Hugues Rey's Blog Curation – Where Marcom meets Technology

TRIBUNE: TÉLÉVISION ET OTT NE SONT PAS DES CANAUX SÉPARÉS (Source: Stratégies)

Face à la fragmentation des usages, les publicitaires doivent adopter une stratégie total vidéo afin de toucher les audiences quel que soit le support qu’elles utilisent. Dans les agences, cela implique de faire tomber les barrières entre les experts TV et vidéo OTT.

Lorsque les gens disent « je regarde la TV », on les imagine généralement en train de regarder des images en mouvement sur un téléviseur tout se relaxant sur un canapé à la maison. Pourtant, les consommateurs ne font plus de distinction entre des vidéos vues en OTT et la TV traditionnelle. C’est pourquoi les publicitaires devraient aussi adopter une stratégie « total vidéo » qui intègre toutes les vidéos de qualité TV, et non continuer à considérer les points de diffusion traditionnels et l’OTT comme des canaux séparés.

source: http://www.strategies.fr/blogs-opinions/idees-tribunes/4018321W/television-et-ott-ne-sont-pas-des-canaux-separes.html

Plusieurs des éléments nécessaires pour justifier une telle stratégie sont déjà en place. L’industrie travaille d’arrache-pied pour combiner les plateformes existantes avec les nouvelles technologies, en s’adaptant à l’avenir forcément adressable, où la personnalisation sera la norme pour les publicités vidéo. Avec des audiences réparties sur une liste sans cesse croissante d’appareils, le résultat final est que nous devons faire tomber les barrières séparant la TV et l’OTT pour que l’industrie puisse maintenir efficacement sa croissance future.

L’audience s’est fragmentée au fur et à mesure que les consommateurs se sont écartés de la télévision traditionnelle pour accéder au contenu par l’intermédiaire de points de diffusion over-the-top (OTT). Cela fait de la capacité à fournir un reach inter-écran conséquent un élément clé d’une stratégie vidéo globale. Cela signifie-t-il que 100% des annonceurs devraient être en mesure d’atteindre des audiences sur tous les écrans vidéo ? Je n’irais pas si loin.

Différent selon la cible

Chaque annonceur doit évaluer la façon dont sa cible spécifique est représentée sur l’ensemble des différents canaux vidéo (TV vs OTT) et répartir ses investissements publicitaires en conséquence. En fonction de la cible, une campagne mixant TV et OTT pourrait fournir un reach accru, touchant ainsi les consommateurs qui ne sont plus accessibles sur le seul écran de télévision. Par exemple, si la cible d’un annonceur est les célibataires entre 18 et 24 ans, il devra probablement diffuser des publicités sur l’environnement OTT, avec des investissements complémentaires en TV traditionnelle. Inversement, s’il essaie d’atteindre les femmes de plus de 55 ans, l’écran TV traditionnel peut suffire.

L’intégration de la publicité TV traditionnelle et OTT dans une stratégie holistique permet aux annonceurs de travailler avec la fragmentation de l’audience plutôt que de lutter contre elle ; cela permet de planifier des campagnes qui semblent cohérentes sur tous les écrans et les flux. Bon nombre des outils dont se servent couramment les média-planners pour élaborer des campagnes ne considèrent pas actuellement que l’OTT fait partie de l’équation. Pourtant, il existe aujourd’hui une sélection d’outils de média planning inter-écran de fournisseurs tels qu’Adobe ou VideoAmp, qui permettent de budgétiser côte à côte les achats en OTT et en télévision traditionnelle linéaire.

Technologie mise à part, le média planning d’une campagne « total vidéo » exige que nous fassions tomber les barrières qui existent encore entre les experts TV et les équipes vidéo OTT, plutôt issues du digital. Nous avons déjà observé au sein des agences média une grande volonté de commencer à combiner les budgets de TV linéaire traditionnelle avec l’OTT. Mais il reste rare de trouver des équipes TV et digitale véritablement intégrées, qui travaillent de manière holistique sur toutes les plateformes. Du côté de l’offre, le même problème se pose à quelques exceptions notables près : l’équipe de vente TV n’est pas encore intégrée avec l’équipe de vente digitale en charge de l’OTT. Réaliser cette intégration est essentiel pour que l’industrie puisse aller de l’avant. Les consommateurs, eux, n’ont pas attendu et sont déjà dans un rapport différent à la TV.

