Hugues Rey's Blog Curation – Where Marcom meets Technology

10 USEFUL Artificial Intelligence & Machine Learning Slides

Evolution of Analytics

AISOMA - Evolution of Analytics
AISOMA – Evolution of Analytics

Analytics is the discovery, interpretation, and communication of meaningful patterns in data; and the process of applying those patterns towards effective decision making. In other words, analytics can be understood as the connective tissue between data and effective decision making, within an organization. Especially valuable in areas rich with recorded information, analytics relies on the simultaneous application of statistics, computer programming and operations research to quantify performance.

Organizations may apply analytics to business data to describe, predict, and improve business performance. Specifically, areas within analytics include predictive analytics, prescriptive analytics, enterprise decision management, descriptive analytics, cognitive analytics, Big Data Analytics, retail analytics, supply chain analytics, store assortment and stock-keeping unit optimization, marketing optimization and marketing mix modeling, web analytics, call analytics, speech analytics, sales force sizing and optimization, price and promotion modeling, predictive science, credit risk analysis, and fraud analytics. Since analytics can require extensive computation (see big data), the algorithms and software used for analytics harness the most current methods in computer science, statistics, and mathematics.

2. Future of Data Science

AISOMA - Future of Data Science
AISOMA – Future of Data Science

Sebastian Raschka, researcher of applied Machine Learning and Deep Learning at Michigan State University, thinks that the future of Data Science does not indicate machines taking over humans, but rather human data professionals embracing open-source technologies.

It is common understanding that future Data Science projects, thanks to advanced tools, will scale to new heights where more human experts will be required to handle highly complex tasks very efficiently. However, according to McKinsey Global Institute (MGI), the next decade will witness a sharp shortage of around 250,000 Data Scientists in the U.S. alone. The question is whether machines can ever enable seamless collaboration between technologies, tools, processes, and end users. Automated tools and assistants can aid the human mind to accomplish tasks more quickly and accurately, but machines cannot ever be expected to substitute for human thinking. The core of problem-solving is intellectual thinking, which no machine, no matter how sophisticated it is, can replicate. (further information)

10 Useful AI & ML Slides #MachineLearning #ML #ArtificialIntelligence #AI #DeepLearning #BigDataAnalytics #Chatbots #NLP #Industry40 #Slides #AIEthicsKLICK UM ZU TWEETEN

Artificial Intelligence Quote
Artificial Intelligence Quote

3. Machine Learning Workflow

AISOMA - Machine Learning Workflow
AISOMA – Machine Learning Workflow

Check out the Google Machine Learning Glossary

4. Deep Learning Workflow

AISOMA - Deep Learning Workflow
AISOMA – Deep Learning Workflow

Check out the Google Machine Learning Glossary

Artificial Intelligence is a Tsunami
Artificial Intelligence is a Tsunami

5. Deep Learning Continuous Integration and Delivery

AISOMA - Deep Learning CI and CD
AISOMA – Deep Learning CI and CD

More info: link

6. Anatomy of a Chatbot

AISOMA - Anatomy of a Chatbot
AISOMA – Anatomy of a Chatbot

More info: How Businesses can Benefit from Chatbots

7. Five ethical challenges of AI

10 Useful AI & ML Slides 1
AISOMA – 5 Ethical Challenges of AI

The ethics of artificial intelligence is the part of the ethics of technology specific to robots and other artificially intelligent beings. It is typically[citation needed] divided into roboethics, a concern with the moral behavior of humans as they design, construct, use and treat artificially intelligent beings, and machine ethics, which is concerned with the moral behavior of artificial moral agents (AMAs). (more info)

Artificial Intelligence quote
Artificial Intelligence quote

8. NLP / NLU Technology Stack

AISOMA - NLP Technology Stack
AISOMA – NLP Technology Stack

Natural language processing (NLP) is a subfield of computer science, information engineering, and artificial intelligence concerned with the interactions between computers and human (natural) languages, in particular how to program computers to process and analyze large amounts of natural language data.

Challenges in natural language processing frequently involve speech recognition, natural language understanding, and natural language generation.(more info)

9. Condition Monitoring / Predictive Maintenance Solution Architecture

AISOMA - Predictive Maintenance Solution Architecture
AISOMA – Predictive Maintenance Solution Architecture

More Info: Smart Predictive Maintenance: The Key to Industry 4.0

10. Artificial Intelligence in Marketing

AISOMA - AI in Marketing
AISOMA – AI in Marketing

Les grandes tendances du CES Las Vegas

L’édition 2020  du plus grand salon tech’ ouvre ses portes  la semaine prochaine.  A quoi faut-il s’attendre ?

