Monoprix : l’accord avec Amazon atteint 2 à 3 fois ce qui était prévu

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Régis Schultz, Président de Monoprix, 15 octobre

En septembre dernier, Monoprix a signé un accord avec Amazon pour la vente et la livraison d’alimentaire. « Avec Amazon, cela atteint 2 à 3 fois ce qui était prévu. Cela dépasse les algorithmes de nos amis d’Amazon » se félicite Régis Schultz, Président de Monoprix. Il a pris la parole à l’occasion de la nuit du commerce connecté, le 15 octobre à Paris.

source: http://www.larevuedudigital.com/monoprix-laccord-avec-amazon-atteint-2-a-3-fois-ce-qui-etait-prevu/

Des alliances gagnant-gagnant

Cet accord prouve-t-il qu’il faut poursuivre les accords avec les « pure players » ? « Il faut faire les bonnes alliances, celles qui servent des deux côtés, qui sont gagnant-gagnant » tranche le dirigeant, conscient d’avoir brisé un tabou dans le monde de la distribution.

On fait du chiffre sur internet mais on a du mal à faire de l’argent

« On fait du chiffre d’affaires sur internet, mais on a du mal à faire de l’argent » reconnaît toutefois Régis Schultz. Dans ce cadre, la donnée est très importante. « C’est une vraie révolution. C’est une façon de pouvoir rétablir un modèle économique sur internet. Si clairement on n’arrive pas à utiliser la donnée pour le faire dans un commerce de précision nous n’arriverons pas à faire de l’argent sur internet » annonce-t-il.Sur cette route, le traitement des données personnelles des clients tel que défini par le RGPD (Règlement général sur la protection des données) entré en vigueur le 25 mai, lui apparaît manifestement comme étant mal conçu. « Cela a été tranché d’une certaine façon sur RGPD. Les Chinois sont à une autre extrême. Qu’est-ce que la satisfaction du client ? Est-ce que le fait de lui apporter le meilleur choix éthiquement n’est pas un vrai service que l’on rend au client ? » demande-t-il.

Le RGPD est extrêmement restrictif

« Cela plutôt que de dire au client que je n’ai pas le droit d’avoir accès à l’information. Il y a plein de questions autour de cela, sur ce qu’est le meilleur service que l’on rend. La question de nos informations et de ce qu’elles deviennent et en quoi elles nous rendent service reviendra sur le devant de la scène parce que le choix de l’Europe est extrêmement restrictif et peu serviciel pour le consommateur » estime-t-il manifestement déçu.

Le consommateur pourra accepter de vendre ses informations pour un meilleur service

« Je pense que cette question reviendra mais peut être sous une autre forme comme le fait que le consommateur accepte de vendre ses informations parce que cela permet de lui rendre un meilleur service, mais aujourd’hui on est dans un schéma où on ne tire pas la valeur de ces informations » constate-t-il.Autre point, le modèle internet amène à réfléchir sur une organisation ad hoc afin de délivrer la meilleure expérience tant en magasin que pour le client e-commerce. Monoprix mise sur son accord avec Okado avec qui il construit un entrepôt automatisé proche de Paris. « La question est la qualité du service que l’on rend au client derrière » pointe le dirigeant. « Avec du picking des produits en magasin, il y a de vraies limitations à la qualité du service avec les produits manquants et la qualité du service » dit-il.

Difficile de marier service aux clients internet et aux clients physiques

« C’est lié au facteur humain qui est d’abord la gestion du stock en temps réel, car il n’est pas toujours possible d’avoir la connaissance du stock en temps réel, et ensuite, il y a la capacité qu’ont les équipes du magasin de servir à la fois leurs clients et de servir le client e-commerce. Ce n’est pas facile parce que les commandes se font à 18 heures et que c’est le moment où bizarrement, il y a beaucoup de clients en magasin » ironise-t-il.

Le service en magasin peut être dégradé pour servir les clients internet

« A un moment donné, et nous l’avons vu sur les magasins qui font un pourcentage important de leur chiffre d’affaires en picking, il va y avoir une expérience en magasin dégradée parce c’était le choix de l’un versus l’autre. Et quelque part ce que nous sommes en train de faire dans le cadre du partenariat avec Okado c’est de spécialiser cet attribut de picking parce que c’est un vrai métier et qui si derrière cela représente une part trop importante du chiffre d’affaires du magasin, l’expérience n’est bonne ni pour le client internet ni pour le client physique » prévient-il.En ce qui concerne le digital en magasin – ce que l’on appelle « phygital » – pour vendre l’offre qui n’est pas dans les rayons, « ce qui marche vraiment c’est la tablette vendeur, parce que le vendeur a le bon outil et peut aider le client à naviguer » dit-il. Il a beaucoup testé ce dispositif dans ses postes précédents par comparaison aux bornes qui présentent également une extension de l’offre web dans le magasin.

