Yves Del Frate (CSA) : “Les médias à valeur ajoutée éditoriale ont une vraie carte à jouer car c’est la qualité éditoriale du média qui fera la différence” (MM.be)

Les médias jugés les plus efficaces par les consommateurs sont sous-investis en publicité. Telle est la principale conclusion de l’étude Media Impact menée en France par CSA pour mesurer l’efficacité des médias à la fois sur la pub et l’éditorial, à chaque étape du parcours consommateur (*).

L’étude montre notamment que 90% des Français jugent les médias utiles dans leur parcours d’achat, et les médias offline beaucoup plus que le digital, alors que le digital draine aujourd’hui près de la moitié des investissements publicitaires.

source: https://www.mm.be/brunch-fr-289-6e54313eabbb3fc7096e47788a8becda-41091?utm_source=emailR&utm_medium=Brunch%20Media%20Marketing&utm_campaign=FR%20289%20Brunch

Dans le détail, la télévision domine, notamment sur les étapes de découverte, de connaissance et d’achat d’une marque, suivie par l’OOH. L’utilité de la presse est la plus forte sur la découverte de promotions et l’attachement aux marques, et la radio sur la découverte de promotions. Côté Digital, si la performance du search se situe au niveau de la presse, la pub digitale est en retrait sur l’ensemble des étapes du parcours consommateur en termes d’utilité perçue.

L’étude de CSA montre surtout que l’offline pèse plus des deux tiers de l’efficacité déclarée alors qu’elle capte 59% des investissements nets, là où l’utilité perçue du digital pointe à 29% pour 41% des investissements. Soit un déficit d’investissements pour l’offline estimé à 12% des investissements (1,5 milliard d’euros).

Yves Del Frate, CEO de CSA et Data Solutions Havas et Président de Havas Media Belgium, est venu présenter cette étude à Bruxelles, lors du congrès MAGnify organisé par We Media le 3 octobre dernier. Nous l’avons rencontré.

Votre étude Media Impact va dans le même que ceux de l’étude Re-avaluating Media qu’Ebiquity a récemment menée en Belgique. Le marché français a-t-il été surpris par ses résultats ?

Assurément, ces résultats ont surpris. Parce qu’en France les investissements sont favorables aux plateformes. Les annonceurs investissent énormément en digital et en programmatique, mais ils ne se soucient pas encore assez de la perception que les consommateurs ont de cette communication.

C’est la raison pour laquelle, après avoir mené énormément d’études sur les comportements d’achat, il était temps d’aller voir ce qui ce passe du côté du consommateur, de ce que les gens pensent des médias dans le cadre de leur processus d’achat.

Nous avons mesuré le côté fondamental de l’éditorial – plus utile que la pub dans leur parcours d’achat selon eux : 56% vs. 49% – et surtout que la publicité digitale est jugée très intrusive, à hauteur de 62% pour les Français et 65% pour les millennials. A titre de comparaison, le rejet de la pub dans la presse est exprimé à 45%. Soit 20 points de moins que pour le digital.

En France, nous investissons plus de 5 milliards par an en net en digital sans avoir réellement trouvé LE format publicitaire. Nous n’avons pas trouvé l’équivalent de l’affiche 4/3 ou du spot 30″. Nous produisons un spectacle qui n’en est pas un pour les internautes. Nous le voyons dans les mesures d’efficacité qui sont connectées au business des clients : le digital est moins efficace que les autres médias. Moins efficace en volume et moins efficace en ROI.

Si le digital est devenu un media de masse, il ne fonctionne pas comme un mass media et donne sa pleine mesure en one-to-one ou en one-to-few.

Pour autant, un peu partout, les annonceurs continuent à investir massivement dans le digital…

En effet, et notamment sur les plateformes qui trustent 4,5 milliards des 5 milliards d’investissement. La partie digitale des médias français ne représentant que 500 millions d’investissement net, alors que ce sont ces médias qui génèrent la valeur ajoutée éditoriale. Cela participe du questionnement sur l’impact business du digital aujourd’hui.

Vous dites que les médias traditionnels ont trouvé leur audience digitale mais pas encore la monétisation de ces audiences.

On voit bien que les plateformes américaines ont fait la différence sur cette stratégie commerciale, souvent d’ailleurs en direct avec les annonceurs et sans le conseil de leurs agences médias ; elles se sont taillé la part du lion en matière d’investissement, puisqu’on parle de 80% d’investissements digitaux et 90% de la croissance.

