générer 65 millions d’euros de chiffre d’affaires grâce à ses cinq millions d’abonnés.

Mais Deezer n’a toujours pas traversé l’Atlantique pour jouer des coudes avec ses rivaux, Spotify en tête.

Par choix d’abord : le marché était jusque-là ultra-concurrentiel, des dizaines de start-up plus ou moins prometteuses se disputaient le gros du butin. Il fallait donc débarquer en conquérant, fort d’une marque célèbre dans le monde.

Quand viendra le moment ? Dès 2014, nous promet-on chez Deezer. L’opération sera ardue. L’entreprise a beaucoup attendu, les Suédois de Spotify ont fait du chemin, tout comme le service de radios en streaming Pandora, et les géants de la Tech ont l’oreille attentive de la presse américaine.

3

Apple

Le loup solitaire

Apple a très tôt compris l’importance de la musique. L’iPod a ouvert la voie à l’iTunes Store et à l’iPhone, deux des moteurs de l’entreprise. Et pourtant, l’iPod et ses déclinaisons ont été délaissés dès 2010, tandis que les ventes de musique par téléchargement s’effondrent peu à peu au profit du streaming.

A la décharge d’Apple, le streaming est un peu incompatible avec son ADN qui veut que le client accumule fièrement objets et contenus comme autant de marqueurs sociaux. Mais la tendance est là, et Apple a dû virer de bord.

Beats, la stratégie qui valait 3 milliards

La solution trouvée par Tim Cook et les cadres de la boîte : racheter Beats by Dr Dre, la marque de casques audio. Une opération à plus de 2 milliards d’euros qui a divisé les analystes. Au-delà du savoir-faire en matière de casques et d’objets connectés, c’est le service de streaming de Beats qui semblait intéresser Apple.

Tim Cook avait ainsi vanté sa prise :

« Nous pensons qu’il s’agit du premier service d’abonnement à vraiment comprendre ce qui est important. Apple et Beats pensent tous les deux qu’un bon service de musique requiert une grande équipe éditoriale et une bonne curation de contenu, ainsi nous allons continuer à nous agrandir dans ces domaines. »

Un modèle hybride en circuit fermé ?

Quelques mois plus tôt, Apple avait déjà lancé iTunes Radio, un service de streaming mais pas « à la demande » comme Spotify et Deezer. La fusion avec Beats devrait mener vers un modèle hybride, combinant flux radio et accès à un catalogue.

Il y a cependant fort à parier que le service sera uniquement « Apple compatible ». C’est l’éternelle stratégie de la marque : proposer des services qui incitent à acheter les produits frappés de la pomme (téléphones et autres tablettes).

Pas sûr qu’Apple et son univers cloisonné aient l’étoffe d’un leader de marché.

4

Amazon

Le flûtiste de Hamelin

Jusque-là, l’ADN d’Amazon, c’était la vente. Les choses semblent évoluer peu à peu puisque après avoir annoncé le lancement prochain d’un service de streaming musical, l’entreprise basée à Seattle a également annoncé le lancement d’un streaming de livres.

En réalité, la stratégie est toujours la même : convaincre par ses services les consommateurs à rester ou entrer dans l’écosystème Amazon… et consommer. Amazon Prime Music donne donc accès à un large catalogue de musique, à condition que l’on s’inscrive à Amazon Prime, le service de livraison de l’entreprise.

Les revues sont globalement unanimes : pas révolutionnaire, pas parfait, mais un bon bonus à Amazon Prime. Pas trop la carrure d’un prédateur, en somme.

5

Google

L’éléphant dans le magasin de disques

Google, dont les revenus sont presque entièrement générés par la publicité calibrée sur les goûts des internautes, ne peut pas délaisser une manne aussi précieuse que la musique.

Quand on regarde l’artillerie, ça fait peur : que peut faire un Deezer avec ses tours de table à 100 millions d’euros face à Google qui peut aligner 40 milliards en cash ?