 

Mardi, le Consumer Electronics Show (CES) ouvrira ses portes à Las Vegas. L’événement qui accueille quelque 175.000 visiteurs qui s’agglutinent pour voir quels gadgets devraient envahir leur vie quotidienne pour les années à venir. Si sortir une boule de cristal pour identifier, à l’avance, les grandes tendances du plus grand salon consacré à la technologie grand public reste un exercice compliqué, certains thèmes risquent fort de marquer cette édition 2020.
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1 – La course à la 5G
Cela fait déjà des mois que la 5G se profile comme le nerf de la guerre. Lors du CES 2019, les annonces s’étaient ainsi succédé sur la nouvelle norme de connectivité. Samsung a été le premier à s’engouffrer dans la brèche en y présentant le Galaxy S10 5G, son premier smartphone compatible avec la 5G. Depuis, la marque coréenne a annoncé avoir distribué pas moins de 6,7 millions de smartphones compatibles avec cette nouvelle norme dans le monde.
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L’accès à ces réseaux reste rare puisqu’à peine 56 opérateurs proposent une couverture partielle ou totale dans 31 pays. Pourtant, la course semble bel et bien lancée. Les analystes de Goldman Sachs ont récemment publié un rapport estimant que pas moins de 200 millions de smartphones compatibles avec la cinquième génération de réseau internet mobile devraient être distribués cette année. Mais les téléphones ne seront pas les seuls concernés puisque la plupart des objets connectés, notamment les véhicules autonomes, ont beaucoup à gagner des vitesses de connexions améliorées et de la latence réduite promises par la 5G. La plupart des constructeurs devraient ainsi surfer sur la vague et estampiller leurs produits du logo 5G.
2 – La 8K pour le show, la démocratisation de la 4K
Chaque année, le CES fait la part belle aux écrans et aux téléviseurs les plus extravagants. On se souvient ainsi de LG qui avait présenté, l’an dernier, la TV enroulable. La LG 4K Signature Oled TV R, c’est son nom, promettait de pouvoir disparaître après utilisation en s’enroulant dans son élégant boîtier en aluminium. Même si sa commercialisation se fait toujours attendre, il est probable que le constructeur coréen dévoilera, cette année encore, un produit tout aussi futuriste.
Face à LG, Samsung s’était tout autant fait remarquer en dégainant sa TV 8K QLED de 98 pouces.
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Les téléviseurs 8K devraient rester au centre de l’attention cette année alors que le marché grand public continue de se focaliser sur la 4K. Plus proche du consommateur, on devrait donc retrouver des améliorations de produits aux prix plus démocratiques. Il est probable que l’on assistera à une généralisation des écrans 4K compatibles avec la norme HDMI 2.1 qui permet notamment des taux de rafraîchissement de l’image plus élevé ou une meilleure prise en charge du HDR. Un sacré argument marketing à faire valoir auprès des gamers alors que les consoles de nouvelle génération sont attendues pour la fin de l’année.
3 – Des invités… surprises
Grosse surprise : Apple sera présent au CES 2020. Cela faisait 28 ans que la firme de Cuppertino ne s’était pas montrée sur le salon de Las Vegas. Mais il ne sera pas là pour présenter un nouveau smartphone ou une nouvelle game d’ordinateurs portable. Si Jane Horvaht, vice-présidente chargée de la vie privée, fera le déplacement, c’est pour participer à une table ronde sur la question du respect de la vie privée par le secteur des nouvelles technologies.
Elle y débattra donc avec ses homologues de Facebook, Erin Egan ou encore de Procter & Gamble, Susan Shook. Ce n’est pas un hasard si la question des données personnelles occupera le devant de la scène cette année puisque 2018 a fortement été marquée par les scandales à répétition concernant l’usage fait de nos données personnelles, notamment par les Gafam. Entre Google et Amazon qui ont été contraints de reconnaître que leurs employés écoutaient ce que les Google Home ou Amazon echo enregistraient et Facebook qui peine à redorer son blason suite au scandale Cambridge Analytica, les géants du web auront fort à faire pour redorer leurs blasons.
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Autre personnalité que l’on n’attendait pas forcément sur le salon : la fille du président américain, Ivanka Trump. C’est en tant que conseillère officielle de son président de père qu’elle participera à un débat intitulé « Le futur du travail » avec Gary Shapiro, président de la Consumer Technology Association qui organise le salon, et qui s’est montré critique, à de nombreuses reprises, à l’égard des décisions politiques et commerciales du président américain.
4 – Des maisons toujours plus connectées
Le CES, c’est aussi le salon des gadgets en tout genre. Serrures et sonnettes connectées, robots aspirateurs autonomes ou ampoules intelligentes devraient, cette année encore, envahir le showfloor dans la cité du vice. Samsung et LG devraient de leur côté présenter leurs dernières nouveautés pour équiper les cuisines les plus high-tech avec de nouvelles versions de leurs réfrigérateurs connectés.
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Le frigo InstaView ThinQ deuxième génération de LG devrait pouvoir utiliser ses caméras et l’intelligence artificielle pour identifier les produits qu’il contient et proposer des recettes adaptées. Avec le Family Hub, Samsung utilise une technologie semblable pour identifier les produits manquants et formulerait donc des conseils d’achats à son utilisateur. De quoi éviter d’avoir à ouvrir la porte de son frigo…

Top creative idea 2019: Ikea displays its furniture in the living rooms of Friends and The Simpsons

The Simpsons living room is one of the sets to come to life

Ikea has recreated three iconic TV living room sets in order to capture the cultural imaginations of consumers in the United Arab Emirates (UAE).