Raphael De Andreis, CEO de Havas Village France et président de l’Udecam, a récemment proposé un “new deal” pour revaloriser les médias locaux… Les agences médias ont-elles une responsabilité dans la distorsion que pointe Media Impact ? 

Nous avons collectivement une responsabilité notamment sur comment rectifier cette distorsion, les agences médias aussi puisqu’elles sont responsables de l’efficacité des euros que leur confient leurs clients pour obtenir les résultats business qu’ils escomptent.

L’ étude montre entre autre que nous avons intérêt à chercher une plus grande affinité avec la partie éditoriale du digital. Si nous voulons accompagner la consommation de plus en plus digitale de l’information, nous avons intérêt à trouver une écriture publicitaire moins intrusive, peut-être plus native… En tous cas, plus acceptable par les publics. Donc oui, nous avons une responsabilité, à la fois business mais aussi sociétale. C’est une aventure collective qu’il faut entreprendre avec les annonceurs, les agences créatives, les médias et les plateformes.

Un mot sur CSA. Comment l’institut a-t-il évolué depuis son absorption dans l’orbite Havas ?

L’Institut a pris un coup d’avance sur la data et s’est fortement digitalisé…d’où son nouveau nom : Consumer Science & Analytics. Notre panel connecté, nos modélisations économétriques, nos algorithmes nous servent de décodeurs des comportements des cibles et nous pouvons désormais proposer à nos clients des données d’études activables en on et off line, grâce notamment au procédé d’extension d’audience.

La connaissance client est ainsi bien plus opérationnelle pour nos annonceurs. Nous sommes devenus de vrais Consultants Data prêts à nous engager sur les résultats business de nos recommandations.

Plus largement quels sont les défis du secteur en général sur les études ?

Les études sont clés pour aider les entreprises à mener une transformation digitale consumer centric vs tech centric. Remettre leurs clients au centre de leur organisation.

La connaissance client devient plus opérationnelle via la data activable.  C’est l’un des principaux avantages du digital : le ciblage et activation des cibles.

Les études permettent de donner de l’intelligence à la data comportementale, lui donner du sens, de manière à permettre à nos clients de pouvoir adresser leurs cibles en sachant ce que les gens pensent et pas seulement ce qu’ils font.

C’est le vrai défi de demain pour construire des marques meaningful.

(*) L’étude a été réalisée en ligne du 21 décembre 2018 au 3 janvier 2019 auprès d’un échantillon de 8.614 individus 18+. Elle étudie la TV, la radio, la presse, l’OOH et l’Internet) et balaie 10 secteurs économiques sur cinq étapes du parcours consommateur (découvrir, connaitre, aimer, acheter, recommander).

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Driving innovation: how D’Ieteren Auto is building the future of mobility by Denis Gorteman – CEO – D’Ieteren Auto (BMMA – 15/10/2019)

15/10/2019 @ 12:00 pm – 2:00 pm

Cercle de Lorraine, Place Poelaert 6, Brussels

 

In 2017 D’Ieteren Auto created Lab Box, a start-up studio with the aim to improve the mobility of people and goods in a scalable & sizeable way. Since then, Lab Box has successfully launched 6 start-ups such as Poppy, Skipr and Lizy. Lab Box deploys its expertise, shared resources and team to generate and validate start-up ideas that are then built and launched by a founding team.

registration: https://www.bmma.be/events/october-lunch-with-denis-gorteman-dieteren/

In this talk, Denis Gorteman and Sam Heymans will discuss the opportunities, challenges and lessons learned in starting and operating a corporate start-up studio from both a corporate as well as a start-up perspective.

Denis Gorteman: CEO – D’Ieteren Auto

Denis Gorteman started his career in the automotive sector in 1988 by joining D’Ieteren Lease, the long term leasing company of D’Ieteren Auto, the family owned importer in Belgium of the Volkswagen Group brands. He took responsibilities for the Operations of all finance activities in 1996 and became a member of the Management Committee. Under his leadership, a new web-based platform was launched which was completely integrated in the Dealer Management System and the Importer databases.

Named Managing Director of D’Ieteren Lease in 2003, Denis Gorteman and his CFO successfully concluded the first securitization program. It allowed the long term leasing company to develop itself without being a financial burden for its mother company. As a result, the fleet increased by 50% within the next 3 years.