Différents types de données d’audience

La télévision traditionnelle et les environnements over-the-top permettent tous deux aux annonceurs d’exploiter différents types de données d’audience pour mieux comprendre et toucher les consommateurs. Une stratégie vidéo globale cross screen comprendrait la capacité d’appliquer les données 1st party et les données 3rd party collectées dans n’importe lequel des deux environnements pour pouvoir l’utiliser dans l’autre environnement. Par exemple, un publicitaire qui cherche à attirer des téléspectateurs pour la première d’une nouvelle émission pourrait utiliser les données de TV linéaire pour identifier les ménages qui regardent régulièrement une émission similaire et les cibler avec des publicités sur l’OTT.

D’un autre côté, les publicitaires peuvent également tirer parti des données tierces dans l’OTT afin d’identifier des segments d’audience plus précis que ceux qui seraient disponibles sur la base des données TV traditionnelles. Par exemple, un publicitaire cherchant à atteindre les hommes de 25 à 34 ans pourrait les cibler spécifiquement en utilisant les données d’abonnement OTT, plutôt que d’acheter des créneaux lors d’événements sportifs télévisés. L’audience atteinte est peut-être un peu moins large, mais le ciblage sera bien plus précis, et cette stratégie réduira également la friction publicitaire avec d’autres annonceurs qui utilisent aussi initialement le même contenu sportif pour atteindre les mêmes consommateurs masculins.

Afin de permettre un reach, un média planning et une activation data cross screen véritablement exploitable, de nombreux acteurs historiques doivent poursuivre leur évolution technologique avant d’égaler la nature adressable de leurs homologues issus de l’OTT. En ce sens, le protocole HbbTV, trop souvent décrié à tort en France, est un grand pas en avant pour la télévision généraliste afin de permettre une véritable collecte de données issues de la consommation de contenus en TV linéaire et une utilisation immédiate pour personnaliser les messages publicitaires et améliorer le ciblage lors du média planning. De nombreux acteurs de l’industrie télévisuelle sont en train de mettre à niveau leurs solutions technologiques pour passer à une infrastructure qui permet une véritable découverte des appareils potentiellement « ciblables » et une diffusion de contenu unicast. Ces deux mises à niveau apportent des informations sur les données des devices et la possibilité de personnaliser le contenu et la publicité à la télévision d’une manière qui assure la parité avec l’OTT.

L’enjeu de la mesure

Depuis des années, les acheteurs en télévision citent l’absence de mesures standardisées comme étant la principale barrière à l’entrée pour l’OTT. Sans cela, ils n’ont aucun moyen de prévoir le succès cross-screen, de répartir le budget de façon appropriée entre TV et OTT ou d’évaluer les performances. La nécessité de penser en termes de spots et de « rating points » pour la TV et les impressions en OTT et autres vidéos digitales, rend nécessaire mais obsolète le maintien de stratégies publicitaires distinctes, aussi inefficaces soient-elles. Inversement, l’obtention d’une mesure standard pour tous les formats vidéo et tous les modes de diffusion est la clé qui permet une stratégie de publicité « total vidéo » cross screen.

La bonne nouvelle est que ceci est disponible aujourd’hui et ne fera que s’améliorer avec le temps. Aux États-Unis, Nielsen s’est efforcé d’étendre les mesures de type TV à la vidéo numérique, pour rassurer les acheteurs désireux de se développer en dehors des limites de la télévision traditionnelle. Il est clair que les consommateurs diversifient leurs sources pour visionner des contenus vidéo via le mode de diffusion qui offre le contenu qu’ils veulent, quand ils le veulent. Une stratégie vidéo globale permet aux spécialistes marketing de choisir l’endroit où ils font de la publicité, de la même manière que les consommateurs choisissent l’endroit où ils regardent leur contenu. Plutôt que de se limiter à l’inventaire offert dans un canal par rapport à l’autre, les publicitaires peuvent simplement placer les achats là où leur inventaire désiré est disponible à un prix compétitif.

Fini le temps où la TV connectée était une boîte noire pour les publicitaires en télévision et vice versa. Armés de la capacité de planifier et d’atteindre des audiences cross screen, couplée aux capacités de ciblage data et des outils de mesure nécessaires aux reporting et à l’optimisation des campagnes, les publicitaires sont aujourd’hui en mesure de franchir une nouvelle étape cruciale dans l’évolution de la publicité TV / vidéo.

Advertisements

#Advertising is under pressure ! 3A’s (#audience #addressability #advertainment) could be the key to recovery. Let’s discover my webcast at The Conference Board.

