Banking: Le mobile est en passe de dépasser l’internet en Belgique – (Source: La Libre.be)


La croissance spectaculaire de la banque mobile – La Libre.be.

La tendance est sans appel : le mobile banking est en passe de supplanter l’internet Banking dans la plupart des banques belges, quand ce n’est déjà fait. “La banque mobile a plus que jamais le vent en poupe”, note Valery Halloy, porte-parole chez BNP Paribas Fortis.

ING a franchi le cap dans le courant de l’année 2014. C’est désormais chose faite, aussi chez Belfius Banque : près de 70 millions de sessions internet Banking sur l’ensemble de l’année 2014, contre 72 millions de sessions pour le Mobile Banking.

Sur le seul mois de décembre, Belfius a enregistré plus de 9 millions de sessions Mobile Banking, contre 100 000 en décembre 2011. La hausse de sessions Mobile Banking a été de 173 % chez Belfius Banque sur douze mois.

Elle a même atteint… 247 % chez Axa Banque, un bond spectaculaire qui s’explique par son arrivée plus tardive (fin 2013) sur le Mobile Banking.

Chez KBC, le nombre de clients actifs en Mobile est là passé de 171 000 fin 2013 à 304 000 fin 2014. Bpost banque, pour sa part, table pour l’année 2015 sur une croissance mensuelle de 10 % des abonnements MOBILEbanking, lancé en janvier 2014.

L’engouement pour la banque mobile est donc général et s’explique par plusieurs raisons.

Le parc de smartphones et de tablettes ne cesse de croître, mois après mois, ce qui augmente d’autant le potentiel des utilisateurs.

Sur la seule année 2014, BNP Paribas Fortis a par exemple enregistré 458 000 downloads de l’application Easy banking.

Les raisons du succès

Ensuite, se connecter à sa banque est bien plus aisé via smartphone ou tablette : pas besoin d’avoir son digipass sous la main. Avec un smartphone ou une tablette, vous avez donc votre compte bancaire au bout des doigts. Cela facilite les choses et dope le nombre de sessions.

Chez BNP Paribas Fortis, le client actif effectue en moyenne 7 sessions par mois en internet banking. C’est un peu plus du double de sessions mensuelles via l’Easy banking. Chez Belfius, les utilisateurs exclusifs du Mobile Banking se connectent en moyenne 22 fois par mois avec même une pointe de 26 sessions en décembre.

Chez Belfius comme ailleurs, les sessions de Mobile Banking sont principalement des consultations de compte. “La consultation à l’aide de l’app est la fonctionnalité la plus utilisée”, note Argenta.

Le Mobile Banking séduit bien entendu les clients de plus en plus mobiles, et qui ne jurent que par le mobile. Mais aussi les habitués du pc banking.

Cet engouement général explique pourquoi les banques sont constamment à la recherche d’innovation sur les applications mobiles. C’est ING qui lance l’app Smart banking avec “reconnaissance par empreinte digitale”. “Nous sommes constamment à l’écoute des tendances de la société et des désirs de nos clients tout en suivant le rythme rapide des avancées technologiques“, explique Lieven Haesaert. General Manager Direct Chanel. C’est KBC qui propose des retraits d’argent aux automates par téléphone mobile. Le défi concurrentiel est dans l’innovation.

Le pic du matin

PC, smartphone ou tablette ? Cela dépend, de l’heure de la journée et de l’endroit où le client se trouve ! Chez BNP Paribas Fortis, le PC banking est majoritairement utilisé en matinée entre 8h30 et 11 heures, tout comme l’app Easy banking. “Les sessions easy banking concernent principalement la consultation des soldes et des mouvements”, note Valery Halloy. Même constat chez Belfius Banque, qui évoque un pic global d’utilisation vers 9 heures du matin. Au bureau, donc. Le deuxième pic est vers midi, via le mobile banking. Ce sont alors les utilisateurs de smartphones qui effectuent le plus de sessions, entre midi et 13 heures. En fin de journée, les utilisateurs d’une tablette sont plus nombreux à se connecter, entre 18 et 21 heures. “L a version tablette est plus utilisée qu’un smartphone pour des opérations plus complexes, et ce dans un contexte plus loisirs”, constate encore Thierry Ballas, Head of Communication chez bpost banque. Il arrive aussi aux clients de la banque mobile de dormir : les heures creuses pour les sessions sont entre 1h30 et 5 heures, explique ING.

La mort du virement papier

Payant ou gratuit ? Le virement papier bat de l’aile face à la force de frappe de l’Internet et mobile banking. Chez BNP Paribas Fortis, le “papier” représente désormais moins de 5 % du total. Il est vrai que la banque fait, aussi, tout pour dissuader ses clients de continuer à l’utiliser. C’est 1 euro par virement papier depuis le 1er janvier, sauf si le coût est inclus dans un pack. Chez Belfius Banque, c’est désormais 0,50 euro pour un virement papier, pour les titulaires d’un compte classique. Les virements papiers représentaient 6,29 % du total en 2014. La proportion est quelque peu différente dans les banques où le virement papier reste gratuit : il représente encore 16 % du total des virements chez Crelan et 13,7 % chez Axa Banque. C’est également 0 cent chez Argenta, qui ne donne pas de chiffres précis. “Nous constatons que le client effectue lui-même la grande majorité de ses paiements et ne se rend plus en agence à cette fin”, remarque encore Stéphanie Benoit, du service communication de Record Bank. La deuxième application mobile la plus utilisée chez KBC concerne d’ailleurs les virements. C’est même la première sur l’application MOBILEbanking de bpost banque, qui enregistre une légère baisse du nombre de passages aux guichets.

Investir, c’est possible ?

Encore un peu de patience. Investir depuis son smartphone ? Dans de nombreuses banques, ce n’est pas encore possible. Cela viendra. ING va, pour sa part, prochainement permettre d’ouvrir un compte d’épargne-pension via l’application mobile. La banque mobile est d’ailleurs loin d’être encore privilégiée pour de telles transactions, même dans les banques ayant un profil plus “investissements”. A la Deutsche Bank, les opérations de placement représentent à peine 425 000 sessions, sur un total de plus de 8 millions en 2014. “Par rapport à 2013, cela représente toutefois une augmentation de 5 %”, explique Jean-Michel Segers, porte-parole. Quelque 6 à 7 % de ces 425 000 sessions sont effectuées depuis un smartphone ou une tablette. “Nous travaillons sur une app surtout destinée à la gestion des placements.”Chez Keytrade Bank, les sessions mobile banking concernent pour 85 % des consultations de solde et pour 15 % des exécutions d’ordre, qu’il s’agisse de virements, d’achats de fonds ou d’ordre de Bourse. Les clients possédant un portefeuille vont généralement le consulter une fois par jour. Le profil investisseur des clients de Keytrade explique sans doute pourquoi ils sont encore 26 % à se connecter après 18 heures.

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