In November 2008, Denis was named Operations Strategy Manager at BELRON® International, the worldwide leading company in Vehicle Glass Repair and Replacement. In 2010, he won the BELRON® award for Innovation in Customer Service for developing a new approach which increases the speed of service, a clear differentiator for customer delight and conversion.

Since January 2012, Denis is CEO of D’Ieteren Auto in charge of all automobile activities of the Group in Belgium. He is also a Member of the Board of Volkswagen D’Ieteren Finance, the new joint-venture between Volkswagen Financial Services and D’Ieteren Lease.

Sam Heymans, Co-founder & CEO – Lizy

Sam Heymans started his career by launching an event organizing company when he was only 19 years old. Together with his team, Sam organized events for over 7,000 participants and built a profitable business in doing so.
After completing his Bachelor’s degree in Business Engineering from UCLouvain, he continued his studies at HEC Paris, where he obtained a Master in Management (Grande Ecole) and a Master in Entrepreneurship. After his studies, he gained professional experience at McKinsey & Company and Google.

In October 2018, Vincent Castus and Sam Heymans started Lizy, a fully digital leasing company for SMEs and entrepreneurs, together with Lab Box, D’Ieteren Auto’s investment vehicle.

Lizy officially launched beginning of 2019. Only 4 months later, Lizy won the 2019 Fleet and Mobility Start-up of the Year, and the start-up currently has over 20.000 unique monthly visitors and is growing at a 40% monthly growth rate.

The presentation will be done in French and Dutch.

SOUBRY ET HAVAS VILLAGE DÉCLARENT L’AMOUR “AL DENTE”

Soubry

Soubry, la marque de pâtes la plus vendue en Belgique, lance une innovation majeure qui méritait bien une nouvelle histoire de marque. Ici encore, comme dans le dernier film de la marque, les spaghettis unissent les gens. Une histoire d’amour digne d’un conte de fées qui permet à Soubry d’annoncer le renouveau de sa célèbre gamme bleue, maintenant encore plus ‘al dente’.

A partir de la plateforme meaningful brand, le spécialiste de pâtes a voulu faire vivre la marque à travers le lien authentique qui la caractérise: Soubry rassemble les gens.

Dans ce film, nous suivons un jeune garçon qui, tout au long de son parcours, découvre plusieurs couples qui tombent amoureux. Une interprétation moderne et humaine du film de notre enfance avec une touche de magie qui permet à Soubry de transmettre toute sa chaleur et sa convivialité.

Havas Media a préparé un mélange savoureux de capsules TV et de vidéo online. Bonne dégustation !

 

Credits:

Client: Michel Soubry, Ann Dhoedt, Joeri Van Den Eeckhout
Creatives: Luc Shih, Hanne Deheegher
Account: Ellen Sonck
Creative Director: Werner Van Reck
Agency Producer: Bram Busschots
Director: Toon Aerts
Production company: Czar
Producer: Lander Engels

“Future” of Sport & Entertainment: Canon’s incredible 3D capture of All Blacks try vs South Africa

RUGBY – Au cœur de la mêlée. Samedi 21 septembre se déroulait l’un des principaux chocs, si ce n’est le plus attendu, du premier tour de la Coupe du monde de rugby, qui s’était ouverte la veille au Japon.

Au cours d’une rencontre acharnée et haletante, les All Blacks de la Nouvelle-Zélande ont fini par triompher (23-13) des Springboks d’Afrique du Sud. Un match notamment marqué par l’essai de George Bridge, en milieu de première mi-temps.

Une action spectaculaire au cours de laquelle les Océaniens ont fait montre de leur puissance et de leur vitesse d’exécution, traversant tout le terrain en résistant à l’agressive défense des “Sudaf’” .

SA Rugby magazine

@SARugbymag

The @AllBlacks showed exactly how dangerous they are as George Bridge scored the first try of the match.https://twitter.com/jaredwright17/status/1175358042671652864/video/1 

L’un des temps forts du premier weekend de compétition donc, qui a aussi permis au monde de l’ovalie de découvrir une innovation spectaculaire. Durant toute la durée du Mondial, le spécialiste japonais des produits optiques, Canon, fait effectivement la démonstration d’un dispositif bluffant.

Pendant sept rencontres, un ensemble de caméras baptisé “Free Viewpoint Video System” sera installé, permettant de saisir les actions de jeu d’un point de vue jamais capté de cette manière. Traitées par un système informatique, les données sont ensuite assemblées et fournissent un espace 3D dans lequel il est possible de se déplacer.