In the US and UK, Ikea is a retail novelty: many shoppers spend hours lounging in its various homeware settings, playing make believe and indulging in some Swedish meatballs and mashed potatoes. But gaining relevance in the UAE has been slightly more difficult.

As a result, the brand enlisted Publicis Spain to create a set of three displays, modeled after the the living rooms of cult classics ‘The Simpsons,’ ‘Friends’ and ‘Stranger Things’. The print ads comprise actual furniture from the store’s inventory, which was modelled and edited using 3D software for a hyper-realistic aesthetic.

The campaign shows you can buy Monica Geller’s coffee table – or ‘Lack’ – for just $95, or a set of Joyce Byers’s candles – ‘Fenomen’ – for $29.

The project, named ‘Real Life Series,’ will come to life on Ikea’s social media channels and catalogues, and even appear in experiential form across stores in the Middle East.

The brand has also launched a website that offers decorating inspiration so that customers can source the exact iconic pieces they’re looking for, such as Lattjo, which doubles as the rug found in the Simpsons’ living room.

With the tagline, ‘For Real Families,’ the initiative aims to highlight the range of Ikea’s products among the UAE’s diverse expat population by familiarizing its catalogue with already familiar settings. It is looking to prove it can provide “relevant solutions to all cultures,” according to the brand’s press release.

“The Ikea team worked closely with the creatives for months,” said Vinod Jayan, the managing director for Ikea UAE, Qatar, Egypt and Oman. “They went through hundreds of items to find the perfect pieces that would bring those iconic rooms … a true testament of what Ikea represents: a place where everyone can bring whatever idea they see or have to life.”

 

IKEA: Real Life Series by Publicis Spain

Added 7 months ago

L’année 2019 a été marquée par une recrudescence d’enquêtes antitrust contre Google, Amazon, Facebook et Apple. Toujours tout-puissants en Bourse, les Gafa sont attaqués de toutes parts et vont devoir répondre de leur prédominance en 2020. (Les Echos)

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Damien Meyer/AFP

Publié le 2 janv. 2020 à 12h06
Mis à jour le 2 janv. 2020 à 20h38

Quid des Gafa en 2020 ? Après une année rocambolesque, marquée par la multiplication des enquêtes antitrust et la persistance de leur toute-puissance boursière, les Google, Apple, Facebook et Amazon ont du pain sur la planche. Attaqués de toutes parts, ils vont notamment devoir répondre de leur prédominance sur le marché publicitaire ou encore à la controverse sur l’utilisation des données personnelles. Tour en douze questions des principaux enjeux de cette année.

Où en sont les enquêtes sur les Gafa ?

L’année 2019 aura vu les enquêtes se multiplier pour les Gafa. La plupart seront longues et elles s’annoncent acharnées. Les géants de la tech ont renforcé leurs équipes juridiques et sont désormais à la tête  d’une armée de lobbyistes, déployés à Washington, à Bruxelles et dans les principales capitales mondiales.

Mais le climat a clairement changé, en particulier dans la classe politique américaine, et les fronts se sont multipliés. Récemment, le président de la Federal Trade Commission (FTC) a confirmé qu’il menait plusieurs enquêtes, en plus de celle, déjà annoncée, concernant Facebook – qui pourrait chercher à bloquer l’intégration des différentes applications, Facebook, Instagram et WhatsApp. Il n’a pas cité de noms, mais il s’agit de « plates-formes aux activités multiples, soupçonnées de pratiques illégales et dont les acquisitions ont été approuvées par les autorités de régulation »…

Aux Etats-Unis, le Département de la Justice a aussi entre les mains le dossier Facebook. Le secrétaire à la Justice, William Barr, a indiqué que le passage en revue des activités concernerait des sujets différents de ceux étudiés par la FTC. Et le Congrès a mis en place ses propres commissions d’enquête sur les Gafa…

Des procédures encore différentes de celles menées au niveau des Etats.  Cinquante procureurs généraux, représentant 48 Etats, se sont en effet regroupés pour chercher à savoir si Google et Facebook ont violé les règles sur la concurrence aux Etats-Unis. Le Texas, qui mène l’enquête sur Google, a récemment indiqué qu’il étendait son enquête, jusqu’ici cantonnée aux activités publicitaires du géant, à Android et au moteur de recherche. L’Etat de New York, qui dirige celle sur Facebook, n’exclut pas de s’intéresser également à la vie privée.

Des préoccupations partagées par l’Europe : Bruxelles vient de lancer une enquête préliminaire sur la collecte et la monétisation des données des utilisateurs de Google.

Les Gafa seront-ils démantelés ?

