IA, reconnaissance faciale, blockchain… Découvrez 10 innovations testées par le Lab Carrefour Google

Ouvert le 4 mars dernier et situé au 198 avenue de France, à deux pas de Station F à Paris, le Lab Carrefour Google a présenté ce mardi 16 avril 2019 les grandes innovations dont une grande partie est co-réalisée avec les équipes du géant du web. Paiement par reconnaissance faciale déployé en France, développement de la blockchain, nouvelle application mobile, assistant e-commerce intelligent Léon, commerce vocal, assortiment optimisé via l’intelligence artificielle… Tour d’horizon des grandes annonces.

 

1) LE PAIEMENT PAR RECONNAISSANCE FACIALE

Déployé en Chine sur l’ensemble des hypermarchés Carrefour, le paiement par reconnaissance faciale devrait débarquer avant l’été 2019 en France. “On ne peut pas transposer de manière identique le système de paiement WeChat en Chine, où il est légal de stocker des visages sur un serveur“, explique Pierre Blanc, Head of Innovation Ecosystems chez Carrefour. Le distributeur planche donc sur une adaptation de ce système de paiement “avec des partenaires, mais avec un pilotage interne“, précise-t-il, pour une mise en place rapide.

 

A noter qu’en Belgique, le distributeur teste le paiement biométrique depuis une semaine à Bruxelles, via une application baptisée MyFinger.

 

2) LE DÉPLOIEMENT DE LA BLOCKCHAIN

Pionnier sur ce sujet en Europe avec des premiers tests en mai 2017 et la première application, en mars 2018, de la blockchain au poulet d’Auvergne Filière Qualité Carrefour (FQC), le distributeur a depuis développé ce pilote en Espagne, Italie, Belgique, Chine et Brésil. Il prévoit une application de cette technologie à des références comme la tomate Cauralina, les œufs fermiers de Loué, le fromage rocamadour AOC ou encore le saumon de Norvège. D’ici à 2022, il prévoit un déploiement à l’ensemble des produits alimentaires FQC, soit 300 références.

 

Cette semaine, il a par ailleurs annoncé la première Blockchain sur une marque nationale en Europe, à savoir la purée Mousline, en partenariat avec Nestlé et IBM Food Trust. Carrefour a également sa technologie blockchain “maison”, qu’il continue à éprouver parallèlement à l’écosystème IBM.

 

Pour le moment réservée aux produits alimentaires, la technologie pourrait être appliquée à d’autres marchés, comme le textile, afin de permettre aux consommateurs de savoir d’où provient le lin d’un vêtement et dans quelles conditions il a été produit.

 

3) L’ASSISTANT INTELLIGENT DE COURSES EN LIGNE LÉON

Léon est le nom d’un assistant virtuel d’aide à la course en ligne. Sur le nouveau site e-commerce de Carrefour, il permet à l’utilisateur, qui s’est identifié, de remplir son panier plus rapidement via des suggestions continues de produit. Pour ce faire, Léon analyse l’historique d’achats sur 210 jours (hors achats considérés comme exceptionnelsà en tenant compte des données de saisonnalité. Pour chaque produit, il propose par ailleurs une référence similaire en affichant en premier celui présentant le meilleur Nutri-Score. Léon propose ensuite d’autres références pertinentes (achetées par le passé en même temps que la référence). Il est enfin capable de repérer des promotions sur des produits achetés régulièrement par le consommateur.

 

Un point d’interrogation cliquable indique au consommateur la raison pour laquelle la recommandation de produit s’effectue. “Nous avons fait le pari de la transparence, explique Cyril Marchal, Product Director, One Carrefour. Le client sait exactement pourquoi les recommandations lui sont proposées“.

 

Léon intégrera prochainement des recettes, et pourra ainsi suggérer des aliments manquants. En fin de parcours, le robot propose également des produits qui pourraient avoir été oubliés, en se basant toujours sur l’historique d’achats. “Léon n’a pas été créé pour augmenter le nombre de produits achetés, mais pour faciliter les courses en ligne“, précise Cyril Marchal.

