On a testé pour vous: Spotify, Symfy et Deezer – Musique – Culture – Moustique

On a testé pour vous: Spotify, Symfy et Deezer – Musique – Culture – Moustique.

Le logo de Spotify

MUSIQUE22/11/2011 09h11Jérome Colin et Marie Frankinet

Toute la musique partout, pour tous et presque pour rien. Voilà ce que proposent les plates-formes de streaming Spotify, Deezer et Simfy désormais disponibles légalement en Belgique.

SIMFY

Adresse: www.simfy.be
Historique: société allemande créée en mai 2010.
Nombre de titres: 13 millions.
Spécificité: pas grand-chose, Simfy a tout basé sur la simplicité. L’essentiel est là mais sans fioriture.
Tarifs:
– Gratuit: seulement sur votre ordinateur, accès à 20 heures de musique par mois à puiser dans tout le répertoire. Avec de la publicité.
– 4,99 €/mois: accès illimité et sans publicité sur votre ordinateur.
– 9,99 €/mois: formule illimitée sans publicité qui donne accès aux applications mobiles (iPhone, iPad, Blackberry et Android) et au mode offline, qui permet d’écouter les playlists sans être connecté, le programme déposant les morceaux dans la mémoire cache de votre dispositif.
L’avis de Moustique: pratique, simple et intuitif, Simfy est néanmoins le maillon faible de la course. L’interface est réussie sans être véritablement sexy. S’il réagit moins vite que ses concurrents, le problème majeur de Simfy est que certains fichiers sont corrompus ou inexistants, ce qui gâche un peu le plaisir.

DEEZER

Adresse: www.deezer.com
Historique: société française créée en 2006 par Daniel Marhely et Jonathan Benassaya.
Nombre de titres: 13 millions.
Spécificité: le local. En effet, la société a ouvert un bureau en Belgique qui va éditer et adapter le contenu aux spécificités de notre marché. Playlists suggérées, albums et artistes locaux mis en avant… L’intégration de Facebook est une autre force.
Tarifs: chez Deezer, il n’y a pas de mode gratuit. C’est un luxe que le site peut s’offrir grâce à l’accord passé avec Belgacom. L’utilisateur pourra donc s’abonner en direct ou à travers les offres groupées de Belgacom.
– 4,99 €/mois: accès illimité et sans publicité sur votre ordinateur.
– 9,99 €/mois: formule illimitée sans publicité qui donne accès aux applications mobiles et au mode offline.
L’avis de Moustique: l’intégration de l’abonnement dans notre facture Belgacom se fera sans trop de souffrance, ce qui risque d’en convaincre plus d’un. En outre, la proximité offerte par l’édition de la page d’accueil est un plus. Le mode “Radio” est très convaincant. La recherche de titres et d’artistes est très ludique grâce au bouton “artistes similaires”. Enfin, l’intégration de Facebook est à la fois douce et réussie. Avis global très positif.

SPOTIFY

Adresse: www.spotify.be
Historique: créé en 2008 à Stockholm par Daniel Ek et Martin Lorentzon.
Nombre de titres: 15 millions de titres.
Spécificité: la grande force de Spotify est son union avec le géant Facebook. Une totale réussite pour qui ne tient pas trop à sa vie privée. En effet, tout le monde saura si vous êtes fan d’Hervé Villard. Il existe toutefois un mode en écoute privée, mais qu’il faut réenclencher à chaque redémarrage de l’application.
Tarifs:
– Gratuit: seulement sur votre ordinateur, six mois d’écoute illimitée et ensuite, dix heures par mois. Avec de la publicité.
– 4,99 €/mois: accès illimité et sans publicité sur votre ordinateur.
– 9,99 €/mois: formule illimitée sans publicité qui donne accès aux applications mobiles et au mode offline.
L’avis de Moustique: Comme chez Deezer, les morceaux se jouent de façon instantanée et dans notre essai, aucun fichier n’était vide ou corrompu. Mais, en plus, Spotify intègre automatiquement votre bibliothèque iTunes et tout se passe désormais sur un seul lecteur. Enfin, l’intégration de Facebook est un outil épatant (même si nous l’avons trouvé un peu envahissant). Seul hic, il vous faut un compte Facebook pour vous enregistrer. Mais Spotify reste un must.

LES AUTRES ALTERNATIVES

Le plus diversifié: The Hype Machine
Véritable prescripteur de tendances, The Hype Machine répertorie l’immensité des mp3 présents sur les blogs musicaux en un seul endroit, une sorte de “Google du son”. Agencés par ordre de popularité selon le nombre de fois qu’un membre signale “aimer” un morceau, ceux-ci sont ensuite organisés par catégories: populaires, derniers arrivés, etc. Facile de s’y perdre! En plus de faire découvrir toutes les nouveautés de l’undergound, déclinées de leurs versions originales à leurs remixes les plus pointus, le site permet de faire des recherches précises et de composer des playlists grâce à sa base de données pratiquement infinie. Le tout gratuitement.
www.hypem.com

Le plus pointu: The Sixty One
Très graphique, gratuite, sans limitation et sans inscription obligatoire, cette plate-forme cumule les qualités. Son fonctionnement se base sur la découverte et propose, au fil des écoutes, des morceaux similaires à ceux qui nous plaisent, sans oublier d’afficher des informations sur le groupe suggéré. À la manière d’un jeu communautaire, il est possible d’évoluer dans ce microcosme et de grimper les échelons de la coolitude en fonction de ses goûts, de manière à déterminer quels morceaux valent le coup. Un peu élitiste, mais le concept plaît. La recherche pure et simple est également possible, mais n’essayez pas d’y trouver du Justin Bieber.
www.thesixtyone.com

Le plus structuré: We Are Hunted
Cette variante du Top 100, version génération numérique, classe chaque jour les 99 morceaux les plus populaires du web. Pour hiérarchiser ces singles, les algorithmes du site abusent des réseaux sociaux type Twitter ou Facebook. Les résultats sont étonnants et assez éloignés des classiques de radios. On retrouve, par exemple, des groupes comme Gym Class Heroes en deuxième place, juste derrière Rihanna et devant David Guetta. Point positif, We Are Hunted propose un Top 99 des tendances émergentes, de quoi faire le plein de nouveautés.
www.wearehunted.com

Le plus controversé: GrooveShark
À la frontière du légal, GrooveShark ne dispose pas de son propre répertoire de sons, mais dépend des téléchargements que ses utilisateurs transfèrent sur ses serveurs. Moteur de recherche musical très simple d’utilisation, le site dispose d’un répertoire assez impressionnant. Contrairement à Spotify ou Deezer, celui-ci ne limite pas le nombre d’écoutes, tout en restant gratuit. De quoi s’attirer les foudres des grands patrons du web, comme Apple et Google notamment, qui ont purement et simplement supprimé l’application GrooveShark de leur storeen ligne.
www.grooveshark.com