L’élection présidentielle de novembre prochain aux Etats-Unis donne des sueurs froides à certains acteurs de la Tech. La démocrate  Elizabeth Warren a notamment jugé qu’il était « temps de démanteler Google, Amazon et Facebook ». Elle conteste leur emprise sur la société mais juge aussi que leur poids nuit désormais à l’émergence de nouveaux acteurs innovants.

Sa proposition : séparer la propriété de l’outil technique et son usage quand un groupe dépasse 25 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Donald Trump lui-même assure ne pas être très fan des Gafa, mais il les défend dans leur combat fiscal contre la France et n’a pas légiféré pour limiter leur influence. Joe Biden, en tête des sondages pour l’investiture démocrate, a pour l’instant surtout critiqué – parce qu’il en a été victime – les fausses publicités diffusées sans contrôle par Facebook.

Plus que le démantèlement, c’est une régulation plus serrée que les Gafa peuvent craindre, avec de multiples entrées possibles : la concurrence déloyale (quand Apple ou Amazon privilégient leurs services à partir de leurs produits ou de leur plate-forme), la protection et le partage des données personnelles ou encore la réglementation publicitaire, qui reste le coeur des revenus de Google et Facebook.

Qui aura la meilleure part du gâteau publicitaire ?

Plutôt que des Gafa, il faut surtout parler de Google et de Facebook quand il s’agit de mesurer le poids de ces acteurs dans les recettes publicitaires. Google a passé  la barre des 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires au troisième trimestre, dont 83 % dans la publicité numérique, et Facebook 18 milliards de dollars de revenus en un trimestre. Selon l’institut Warc, les deux acteurs ont capté l’an dernier 56 % de la publicité numérique mondiale, un chiffre qui pourrait grimper à 61 % cette année. Rapportée au marché total de la publicité – en ligne et traditionnelle -, leur part était encore de près de 25 % l’an dernier.

Google et Facebook voient désormais  entrer sur leur terrain de jeu Amazon. La plate-forme, qui profite de ses places de marché et de sa connaissance fine des consommateurs pour envoyer des messages ciblés, pourrait capter 10 milliards de dollars de recettes publicitaires sur le marché américain cette année, soit près de 8 % du marché, selon une étude de e-marketer.

Les grandes plates-formes risquent donc de continuer à prendre des parts de marché sur les acteurs historiques que sont notamment les éditeurs de presse et la télévision. Et les tentatives de régulation et de partage des revenus se sont pour l’instant heurtées à un mur. Comme avec la « taxe Gafa » sur le chiffre d’affaires des grandes plates-formes, la France, qui a été  la première à avoir transposé la directive européenne sur le droit voisin pour la presse, espère faire reconnaître un abus de position dominante de Google et parvenir à un accord.

Ont-ils gagné la bataille du cloud ?

La tortue européenne peut-elle rattraper le lièvre américain ? Dans le domaine des infrastructures informatiques à la demande, la fable a peu de chances de se terminer comme dans la version originale. Les trois géants du cloud – Amazon, Microsoft et Google – ont pris dix ans d’avance sur la concurrence.

Le premier a inventé le concept avec sa filiale AWS créée en 2006. Il contrôle aujourd’hui plus du tiers de ce fabuleux marché, évalué à 100 milliards de dollars en 2019, et en croissance de 40 % par an. Son premier poursuivant, Microsoft Azure, est deux fois plus petit. Google Cloud quatre fois. A eux trois, c’est plus de la moitié du gâteau mondial du cloud. Avec les profits, mais aussi  les innovations et les économies d’échelle qui vont avec. A côté, le champion tricolore OVH, avec ses 600 millions d’euros de revenus attendus en 2019 – soit moins de 1 % du marché mondial -, pèse très peu.

Les seuls à pouvoir faire un peu d’ombre à l’Oncle Sam, ce sont les géants chinois du cloud : Alibaba et Tencent. Ce dernier vient d’annoncer  un investissement de plus de 10 milliards d’euros dans ses infrastructures cloud en Europe. Et en a profité pour expliquer aux autorités du Vieux Continent que la compétition mondiale était « largement passée ».

L’Europe a pourtant encore des ambitions, dopées par les inquiétudes  sur la protection des données personnelles ou industrielles. La France sonde ainsi les industriels tricolores pour bâtir  un « cloud de confiance », sept ans après l’échec fracassant des « clouds souverains »  Numergy et Cloudwatt. L’Allemagne pousse un  « cloud européen » baptisé Gaia-X. La volonté politique suffira-t-elle ? Il y a quelques années, la possibilité, voire l’intérêt, de concurrencer le GPS américain avec Galileo paraissait mince. Et pourtant il tourne…

Les banques vont-elles disparaître au profit des Gafa ?

Apple, qui  vient de lancer une carte bancaire avec Goldman Sachs, Google, qui se prépare à proposer un compte courant avec Citigroup l’an prochain… Depuis leur entrée sur le marché des moyens de paiement avec Apple Pay ou Google Pay, les Gafa misent sur le secteur bancaire pour se diversifier. Certains ont même des ambitions plus grandes, comme Facebook qui avait réuni une palette de partenaires bancaires pour lancer une cryptomonnaie, le Libra.