 

4) L’OPTIMISATION DE L’ASSORTIMENT VIA L’IA

Les commerces de proximité disposent de 5 000 à 7 000 places en linéaires pour un catalogue qui comprend 10 000 à 15 000 références“, explique Mathieu Guglielmino, Data Scientist Carrefour. Dans 10 magasins parisiens, Carrefour a donc mis en place une expérimentation visant à rendre dynamique l’assortiment pour l’optimiser en tenant compte de la demande locale. Principe : quand une référence est ajoutée, les volumes de vente sont analysés. Des groupes de magasins, ou clusters, sont alors définis en fonction des similarités. Le magasin affichant les meilleures performances du cluster sur un rayon donné sert de modèle prédictif pour les autres points de vente. “Nous sommes dans une phase de test dans laquelle nous apprenons chaque semaine, poursuit-il. Nous avons des échanges avec les franchisés qui nous indiquent parfois que nous ne pouvons pas supprimer une référence au profit d’une autre“.

 

Pour le moment, l’algorithme est basé sur les produits alimentaires à forte rotation et DLC (date limite de consommation) courte. “Cet algorithme ne sera pas forcément pertinent pour les produits DPH (droguerie parfumerie hygiène, NDLR)”, ajoute Elina Ashkinazi-Ildis, directrice du Lab Carrefour Google. Des pistes d’amélioration sont en cours, mais pour Mathieu Ricou, patron de la proximité en Ile-de-France, “le Lab est une chance formidable pour la proxi“.

 

5) LES RAYONS SCRUTÉS POUR DÉTECTER LES ANOMALIES

L’hypermarché de Claye-Souilly, en Seine-et-Marne, teste actuellement dans trois rayons (lessives, cafés et conserves) un dispositif vidéo composé de 84 caméras qui permet de prendre en photos les linéaires afin de connaître et d’analyser les anomalies. L’intelligence artificielle permet de détecter les ruptures de produits et peut savoir si la référence est disponible en stock via une application équipant les terminaux des collaborateurs. La solution, qui combine un sofware conçu par la start-up Qopius et les étiquettes électroniques de Pricer, permet également de repérer les produits mal placés, l’absence ou l’erreur d’étiquetage et de prix. “C’est particulièrement pertinent dans les très grandes surfaces“, précise Pierre Blanc.

 

Le distributeur décidera, après un bilan mi-mai, de déployer ou non ce dispositif à une dizaine de magasins. En Espagne, il teste un programme similaire, mais avec des robots autonomes à la place des caméras.

 

6) LE CONTRÔLE AUTOMATIQUE DES PANIERS SELF-SCANNÉS

Avec la solution Supersmart by Bizerba, Carrefour va tester en Italie un dispositif de contrôle automatique des paniers self-scannés. Partant du constat que les contrôles de ces paniers effectués par un vigile ou un hôte de caisse sont mal vécus par les clients, le distributeur expérimente un outil d’auto-validation du panier ou du chariot. Principe : au début de ses courses, l’utilisateur scanne son contenant à vide via un QRCode. Une fois ses articles scannés, il dépose le panier ou le chariot sur une borne qui analyse, via des indicateurs de poids, des capteurs photo combinée à la data liée à l’historique d’achats, si le contenu du panier est conforme aux articles scannés. Le projet pourrait également être testé en France, dans un magasin en cours de construction…

 

7) LA NOUVELLE APPLICATION CARREFOUR

Actuellement disponible en version beta, la nouvelle applicartion Carrefour se veut une simplification des applications existantes : 4 onglets sur la page d’accueil (e-commerce, liste, informations magasins, fidélité) et l’ensemble des rayons sur un même écran. Une appli épurée simple d’utilisation et mais pour le moment à usage limité : aucune fonctionnalité innovante du site e-commerce n’a été intégrée.

 

8) LA COMMANDE VOCALE

Lancée discrètement il y a une semaine, la commande vocale via Google Assistant permet d’élaborer une liste de courses. Par défaut, le produit est choisi par le robot, mais le client peut le modifier en dictant une référence de son choix. Des algorithmes basés sur l’historique d’achat et la popularité des produits affinent la recherche. Un pas vers le commerce vocal, grand projet du distributeur, qui “devrait se concrétiser au 3e et 4 trimestres 2019“, selon Amélie Oudéa-Castéra.

 

9) LA PERSONNALISATION GÉNÉRALISÉE

Carrefour utilise un outil conçu par les ingénieurs Google, baptisé Wide & Deep Learning. Testé en Espagne, il permet de personnaliser les coupons de réduction puis d’étendre cette personnalisation à des clients présentant un profil similaire. Objectif : proposer de nouveaux produits qui n’ont pas encore été acheté par le client ciblé mais qui ont plu aux profils de son segment.