Et pour l’essai de George Bridge, le compte officiel de la Coupe du monde a diffusé un exemple de ce qui peut être réalisé qui est assez parlant.

Rugby World Cup

@rugbyworldcup

Mind blown 😲

Get onto the pitch with George Bridge and the @AllBlacks at

Courtesy of @Canon_mj

Vidéo intégrée

Les actions peuvent ainsi être visionnées selon différents points de vue, différents angles, et en résumé offrir le sentiment de se trouver en plein cœur de l’action.

Une technologie qui sera notamment utilisée lors du match entre le XV de France et l’équipe d’Angleterre, le 12 octobre prochain, mais aussi lors des demi-finales et de la finale. Reste à espérer que les joueurs tricolores offriront des séquences de jeu pouvant être vues et revues à l’aide ce dispositif sensationnel.

Invité à la tribune de la BMMA, Guillaume Boutin, patron de la division consommateurs de Proximus, plaide pour une alliance médiatico-publicitaire contre les GAFAN (Source: L’Echo)

JEAN-FRANÇOIS SACRÉ 

26/9/2019

Guillaume Boutin, patron de la division consommateurs de Proximus, plaide pour une alliance médiatico-publicitaire contre les Gafan. Face au courroux des chaînes de télévision, il se veut rassurant et présente une charte précisant ses intentions.

Invité à la tribune de la BMMA (Belgian Management & Marketing Association) mardi, Guillaume Boutin, le patron de la division consommateur de Proximus, a fait salle comble. N’y voyez pas les conséquences du départ précipité de sa patronne, Dominique Leroy: la salle affichait sold-out bien avant. Soit peu après le changement de paradigme annoncé mi-juin par l’opérateur, lequel doit devenir un fournisseur de services digitaux plutôt qu’un simple opérateur telcos. Ce qui se concrétise par une “data alliance” entre opérateurs et médias et par le lancement de Pickx, plateforme télé inspirée du modèle Netflix présentant les programmes en fonction des centres d’intérêt des gens identifiés grâce aux data générées par les décodeurs. De quoi personnaliser l’offre. Le but: répliquer aux Gafan qui ont vampirisé 50% du marché de la pub.

source: https://www.lecho.be/entreprises/media-marketing/pour-rassurer-les-chaines-de-tele-proximus-lance-une-charte-pickx/10165524.html

Écosystème local

Guillaume Boutin rappelle que les Gafan sont en train de protéger leur écosystème, chacun ayant son propre système d’exploitation, ses propres terminaux, ses propres contenus. “Ils adoptent une approche verticale et non plus horizontale et ouverte, dit-il. La preuve: la nouvelle plateforme de vidéo Apple TV+ne sera disponible que sur son propre écosystème.” Guillaume Boutin y voit une opportunité pour les acteurs belges de développer un écosystème composé de contenus locaux forts, organisés en tenant compte de l’évolution de la consommation (“où je veux, quand je veux, comme je veux”). “Mais on n’y arrivera pas seuls, ni Proximus, ni RTL, ni les autres. S’il faut que le régulateur fasse le travail, on peut attendre longtemps. On doit agir nous-mêmes. On a une fenêtre d’opportunité, que j’estime à 18 mois, pour reprendre la main.”

“Il ne faut pas se tromper d’ennemi. Notre concurrent ce sont les Gafan, pas la RTBF ou RTL.”

D’où, d’une part, cette alliance dans les data, permettant la pub personnalisée, ceci dès cet automne. “Cela permettra de faire revenir en télévision des marques qui étaient parties sur le net, car elles pourront mieux cibler les consommateurs”, plaide-t-il, tablant d’ici cinq ans sur 30% du marché absorbé par la publicité télé ciblée. De l’autre, cette plateforme Pickx, seule à même, selon lui, de répondre aux besoins de flexibilité des consommateurs. “Faute de quoi les gens iront directement sur YouTube, Amazon, Netflix et demain sur Disney+ou Apple TV+.”

On se souvient que lors de l’annonce de Pickx, les patrons de chaînes – privées et publiques, francophones et flamandes – avaient à l’unanimité tonné contre l’initiative, l’accusant de porter atteinte à l’intégrité de leur signal, de favoriser la consommation en différé, à la carte, et donc de menacer leurs revenus publicitaires. Un mécontentement rappelé avec force lors de la récente rentrée des chaînes de télévision.