L’offensive de Facebook sur un sujet éminemment souverain a finalement déclenché plus de craintes que d’admiration, au moment où Mark Zuckerberg est la cible de critiques tous azimuts de la part des régulateurs et des parlementaires. Résultat, le projet de Libra est regardé avec circonspection et les partenaires bancaires sont partis un à un.

« Le Libra, c’est pour l’instant surtout une idée mais cela a forcé les régulateurs à se poser à nouveau la question de ce qu’est une banque », jugeait récemment un banquier américain. Début décembre, un rapport des superviseurs du G20 fédérés dans le Conseil de stabilité financière (FSB) a pointé  les risques que fait peser la « Big Tech » – avec des acteurs peu nombreux et maîtres du cloud – sur les performances des banques traditionnelles, et donc in fine sur la stabilité du système financier.

La santé, nouvel eldorado des Gafa?

Partenariat avec plusieurs laboratoires pharmaceutiques pour améliorer les essais cliniques, création de nouvelles divisions dédiées à la santé dirigées par des professeurs de médecine réputés, ouverture de cliniques pour leurs salariés… En 2019, les Gafa ont multiplié les annonces dans le domaine de la santé, un marché fragmenté représentant un cinquième du PIB des Etats-Unis qu’ils veulent disrupter.

La révélation en novembre par le « Wall Street Journal » du projet Nightingale de Google a confirmé le niveau  de leurs ambitions dans ce domaine. Ascension Health, le deuxième plus gros gestionnaire d’hôpitaux des Etats-Unis, a passé un partenariat avec le géant de Mountain View pour  transférer les dossiers médicaux de plus de 50 millions de patients vers ses serveurs informatiques. Objectif ? Suggérer des traitements aux médecins en appliquant ses outils d’intelligence artificielle aux données.

La nouvelle a suivi de peu l’annonce de  son offre de rachat de Fitbit,le fabricant de bracelets connectés dont les dernières versions permettent de surveiller son sommeil et son rythme cardiaque. La société ne veut pas se laisser distancer par Apple, qui a déjà positionné sa montre connectée comme appareil préventif. Depuis l’année dernière, deux des plus gros assureurs américains subventionnent les Apple Watch. Le géant à la pomme pourrait aller plus loin cette année avec des appareils mesurant le taux de glucose. Reste un mur à franchir :  la surveillance accrue des régulateurs et la défiance des patients à la suite des différents scandales sur leurs traitements des données.

Fiscalité du numérique : jusqu’où ira le duel Washington-Paris ?

Tout est à refaire, ou presque. Alors que les négociations semblaient avancer à l’OCDE, Paris et Washington ont connu un automne brûlant. L’administration Trump avait pourtant donné des signaux positifs, envisageant une solution concertée au niveau international et adoubant les  principes énoncés par l’OCDE (taxation des activités dans un pays même si la société n’a pas de présence physique, définition d’un taux minimum d’impôt sur les sociétés…).

Mais depuis, elle a fait volte-face et fait savoir à ses partenaires que, pour elle, ces mesures ne pouvaient être que… facultatives. Et en attendant qu’une solution soit trouvée, qui remplacerait la taxe Gafa adoptée en France, Washington a annoncé des  mesures de représailles, qui pourraient taxer jusqu’à 100 % des fromages français, du champagne, etc. Un arsenal soumis à une consultation publique jusqu’au 14 janvier.

Dans l’immédiat, les grandes plates-formes vont devoir s’acquitter des taxes en France. Elles pourraient être remboursées si une solution internationale était adoptée et que cet impôt était moins élevé que la taxe française. Mais, pour cela, il faudra se rasseoir à la table des négociations…

En attendant, Google a annoncé cette semaine qu’il arrêterait d’utiliser un mécanisme d’optimisation fiscale « Double Irish, Double Dutch sandwich » qui lui permettait de repousser le paiement de ses impôts aux Etats-Unis. Washington avait exhorté les sociétés qui y avaient recours à mettre fin à cette pratique avant 2020.

Les salariés des Gafa vont-ils suivre ou se rebeller ?

Ramener les entreprises technologiques dans le droit chemin : c’est la mission que se fixe un nombre croissant de salariés des Gafa. Longtemps apathiques,  quelques milliers d’entre eux multiplient désormais les manifestations et lettres ouvertes pour protester contre les pratiques internes et les choix stratégiques de leurs employeurs. Une douzaine est même allée jusqu’à démissionner.

La mobilisation est particulièrement forte chez Google, entreprise qui a toujours encouragé ses salariés à exprimer leurs opinions. Après la manifestation d’un quart des effectifs du groupe en novembre 2018 à la suite du traitement généreux de dirigeants accusés de harcèlement sexuel, leur activisme a permis d’améliorer les conditions de travail des intérimaires, de stopper la fourniture d’outils d’intelligence artificielle au Pentagone et de mettre fin à un projet de retour du moteur de recherche en Chine.