Moderator: – Customer Experience Council Director

In a world in which the consumer suffers from advertising fatigue and advertising blindness, Hugues Rey, CEO Havas Media Group BeLux, joins us to discuss how data and dynamic creations enable us to reach the right person at the right moment on the right channel.

Advertising is still a massive budget for corporations and concerns remain on the effectiveness of channels in a fast changing media world. How can companies switch from perceived irrelevant spending to a tangible return on investment and better connect with their consumers in the process?

Key takeaways around the 3A’s

  • Audience – From reach to audience, what are the ways to connect better with the consumer to deliver the relevant content?
  • Addressability – What is the future of the mass media and how to use it in a more accurate targeted approach?
  • Advertainment – How to develop specific and dynamic content that engage, educate and entertain the consumer?

 

13 Scalable Ways To Reach Your Audience In A More Personal Way (Source: Forbes) #audience #addressable #advertainment

Forbes Agency Council

Successful PR, media strategy, creative and advertising executives from Forbes Agency Council share trends and tips.

https://www.forbes.com/sites/forbesagencycouncil/2018/09/30/13-scalable-ways-to-reach-your-audience-in-a-more-personal-way/#77bcf79c3e9f

Years ago, a “one size fits all” approach to marketing was the standard. But with the vast amounts of customer data and feedback platforms available today, personalization is the name of the game. Customers want to know that you’re listening to them and providing an experience that speaks to their needs — and that requires taking different approaches to different audience groups.

If you’re ready to start refining your audience targeting strategy, consider the following 13 tips from members of the Forbes Agency Council.

Members of the Forbes Agency Council offer their best tips.IMAGES COURTESY OF FAC MEMBERS

1. Work Backward And Target One Person First

We build a persona as if targeting a single individual first. What do they look like? Where do they shop? What do they eat? What music do they love? From here, we work backward and start scaling and testing. It’s easier to find an audience in this manner than to start too broad and spend months scaling down. – Bernard MayNational Positions

2. Take Advantage Of Lookalike Audiences

We target high-performing influencer content to a particular audience segment, but then watch as folks click on that content. We make a Custom Audience out of the “clickers” and then target lookalikes of them. We’ve found that people who look like those who engaged initially convert at a much higher rate than any other target audience. It’s a strong argument against “set it and forget it.” – Jim TobinCarusele

3. Offer Plenty Of Choices

I think one of the greatest mistakes that firms make (enabled by their marketing department and agencies) is over-segmenting their campaigns, products and offerings. While data and even artificial intelligence can inform marketing of expected/prior behavior, I believe that today’s consumers want to choose what they want and when they want it, without being served something created just for them. – April Joy RudinThe Rudin Group

YOU MAY ALSO LIKE

4. Speak To The Customer’s Journey

The first thing is to map out your customer’s journey. Then, create educational content they can interact with. Now build custom audiences that help them move throughout their journey. Be relevant to them while being omnipresent so they see you everywhere. All marketing has to be relevant, and by knowing your customer’s journey, you can use storytelling to create intimacy and familiarity. – Imran Tariq, WebMetrix Group LLC

5. Create Alignment With Their Holistic Personal Narratives

We look at potential clients in a holistic, personal way. This means we consider things that may not be directly related to them hiring us — things that are indicative of the kinds of people who resonate with our message. For example, people involved with charity, animal advocates, environmentally conscious organizations, etc. We approach them as a whole person. – Drew GerberWasabi Publicity, Inc.

6. Create Personas Based On Your Existing Customers

We implemented the inbound marketing principle and have been testing it out on ourselves and clients. We craft personas based on our existing customers that help us reach our ideal audiences more effectively. This is scalable, personal and, most importantly, effective. We’ve generated more leads from our content marketing efforts over the past few months than at any other point in our history. – Mary Ann O’BrienOBI Creative

7. Define Your Audience’s Goals, Opportunities And Challenges

The best approach I’ve seen is building an ideal client profile that contains a description of their top goals, opportunities and challenges. Then, create content that gives your best advice about how to address those three things. This creates a completely scalable approach to audience targeting that realizes meaningful engagement. When you talk about what matters to ideal clients, they cannot resist it. – Randy ShattuckThe Shattuck Group

