La transformation digitale d’Accor bute sur la différence de générations entre collaborateurs | La Revue du Digital

La transformation digitale d’Accor bute sur la différence de générations entre collaborateurs | La Revue du Digital.

PDG Accor - 2 - BF

Pour Sébastien Bazin, PDG d’Accor,  le plus gros problème dans la transformation digitale de son groupe hôtelier est le fossé entre les moins de 35 ans et les plus de 50 ans. Si les premiers ont l’agilité, les seconds ont le pouvoir. Les rapprocher est un chantier en cours.

Dans la transformation digitale, le plus gros problème, c’est la différence des générations au sein des collaborateurs. C’est ce que souligne Sébastien Bazin, PDG d’AccorHotels. Il a pris la parole à l’occasion de l’événement DigiWorld Future 2015, organisé par l’Idate, à Paris, le 16 Juin.

Nouvelles étapes 

Dans un marché de l’hôtellerie où la valeur est captée par de nouveaux intermédiaires, tels que TripAdvisor, et où montent en puissance des concurrents venus de nulle part tels que AirBnB, le PDG a décidé d’être présent sur toutes les nouvelles étapes du parcours client digital créées par la compétition.

Dans cette transformation, “mon plus gros problème n’est pas le diagnostic, ni les moyens, ou les talents,” liste-t-il. Pour tout cela, il estime que son groupe se donne du mal, et il espère que c’est mis en place. Son plus gros problème, “c’est un problème de générations entre les collaborateurs du groupe Accor,” regrette-t-il. Les rivalités concernent les moins de 35 ans face aux plus de 50 ans.

Expérience contre créativité

90% des entreprises qui se sont créées dans le monde du voyage, l’ont été par des gens qui ont moins de 35 ans, à partir d’une page blanche, avec une très grande agilité, avec une très grande envie de révolutionner le monde,” rappelle-t-il.

Or, au sein du groupe Accor, “90% des décisions sont prises par des gens qui ont plus de 50 ans, qui ont un héritage de 30 à 35 ans de métier, dans un grand groupe, avec de vraies obligations vis à vis du monde syndical, de la législation, etc,” constate-t-il.

Le monde de demain

Le groupe Accor dispose pourtant de collaborateurs de moins de 35 ans. “Ils ne réfléchissent peut être pas de manière aussi intelligente que les créateurs de startups, mais de manière toute aussi agile” établit le PDG.

De son point de vue, ce sont eux qui sont les plus agrégateurs d’information, les plus habiles, pour envisager le monde de demain. De plus, ils ont besoin d’oxygène, ils ont besoin qu’on leur donne de l’autorité, ils ont besoin d’espace, besoin d’innover, se réjouit Sébastien Bazin.

Je me mets dedans

Et de l’autre côté, il y a ceux qui ont le pouvoir. “Ils ont plus de 50 ou 55 ans, ce sont les moins agiles, – ne vous inquiétez pas je me mets dedans -, cette génération n’a pas très envie de donner le pouvoir à celui qui n’a pas cette courbe d’expérience, n’a pas passé les tempêtes,” comprend-il.

Pour autant, le PDG souhaite que ces deux générations cohabitent, se comprennent, et s’interfacent. “Je ne veux pas que ceux qui ont moins de 35 ans s’en aillent, car il y a des choses que l’on peut créer chez Accor, et je n’ai pas envie qu’il les créent en dehors du groupe,” dit-il fermement.

Chantier en cours

Reste qu’il décrit une situation où au final, les moins de 35 ans finissent par penser qu’ils en savent plus que ceux qui ont plus de 50 ans, et les respectent de moins en moins. “Les deux populations s’écoutent, ne s’entendent pas des masses, et se respectent à moitié,” diagnostique Sébastien Bazin.

Conclusion, “c’est un chantier en cours,” admet-il. Le groupe AccorHotels est le leader mondial de l’hôtellerie, emploie 180 000 personnes, et est présent dans 92 pays.

 

Digital Transformation in Financial Services: challenges and opportunities |(Source: Econsultancy)

Digital Transformation in Financial Services: challenges and opportunities | Econsultancy.

You don’t need to be a business strategist to realise that digital technology is radically changing the behaviour and expectations of consumers. 

This is particularly the case in the FSI sector where established brands are striving to ensure their services are as seamless as possible for customers and business prospects expecting an increasingly personalised and relevant experience across all channels, including mobile and social engagement.

Our new Digital Transformation in the Financial Services Sector report looks in detail at the opportunities and challenges faced by businesses looking to stay ahead of the competition.

The research is based on interviews with senior executives across a range of companies which included Saga, MORETH>N, RSA Insurance, LV, BlackRock, Alpha Financial Markets Consulting, The Co-operative Insurance, Barclays Bank, Lloyds Banking Group, Santander UK, Droplet, Nutmeg, AXA, JP Morgan Asset Management, Bibby Financial Services, Interactive Investor and Hargreaves Lansdown.

It was also supplemented with data from a global survey of 200 financial services and insurance companies carried out at the start of the year.

For more insight, Econsultancy subscribers can download the full report, but here are several key trends and recommendations emerging from the study.

Number one priority is around Customer Experience

A dominant theme in this sector is the need to focus on the customer experience by putting the customer at the centre of all decision-making. With the increase in mobile usage, delivering a great experience across all touchpoints is seen as essential.