Le géant de Mountain View cherche désormais à torpiller une mobilisation qui ne faiblit pas. Après avoir réduit l’accès des « Googlers » aux documents ne les concernant pas directement, il a diminué le champ et la fréquence des réunions permettant aux salariés d’interroger la direction puis licencié cinq salariés activistes au cours des deux derniers mois. Reste à voir si cela sera suffisant pour étouffer un mouvement qui, s’il reste limité à une minorité d’employés, est de plus en plus vocal. Et si cette résistance ne va pas plutôt pousser les activistes à former un véritable syndicat.

Quel sera leur parcours boursier ?

Malgré les enquêtes qui se multiplient, malgré la guerre commerciale qui les a  sérieusement menacés, les Gafa ont battu des records boursiers en 2019, dans le sillage d’un Nasdaq qui a gagné 36 % en un an. Amazon a gagné 23 %, Alphabet 28 %, Facebook s’est envolé de 56 % et Apple de 85 % ! Ce dernier a engrangé plus de 530 milliards de capitalisation boursière en douze mois. Les marchés ont salué leurs résultats, portés par le contexte économique favorable aux Etats-Unis. Difficile, a priori, de faire mieux en 2020, alors que Wall Street pourrait hésiter face aux incertitudes internationales et se montrer relativement attentiste jusqu’à l’élection présidentielle américaine.

Les analystes s’attendent néanmoins à voir Apple franchir allègrement la barre des 300 dollars à la Bourse de New York, porté par les ventes de ses accessoires lors des fêtes de fin d’année. Ceux-ci (les AirPods et les Apple Watch notamment) pourraient doper les résultats du quatrième trimestre.

Les voyants sont aussi au vert pour Facebook. Les analystes d’Aegis Capital ont récemment relevé leur objectif de cours de 235 dollars à 300 dollars (contre un peu plus de 200 actuellement), optimistes sur les progrès de la monétisation de WhatsApp et Messenger, deux services contrôlés par le géant des réseaux sociaux. Quant à Amazon, UBS a fixé un objectif à 2.100 dollars par action sur douze mois, contre un peu plus de 1.800 actuellement, enthousiasmé par les activités de cloud.

Gafa versus BATX chinois : qui va gagner ?En 2020, la bataille va toujours faire rage entre les Gafa et les  BATX chinois. Derrière cet acronyme se cachent Baidu (moteur de recherche et voiture autonome), Alibaba (e-commerce et paiement mobile), Tencent (réseaux sociaux et jeux vidéo) et Xiaomi,  le quatrième fabricant mondial de smartphones.

Les quatre géants chinois sont les seules entreprises au monde à avoir l’échelle et la puissance de frappe financière pour rivaliser avec les Gafa américains. Avec 1,1 milliard d’utilisateurs sur sa messagerie WeChat, Tencent talonne Facebook (2,4 milliards de personnes) et sa capitalisation boursière fait des grands pas (458 milliards de dollars contre 585 milliards pour Facebook). Comme les Gafa, les BATX ont aussi enclenché un énorme mouvement de diversification (vers la voiture autonome, les contenus, l’intelligence artificielle…) fondé sur la croissance externe. Leur méthode privilégiée de développement reste en effet les acquisitions, tandis que sur ce terrain les Gafa américains sont plus prudents.

De plus en plus présents en Europe,  à l’image de Tencent qui vient de racheter 10 % du capital du français Universal Music, les BATX le sont toutefois encore peu aux Etats-Unis, en raison de la méfiance qu’ils suscitent, particulièrement depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

A ce stade, seule TikTok, l’application de vidéos éphémères du chinois ByteDance, a fait une percée fulgurante. Plus de 26 millions d’Américains utilisent la plate-forme, dont 60 % ont entre 16 et 24 ans, selon les chiffres officiels. Mieux, en 2018, TikTok a été davantage téléchargée dans le pays que Facebook, Instagram ou Snapchat.

Quels progrès peut-on attendre sur la protection de la vie privée ?

C’est la question explosive qui a fait tomber Facebook de son piédestal et forcé Mark Zuckerberg à multiplier les actes de contrition après  le scandale Cambridge Analytica . Comment empêcher les données personnelles des internautes d’être amassées, redistribuées et utilisées à tort et à travers pour des motifs parfois peu avouables ? C’est tout le modèle économique d’Internet – et de Google et Facebook en premier lieu – qui est en question.

Une pseudo-gratuité où, pour accéder à des services de grande qualité devenus parfois quasi indispensables, il faut accepter d’être pisté en permanence. Ce que Shoshana Zuboff résume par le titre de  son récent ouvrage : « L’âge du capitalisme de surveillance » . Où je suis, qui je contacte, qu’est-ce que j’aime… quantité d’informations peuvent dresser un portrait unique et extrêmement précis d’un individu.

« Les ‘J’aime’ sur Facebook permettent de déduire l’orientation sexuelle avec une précision de 88 % », note l’Institut Montaigne dans  une récente étude sur l’insuffisante protection des données personnelles . De quoi faire le bonheur des annonceurs… mais aussi le miel des services d’espionnage, le lit des fake news et le malheur de la démocratie.

