Seulement 30% des RH mesurent le ROI de leurs investissements! #EmployerBranding #ROI

Seulement 30% des RH mesurent le ROI de leurs investissements! #EmployerBranding #ROI.

92 % des responsables RH sondés par LinkedIn en France augmentent ou maintiennent leur investissement dans la marque employeur malgré un contexte économique difficile.

Image representing LinkedIn as depicted in Cru...
Image via CrunchBase

Etude menée par LinkedIn auprès de 224 professionnels des RH et du recrutement possédant un profil Linkedin afin d’identifier les grandes tendances de l’année écoulée. Le panel représente aussi bien TPE, PME, que grands comptes.

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Peut-on vraiment trouver un emploi grâce aux réseaux sociaux ? – Alexi Tauzin

Peut-on vraiment trouver un emploi grâce aux réseaux sociaux ? – Alexi Tauzin.

Adecco France vient de réaliser une enquête portant sur le recrutement via les médias sociaux en France. 5 317 personnes en poste ou en recherche d’emploi ont été interrogées. Cette enquête se présente sous la forme d’un dossier et d’une infographie et nous apprend beaucoup de choses, notamment :

  • La faiblesse des réseaux sociaux traditionnels pour l’embauche comme Facebook et Twitter,
  • La montée en puissance des réseaux sociaux professionnels tels LinkedIn et surtout Viadeo,
  • La domination de Pôle Emploi et des job boards.

De plus, vous pouvez découvrir ci-dessous les chiffres et les éléments principaux de cette investigation. Nous retiendrons ainsi que :

  • 23 % des répondants utilisent les réseaux sociaux professionnels pour rechercher un emploi. C’est encore beaucoup moins que Pôle Emploi (62 %) et les job boards comme Monster et APEC (40 %), mais déjà plus que les cabinets de recrutement (13 %),
  • 50 % des personnes interrogées ont déjà été contactées sur les réseaux sociauxpour une offre d’emploi,
  • Parmi ces personnes, 79 % ont été contactées sur Viadeo, 43 % sur LinkedIn, maisseulement 3 % sur Facebook et 1 % sur Twitter !
  • 13 % des utilisateurs recherchent un emploi sur Twitter, 12 % sur Facebook, alors qu’ils sont 53 % sur Viadeo et 39 % sur LinkedIn,
  • Les principaux freins à l’utilisation de Viadeo et LinkedIn sont notamment la divulgation des données personnelles sur Internet (45 %) et le manque d’utilité (43 %),
  • Le taux de transformation sur les réseaux sociaux professionnels est très bon : 58 % des personnes qui se sont vues proposer une offre emploi ont accepté le poste !
  • Les fonctionnalités des réseaux sociaux restent sous-exploitées (hubs, groupes, partage d’informations, etc.).

Voici également une infographie pour résumer les points importants de cette enquête.

Infographie-etude-reseaux-sociaux-groupe-adecco

En conclusion, les réseaux sociaux professionnels semblent promis a un bel avenir dans le recrutement en ligne, à l’inverse des réseaux sociaux traditionnels. En effet, ils connaissent uneforte croissance et des résultats probants et de nombreuses fonctionnalités restent pour l’instant mal exploitées. Néanmoins, les outils traditionnels restent fortement ancrées en France et les utilisateurs sont encore peu informés.

 

HR 2.0: Les Tendances A Connaitre Sur Les Reseaux Sociaux

Les Tendances A Connaitre Sur Les Reseaux Sociaux < Actualite Portail des dirigeants, créateurs & chefs d’entreprise TPE/PME/PMI – Dynamique Entrepreneuriale..

 

Le groupe Adecco a dévoilé lundi dernier lors d’une présentation officielle les derniers chiffres d’une enquête sur l’utilisation des réseaux sociaux pour trouver un emploi.

L’échantillon utilisé de 5 317 personnes est plutôt large et se compose d’un panel propre au groupe mais aussi d’un panel représentatif de la population française active. Les résultats sont donc particulièrement intéressants. Les 5 grands enseignements

1/ Les réseaux sociaux font partie de notre quotidien…

77% de la population active française utilise Facebook au-moins occasionnellement, et 67% utilise Youtube. Seulement 4% disent ne pas connaître Twitter.