 

10) LE PRÉDICTIF EN SOUTIEN DES COMMANDES E-COMMERCE

Carrefour utilise un outil prédictif afin d’anticiper les commandes e-commerce. En combinant les données sur la saisonnalité, la météo, les périodes de vacances ou l’intensité promotionnelle, le distributeur modélise les commandes à venir. Prochaine étape : intégrer les données sur la promotion pratiquée chez les concurrents.

Advertisements

I support @victorcampenaerts is his #HourRecordattempt #Victor2VictorY: as from now, and for the coming days, my last name will be “Re”

victory

La semaine prochaine, Victor Campenaerts tentera de battre le record de l’heure au Velodromo Bicentenario d’Aguascalientes au Mexique. Mortierbrigade et Lotto ont imaginé une manière originale de lui apporter leur soutien. Dans une vidéo postée sur Facebook, on découvre comment partager symboliquement un « Y » afin que Victor se transforme en Victory. Tout le monde est invité à soutenir Campenaerts en utilisant le hashtag #Victor2VictorY et ainsi encourager le coureur dans sa prouesse sportive.

velo lotto

Jusqu’alors tenu par le britannique Bradley Wiggins, le record de l’heure est de 54,526 kilomètres. C’est la distance que devra dépasser Victor Campanearts pour dépasser ce record obtenu sur le vélodrome de Londres en 2015.

Dans une vidéo postée sur son compte Facebook, Lotto Soudal invite tout le monde à soutenir Victor en lui donnant un « Y ».

Le fabricant de vélos et fournisseur officiel de Lotto Soudal, Ridley, montrera également son soutien ce dimanche lors de Paris-Roubaix en remplaçant leur « Y » par la moustache de Campenaerts sur tous les vélos de l’équipe.

D’autres athlètes ont également partagé des « Y » sur les réseaux sociaux en signe de soutien. Qu’il s’agisse de donner symboliquement une lettre de son nom ou de prendre une simple photo et de la poster online, l’objectif est de montrer que tout le monde est derrière Victor Campenaerts.

« Nous avons voulu trouver une manière sympa pour Lotto de montrer son soutien à Campenaerts. L’idée d’utiliser le Y pour pousser Victor vers la Victory est simple et a du sens. L’avantage d’une telle campagne réside dans sa simplicité puisque chacun, qu’il s’agisse d’athlètes, de journalistes sportifs ou de supporters, peut encourager Victor avec un simple post. C’était l’objectif : créer quelque chose de facilement shareable et visuellement parlant,» raconte Joost Berends, Creative Director chez Mortierbrigade

Plus d’1,2 million de Belges ont suivi le sacre de Philippe Gilbert sur leur écran – dont 22.000 sur Auvio de la RTBF

© photo news.

De nombreux Belges étaient devant leur écran de télévision dimanche pour suivre la 117e édition de la course cycliste Paris-Roubaix. En tout, plus d’1,2 million de téléspectateurs ont regardé le sacre de leur compatriote Philippe Gilbert, indiquent lundi la RTBF et la VRT.

Au sud du pays, la diffusion de Paris-Roubaix a été suivie par 290.257 téléspectateurs sur la Une, soit 33,6% de part d’audiences. En outre, 21.704 amateurs de cyclisme ont regardé Philippe Gilbert remporter cette course via la plateforme Auvio.

En Flandre, la course était diffusée sur la chaîne Eén de la VRT: 1.006.965 Flamands ont regardé le cycliste belge s’imposer pour la première fois sur le vélodrome de Roubaix.

Au total, ce sont donc plus d’1,2 millions de Belges qui ont suivi Paris-Roubaix à la télévision dimanche.

AMMA 2019 : Havas Media face à Wavemaker et Maxus (Source: MM)

Présidé cette année par Marie-Noëlle De Greef (Head of Centre of Expertise Communications & Brand Experience, ING BeNe), le jury des AMMA de CommPass a communiqué ses finalistes dans 10 catégories. A commencer par la catégorie “reine” des AMMA, la Media Agency of the Year où, pour succéder à Minsdhare, lauréate 2018, on retrouve ses deux cousines du GroupM – Maxus et Wavemaker – opposée à Havas Media.