Une prise de conscience s’amorce. Facebook comme Google offrent des outils aux utilisateurs pour gérer leurs informations personnelles. Apple fait de la protection de la vie privée  un argument marketing phare , même s’il ne peut pas contrôler toutes les données personnelles exfiltrées par les applications mobiles pour iPhone. L’Europe, suivie par la Californie ou l’Inde, a durci son cadre légal avec le RGPD.

Est-ce suffisant ? Certains plaident pour  un renforcement drastique de ces garde-fous. Mais certainement pas les Gafa. Les mauvaises pratiques de Facebook en matière de respect de la vie privée lui ont déjà valu  5 milliards de dollars d’amende aux Etats-Unis l’été dernier. Un cadre plus restrictif sur le pistage des internautes coûterait autrement plus cher à la tech américaine.

Quelles sont les grandes innovations attendues en 2020 ?

En 2020, les Gafa vont devoir réaffirmer leur capacité d’innovation, parfois « folle », dans tous les domaines. Voiture autonome, cerveau connecté, conquête de l’espace, réalité virtuelle… sont autant de chantiers.

Entre eux, c’est à celui qui surprendra le plus avec une innovation hors norme. Facebook cherche carrément  à supprimer la commande manuelle des smartphones et des ordinateurs, avec, à terme, un bracelet décodant l’activité des neurones en signaux numériques. La simple intention de poster une photo sur Instagram… suffirait à déclencher l’action !

Google lui met les bouchées doubles sur la voiture autonome, après l’acquisition d’une start-up britannique qui apprend aux machines à répliquer le comportement des humains. Le géant de Mountain View espère ainsi améliorer la réaction de ses véhicules autonomes en cas d’événement imprévu, par exemple lorsqu’un piéton traverse subitement la rue.

Amazon, pour sa part, a promis de lancer « dans les prochains mois » son nouveau drone autonome et électrique, Prime Air, qui pourra livrer les colis aux clients situés dans un rayon de 24 kilomètres en seulement…une demie-heure.

Apple travaille sur un casque de réalité augmentée, alors que l’entreprise  se renforce dans les jeux vidéos  avec Arcade et  les contenus avec Apple TV+. L’appétit d’Apple pour la réalité augmentée est devenu encore plus manifeste fin 2019  avec le rachat de la start-up Ikinema, son huitième rachat dans ce secteur au cours des dernières années.

Il faut aussi s’attendre à des prouesses côté puissance de calcul.  Google a ainsi revendiqué avoir atteint la « suprématie quantique » en mettant au point un algorithme qu’un ordinateur classique est incapable de faire tourner, provoquant un bras de fer avec IBM, qui conteste l’avancée de son concurrent.

La maison du futur devrait aussi être un enjeu important. Mouvement fort dans ce secteur où les Gafa ont longtemps été rivaux avec des écosystèmes concurrents (Assistant pour Google, Siri chez Apple et Alexa côté Amazon) :  les trois géants viennent de faire la paix pour élaborer d’ici à la fin 2020 un protocole commun.  Objectif : pouvoir piloter les différents objets connectés de la maison depuis n’importe quelle interface, et supprimer ainsi les problèmes actuels d’incompatibilité, dans ce secteur en pleine explosion. Un vrai changement d’ère…

 

Véronique Le Billon et Nicolas Rauline à New York, Anaïs Moutot à San Francisco, Sébastien Dumoulin, Raphaël Balenier

Scientifiques comportementaux, analystes de données ou consultants en désintoxication numérique occupent le haut du panier des métiers qui seront fortement prisés dans les années à venir. (Source: L’echo)

©REUTERS

 

Que nous réserve la prochaine décennie sur le front de l’emploi? Pour répondre à cette question, la très sérieuse institution britannique Royal Society of Arts (RSA) a mis en évidence quatre scénarios pour les dix prochaines années qui tiennent compte des évolutions de notre société.

Download The full report: https://www.thersa.org/globalassets/pdfs/reports/rsa_four-futures-of-work.pdf

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L’économie “Big Tech”

Sans surprise, le secteur technologique restera un grand pourvoyeur d’emploi avec ce que la RSA appelle le “nouvel âge d’or de la machine”. L’éclosion des robots, l’arrivée des voitures autonomes ou encore la démocratisation de l’impression 3D seront le moteur de cette tendance.

 

source: https://www.lecho.be/economie-politique/international-general/Les-top-jobs-de-la-prochaine-decennie/10195375?utm_campaign=EVENING_ROUNDUP&utm_medium=email&utm_source=SIM

Développeur de logiciels et d’applications et consultant en transformation numérique seront ainsi des jobs très recherchés au cours des dix prochaines années. Le revers de la médaille est que l’environnement très concurrentiel du secteur technologique gonflera dans le même temps les chiffres du chômage, préviennent les analystes de la RSA.