La tablette vendeur est l’idéal

« Après avoir testé ces bornes chez Castorama, chez But ou chez Darty, cela n’a jamais fonctionné. En revanche, la tablette vendeur cela fonctionne » statue-t-il. « Quand le client doit faire en magasin ce qu’il peut faire chez lui, cela marche moins bien » explique-t-il. « Nous avions fait les deux expériences,  et globalement celle qui marchait le mieux c’était la tablette pour le vendeur par comparaison de la borne en magasin » conclut-il.

 

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Mobile Ad Spending to Surpass All Traditional Media Combined by 2020

This year, mobile will surpass TV ad spending by more than $6 billion, according to our latest ad spending forecast. By 2020, the channel will represent 43% of total media ad spending in the US—a greater percentage than all traditional media combined.

“Even the strongholds of TV, such as live sports and news, are starting to move online, and people are consuming them on the go through mobile devices,” said Martín Utreras, vice president of forecasting at eMarketer. “Audiences continue to abandon traditional media, and ad dollars follow.”

US Ad Spending on Select Media, 2020 (billions)<img class="cb-widget-chart_placeholder" src="data:;base64,

According to our estimates, mobile will account for $76.17 billion of US media ad spending in 2018. That’s more than TV ($69.87 billion)—and it’s significantly more than print ($18.74 billion), radio ($14.41 billion) and out-of-home ($8.08 billion).

By the end of the forecasting period (2022), mobile ad spending is expected to more than double that of TV. The channel will make up $141.36 billion of US media ad spending, while TV will account for $68.13 billion.

“With respect to TV, content like news and sports are starting to move online,” Utreras said. “So we expect to see a shift in dollars for those categories as well.

“At the same time, we increased growth for mobile, as companies like Facebook and Google are still driving double-digit growth. Part of that is driven, of course, by digital video growth coming from platforms like YouTube and Facebook.”

So happy to share my thoughts about How #AI is changing the #4P #marketing of @Philip_Kotler

“A training programme lasting 17 days, running from November 2018 to May 2019, created entirely for you or for one of your managers”

MediaMath to Sharpen Focus on Programmatic Video and Connected TV

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Bold AdTech Predictions for 2018: Featuring Google, Facebook, Netflix, Amazon, Twitter and Cannes!

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Jan 12 2018 6 Mins Read Level – Intermediate

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“Amazon va favoriser le rapprochement du retail et de la publicité”

Guillaume Planet, VP media & digital marketing du Groupe SEB, et ancien directeur d’agences médias (Havas, Fullsix, Dentsu Aegis…), livre son analyse sur les bouleversements du secteur publicitaire causés par le déploiement des activités publicitaires d’Amazon.

 

En dévoilant, lors de ses différentes communications financières depuis début 2018, des chiffres de ventes publicitaires en très forte progression, pour ne pas dire bluffants – plus ou moins 4,2 milliards de dollars sur les six premiers mois de l’année – Amazon a officialisé son arrivée parmi les grands acteurs du marché publicitaire. Le cabinet eMarketer prévoit même que le groupe devienne dès 2018 le troisième acteur de la publicité en ligne aux Etats-Unis, devant Microsoft et Oath.

source: https://www.mindnews.fr/article/13318/amazon-va-favoriser-le-rapprochement-du-retail-et-de-la-publicite/

Et ce n’est qu’un début. Car les passerelles entre ses activités de distributeur de produits en ligne et ses activités publicitaires lui offrent des perspectives énormes.

Si on s’arrête sur le secteur du retail, on peut supposer que les développements d’Amazon vont créer des vocations chez les autres acteurs tant cette évolution du modèle est intelligente. Elle s’appuie sur plusieurs leviers :

1 – Un avantage concurrentiel

Amazon a un double avantage concurrentiel avec les autres vendeurs d’espaces publicitaires : une possession massive de data transactionnelles, associée à une position de clients et non de fournisseurs vis-à-vis des marques qui achètent ces espaces publicitaires.

2 – Un cercle vertueux achat – data – publicité

Amazon jouit d’un cercle vertueux d’investissements publicitaires financés par les marques qui drivent un trafic très qualifié grâce à la data, nourrit le core business de vente des retailers, et alimente encore plus en data qui vont elles même nourrir le volet publicitaire.

3 – Un levier de marge

L’activité publicitaire, surtout avec ses actifs présentés plus haut, offre surtout à Amazon des perspectives de profitabilité élevée, alors que l’activité de négoce l’est peu par nature.

 

Quel impact sur le marché publicitaire ?

 

L’impact du développement d’Amazon sur la publicité est triple concernant le secteur :

1 – Les plateformes suivent le même sillon

Les autres acteurs en devenir vont devoir se rapprocher du monde du retail. Google en fait une priorité comme le montre les récents partenariats avec Wallmart et Carrefour et l’investissement dans JD.com. Tencent en fait de même, et Facebook s’y intéresse aussi très probablement, comme le montre la place de marché actuellement en test sur la plateforme.