Les outils 2.0 prennent aujourd’hui une place importante dans notre quotidien, les smartphones se généralisent, la communication numérique est véritablement le canal de demain pour toucher les candidats.

2/ …Mais ne sont pas encore un réflexe

Les réseaux sociaux professionnels sont encore peu utilisés. 37% ne connaissent pas Linkedin et 40% ne connaissent pas Viadéo. C’est énorme, alors qu’un profil chez l’un de ces deux réseaux est la base même de la présence professionnelle en ligne.

Seulement 3% utilisent Linkedin ou Viadéo quotidiennement. Pourtant, cela est nécessaire pour « cultiver son réseau » et ainsi trouver des opportunités d’emploi ou de carrière.

3/ Et cela se ressent sur recrutement 2.0

L’utilisation des réseaux sociaux dans le cadre d’une recherche d’emploi est encore assez limitée. 72% ne le font pas, et ce pour plusieurs raisons : certains ne veulent pas dévoiler d’information personnelles, d’autres n’y trouvent pas d’intérêt, ou alors ils n’y ont jamais pensé. Parmi ceux qui utilisent les réseaux sociaux professionnels dans le recrutement, on note que ce sont essentiellement des cadres.

4/ Un recrutement d’avenir ?

Vu le succès des réseaux sociaux tels que Facebook et Youtube, cela ne devrait être qu’une question de temps avant que les réseaux sociaux professionnels et le recrutement 2.0 n’explosent véritablement.

Un utilisateur sur deux a déjà été contacté sur les réseaux sociaux pour une demande d’emploi, et dans 22% des cas cela s’est traduit par une proposition de poste.

5/ Les “Geeks” en tête d’affiche ?

Les métiers les plus concernés par ces demandes sur les réseaux sociaux concernent l’informatique, la finance, l’ingénierie et le commerce.

Par Tarek Moutawakkil, Yupeek (Réseau social professionnel des étudiants et jeunes diplômés=

 

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Using Facebook At Work Makes Employees Happy

Using Facebook At Work Makes Employees Happy.

Depuis le temps que je le dis ;-) … chez Havas Media Bruxelles – 100% des Havassiens ont un compte Facebook.

Visitez notre Page: https://www.facebook.com/HavasMediaBE

Julie Bort| Mar. 26, 2012, 8:46 PM 

Read more: http://www.businessinsider.com/using-facebook-at-work-makes-employees-happy-2012-3#ixzz1qIqazIR8

A growing number of employers are realizing that letting employees use Facebook at work is not an evil waste of time.

These employers know that people work hard these days. Many work long hours at the office and more at home. Using Facebook for a few bit at work is a fair trade.

Some IT managers believe that using Facebook at work makes workers happy, reports Computerworld.

Gartner earlier this month reported that fewer companies are blocking Facebook at work. Nearly half of large corporations blocked it in 2010. By 2014, only 30% of them will, Gartner thinks.

Companies are loosening up their restrictions to social media at a rate of 10% a year, Gartner says.

But to think that 30% of enterprises could still be blocking Facebook in 2014 is shocking. That indicates a whole lot of employers don’t understand how the workforce is changing — and that there’s this thing called a smartphone where Facebook is ready and waiting.”

Read more: http://www.businessinsider.com/using-facebook-at-work-makes-employees-happy-2012-3#ixzz1qIqTpPK1

The new Facebook Timeline offers great opportunities for Employer Branding | HRevolution

The new Facebook Timeline offers great opportunities for Employer Branding | HRevolution.

Whilst it will take some time and resources to adjust to the new Facebook timeline scheduled for March 30th, I believe it offers great potential from an employer branding perspective: interactions, and above all, the possibility to make your brand look and sound very human to your audience.

Here is a selection of tools and examples for inspiration, from an article published by Christel Quek on Social Media Today. I personally love the Coke and Amex examples: sleek design, clear messages, and collective participation.

1. Your Brand’s Cover Photo is IMPORTANT!

Cover photos are fantastic ways to engage your fans. Since there’s no longer an option to fix a default landing tab for your brand page, your brand’s cover photo will be the first piece of content your potential fans will see. Coca Cola has used their app, “My Stories” to allow for fan contributions to their current cover photo- in a beautiful piece of fan-sourced piece of art. Make your cover photo a talking point! For example, your brand could set a monthly theme for your Facebook Cover Photo and source for fan ideas to design it.