Source: https://www.mm.be/enews-fr-3024-c26962fba9fa757e002f8794be7d2338-37704?utm_source=emailR&utm_medium=enews%20Media%20Marketing&utm_campaign=FR%203024%20E-News
Côté Media Saleshouse of the Year, et sur un reco du jury, les AMMA étrennent une nouvelle sous-catégorie : Dedicated Players vs. Big Players. Dans la première, les finalistes sont Publifer, Lijncom et GuidOOH ; dans la seconde, on retrouve le lauréat de l’an dernier, JCDecaux, face à Mediahuis Connect et Pebble Media. Preuve du dynamisme du média OOH, on notera que quatre de ces six finalistes sont issus de ce secteur. CommPass précise qu’un seul Gold sera décerné dans cette compétition.

Par ailleurs, trois femmes se disputeront le titre de Media Advertiser (à l’issue du vote du public le 26 avril qui interviendra pour la moitié des points) : Isabelle vanden Eede ( Brand & Communication Director, Orange), Nathalie Rahbani (Director Brand, Media and Communication, Telenet) et Bénédicte Lobelle (CMO, Loterie Nationale).

Voici les nominés dans les autres catégories :

Innovation & Development of the Year : Publifer avec “Targeted Solution/Festival Pack”, Maxus/Xaxis avec “CoPilot Custom Algorithm”, Pivott avec “Proximus Triggered Campaign”, IPM Advertising, Produpress et Pebble avec “DaviD” et JCDecaux avec “Automation”.

Media Research of the Year : Var et InSites avec “Diva 3.0”, IP avec “Life Observer”, Mediahuis Connect avec “Consumer Dating”, bpost Media avec “Ad’titude Tracker” et Brightfish avec “aCPM”.

Best Media Strategy : Blue449 et Aldi avec “Turning Occasionals into Growth”, Space et Samsung avec “Share your Excitement”, Vizeumet EG avec “In the Home and Heart of every Belgian”, PHD Media et TelenetPlay avec “Never miss a second”, ainsi que Mindshare et Lipton Ice Tea avec ” Everything is better when together”.

Best Creative Media Use : Kinetic, Mindshare et Ikea avec “E-Commerce”, Initiative et STIB avec “World Cup 2018”, OMD et Hema avec “Het lichaam van Coppens”, PHD Media et TelenetPlay avec “Trailerpark”, ainsi que Vizeum et Jupiler avec “World Cup Campaign”.

Best Use of Data & Performance Marketing : Initiative et Mediamarkt avec “Question of the Day”, Space et Samsung S9 avec “8 for 9 Dataled Laserprecison”, Semetis et Quickstep avec “Full Floor buying Customer Journey”, Blue2Purple et Delhaize e-Shop avec “Overperforming generic Campaign”, ainsi que Maxus et DS avec “In the Drivers Seat to a DS-Store”.

Best Use of Native & Content : RMB, Havas Media et Disney avec “Mary Poppins Return”, Space et Samsung avec “Red Devils talk to you personally”, Mindshare, Ogilvy Social.Lab et Ikea avec “Take a tour”, Havas Media et Orange avec “Hoe zal ik het zeggen”, ainsi que Maxus et Mentos avec “Who says no to a Mentos madtrip”

Best Use of Interactive : Ogilvy Social.Lab et Fanta avec “Battles”, Secondfloor et Ikea avec “Sofar”, PHD Media et Hendrick’s Gin avec “World Cucumber Day”, Vizeum et Cubanisto avec “Tomorrowland”, ainsi qu’OMD et McDo avec “Gift Month”.

Pour rappel, la remise des AMMA se tiendra le 16 mai à l’Auditorium 2000. Inscriptions ici.

The Gene Project – Amazing Communication Project for Marmite by adam&eveDDB: A subsequent Gene Test Kit allowed the public to test themselves, while a cross-platform campaign promoted the research findings. Sales rose by 14% in its most polarising and successful campaign.

Why do Brits either love or hate Marmite? After 8,760 hours of analysis, the Marmite Gene Project revealed – rather controversially – that it’s genetic. A subsequent Gene Test Kit allowed the public to test themselves, while a cross-platform campaign promoted the research findings. Sales rose by 14% in its most polarising and successful campaign.