Le géant de Mountain View a déjà tenté le coup dans la musique en 2013 en lançant Google Play Music, concurrent direct à Spotify, mais qui semble s’être soldé par un échec. L’entreprise a néanmoins une cartouche beaucoup plus précieuse : YouTube.

La carte YouTube

Jamais un site n’a accédé à un tel potentiel de viralité. Ça donne des hits comme « Gangnam Style » et ses milliards de vues en un temps record, une vitrine permettant à des petits artistes et labels indé de trouver quelque notoriété, et un catalogue quasi infini pour les mélomanes.

Pour Google, c’est avant tout un diamant brut qui ne demande qu’à être poli. L’entreprise a semble-t-il trouvé le moyen : elle a l’intention de séparer les vidéos de musique du reste des contenus, et de les faire payer à l’internaute. Une poignée d’euros pour écouter la musique avec de la pub, le double pour se soulager des spots publicitaires.

On a encore peu de renseignements sur la forme que prendra ce service (qui pourrait se nommer Music Pass), mais son succès semble inévitable tant YouTube est entré dans les mœurs. Pour ne pas faire les choses à moitié, Google a également annoncé le rachat de Songza, une entreprise spécialisée dans les playlists musicales et la curation de contenus.

Google pourrait toutefois pâtir de ses méthodes façon prise d’otages. Si l’entreprise a négocié en secret avec les grandes majors de la musique, elle s’est comportée en parfait butor avec les labels indépendants en mettant tout le monde devant le fait accompli. Ne restait qu’un seul choix pour les indé : accepter de passer sur la version payante ou disparaître de la plate-forme, version gratuite comprise. Ajoutez à cela une rémunération faible pour les ayants droit.

6

Qobuz

La grenouille qui n’en a rien à carrer du bœuf

Si le marché du streaming venait à être dominé par un unique service, les seuls survivants seront ceux qui auront ciblé une niche. Qobuz en est le parfait exemple. Petite entreprise française lancée la même année que Deezer, elle cible uniquement les mélomanes qui aiment la qualité.

Pas question de diffuser un mp3 en 128kbps, on vise le « very high fidelity », l’auditeur qui a le casque Bose et l’esgourde sensible. Reste à trouver un public prêt à mettre vingt euros.

Spotify gagne en puissance et les ventes de musique en ligne baissent

Spotify gagne en puissance et les ventes de musique en ligne baissent.

Tunes avait fait reculer les ventes de CD, c’est aujourd’hui Spotify qui fait de même à le téléchargement. Les derniers chiffres de Nielsen Soundscan montrent que les achats d’albums et titres musicaux ont continué de chuter durant le premier semestre 2014. Du 1er janvier au 29 juin dernier, l’industrie musicale a écoulé 121 millions d’albums et 593,6 millions de titres en ligne, contre 142 millions et 682 millions l’année passée. Ces baisses de 15% pour les ventes d’albums et 13% du côté des chansons suivent la même tendance que celle observée en 2000 lors de la chute brutale du marché CD.

Le streaming musical parasite les ventes numériques, c’est un fait. Mais depuis des années, les revenus tirés du streaming ne font qu’augmenter !

Un mal pour un bien

Sans recul, il est difficile de trancher face à ce changement dans la consommation de contenus musicaux. Les plus pessimistes verront ici la fin d’une époque, mais les analystes estiment que les dégâts seront minimes. Le streaming ne va pas réduire à néant les revenus de l’industrie, puisque depuis 2009 ces derniers se sont maintenus à environ 7 milliards de dollars aux États-Unis. L’achat de musique régresse, mais les chiffres ne plongent pas pour autant !

Pour les artistes en revanche les choses se compliquent. Les recettes du streaming sont bien là, mais les redevances restent trop faibles. Le flux de consommateurs est beaucoup plus faible, explique Nielsen, cette baisse du téléchargement pénalise finalement les créateurs.