Great Brand Cover Photos to learn from:

Coca Cola

Facebook Timeline - Coca Cola

Fan-sourced images for their cover photo. Visually stunning and certainly captures attention!

Livestrong

Facebook Timeline - Livestrong

Livestrong has done a great job of “differentiating” their Facebook Cover- check out how they’ve linked their cover photo to a thumbnail of their custom application (in this case, the Livestrong Blog)

Ben & Jerry’s

Facebook Timeline - Ben & Jerry's

This is a Facebook Cover Photo which pops. How can you not love the Ben & Jerry’s Cows?

2. Don’t forget about your Brand History

The Facebook Timeline is a fantastic way to tell your brand’s history through a collection of high-resolution images and make them mainstays (click on the star icon) on your timeline. Allow your fans to learn more about your brand right here!

Who’s doing it right:

Coca Cola

Coca Cola Facebook History

Coca Cola has a massive brand history and they’re evidently hard at work at populating their Facebook Brand Timeline with content- of great images of past advertising campaigns, and of brand milestones too.

Lexus

Lexus Facebook History

All right, so I’ve a weakness for fantastic cars. Lexus has included updates to their car offerings and a short description of the car featured by the year- something that was certainly more difficult to do with the old profile. You can simply navigate on the right sidebar to check out the cars released by Lexus every year. You can do the same for your brand too!

3.  What’s your 3 featured tabs? (Don’t forgot the thumbnail images too!)

Once upon a time, fan pages had a left sidebar. They could populate with as many custom tabs filled with custom Facebook applications as they liked. Fans wouldn’t know which tab to focus on if you had numerous custom tabs.

Facebook is now getting brands to focus. While you can still have your Facebook applications as part of your navigation system, you’ve got to pick 3 main applications to feature, right next to your Photos thumbnail. Again, the choices here are limitless- if you’re a brand with multiple applications, pick your poison here wisely. Focus on the essentials applications here which would matter to your fans.

Plus, don’t forget the Thumbnails for your apps. Facebook now allows you to upload custom thumbnails for your apps. Dimensions would be 111 x 74 for each thumbnail image. 

Who’s doing it right:

American Express

Facebook Timeline - AMEX

Here’s the default look

Facebook - AMEX

The three default apps which American Express has on their Facebook Brand Timeline – Promotions, Entertainment, and Careers. The expanded menu has the rest of their applications- ranging from their membership rewards, support program, and videos, etc. Plus, they have great looking thumbnails which are visually appealing.

4. Pin your Content and Feature it! 

The new Twitter Brand Pages allowed brands to feature a particular tweet on their Brand Page.

Now, you can do the same on Facebook.

You can “Pin” content on your Facebook Brand Timeline and allow it to appear first on top of everything else that’s on your Timeline. Posts that are pinned will be distinguishable by the orange flag on the post, and you can only pin one post at any one time.

You can positively imagine brands salivating at this opportunity. After the Facebook Cover Photo, this is the next best way to reach out to potential fans- possibly an extension with a stronger visual element and a call to action to “Like” the brand’s Facebook Page. 

Who’s doing it right:

Starbucks

Facebook Starbucks

Coca-Cola

Facebook - Coca Cola

So, how are you going to start telling the story of your brand come March 30th?

Un tiers des internautes a trouvé un emploi grâce au web – Économie – France Info

Un tiers des internautes a trouvé un emploi grâce au web – Économie – France Info.

Selon un sondage réalisé en ligne par l’institut CSA (pour Orange et l’association Terrafemina), 67% des internautes français ont déjà consulté des offres d’emploi sur la toile. 31% y ont trouvé un emploi.

Le site de Pôle Emploi est le plus utilisé par les demandeurs d’emploi © Maxppp Joël Le Gall

Les offres d’emploi virtuelles peuvent parfois mener à un job bien réel. C’est ce qui ressort de ce récent sondage proposé à un millier d’internautes français de 18 ans et plus. Bien entendu, l’outil le plus utilisé… C’est le site de Pôle Emploi ! 73% des personnes interrogées ont déjà consulté une offre sur le site “historique”.