  • The Gene Project
  • The Gene Project
  • The Gene Project
  • The Gene Project
  • The Gene Project
  • The Gene Project
  • The Gene Project
  • The Gene Project
  • The Gene Project
  • The Gene Project
  • The Gene Project
  • The Gene Project

CORPORATIONS ARE DYING. CAN THEY BE SAVED? 7th of May: Exclusive Event presented BMMA: Joseph Jaffe in Brussels

Screenshot 2019-02-27 11.48.27

Built to Suck : The Inevitable Demise of the Corporation…and How to Save It?

 

In late 2018, Amazon founder Jeff Bezos addressed his entire staff in an all-hands meeting. “Amazon will fail and go bankrupt one day” he said. “Your job is to delay this for as long as possible!”

Advertising icon, Jay Chiat, once said: “Let’s see how big we get before we suck.” In Built to Suck, longtime corporate provocateur Joseph Jaffe argues that the Corporate Era is rapidly coming to an end. The biggest reason? The central operating system that powers the corporation, namely SIZE, will be its downfall. Size is no longer a growth enabler; it’s a growth inhibitor. This conclusion is backed up with empirical evidence and the indisputable fact that the lifespan of the corporation has shrunk dramatically from 75 to just 15 years. And all of this has happened in just the past 50 years.

Between 2016-2018 alone, just over half of the Fortune 500 companies had declining revenues. So is this the end for the corporation as we know it? Possibly. Probably.

At least until companies can figure out how to “embrace their Heresy” and deliver on 4 key pillars that are outlined in this book:

Digital Disruption

Talent Resurrection,

Customer Obsession and

Corporate Citizenship.

Built to Suck doesn’t pull any punches and serves notice to the corporate world: your business model is flawed and your days are numbered. Can you meet the challenge and move your organization’s journey from “survival to thrival” – or will you fail and fade into obsolescence like so many others? This is the most urgent question facing the modern corporation today, and Built to Suck is the wake-up call and roadmap to success that every corporation desperately needs.

BMMA – Belgian Management and Marketing Association – has the opportunity to bring to the Belgian marketing audience one of the best marketing expert and author : Joseph Jaffe.

The event will be split in 4 parts:

  • VIP Dinner on Monday 6th (SOLD OUT)
  • VIP Morning conference (limited to 70 people)
  • Noon lunch (limited to 200 people)
  • Afternoon workshop (limited to 50 people)

registration: https://www.bmma.be/events/joseph-jaffe-built-to-suck-exclusive-event-presented-to-you-by-bmma/

Joseph Jaffe is a multiple author, serial entrepreneur and one of the most sought-after consultants, speakers and thought leaders on marketing, innovation and change.

Havas’ Jacques Seguela: ‘The future is Vivendi. And the past is Martin Sorrell’

At the age of 85, Jacques Séguéla continues to serve as a creative consultant and a member of the Havas Global Creative Council. In an interview with Campaign during his recent visit to India, Séguéla has some advice for a world dominated by technology.

Havas' Jacques Seguela: 'The future is Vivendi. And the past is Martin Sorrell'

It’s rare to meet an advertising legend. It’s even more rare if you meet one on the eve of his 85th birthday. Jacques Séguéla, the S of French ad giant RSCG (Roux Séguéla Cayzac Godard), floored the audience at IAA World Congress in Kochi when he went down on his knees as the 1,000-plus members in the audience gave him a standing ovation and sung Happy Birthday. In an exclusive interview with Campaign India, Séguéla says: “It’s time for India to invent the advertising of the future.”

He also has a word of caution in a world where tech dominates the conversation. “You are born with a camera instead of eyes, headphones instead of ears, a microphone instead of a mouth and clicks instead of fingers,” he told the gathering in Kochi, adding: “I was born in the good old days of advertising. I was in this business before television, before computers, before mobiles, before data, before AI. Happy time!”

“As we go digital, we must take care not to become numbers, losing the essence of humanity” is his word of advice. Humanity is not a piece of data, it is a subject and let us not turn it into a currency, Séguéla explains. He adds that, 10 years ago, McCann Japan developed the first artificial intelligence creative director. “We are all waiting for their first Lion,” he says, giving a broad hint at the failure of tech to be creative.

“Let’s not be fooled by this digital world. We need to approach artificiaI intelligence intelligently,” he says, giving an example. A Miss America jury decided to replace traditional jury members with AI. Result: all the black candidates were eliminated.

You have been in advertising for 55 years now. Do the old rules still apply?  