“Nous ne sommes même pas au début de la première manche pour ce qui est de la demande mondiale, reconnait Marc Ruxin, chef d’exploitation de Rdio, la musique en tant que fichier stocké sur votre téléphone ou votre ordinateur pourrait bientôt devenir aussi désuète que la musique sur support physique”. Désormais, les recettes générées par les utilisateurs de services streaming payants l’emportent sur les recettes liées au streaming gratuit financé par la publicité.

La mort du téléchargement n’est pas pour demain, mais elle semble se rapprocher. Reste à miser sur les plateformes streaming pour savoir tirer les revenus nécessaires au maintien d’une économie musicale digne de ce nom, pour les distributeurs, les producteurs et évidemment les artistes !

Billboard Twitter Real-Time Charts Go Live | Billboard

Billboard Twitter Real-Time Charts Go Live | Billboard.

27/5/2014

Billboard and Twitter officially launch the Billboard Twitter Real-Time Charts. These new, interactive charts redefine how fans interact with, and influence, popular content by ranking the most popular songs being shared on Twitter in the U.S.

The first of the real-time charts, the Billboard Trending 140, is an up to the minute ranking of songs shared in the U.S., measured by acceleration over the past hour. This chart can be filtered to present a real-time view of the most shared track in the U.S. over the past 24 hours, with a weekly summary presented as the Billboard Twitter Top Tracks chart on Billboard.com and in print in Billboard.

The Billboard Twitter Emerging Artists chart is a ranking of the most shared songs on Twitter in the U.S. by up-and-coming artists ranked by the number of times each song was shared over the past 24 hours. Billboard Twitter Emerging Artists is presented as a seven-day/weekly round up on Billboard.com and in print in Billboard.

Realtime Billboard: http://realtime.billboard.com/?chart=trending140

Song shares are tracked and incorporated into the Billboard Twitter Real-Time Charts by:

*  the use of, or the inclusion, of a link to the song via music listening platforms, such as Spotify, Vevo and iTunes.

*  the use of various track sharing notations, such as the hashtags “#nowplaying” or “#np,” along with song/artist name.

*  the use of various terms associated with the song and song playing, such as “music,” “song,” “track,” “listen.”

The charts are specifically designed to work with how users share and interact with music on Twitter, which is the most discussed subject on the platform in the U.S. with more than one billion Tweets sent about the topic in 2013. One-hundred million of those Tweets came from music accounts, and seven of the top 10 most-followed accounts on the entire platform are musicians.

“I am thrilled to be one of the first artists to see my songs move on the Billboard Twitter Charts,” said Mahone. “For me, it’s always about my fans, and I love seeing what all my Mahomies are saying about the new EP – it’s exciting that there’s finally a platform that tracks what the fans are saying about music in real-time.”To launch the Billboard Twitter Real-Time charts, Billboard teamed up with pop star Austin Mahoneto showcase just how the sharing of a track by fans on Twitter, in this case with “The Shadow” – a song from his just-released EP “The Secret” – can drive popularity and chart ranking.

The Billboard Twitter Real-Time charts are another example of Billboard staying at the forefront of tracking music consumption. With the launch in recent years of the Social 50On-Demand Songs and Streaming Songs, and now the Billboard Twitter Real-Time charts, Billboard has empowered music fans and music consumers with rankings that reflect how they interact with music and artists.

Consistent placement in the high rankings of the real-time chart can help artists gain placement on the two weekly versions of the real-time charts, which will be found in print each week in Billboard magazine.

10 millions d’abonnés payants sur Spotify

10 millions d’abonnés payants sur Spotify.

Spotify continue de grossir, malgré les incertitudes persistantes sur son modèle économique. Ce mercredi, le service suédois spécialisé dans le streaming musical vient en effet d’annoncer que plus de 10 millions d’internautes ont opté pour l’offre payante (dite “premium”, facturée 9,99 euros par mois), tandis que la formule de base (qui est gratuite) est fréquentée régulièrement pas 30 millions d’auditeurs.