Mais les petits nouveaux ne sont pas très loin derrière. Ainsi, 64% des internautes sont déjà passés sur des sites spécialisés comme Monster, Keljob ou l’Apec. Une grande majorité (63%) va aussi sur les sites des entreprises qui les intéressent, et qui proposent des rubriques “recrutement”.

Quant aux réseaux sociaux professionnels comme Viadeo et Linkedin, ils montent en puissance petit à petit (22% des “demandeurs d’emploi en ligne” y sont inscrits). Même si à l’échelle de la population globale, seuls 10% des internautes Français ont un compte Viadeo, 9% un compte Linkedin. Et la plupart ne s’en servent que pour partager des expériences avec d’autres personnes de leur métier… Pas forcément pour en trouver un autre.

Le Figaro – Emploi : Comment les entreprises recrutent les jeunes sur le web

Le Figaro – Emploi : Comment les entreprises recrutent les jeunes sur le web.

Mis à jour le 07/02/2012 à 10:12 | publié le 06/02/2012 à 09:31 
Accor est en tête du palmarès des meilleurs sites carrières en 2012 établi par le cabinet Potentialpark. Les entreprises diversifient leurs outils de recrutement sur le web, via les réseaux sociaux et le mobile.
 

Sources : Potentialpark
Sources : Potentialpark

 

Accor, Carrefour et l’Armée de terre: tel est le tiercé de tête 2012 des meilleurs sites Carrières établi par le cabinet spécialisé Potentialpark, dont c’est la cinquième édition. Le géant du tourisme-loisirs rafle la première place à Carrefouret gagne quatre places en un an. Cent entreprises ont été évaluées par Potentialpark à travers cinq critères et un sondage auprès de 4307 étudiants en France: la facilité de navigation à l’intérieur du site, la présentation de la marque employeur, l’interactivité avec le visiteur et candidat potentiel, le processus de recrutement et la gestion des candidatures.

Sur la base de cette grille d’analyse, plusieurs entreprises enregistrent des progressions très importantes à l’instar de La Poste qui fait un bond de 61 places pour se classer au 12ème rang des sociétés étudiées, ou encore de Rhodia qui gagne 60 places et occupe la 18ème place. Pour la première fois BNP Paribas, Airbus et EDF font leur entrée dans le top 10 des meilleurs sites emploi. Quatre groupes sont par ailleurs classés pour la première fois (Kiabi 20ème, RATP 34ème, Sephora 34 ème et l’Armée de l’air 47ème).

«Les progressions d’une année sur l’autre peuvent s’expliquer par la refonte complète d’un message employeur et d’un site carrières, souligne Antoine Lhosmot, responsable du développement de Potentialpark. Entre 25 et 30 entreprises ont procédé à une refonte totale de leur site dans les 12 derniers mois. Le grand enseignement de notre enquête annuelle est qu’un site carrière s’entretient en permanence. C’est tout du moins l’attente des étudiants qui évaluent les entreprises. Il faut donc rendre les contenus dynamiques (via une web TV par exemple), trouver facilement les portes d’entrée sur le site».

C’est bel et bien ce que fait Accor. «Nous faisons évoluer en permanence notre site, confirme Philippe Liger, directeur marketing des ressources humaines. Nous avons par exemple mis en place une quinzaine de fiches métiers supplémentaires et présentons désormais quarante fiches métiers. Nous avons également mis en ligne une douzaine de vidéos témoignages et de podcasts, ainsi qu’un quizz métiers et une nouvelle rubrique dédiée aux jeunes diplômés qui se destinent aux carrières du management hôtelier». L’objectif de cette démarche est clairement de donner aux étudiants des éléments factuels de la politique RH du groupe et améliorer ainsi son attractivité.

 

 

Diversification des canaux

Côté gestion des candidatures en ligne (Accor a recruté l’année dernière entre 3000 et 4000 collaborateurs, tous niveaux confondus en France), le groupe propose un outil de recrutement en douze langues et a réalisé plusieurs innovations comme la mise en place d’un compteur d’offres permanentes, ou d’éléments d’informations sur des marchés locaux. «Des DRH pays parlent également du recrutement dans leurs pays et donnent des conseils aux candidats. Nous avons géré plus de 550.000 candidatures pour 20.000 offres d’emploi dans le monde», rappelle Philippe Liger. Il reste qu’au palmarès de «la meilleure gestion des candidatures en ligne», c’est le Groupe La Poste qui remporte cette année la première place, juste devant Accor.