Apaiser les esprits

Alors que les négociations se poursuivent dans le plus grand secret, Guillaume Boutin a tenté d’arrondir les angles. “Je comprends la crispation dans le marché mais il faut choisir ses combats. Il n’y a pas de guerre entre les broadcasters et Proximus. Il y a des discussions, il ne faut pas se tromper d’ennemi. Notre concurrent, ce n’est pas RTL ou la RTBF, ce sont les Gafan.”

Guillaume Boutin a ainsi dévoilé une “Charte Proximus Pickx”, envoyée il y a quelques jours aux chaînes de télé. “Nous y engageons par écrit l’entreprise. Ce n’est pas rien, confie-t-il. Nous y expliquons à nos partenaires broadcasters nos intentions et clarifions nos ambitions.”

Dans ce document, dont L’Echo a pu prendre connaissance, Proximus commence par justifier sa démarche par la nécessité de faciliter l’accès au contenu audiovisuel proposé par sa plateforme afin de permettre au consommateur d’avoir une meilleure expérience télévisuelle, notamment via un mécanisme de recommandations basées sur les données du décodeur. Dans les grandes lignes, il s’engage ensuite à privilégier l’accès en live des chaînes de télévision via plusieurs points d’accès, à mettre en avant les acteurs et productions locaux, à ne pas monétiser le référencement des contenus des chaînes et à partager “raisonnablement” avec les broadcasters des données sur les usages de la plateforme.

Proximus se réserve toutefois le droit de modifier la charte en fonction d’éventuelles plaintes de propriétaires de contenus, de changement dans la réglementation, d’injonctions d’autorités compétentes ou d’évolutions technologiques entraînant des coûts additionnels et des désavantages compétitifs pour Proximus. Ce qui fait dire à un proche du dossier qu’il s’agit là surtout d’un catalogue de bonnes intentions qui ne sont en rien contraignantes pour Proximus.

FRESH AND FOCUSED: THE U.S. RETAILER PATH TO WINNING BRICK AND MORTAR (Source: Nielsen)

Despite the explosion in online shopping in the U.S., physical stores haven’t gone by the wayside. Why? In a word: fresh.

Although e-commerce represents just 4% of grocery sales today, it accounts for nearly one-third of total growth. And Americans are increasingly heading online to shop for nonperishables, household items and pet products, making the concept of stock up grocery trips a thing of the past for many shoppers.

Yet the fresh departments (bakery, deli, meat, produce and seafood) still lure people into physical stores; in fact, online grocery shoppers spend 1.5% more in-store on fresh food than the average consumer does. As more category sales continue to shift online, retailers need a way to differentiate themselves in stores, and fresh is the perfect place to do it. Fresh is the growth engine of the store, as gains in these perimeter departments translate to total store success.

Retailers with well-established fresh departments provide us with a glimpse into the future, and a roadmap for others.

FRESHER FRESH DEPARTMENTS

We segmented stores based on the percentage of overall store sales from their fresh food departments, and top performers generate 43% of overall sales from perishable foods (compared to an average of 32% for the same measurement across all retailers). They’re succeeding by taking “freshness” to the next level.

For the most successful retailers, deli and produce departments provide the greatest contribution to total perishable sales. This debunks the long-standing belief that the meat department contributes the highest impact to the success of the perimeter of the store. And it likely reflects consumers’ changing wellness needs, as well as their growing demands for convenience. With more than three-fourths of deli sales coming from random weight items, top fresh retailers have honed a more authentic, ready-made feel.

For retailers as a whole, the fresh seafood and deli departments continue to rise in-store. Meanwhile, the health and beauty care department is seeing its fortunes shift online, and the dairy department is struggling overall. So while the latter departments still have strong in-store value, investment in fresh should take priority.

VARIETY WITH PURPOSE

For fresh retail superstars, success hasn’t come from necessarily carrying more (or fewer) items, but from having the right items in fresh.

Today’s consumers value health-conscious food options, and top performing fresh retailers have responded by featuring nearly three times as many different plant-based meat alternative offerings as lesser performers—a savvy move, considering nearly 60% of U.S. consumers value dietary balance between animal and plant foods.

While it doesn’t take much hand wringing to purchase a box of healthy snack bars online, it’s important to remember that produce purchasing remains a necessarily tactile, in-person experience for many consumers. Leading fresh retailers understand this, significantly outperforming lesser performers in avocados, tomatoes, apples, herbs and berries. These produce items in particular are ones where consumers look or feel to confirm freshness.