Présent aujourd’hui dans 56 pays dans le monde, Spotify réalise ainsi une performance notable d’autant que la plateforme ne comptait “que” un million d’abonnés payants en 2011. En trois ans, il a donc connu une progression très importante, aidée en cela par son déploiement à l’international (avec en particulier le marché américain au cours de l’été 2011) et le réajustement régulier de son service.

Ces derniers mois, Spotify a en effet autorisé l’écoute gratuite sur mobile (en mode aléatoire) et retiré la limite d’écoute gratuite,notamment sur l’ordinateur.

L’entreprise, qui a récemment fait une croix sur la distribution audio au moyen du P2P, est désormais tentée de tenter l’aventure en bourse, qui pourrait avoir lieu dès l’année prochaine. En début d’année, sa valorisation était estimée entre 7 et 8 milliards de dollars. Mais il faudra avant cela que la société démontre la solidité et la pérennité de ses activités.

L’année dernière, le chiffre d’affaires a certes augmenté de 128 %, pour atteindre 434,7 millions d’euros, mais la perte nette a reculé significativement (-29 %), pour s’établir à 58,7 millions d’euros.

Le modèle économique de Spotify, qui s’appuie à la fois sur les abonnements (formule payante) et sur la publicité (accès gratuit), aurait généré suffisamment pour que plus de 500 millions de dollars soient reversés aux ayants droit entre 2008 et la mi-2013, et 500 millions de dollars de plus pour 2013 uniquement. Deux ans auparavant, le gain d’une écoute était de 0,005 dollar.

Le leader du groupe Radiohead, Thom Yorke, avait d’ailleurs dénoncé la faible rémunération obtenue sur les plateformes de streaming musicales, estimant que celles-ci ne paient pas assez les artistes dont les contenus sont proposés sur Spotify ou Deezer.

Spotify : 10 millions d’utilisateurs premium – TheWebTape

Spotify : 10 millions d’utilisateurs premium – TheWebTape.

Spotify : 10 millions d’utilisateurs premium

La nouvelle est tombée hier soir : Spotify a annoncé avoir franchi la barre des 10 millions d’utilisateurs premium. De manière plus globale, Spotify compte plus de 40 millions d’utilisateurs répartis dans 56 pays. Un beau chiffre pour le service de streaming musical, qui affirme une fois de plus sa suprématie sur le marché.

En moins de six ans, Spotify s’est hissé comme véritable leader sur son marché. Mais face à la montée des des concurrents tels que Deezer, et à l’émergence de services comme Beats Music, la guerre devrait être rude dans le monde impitoyable du streaming musical.

Le streaming musical payant décolle (enfin) en France

Le streaming musical payant décolle (enfin) en France.

L’écoute sans téléchargement représente la moitié des ventes numériques en France au premier trimestre, selon le Snep. L’abonnement à des sites comme Deezer ou Spotify se démocratise et les offres gratuites financées par la publicité se développent. Si le streaming reste méconnu du grand public, il pourrait devenir la principale source de revenus de l’industrie à terme selon les producteurs de disques

La tendance est mondiale : le streaming musical par abonnement, l’écoute sans téléchargement, décolle et devient une alternative sérieuse à l’achat de CD ou DVD et au téléchargement payant sur des plateformes telles qu’iTunes d’Apple. En France, au premier trimestre, les revenus issus du streaming ont représenté pour la première fois la moitié des ventes numériques de musique (50% contre 43% sur l’ensemble de 2013), selon le Syndicat national des éditeurs phonographiques (SNEP), qui a dévoilé ses chiffres ce mercredi. Ils ont augmenté de 40% pour atteindre 16,5 millions d’euros, au détriment du téléchargement légal (-10,3%) et des ventes physiques, en recul de 12,6%. Devenu « le premier usage en ligne », le streaming pèse désormais 17% de l’ensemble du marché de la musique enregistrée et pourrait devenir « à terme la source de revenu principale de l’industrie musicale et des artistes », estime Guillaume Leblanc le directeur général du SNEP.