En effet, les opportunités sont grandes pour ces acteurs en termes de data très pertinentes pour nourrir l’efficacité des solutions proposées. Le retail ouvre aussi accès à d’autres types de budgets marketing des marques : les fameux budgets “BTL”, dédiés aux points de ventes, souvent supérieurs aux budgets publicitaires.

2 – Des opportunités pour de nouveaux acteurs

Ces développements du marché derrière Amazon créent des opportunités pour de nouveaux types d’acteurs pure players de la publicité retail, par exemple Criteo.

3 – Les médias encore plus marginalisés

Mais Amazon pousse surtout un peu plus les acteurs historiques de la vente d’espace publicitaire – je parle ici des médias traditionnels – vers un rôle plus marginal sur ce modèle économique. Ces derniers, déjà chahutés par Google et Facebook, font face à un nombre croissant de concurrents mieux armés pour profiter des transformations du secteur de la publicité : ils sont riches en data ultra-pertinentes, matures en expertises digitales et data, possesseurs d’infrastructures techs sophistiquées, et hyper-puissants financièrement.

Face à cette nouvelle donne, les médias prennent de plus en plus le sujet dans le bon sens. Après une période de déni et de diabolisation des GAFA, ils cherchent maintenant de plus en plus à investiguer de nouveaux modèles économiques et revoient leur relation avec Google et Facebook, qui doivent être assimilés à des partenaires pour contribuer à engager au mieux leurs audiences.

 

Quelle réaction pour les grands distributeurs ?

 

Les retailers réagissent différemment. Ils ont étonnamment tendance à se rapprocher immédiatement de leurs nouveaux concurrents : Wallmart et Carrefour pactisent avec Google, Carrefour avec Tencent, Auchan avec Alibaba, Monoprix avec Amazon… Leur objectif est d’apprendre à travers ces partenariats, mais les risques sont évidemment importants.

Quels sont-ils ? Que Monoprix perde l’accès à la data, moteur du nouveau modèle vertueux du retail en s’associant à la market place d’Amazon. Que Carrefour et Wallmart offrent potentiellement à un futur concurrent – au minimum sur le volet publicitaire -, Google, l’opportunité de développer sa courbe d’expérience dans l’univers du retail. Enfin qu’Auchan prend le risque de donner les clés de compréhension de nouveaux marchés cible pour Alibaba.

Le rapprochement avec des acteurs certes matures en digital et data, mais moins menaçants (de type Criteo, par exemple sur le volet publicitaire) serait probablement une démarche moins risquée pour apprendre les nouveaux codes de ce secteur.

Visualizing 30 Years of Music Industry Sales

30 Years of Music Industry Sales

The record industry has seen a lot of change over the years.

Vinyl gave way to 8-tracks, and cassettes faded away as compact discs took the world by storm, and through it all, the music industry saw its revenue continue to climb. That is, until it was digitally disrupted.

Looking back at three decades of music industry sales data is a fascinating exercise as it charts not only the rise and fall the record company profits, but seismic shifts in technology and consumer behavior as well.

THE LONG FADE OUT

For people of a certain age group, early memories of acquiring new music are inexorably linked to piracy. Going to the store and purchasing a $20 disc wasn’t even a part of the thought process. Napster, the first widely used P2P service, figuratively skipped the needle off the record and ended years of impressive profitability in the recording industry.

Physical vs. Digital sales

Napster was shut down in 2002, but the genie was already out of the bottle. Piracy’s effect on the industry was immediate and stark. Music industry sales, which had been experiencing impressive year-over-year growth, began a decline that would continue for 15 years.

THE RINGTONE ERA

While acquiring music was as easy opening Limewire on your desktop computer, transferring that new T-Pain track to a flip-phone wasn’t a seamless experience.

This brief gap in technology – before smartphones hit mass adoption – brought us the ringtone era. Distribution was controlled by mobile carriers, so ringtones were a comfortable gateway for the record industry to get a taste for digital-based revenue. In 2008 alone, they injected over a billion dollars of revenue into an industry that was getting used to gloomy forecasts.

PADDLING UPSTREAM

Though services like Spotify and Pandora haven’t replaced the money pipeline that CD sales provided, they have reversed the industry’s tailspin. For the first time this millennium, record industry posted an increase in revenue for two consecutive years (and likely a third in 2018).

It took a while for consumers to warm up to paying for a premium music subscription, but today, there’s a solid basis for optimism. Music streaming is now the most common format for music in the United States, and the RIAA reports that streaming now makes up nearly half of the market.

Music Streaming Subscriptions

THE END OF PHYSICAL FORMAT?

Gone are the days when people would line up at the music shop for a hot new release. In fact, CD sales are down 80% in the past decade. Today, physical format sales only account for 17% of the industry’s revenue.

There is, however, one bright spot in physical format segment: vinyl. In 2017, vinyl sales hit 25-year high after making a slow and steady comeback.

Vinyl is written in stone. I think if it’s made it for 120 years now, it’s here forever.

– Jack White