We think advertising is a mirror of society. Wrong. Advertising is actually a mirror of the trends of humankind. When we make a campaign, it takes two years for the message to enter the consumer deeply. The big task of advertising is to repeat, repeat and repeat. It’s not just creativity but re-creativity. Repeat and repeat, but in a refreshing way, to retain the attention.

When you have an idea, it’s not an individual idea. We make a baby and then another, and it’s like a family. That’s the progress of humanity. So we have to mark our immortals. There is a beginning for advertising, but no end.

The advertising of the future is to start from the heart and go straight into the heart. Advertising is becoming advertainment and it’s a big change. With Vivendi, we are building the first global content agency. Be it the content of TV (StudioCanal) or music (Universal), we are global leaders. Now, with all of this coming together, we are the biggest network providing advertainment.

Sir Martin Sorrell says (at the IAA World Congress) that after the Vivendi acquisition of Havas, all that remains is only Vivendi and no Havas. How do you respond to that?  

The future is Vivendi. And the past is Martin Sorrell. I call Martin Sorrell Sir Dollar. Money has no idea. Only idea makes money. You can buy a lot of technology and it costs a lot of money. But in a decade that technology turns obsolete. You need to invest more money for more technology. Look at WPP and they have made this error.

Tech without affect is the death of humanity. Tech without idea is the death of advertising. We need to be hybrid and bring technology and creativity together. That’s not the way WPP or Publicis are working. They just keep going towards data and more data. They say the new media is in data. Wrong. The new media is in idea. Data without an idea is like a gun without any bullet.

What has been the high point of your career?

It’s tomorrow. It’s tomorrow morning. What is the past? It’s nothing. You just have nostalgia of the future.

How does the nostalgia of the future look like?  

It looks hybrid. Like tech plus creativity, it’s roots plus future, feminity plus virility. That’s exactly like India, which is philosophy and reality. Movies and news. Advertising needs to do that to make this marriage.

We must escape from the fast food of depersonalisation. We must escape from totalitarism of the tech attitude, force it to accept the mix of algorithm and human rhythm, inventiveness and sensibility, numbers and poetry.

Creativity is to selling what eroticism is to love. It ensures consummation.

Technological overkill must not kill the need for every brand to create a romantic, almost carnal, relationship with the consumer. And this has to be a love marriage and not a money marriage. Sir Dollar makes money marriage. I make love marriage.

Mark Read, WPP’s chief executive, says that advertising has to move from the cottage industry to the industrial age. But Havas, with its village concept, still seems to be in that cottage industry era?  

In the 20th century, creativity was the number one priority for advertising. In the 21st century, media has become the number one. We need to put all of them together. We were the first agency group to do that. Now everybody tries to do that. We create a village as there are multiple functions and all service providers are put together, which is a priority. WPP and Publicis can never do that. It’s too late. The “Power of one” by Publicis is just a slogan. It’s not real. They don’t have one village in the world. They are too big. A big village is an ugly city. We are a small village in the ugly city.

To WPP, I just say one thing. Good luck. For me, it’s exactly the opposite of what Read believes. Why? Industry is all about machines. Machines is robotification. Do you want advertising made by robots? McCann Erickson tried to do that in Japan. Creativity is human and not robotic. AI tried to make campaigns. But the campaigns are nothing.

The thought that millennials don’t like advertising is a wrong assumption. They don’t like bad advertising. If we create a good idea, the millennials will share it on social media, like they did with our Lacoste Sport ad that had millions of views in a week.

In artificial intelligence, disruption is a failure. In human intelligence, it is an Idea. You can have technology in the media, as you can sharply target customers. In the past, we bombarded customers with ads. If we needed to touch one million customers, we would target 10 million of them.

Now we use drones to sharply target customers individually. That’s fantastic. But customers are not seeing the idea, if there is no heart and human touch. Life without passion is death.

Nothing great is ever achieved without passion and advertising is only great when it is driven by passion. A passion shared between the client, the adman, the consumer. Passion transforms. It transforms fear into courage, immobility into progress, pessimism into optimism. Optimism invented planes, pessimism invented parachutes. Let’s fly high and think differently, spend differently, communicate differently, live differently.

The big chance of my life is not my books, my ads, my presidential campaigns, my agency. The big chance of my life is love.

What would you like to be remembered as?

As the last clown who was happy in the world.

A version of this article first appeared on Campaign India