Pour toutes les entreprises, si en matière d’emploi et recrutement le «vaisseau amiral» reste le site carrières, il est de plus en plus en nécessaire de compléter le dispositif par «une escouade de petits navires» pour reprendre l’image de Philippe Liger, c’est-à-dire développer des démarches «multi-canaux» sur les réseaux sociaux ou les mobiles.

Potentialpark a étudié les stratégies des entreprises sur sept canaux (applications sur mobiles ou smartphones, page carrière sur Facebook, LinkedIn, Viadeo, compte Twitter, blog). Comme l’indique Antoine Lhosmot, «en 2011, 8% des étudiants étaient d’accord pour être contactés par une entreprise sur Facebook ; ils sont aujourd’hui 22 %». Ils utilisent aussi de plus en plus les réseaux sociaux professionnels dans leurs démarches d’emploi (37% LinkedIn).

Les entreprises sont plus lentes à investir ces nouveaux champs, mais elles évoluent: 17 entreprises françaises sur 100 ont ainsi un site carrière mobile ou une application sur mobile ; 31 possèdent une page Facebook carrières, 6 seulement ont un blog et 24 un compte Twitter. «Aucune entreprise sur les 100 étudiées n’a déployé une stratégie sur l’ensemble des nouveaux canaux, souligne Antoine Lhosmot. D’ailleurs, les gagnants de notre palmarès n’essayent pas d’être présents partout, ils font des choix en fonction des objectifs recherchés».

Ainsi BNP Paribas, qui occupe la première place du palmarès du «Meilleur communicant en ligne», n’a pas encore décidé de jouer la carte des réseaux professionnels, mais a développé une application sur Twitter, un réseau social «maison» baptisé Backstage et une application Iphone pour aider les étudiants à remplir le questionnaire d’embauche appelé Doctor Job.

Classé à la 5ème place, Accor va déployer en mars une page carrières sur Facebook en lieu et place de son blog et étudie la possibilité de créer une application sur smartphone, après avoir lancé l’application Iphone (Jobaroundme).

MediasSociaux.fr > Vers une 3ème phase de maturité des marques sur les médias sociaux

via MediasSociaux.fr > Vers une 3ème phase de maturité des marques sur les médias sociaux.

Cette semaine s’est tenue la très instructive conférence M2C à Paris (cf. les comptes-rendus desjour 1 et jour 2). Le thème de cette conférence était « Social Media is Dead« . Derrière cette provocation se cache une réalité : les médias sociaux ne sont plus de territoire d’expression quasi-vierge que les marques peuvent s’approprier. Pratiquement toutes les marques sont ou vont très rapidement être présentes sur les médias sociaux pour assurer la promotion de leurs produits ou gérer leur réputation. De ce fait, la compétition pour l’attention et les « like » des membres y est aussi féroce que pour les clics sur les pages de résultats de Google. Forcément, ça devait bien arriver un jour.

Les différents témoignages des grandes marques internationales entendues lors de cette conférence (Virgin, Dell, P&G, Intel, BMW, Nokia, Ebay, Siemens, Samsung, Kodak, Philips, IBM, Lego, Coca-Cola, GM…) convergent vers une configuration de marché oùpour pleinement profiter des opportunités offertes par les médias sociaux, les marques doivent passer à un troisième stade de maturité. Avant de vous détailler cette troisième phase, laissez-moi d’abord le soin de vous décrire les deux précédentes.

Phase 1 : Expérimentations

Les médias sociaux sont nés avec l’avènement des blogs, réseaux sociaux et plateformes de partage (MySpace, YouTube, Facebook…), c’est à dire il y a plus de 5 ans. Durant les premières années, un certain nombre d’expérimentations ont été menées sur la meilleure façon de « placer » des produits ou des marques. Un service comme Shopalize existe ainsi depuis 2007 (cf.Twitter + Social Shopping = Shopalize).