Près de 2 millions d’abonnés en France

Au niveau mondial en 2013, le streaming a représenté 27% des ventes numériques et généré 1,1 milliard de dollars de recettes, en triplement sur trois ans, selon le récent rapport de l’IFPI qui estime que « plus de 28 millions de personnes dans le monde paient pour un abonnement de musique. » En France, il y aurait près de 2 millions de personnesabonnées à un service de streaming de musique, essentiellement auprès du français Deezer et du suédois Spotify. Il est un peu tôt pour y voir un effet « Fnac » : le première disquaire de France a en effet lancé le 3 mars son offre par abonnement « Fnac Jukebox » à partir de 2 euros par mois. Quelle est la part des abonnés ne souscrivant pas directement auprès des services mais bénéficiant d’une offre couplée de leur opérateur mobile, notamment Orange, actionnaire de Deezer ? Le SNEP affirme ne pas disposer des chiffres mais celui d’un million d’abonnés Orange chez Deezer, dont tous ne seraient pas conscients de disposer de cette option, circule sans être démenti. SFR, qui n’a pas prolongé son partenariat avec Spotify qu’il jugeait trop coûteux, les opérateurs versant aux sites de streaming des minimums garantis en fonction du nombre d’utilisateurs, s’est associé à l’américain Napster, moins connu, et ses abonnés préfèreraient d’autres services proposés au choix, comme Coyote ou CanalPlay.

Abonnement payant ou financé par la publicité ?

Le streaming par abonnement reste dominant (11,6 millions d’euros) en France par rapport aux « abonnements gratuits » financés par la publicité (4,9 millions) qui continuent de progresser plus rapidement. D’ailleurs, Deezer, dont le directeur général Axel Dauchez a annoncé mardi son départ en septembre (il irait diriger Netflix France selon le site Electron Libre), vient justement d’élargir son offre gratuite aux smartphones et aux tablettes. Spotify avait fait de même en décembre (une publicité toutes les trois ou quatre chansons). L’objectif est de « donner un peu plus » pour inciter les utilisateurs gratuits à s’abonner au service payant.

Longtemps méfiants à l’égard du streaming, qu’ils assimilent à du piratage, les producteurs de disques ne sont pas convaincus par ce modèle du « gratuit », produit d’appel visant à convertir les consommateurs au payant : « ne bâtir un modèle économique que sur la publicité semble dangereux » considère le directeur général du SNEP. Les maisons de disque sont ravies de l’arrivée sur le marché de la Fnac, qui ne propose pas d’offre gratuite pour l’instant. Elles comptent sur le groupe dirigé par Alexandre Bompard pour assurer la pédagogie car « le streaming commence à entrer dans les mœurs mais le grand public ne sait pas ce que c’est ! » relève Stéphane Le Tavernier, le président du SNEP et de Sony Music France. Les majors espèrent aussi que TF1, avec sa force de frappe marketing, n’abandonnera pas son projet de site de streaming musical. D’autant que le potentiel leur semble important, si l’on compare le revenu du streaming musical rapporté à la population en France (1,4 dollar par habitantpar an en 2013, comme au Royaume-Uni, guère plus aux Etats-Unis 1,8 dollar) avec celui des élèves modèles scandinaves : 13,4 dollars [≈ Household daily income, 2011] en Suède, 13,6 dollars [≈ Household daily income, 2011] en Norvège…

Les ventes digitales de Warner Music pèsent plus que ses ventes physiques – JDN Média

Les ventes digitales de Warner Music pèsent plus que ses ventes physiques – JDN Média.

L’exemple de la Major est symptomatique d’une industrie qui, après avoir critiqué Internet, y voit sa dernière bulle d’oxygène.

Le marché de l’industrie musicale est un marché extrêmement concentré, contrôlé à 75% par trois acteurs, Sony Music, Universal Music et Warner Music. Des majors qui ont vu leurs revenus en provenance des ventes physiques dégringoler d’année en année et qui ont réussi à endiguer cette érosion de leur chiffre d’affaires en concentrant leurs efforts sur une offre digitale en plein boom. Les contrats noués avec des pure players comme Deezer ou Spotify, qui reversent l’équivalent de 60% de leurs recettes à chacun des acteurs (au prorata de leur part de marché) ont fait vivre le tiroir-caisse. Ainsi 2013 a-t-il permis aux trois groupes de renouer avec la croissance de leur chiffre d’affaires, après trois exercices périlleux.

