Le Mobile: Le parfait destructeur de silos

En 2014,  plus de 50% des accès au web se feront  au départ d’appareils mobiles (GSM, Smartphone, Tablettes, …). Cette  modification drastique nous offre  l’occasion parfaite de reconsidérer notre état d’esprit quant aux rapports entre les différents canaux de communication et de définitivement arrêter la distinction « on / off ».

Le web mobile est synonyme de croissance. Plus de personnes connectées. Plus d’opportunités de consommer du contenu.  Conscient de cette nouvelle réalité, les initiatives se multiplient. Pas une journée, sans une nouvelle application ou de nouveaux contenus mis à disposition de « surfeurs mobiles ». Si aujourd’hui, ces « mobinautes » ont encore un profil un peu à part, très vite le web mobile va impacter une large tranche de la population. Dès lors, il est clair que rapidement nous allons devoir adapter nos manières de communiquer  et d’engager la conversation avec le consommateur. Déjà, Il apparait que le mobile est synonyme d’instinct, de permanence et d’universalité.

Le web mobile est synonyme d’instinct. Larry Brin à l’habitude de dire  que sur un PC vous pouvez chercher, sur votre mobile vous devez trouver. Le mobile va nous obliger à simplifier, à rationaliser, à passer du browser à l’application. Oubliez un instant le site web et considerez la donnée brute et la finalité de sa consommation. Un monde d’applications instinctives s’offre à nous. L’exemple de Flipboard pour l’Ipad est éloquent : une plateforme qui transforme en permanence vos flux Facebook et Twitter en un magazine électronique qui se feuillètte à un doigt.

Le web mobile est synonyme de permanence.  22% des européens n’éteignent jamais leur portable. 9 % d’entre déclarent être inquiet quand leur portable est déchargé. Il est dès lors dans nos mains lors de tout acte d’achat et de toute consommation media. Scanner de code barre, géolocalisation, réalité augmentée liée à d’autres opérations sont autant d’opportunités de rester connecté au consommateur  lors de moments clefs de sa vie avec la marque.   Quant AXA crée une application Iphone qui gère les sinistres automobiles et qu’elle promeut cette application via une opération de réalité augmentée liée à une campagne presse, elle promet d’être toujours et à tout moment à coté de ses clients. Elle se positionne comme un adjuvent qui soutient concrètement l’assuré.

Le web mobile est  synonyme d’universalité. En effet, au travers du web mobile vous possédez un lien universel vers vos réseaux sociaux, vers les événements auxquels vous participez, vers vos mails et sms, vers plusieurs moteurs de recherches,  vers l’ensemble des contenus audio et vidéo stockés sur la toile et une multitudes de services de conseils et d’assistance. Il est dès lors le point digital où le plus grand nombre  de données et d’expériences de nos vies réelles convergent. Notre défi sera de s’assurer que les marques y trouvent également leur place.

En conclusion, le mobile est la passerelle ultime entre les canaux de communication. Il est l’opportunité définitive de pouvoir mettre en œuvre la prophétique « fin des silos ». Les moments et les raisons de consommation média que l’on pouvait opposer par le passé se dissipent.   Le mobile c’est une expérience riche. Sans limite. En d’autres mots, l’application web mobile d’un quotidien  n’est pas une excroissance de la version digitale d’un titre de Presse : C’est « le » journal. En 2010, vous pouvez encore commencer votre carrière en agence média  à la presse, au digital ou à l’audiovisuel. Cette réalité sera pourtant de moins en moins vraie. Les « content planners » arrivent sur le marché et le web mobile va les aider à trouver leur place.

Hugues Rey (Novembre 2010)