C’est à cette époque que les marques ont pu tenter différentes façon de se mettre en avant (de façon plus ou moins subtile) sans devoir rendre de compte, au même titre qu’elles l’ont fait sur Second Life quelques années auparavant. Dans la mesure où ces expérimentations étaient menées de façon très spontanée et auprès d’un public de précurseurs, leur portée était limitée.

Puis des plateformes sociales comme MySpace, Facebook ou Twitter ont commencé à rassembler des dizaines de millions de membres, alors les marques ont décidé de s’intéresser sérieusement à ce phénomène.

Phase 2 : Social Marketing

Face à l’engouement des internautes pour les médias sociaux et au report massif de l’attention des médias traditionnels vers ces nouvelles plateformes sociales, les marques se sont organisées pour s’installer durablement et suivre le fameux proverbe : « Fish where the fish are« .

Les expérimentations sont devenues des campagnes (vidéo virale ou influence auprès des blogueurs) et les annonceurs se sont alors dotés de community managers pour animer des espaces de marques et engager les chalands. Elles ont également commencé à intensifier leur présence en occupant toujours plus d’espaces (pages Facebook, profils Twitter, chaine YouTube, blogs…) et en multipliant les actions de recrutement pour faire grossir leur base de fans et followers.

C’est grosso-modo la configuration de marché dans laquelle se trouvent les marques françaises : elles sont petit à petit en train d’adapter leur stratégie marketing et communication aux spécificités et contraintes des médias sociaux. Certaines marques ont pris de l’avance sur d’autres, mais je pense ne pas me tromper en disant que les marques nationales sont maintenant toutes plus ou moins présentes ou en train de l’être (tout ceci va se stabiliser dans les 6 prochains mois).

Certes, les dispositifs mis en place sont mieux maitrisés, mais ils manquent d’originalité : les jeux-concours et autres actions d’engagement se multiplient et les utilisateurs des médias sociaux sont confrontés à un authentique phénomène de sur-sollicitation. Force est de constater que nous atteignons le point de saturation.

La conséquence de cette ruée vers l’or est que l’on commence à voir de plus en plus de dérives de la part d’annonceurs qui grillent les étapes. Tout comme le e-mailing a (presque) tué l’email, le social marketing est en train de sacrément pervertir les médias sociaux. Je ne rentrerais pas dans le débat de savoir à qui revient la faute, mais je résumerais une longue histoire en disant que la responsabilité est partagée entre annonceurs, agences, consultants, prestataires…

L’emballement provoqué par l’audience phénoménale des médias sociaux a engendré de beaux dérapages et surtout favorisé le gonflement d’une bulle des attentes (cf. 2011, l’année de la désillusion ?). La promesse était tellement belle, qu’un faussé s’est petit à petit creusé entre la vision fantasmée des marketeurs et la réalité du terrain. La récente étude publiée par IBM illustre bien cet écart entre ce que les marques croient que les utilisateurs attendent et ce qu’ils attendent réellement : From Social Media to Social CRM, What customers want. Le schéma ci-dessous résume très bien l’aberration de la situation : les deux motivations principalement mises en avant par les utilisateurs pour rentrer en relation avec une marque (acheter des produits moins cher) sont celles qui sont le moins valorisées par ces dernières. Et inversement : les motivations fantasmées par les marques (se sentir connectée, rejoindre une communauté) ne semblent pas intéresser les clients. Ouch !

Écarts entre attentes des utilisateurs des médias sociaux et perception des marketeux

À partir de ce constat, il est possible d’extrapoler un scénario d’évolution où les relations entre les marques et les membres de plateformes sociales se résumeront à de la chasse à la promotion (au travers de dispositifs marchands intégrés, autrement appelé « Facebook Commerce« ) et du support client (les représentants des marques passant leurs journées à traquer les signes de mécontentement).

Le cabinet Altimeter a ainsi publié un livret blanc très perspicace sur le choix industriel auquel les marques vont être confrontées : intégrer les médias sociaux à tous les étages pour en bénéficier pleinement ou se contenter d’actions de social marketing qui vont petit à petit se banaliserThe Two Career Paths of the Corporate Social Strategist. Be Proactive or Become Social Media Help Desk.