8. Leverage Unbranded Social Communities 

Targeting an audience by building and/or participating in unbranded social communities can be a strategic advantage. Both B2C and B2B decision makers want to engage and learn from peers, and Facebook or LinkedIn Groups provide that forum. Brands can then listen and participate, and over time they can activate this audience in a way that paid social targeting cannot. – Brian WalkerAE Marketing Group

9. Communicate With Audiences Based On Behavioral Preferences

We support behavior changing through communication. This can be achieved by organizing customers into behavioral categories and personalizing campaigns based on behavior preferences. For example, a “playful” behavior segment will respond better when everything is presented in a playful style that aligns with their own, while “analytic” behavior segments want clear statements. – Elizabeth EdwardsVolume Public Relations

10. Focus On Life Moments

By focusing more on the important decisions that someone might need to make at a specific point in their life instead of making generalizations based on how old they are, we can create more meaningful connections with individuals. This also allows content to be more focused on the motivations behind the actions we want someone to take than other, more traditional approaches. – Greg KihlstromYes& Agency

11. Create Categories Of Buyers

Many platforms are built to deliver the promise of one-to-one marketing, but the reality is many segments of customers will respond to customized ads. Instead of trying to drill down to the individual, find different categories, be it B2B or B2C, C-level or procurement, etc., and create content that resonates with each group. Personalize this. The individual level simply isn’t scalable. – Dan GoldenBe Found Online

12. Automate Marketing Where You Can

With all the technology we have at our disposal, we’d be negligent not to employ it for the furthering of our message as well as better targeting of our audience. Marketing automation tools make it much more manageable to create and syndicate content that is on target, down to the individual level. Dynamic content, personalized emails, conditional workflows — it’s all inside and it works. – Ricardo CasasFahrenheit Marketing

13. Sell To Your Early Adopters And Loyal Customers First

Following the 80/20 rule of marketing, we try to identify audience members who are most likely to become early adopters of our brand. From here, we can execute lookalike audiences in Facebook advertising, as well as leverage other platforms our audience engages with and target people with similar needs. These customers lead us to similar ones in need of our services and give us plenty of referrals. – Kristopher JonesLSEO.com

Meet the Most Inspiring Companies of 2018 by Inc5000

If entrepreneurs are the lifeblood of an economy, consider Inc.’s ranking of 5,000 companies America’s circulatory system.

Inc.’s annual report looks at these fast-growing innovators–and how they made our list.

The 2018 Inc. 5000

The fastest-growing companies in America are a force, notching collective revenue of more than $206.2 billion in 2017 and three-year revenue growth rates that top out at 75,661 percent. Explore the list.

RANK COMPANY 3-YR GROWTH REVENUE
1 SwanLeap 75,661% $98.97m
2 PopSockets 71,424% $168.84m
3 Home Chef 60,166% $255.05m
4 Velocity Global 39,817% $49.18m
5 DEPCOM Power 38,963% $219.57m
6 Aeronux Airways 20,005% $21.87m
7 Diamond Assets 19,718% $43.08m
8 GForce Life Sciences 16,427% $16.89m
8 Flexport 15,911% $224.75m
9 Scientist.com 15,268% $50.27m
10 The Garrett Companies 14,822% $82.1m

Note: Flexport tied with GForce Life Sciences for No. 8 on the 2018 Inc. 5000. It was listed incorrectly in the print edition.

How the 2018 Inc. 5000 Companies Were Selected
Companies on the 2018 Inc. 5000 are ranked according to percentage revenue growth from 2014 to 2017. To qualify, companies must have been founded and generating revenue by March 31, 2014. They must be U.S.-based, privately held, for-profit, and independent–not subsidiaries or divisions of other companies–as of December 31, 2017. (Since then, some on the list have gone public or been acquired.) The minimum revenue required for 2014 is $100,000; the minimum for 2017 is $2 million. As always, Inc. reserves the right to decline applicants for subjective reasons.

Note: Growth rates used to determine company rankings were calculated to two decimal places. In the case of ties, the companies with more revenue were placed higher.

3A’s to save the advertising: Audience – Addressable – Advertainment (Webcast: The Conference Board Europe)

In a world in which the consumer suffers from advertising fatigue and advertising blindness, Hugues Rey, CEO Havas Media Group BeLux, joins us to discuss how data and dynamic creations enable us to reach the right person at the right moment on the right channel.

Advertising is still a massive budget for corporations and concerns remain on the effectiveness of channels in a fast changing media world. How can companies switch from perceived irrelevant spending to a tangible return on investement and better connect with their consumers in the process?