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A gauche, l’évolution du chiffre d’affaires des 3 majors. A droite, leus parts de marchés.  © Xerfi

Longtemps considéré comme l’ennemi à abattre, Internet a, sans aucun doute, constitué une véritable bulle d’oxygène pour ces majors, avec des ventes digitales qui n’ont cessé de croître au fil des années, pour dépasser les 4,3 milliards d’euros en 2012 (soit une part de marché de 35%).

Warner Music, qui pèse à peu près 15% du marché de la musique, a poussé la logique encore plus loin, multipliant les partenariats avec des acteurs tels que la plateforme Myxer (dont il alimente la communauté en clips vidéos et sonneries de téléphone), Qtrax (une plateforme gratuite de téléchargement de musique) ou MySpace. Warner Music a ainsi vu ses ventes digitales passer de 255 millions d’euros en 2006 à 776 millions d’euros en 2013, alors que dans le même temps ses ventes physiques chutaient de 177%, pour passer de 1,9 milliards d’euros à 700 millions. Warner Music gagne donc plus avec la vente digitale qu’avec la vente physique !

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Evolution de la répartition du chiffre d’affaires de Warner Music.  © Xerfi

Entre, d’une part, une offre par abonnement portée par des pure players comme Deezer, Spotify et bientôt Beats, et, d’autre part, un achat à l’acte initié par les iTunes, Amazon et consorts, on se rend compte que la situation diffère énormément selon les marchés. Ainsi l’Hexagone, la Suède ou la Corée du Sud donnent-ils la part belle à l’abonnement alors qu’aux Etats-Unis, en Allemagne ou au Royaume-Uni, le rapport de force est inversé.

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Téléchargement vs Streaming, par pays.  © Xerfi

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L’étude “Industries du film de et la musique. Analyse de marché – tendances à l’horizon 2019 – stratégies des acteurs” est publiée par Xerfi, éditeur indépendant d’études économiques sectorielles.

See How St. Vincent Doubled Her First Week Album Sales… | Digital Music NewsDigital Music News

See How St. Vincent Doubled Her First Week Album Sales… | Digital Music NewsDigital Music News.

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Updated 4/18/14 11:30 AM PST.

St. Vincent’s latest album St. Vincent came out on February 25th.  The Found Group ran the digital marketing campaign for the release.  I recently profiled The Found Group’s found.ee tool, a link shortener that makes it easy to form retargeting pools.

In the first week, 29,506 copies of St. Vincent were sold (excluding the first week $3.99 Amazon MP3 sale).  This is double the amount of first week sales for St. Vincent’s previous album.

So how did The Found Group’s digital campaign play into this?

The Found Group used found.ee along with a number of other approaches.  For example, they used information from their retargeting pools to figure out what videos fans had already seen.  When a fan navigated to the landing page on St. Vincent’s website they were served a page that catered specifically to them.  If someone had already seen the first music video they were shown the second one instead.

The following infographic details each of the digital methods that were used in the campaign.  It also shows how fans were reached multiple times, giving them more opportunities to make a purchase.  Jason Hobbs of The Found Group says a customer usually has to see a product around seven times before they’ll make a purchase.

The infographic is a little overwhelming, I had to have Jason walk me through it.  If you have specific questions, leave them in the comments.

To reiterate, this infographic only covers digital marketing efforts. It was originally created as an internal document but was then approved to be shared with the public. The Found Group says:

“We clearly couldn’t have done it without the music, St. Vincent, the label, the management, distro, the PR, radio, etc.  These campaigns are team efforts, with a lot of moving parts.  And St. Vincent has a very strong team.”

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When Nina Ulloa isn’t writing for DMN she’s usually reviewing music or at a show. Follow her on Twitter.