Évolution de l’utilisation des médias sociaux par les marques

Nous en venons donc au troisième stade de maturité qui va nécessité une intégration plus forte des pratiques liés aux médias sociaux.

Phase 3 : Social Business

Jusqu’à présent, la présence des marques sur les médias sociaux était prise en charge par les services marketing ou com’ des entreprises. Une organisation contre nature car les ces entités sont habituées à pratiquer la communication unidirectionnelle qui consiste à crier plus fort que les autres pour être sûr que le message passe bien auprès des cibles.

Si vous lisez ce blog régulièrement, j’espère vous avoir convaincu que les médias sociaux ne tolèrent pas ces approches reposant sur l’interruption (analogie avec les coupures pub de la télé qui interrompent votre visionnage d’un programme). Il existe pourtant des services au sein de l’entreprise qui sont culturellement plus à même de respecter les us et coutumes des médias sociaux et qui ont surtout l’habitude d’être en relation direct avec les clients (support, SAV ou CRM) ou les prescripteurs (RP).

Au-delà ce cette ré-appropriation culturelle, les médias sociaux fournissent aujourd’hui une matière première tellement riche qu’elle pourrait nourrir un grand nombre de métiers qui étaient jusqu’alors cloisonnés (CRM, Marketing et com’, Qualité, R&D…).

Les médias sociaux concernent tous les services d’une entreprise

Le principe du Social Business est donc de mobiliser l’ensemble des services d’une entreprise pour qu’ils puissent bénéficier des médias sociaux et y contribuer. Cette transformation passe notamment par une intégration des médias sociaux dans la plateforme CRM pour pouvoir en étendre la portée : Les médias sociaux permettent d’engager les clients ET les prospects.

Le social CRM si situe donc à la croisée de deux métiers : celui de l’écoute et celui de la gestion de la relation. Le rachat tout récent de Radian6 par SalesForce illustre bien la complémentarité de ces deux disciplinesSalesforce Buys Social Media Monitoring Company Radian6 For $326 Million.

Cette troisième phase de maturation dans l’appréhension des médias sociaux passera également par une organisation plus structurée qui reposera sur des métiers plus diversifiés que lescommunity managers (dont on parle beaucoup trop en ce moment, cf. Les métiers du social media marketing) et sur des outils industriels (cf. Des Content Management Systems aux Community Management Systems).

Le plus dur reste à faire

Atteindre ce troisième stade de maturation va demander beaucoup d’efforts. Ouvrir une page Facebook ou un compte Twitter, embaucher un community manager ou organiser un jeu-concours viral sont en effet des étapes relativement simples à franchir. Pour résumer, nous pourrions dire que la partie facile est derrière nous, les quick wins évidents ont déjà été mis en oeuvre par la plupart des marques, reste maintenant les transformations les plus délicates.

La diffusion les pratiques des médias sociaux dans toute l’entreprise se heurte ainsi à un certain nombre de défis :

  • Convaincre la Direction Générale. Un cataclysme comme ont dû en subir certaines marques (Kryptonite, Domno’s Pizza, Comcast…) peut aider à accélérer la prise de conscience et favoriser un engagement actif des dirigeants dans cette aventure.
  • Mobiliser les autres métiers. Au-delà des services directement impactés (marketing, support, CRM…), il existe de nombreux domaines d’application où les médias sociaux pourraient stimuler l’innovation et l’activité (RH avec la marque employeur, RP avec les blogueurs influents, Qualité avec les suggestions d’évolution…). Des séminaires internes de sensibilisation et formations sont ainsi nécessaires pour faire monter en compétences les équipes (16.000 employés de Cisco ont ainsi été sensibilisés, de même que 8.000 employés de Dell qui sont passés par une Social Media University interne).
  • Adapter les processus et modifier les habitudes. Se remettre en question est une démarche toujours douloureuse, mais le jeu en vaut la chandelle, car le travail quotidien n’en sera que plus enrichissant (et surtout moins monotone). Cette démarche de transformation pourra s’accompagner d’une remise à plat de la circulation de l’information ou des méthodes de collaboration (cf. Social Business Design, le mariage réussi du Web 2.0 et de l’Entreprise 2.0).