Key takeaways around the 3A’s

  • Audience – From reach to audience, what are the ways to connect better with the consumer to deliver the relevant content?
  • Addressability – What is the future of the mass media and how to use it in a more accurate targeted approach?
  • Advertainment – How to develop specific and dynamic content that engage, educate and entertain the consumer?

 

Former Google CEO predicts the internet will split in two — and one part will be led by China

  • Speaking at a private event hosted by Village Global VC yesterday night, tech luminary and former Google CEO Eric Schmidt predicted that the internet will bifurcate into Chinese-led and US-led versions within the next decade.
  • Under Sundar Pichai’s leadership, Google has explored the potential to launch a censored version of its search engine in China, stirring up controversy internally and outside the company.

Former Google CEO claims internet will split between U.S. & China  

Eric Schmidt, who has been the CEO of Google and executive chairman of its parent company, Alphabet, predicts that within the next decade there will be two distinct internets: one led by the U.S. and the other by China.

Schmidt shared his thoughts at a private event in San Francisco on Wednesday night convened by investment firm Village Global VC. The firm enlists tech luminaries — including Schmidt, Jeff Bezos, Bill Gates and Diane Green — as limited partners, then invests their money into early-stage tech ventures.

At the event, economist Tyler Cowen asked about the possibility of the internet fragmenting into different sub-internets with different regulations and limited access between them in coming years. “What’s the chance, say, 10 to 15 years, we have just three to four separate internets?”

Schmidt said:

“I think the most likely scenario now is not a splintering, but rather a bifurcation into a Chinese-led internet and a non-Chinese internet led by America.

If you look at China, and I was just there, the scale of the companies that are being built, the services being built, the wealth that is being created is phenomenal. Chinese Internet is a greater percentage of the GDP of China, which is a big number, than the same percentage of the US, which is also a big number.

If you think of China as like ‘Oh yeah, they’re good with the Internet,’ you’re missing the point. Globalization means that they get to play too. I think you’re going to see fantastic leadership in products and services from China. There’s a real danger that along with those products and services comes a different leadership regime from government, with censorship, controls, etc.

Look at the way BRI works – their Belt and Road Initiative, which involves 60-ish countries – it’s perfectly possible those countries will begin to take on the infrastructure that China has with some loss of freedom.”

The Belt and Road is a massive initiative by Beijing to increase China’s political and economic influence by connecting and facilitating all kinds of trade, including digital trade, between China and countries in Europe, Africa, the Middle East and Asia.

Schmidt’s predictions come at a time when his successor at Google, CEO Sundar Pichai, has stirred up controversy around the company’s strategy in China.

Reportedly, Google has been developing “Project Dragonfly,” a censored version of its search engine that could appease authorities in China. The project allegedly included a means to suppress some search results, booting them off the first page, and a means to fully block results for sensitive queries, for example, around “peaceful protests.”

What's next for Schmidt?

What’s next for Google’s Eric Schmidt? Sree Sreenivasan weighs in  

In recent weeks, hundreds of Google employees lobbied Pichai for more transparency and signed a letter saying that the reported plans raised “urgent moral and ethical issues.”

Pichai has said that Google has been “very open about our desire to do more in China,” and that the team “has been in an exploration stage for quite a while now,” and considering “many options,” but is nowhere near launching in China.

In a separate discussion last night between Schmidt and several start-up founders, he lauded Chinese tech products, services and adoption, especially in mobile payments. He noted that Starbucks in China don’t feature a register. Customers order ahead online and pay with their phones before picking up their lattes.

A business development leader with Facebook, Ime Archebong, asked Schmidt if large tech companies are doing enough good in the world.

Schmidt replied: “The judge of this is others, not us. Self-referential conversations about ‘Do I feel good about what I’m doing?’ are not very helpful. The judge is outside.”

At several points in the private discussion, Schmidt urged entrepreneurs to build products and services that are not merely addictive, but valuable. He also said not enough companies “measure the right things.” Too many focus on short-term revenue growth and satisfying shareholders, rather than what’s best for their users, society and the long-term health of their companies.

Schmidt was the CEO of Google from 2001, when he took over from co-founder Larry Page, through 2011, when Page reclaimed the reins. He remained as executive chairman of Google and then Alphabet until earlier this year.

Correction: Eric Schmidt did not specify a date by which he believed the internet would bifurcate. He was responding to a question from Tyler Cowen which specified “in the next 10 to 15 years.”