 

“L’administration publique, les banques ou le commerce de détail ont été les plus durement touchés sur le front de l’emploi au cours des dix dernières années.”

L’économie de la surveillance

L’avenir est à l’”hypersurveillance”, note la RSA qui illustre ce postulat en évoquant la prolifération de capteurs permettant aux entreprises de créer de la valeur en récoltant et en analysant ces informations sur les objets, les personnes et l’environnement.

Scientifique du comportementanalyste de données et gestionnaire de réputation en ligne sont les métiers qui profiteront de cette tendance.

L’économie coopérative

Dans ce scénario, les chercheurs de la RSA exposent les emplois qui pourront émerger en cas de crise. Un krach financier de l’ampleur de celui de 2008 pourrait assécher les sources de financement dans la recherche et la technologique, ce qui pousserait de nombreuses personnes, notamment les profils peu qualifiés, à fuir vers de nouveaux horizons, voire à rejeter complètement notre modèle économique.

Le travail en coopérative, dans l’alimentation ou l’énergie notamment, aurait alors la cote. Idem pour le poste de concepteur de vêtements recyclés.

 

L’économie du temps

Dans ce dernier cas de figure, la RSA se penche sur l’éducation aux changements technologiques. En parallèle au développement de notre mode de vie hyperconnecté, une sensibilisation accrue aux nouvelles technologies sera nécessaire. Avec l’automatisation de nombreuses tâches, les gens auront d’ailleurs plus de temps pour répondre à leur soif d’éducation ou de divertissement. Le secteur de la santé pourrait aussi être mis davantage à contribution.

La  “Royal Society of Arts” termine son étude par un petit coup d’œil dans le rétro. Elle nous rappelle qu’au cours des dix dernières années l’austérité gouvernementale, l’essor du commerce électronique et le vieillissement de la population ont placé les programmateurs informatiques, les directeurs financiers et les chauffeurs de camionnette en tête des jobs les plus demandés.

Dans le même temps, l’administration publique, les banques ou le commerce de détail ont été les plus durement touchés sur le front de l’emploi.

5 failed tech predictions for the 2010s that didn’t work out

1. Wearables went mainstream, but AR glasses like Google Glass and Snap Spectacles aren’t as big a deal as tech companies thought they’d be.

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In 2009, futurist Ross Dawson predicted that in the coming decade we could see “augmented humans” with AR glasses or contacts allowing us to control machines. Instead, Google Glass and Snap Spectacles both made Business Insider’s list of “Worst Tech of the Decade.”

Something about the tech just didn’t resonate with people, beyond the few superfans who tried them. Shortly after Google Glass was released, Google even had to warn wearers not to be “creepy or rude (aka, a ‘Glasshole’).” The company ended consumer sales of Glass in 2015.

2. Augmented reality, in general, isn’t as advanced as experts predicted 10 years ago. Breakouts like Pokémon Go were big hits, but other consumer products haven’t gone far.

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Futurist Gerd Leonhard predicted that tablets would usher in an era of augmented reality’s dominance, which would be a “huge boon” to content production. AR has allowed for fun Snapchat effects and games like Pokemon Go, but it hasn’t changed daily life in the way that people thought it would — at least not yet.

3. Self-driving cars have gotten more advanced, but they’re not about to take over the roads anytime soon.

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Autonomous vehicle technology from companies like Tesla has definitely improved, and reports of drivers falling asleep at the wheel have mostly been without injuries as the cars were able to compensate. But Tesla still says that autopilot mode requires “active driver supervision,” and a Tesla in autopilot mode earlier this month crashed into a police car, proving that the system is far from perfect. Self-driving tech from Alphabet and Uber have also yet to see a wide launch, and largely remain in the testing phase.

4. Cryptocurrencies like bitcoin were supposed to be the future, but they haven’t been widely adopted, and Facebook’s Libra currency has caused headaches for the company.

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The last decade has seen plenty of highs and lows for cryptocurrencies. Investing in bitcoin early could have made you very wealthy by now, but many analysts see it as a bubble or niche financial product.

Cryptocurrency exchanges have been hacked, sometimes leading to investors losing their holdings. Some early investors have made millions, others trying to get in on the craze have seen their investments fall to a fraction of their value as crypto prices fluctuate wildly.

Facebook is working on the launch of its Libra cryptocurrency, and CEO Mark Zuckerberg testified on the subject before the House Financial Services Committee in October. Lawmakers have been critical of the project, and many major backers including PayPal and Visa have dropped out.

 

5. Some scientists and researchers predicted that artificial intelligence would help us avoid human shortcomings, like bias, but while the technology shows promise, it’s far from perfect.

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Incorporating AI into sectors like policing was predicted to to help us avoid prejudice, but even as AI plays an increasingly important role in daily tasks, bias among AI exists. In fact, researchers keep finding evidence that AI is far from perfect and can introduce similar biases as those held by people. From an AI algorithm that kept black patients from getting the same quality of medical care as white patients, to hiring algorithms that learned to prefer male candidates, it’s clearly early days for the technology.