Across all U.S. retailers, avocado sales are up 8%, and vegetables are succeeding even more than fruit (up 4.9% in sales vs. a slight increase of 0.3% in sales for fruit). As a result, investing in a stronger vegetable supply chain is a smart business strategy.

SHOPPING EXPERIENCES VERSUS SHOPPING TRIPS

For fresh retailers, it’s about consumers craving a destination, not for stocking up. Experience, personalization and convenience win. In fact, food service offerings are up 10% in sales year over year. Within the bakery department, winners are focusing on pulling consumers in for more than just special occasions. Too many stores only focus on the sweets portion of their bakery, missing out on the opportunity to bring consumers in on a daily basis for breads and rolls.

Fresh is the last stronghold for brick-and-mortar. Retailers that want to win across the store need to focus on fresh.

METHODOLOGY

The insights in this article were derived from:

  • Nielsen Total U.S., all outlets combined, 52 weeks ended Aug. 24, 2019.
  • Nielsen Total Food View, Total U.S., 52 weeks ended July 27, 2019.

OTT Advertising Will Be A Clear Winner In The 2020 Elections: Targeting, Capping, Versioning

The ability to target television advertising to specific audiences is going to play a major role in the 2020 Presidential and Congressional elections. That’s because targeting political advertising based on geography and demographics will allow candidates to get incremental lift by reaching voters they would otherwise have missed with a linear-only campaign.

The Cambridge Analytica scandals and recurring instances of Russian and other foreign interference have made many voters skeptical of political ads on social media, many of which are disguised as posts from cause-related organizations. While Facebook, Google and Twitter all claim to be working to minimize the wide scale hijacking of their networks, they’ve done little to put voters minds at ease.

Even Facebook’s latest attempt — a claim that they will tighten the rules around verifying those companies that can place political ads on the platform — is being met with widespread skepticism, with one expert calling it “incremental baby steps forward [that would] not particularly position us well in the lead-up to elections.”

That’s why TV advertising will become so important this year. As per the Federal Elections Commission (FEC), all TV commercials from a campaign are required to have an ‘I am [CANDIDATE NAME] and I approve this message’ tag at the end. That means that viewers are assured that the ad is not a piece of Russian kompromat and represents the official views of an actual campaign. That will make them far more valuable during the upcoming election cycle.

In addition, television commercials create a greater emotional connection than digital ads. They make candidates appear to be more serious, giving them a degree of gravitas that digital just can’t match.

The Value of Targeting

And the ability to target specific viewers on TV will make the medium even more valuable. Campaigns can make use of a range of OTT options, from FASTS (free, ad-supported, streaming TV services) to Flixes (the multibillion dollar SVOD services being launched over the next year, many of which will offer ad-supported options) to vMVPDs (virtual MVPDs, which are digitally delivered and thus have the technology in place to allow for targeted advertising.)

Potential voters can be targeted by geography (the easiest option), by demographics, as well as by a host of other factors. As we also learned from Cambridge Analytica, potential voters can be targeted by any number of characteristics which researchers have determined may make them more or less inclined to vote for certain candidates or support certain issues. But rather than trick them with fake news and ads from fake organizations, real campaigns for real candidates can use that same data to target their TV commercials more effectively.

Frequency Capping

One advantage of OTT platforms and the technology around them is the ability to ensure that viewers aren’t over or underexposed to ads. They can do that when they stop looking at TV as a silo and start looking at the world of ads that the viewer is exposed to. Did they just see the same ad ten times because they were binge watching a show? Did they just spend time on YouTube or another online video site where the same ad might be playing? Or are their viewing habits atypical for their age and demo and thus they have not been exposed to any ads targeted to that particular demo? By taking this deep dive data into account, campaigns will be able to target ads more effectively and hit the right voters at the right times.

Versioning

Another advantage to targeted advertising, particularly for political campaigns, is that it can show different messages to different targets. So that one group might see ads that highlight a candidate’s positions on the environment, while another might see ads that highlight their position on health care. This can be especially valuable when used to supplement the candidate’s main messaging — targeted ads on OTT can appeal to specific “issue-oriented” voters while broader ads on linear can reach more mainstream voters.

As the 2020 elections ramp up, we can expect to see more political advertising than ever before. Thanks to the rapid growth of OTT and its better targeting capabilities, candidates of all stripes will be able to get a better return on their ad dollars from TV, without encountering the skepticism and fraud associated with online, social media in particular.

That’s a win for everyone, candidates and voters.