Spotify, Deezer… quel modèle économique pour le streaming musical ? – JDN Média

Les plateformes numériques musicales réussiront t-elles à compenser l’effondrement des ventes de CD ? Malgré l’embellie liée aux développement des plateformes légales, l’industrie musicale est encore loin d’être sortie de crise.

Si les acteurs de la filière musicale ont les yeux rivés sur les plateformes destreaming, annoncées comme planche de salut d’une industrie en quête de renouveau, les revenus générés par Deezer, Youtube ou Spotify sont encore loin de compenser les ventes sur supports physiques du début des années 2000.
Le modèle économique actuel de ces plateformes, largement basé sur les offres gratuites dites « freemium », ne satisfait pour le moment ni les diffuseurs, qui peinent à être rentable, ni producteurs et artistes. Une conversion des abonnés au tout gratuit vers les offres premium mais aussi une meilleure répartition de la valeur entre les différents acteurs sont des solutions qui pourraient redonner une bouffée d’air au secteur musical.

Le streaming, générateur de croissance pour l’industrie musicale …

En mal de réussite depuis l’effondrement des ventes de CD du début des années2000 lié à l’explosion d’Internet et du téléchargement illégal, le streaming paraît le mieux placer pour devenir le levier principal du secteur de la musique enregistrée. Une perspective confirmée par l’étude de Generator Research publiée mi-février2014 qui a étudié l’impact des différentes plateformes musicales comme Deezer, Spotify, Youtube ou Pandora sur les 4 prochaines années. Avec 125 millions d’abonnés pour un total de 1,7 milliard d’utilisateurs d’ici 4 ans, le streaming devrait ainsi générer près de 3 milliards de dollars de chiffre d’affaire.
Une croissance supérieure aux ventes sur supports physiques, qui vont continuer à décroître, mais aussi aux services de téléchargement type iTunes. Genrator Research prévoit ainsi que les ventes de CD physiques reculeront de plus de 2 milliards dollars, de même que les ventes digitales chuteraient de 663 millions de dollars. En Belgique le streaming a ainsi doublé son nombre d’utilisateurs en 2013 compartiviement à l’année 2012. Un engouement pour les services de streaming qui n’a pas manqué d’intéresser les majors du Web qui ont lancé à l’instar d’Apple, avec son iTunes Radio, ou Twitter, avec son Twitter Music, leur propres services de streaming.

… qui ne parvient pas encore à convaincre en terme de revenus générés

Cette montée en puissance des services de streaming suffira t-elle a compenser la perte de revenus liés à la chute de ventes de CD ? Pour le moment, rien n’est moins sûr : si les plateformes de streaming attirent un nombre croissant d’internautes, leur modèle économique a encore du mal à convaincre. Les plateformes de diffusion type Deezer ou Spotify, encore loin d’être rentables malgré un nombre d’abonnés en forte croissance, se plaignent de reverser une large part de leurs revenus aux producteurs et artistes.
Ces derniers sont eux aussi pourtant loin de bénéficier de larges revenus de ces services : Spotify avait ainsi révélé en début d’année qu’un artiste touchait en moyenne 0,05 centimes d’euros par chanson écouté sur sa plateforme. Pour toucher un montant de 5 000 euros, un artiste devra ainsi obtenir un million d’écoute d’une de ses chanson. L’étude Genrator Research mettait ainsi en évidence une progression du streaming sur les 4 prochaines années de 16,7 milliards de dollars en 2012 à 17,2 milliards en 2017 alors qu’au même moment les ventes physiques reculeront de plus de 2 milliards de dollars au niveau mondial et les ventes en téléchargement de 663 millions de dollars.

Trouver un modèle économique viable : vers une mise en avant des offres premium ?

Un manque à gagner évident qui doit amener les plateformes de streaming à revoir leur modèle économique en favorisant leurs offres premium (par abonnement) au détriment des offres freemium (tout gratuit), génératrices de très peu de revenus. Si la plupart des plateformes comme Deezer, Youtube ou iTunes Radio proposent des offres gratuites, elles font offices de produits d’appels vers des offres premium qui génèrent logiquement plus de revenus. En attirant un maximum d’abonnés vers leurs services gratuits pour les convertir en masses vers les offres payantes, ces plateformes gêneront plus de revenus et augmenteront les montants reversés à l’ensemble de l’industrie de la création.
Dans tous les cas les plateformes de streaming n’auront d’autres choix que trouver un modèle économique plus viable si elles ne veulent pas braquer artistes et industries musicales qui pourraient rapidement changer d’avis et choisir de délaisser cette plateforme. Une menace réelle : l’an dernier Tom Yorke en avait fait la démonstration en retirant retiré ses albums de l’ensemble des plateformes de streaming, pretextant le manque à gagner pour les artistes sur ces plateformes.

Spotify seeks to build the ultimate workout playlist based on your heart rate — Tech News and Analysis

Spotify seeks to build the ultimate workout playlist based on your heart rate — Tech News and Analysis.

There are plenty of good services out there for automatically generated music playlists, but Spotify is looking to take this idea one step further. According to The Guardian, the company said it is looking into a new feature that can generate customized playlists by using sensors that indicate a listener’s heart rate and motion.

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Here’s how it could work. By collecting certain data points from a listener – such as heart rate, motion and maybe even body temperature – Spotify can correlate this information with its own recommendation algorithms to generate playlists relevant to your current physical state. This means you can automatically get an upbeat soundtrack for working out or something much softer and soothing to go to sleep. That’s definitely a feature I’d be interested in, having fallen victim to the occasional slow jam while listening to random playlists at the gym.

Don’t get your hopes up for this new feature appearing any time soon — it sounds like it’s still in the conceptual stage at this point. There’s no mention of Spotify itself creating a wearable sensor to collect this information, either.

Instead, Sung suggests that the idea is very much dependent on the technology being built into your smartphone. That means your phone will need to be able to track your heart rate and body temperature, in addition to your motion. And while many phones currently do a great job of collection motion data, there still isn’t a way to seamlessly measure heart rate and temperature without an external sensor.

Still, it’s an intriguing idea, and even if it takes time, I hope it’s one we see come to fruition.

The Guardian – Technology (20/1/2014)

What might be the perfect tune for dozing in the sun, for running along a stormy beach or, perhaps, the soundtrack to the first flush of true love?

A new feature being discussed by the music service Spotify could use sensor’s on the listener’s body or in their smartphone to measure theirheart rate and then use that to select appropriate music.

The more data Spotify can collect on listener habits, the better the recommendations its algorithms can produce. As well as music, motion, heart rate, and temperature, Spotify could start to monitor sleep patterns, according to Donovan Sung , Spotify’s product manager for discovery and recommendations.

“Maybe with motion sensors in phones, we can start guessing things whether users are running, biking or driving? Maybe the phone has a temperature sensor, or a heart rate sensor, we could guess whether the user is tense…” said Sung, talking to TechRadar.

Sung explained that information provided by sensors could be used to automatically generate playlists based on activities such as workouts, driving, sleeping or late-night working, without user interaction.

The service could automatically start playing pumping music when it is time to go for a run or peaceful ambient tracks for when sleep is required.

“The more we know about you, the better the [recommendation] engine can be,” said Sung, who warned that overloading listeners with choice provided a poor user experience, and that a fine balance must be struck between quantity and quality of recommendations.

Human editors, algorithms and social data

Spotify’s recommendation engine is currently powered by a combination of human editors, algorithms, social data and previous listening history, which provide personal recommendations for users of artists, albums and tracks. These also inform Spotify’s shuffle play feature, which it unveiled in December 2013 and is continuing to improve.

“Nearly half of mobile listening, if not more, is people listening to their own curated playlists,” said Daniel Ek, Spotify’s founder at the time. “With shuffle play, you can now play any of your playlists for free. Spotify’s new mobile experience is music for anyone and the bestexperience and access in the history of music.”