This is backed up by Econsultancy’s survey which shows that one third of company respondents said that customer experience represents the single best opportunity for their organisation to deliver on their priorities for 2015. This percentage is significantly higher than the average percentage across all sectors.

Making the experience as personalised and relevant as possible is where financial services companies are placing the most emphasis in order to improve the customer experience, highlighted by the chart below.

As one interviewee stated:

You need to deliver on your promise; if you don’t you will lose credibility.

Companies can reap the benefits when they get these things right. Research by Accenture has shown that financial institutions offering timely, relevant and personalised online experiences have been shown to improve their conversion rates by 30% or more.

Standing out from the crowd to add value back to the customer

The financial services industry faces significant challenges as new players, unencumbered by legacy systems, enter these markets and change the industry landscape.

Companies talked about looking to differentiate their offer, adding value to the customer and moving away from price and being seen as a commodity product. Almost two thirds of companies surveyed (62%) said that over the next five years customer service and experience is the primary way they will seek to differentiate themselves from competitors, with only 2% highlighting price.

Creating space for people to work in a different way

In this fiercely competitive sector companies were adopting more agile ways of working and are using a number of ways to create the space for people to think of new innovative solutions to meet the challenge of competition and consumers’ needs, not held back by dated systems and the traditional ways of doing things.

Encouraging a digital culture where digital is part of everyone’s job

A strong digital culture was seen as essential to delivering transformational change and for digital to be inherent in everyone’s jobs. Showcasing internally what is working well in digital was helping to engage people along the digital journey and to encourage a cultural change.  The Head of Digital at Alpha Financial Markets Consulting stated:

Digital is the new normal, not a special term. Digital is inherent in every job and should not be isolated. Everyone has an element of digital in their job and it is about understanding and adapting to change.

Regulation and legacy systems still barriers to delivering on ambitions

Key themes from the interviews were around the challenges of legacy systems, siloed data, and the inability to have a single view of the customer. Moving off legacy systems to more adaptable platforms was seen as a key driver towards digital transformation.

It is all about the data as companies talked about the need to develop a better understanding of customer journeys and behaviour across channels and devices for digital marketing and transformation over the next few years.

For more insight download our new Digital Transformation in the Financial Services Sector report.

10ème Baromètre du Marketing Mobile : Wearables = 1,5 millions d’unités prévues (soit près de 4 fois plus qu’en 2014)

La Mobile Marketing Association France publie la neuvième édition du Baromètre trimestriel du Marketing Mobile, en partenariat avec comScore, GfK, Médiamétrie. 

Cette nouvelle édition du Baromètre Trimestriel de la Mobile Marketing Association France s’enrichit de nombreux nouveaux indicateurs et met en évidence l’importance du Mobile sous un jour nouveau : 

Pour la seule année 2015, plus de 25 millions de Smartphones et Tablettes vont être vendus en France : un record de ventes absolu pour le Mobile, 
Avec près de 1,5 millions d’unités prévues (soit près de 4 fois plus qu’en 2014) les wearables (accessoires portables intelligents) font une entrée remarquée sur le marché du Mobile, 
Les 20 applications les plus utilisées dépassent toutes désormais les 4,5 millions d’utilisateurs uniques et poussent le Mobile vers le statut de premier média digital et bientôt toutes catégories, 
Le Mobile joue un rôle de plus en plus important dans les expériences d’achat, avec, par exemple, 8 millions de Français qui prennent des photos de produit en magasin ! 

« 2015 se révèle être une année à la fois de prise de pouvoir et de renouveau pour le mobile : montée en puissance de tous les indicateurs de ventes, de pénétration et de monétisation, renouveau car de nouveaux supports (wearables…) et de nouveaux usages (Commerce Mobile) viennent créer de toutes nouvelles opportunités pour les marques » précise Philippe Dumont, Rapporteur de la Commission Application et Site Mobile de la Mobile Marketing Association France. 

Le Baromètre du Marketing Mobile, élaboré en collaboration avec les instituts comScore, GfK et Médiamétrie, est mis à jour trimestriellement et est composé d’une trentaine d’indicateurs clés. 

Le Baromètre du Marketing Mobile a pour objectif de décrypter de manière indépendante les usages et de quantifier l’importance du mobile pour des dizaines de millions de Français. Il présente notamment les dynamiques clés du marché, le profil des Français qui utilisent régulièrement leur Smartphone et leur Tablette et permet ainsi aux entreprises de mieux évaluer les opportunités de développer leur présence sur ce média. 

Le Baromètre du Marketing Mobile est disponible gratuitement sur le site de la Mobile Marketing Association France www.mmaf.fr sous forme d’infographie dans la rubrique « Actualités MMA France ». Il est possible de s’abonner au Baromètre du Marketing Mobile complet dans la rubrique « Publications » ou directement depuis le lien raccourci : http://nq.st/mmaf 

Consumers Expect Fully Connected Homes This Year, but they are unwilling to pay more than $250 for a connected device

Consumers Expect Fully Connected Homes This Year, Report Says.

Source: Ken Briodagh June 12, 2015

Homes are getting more and more hooked up, with lights, thermostats and security systems leading the way, but developers aren’t predicting “fully connected homes” to come into mass market for quite some time. To the contrary, however, according to a ThroughTek study released on June 11, consumers are expecting just that.

The “2015 Internet of Challenges Report” about consumer adoption of IoT technology, showed that one third of Americans believes that fully Connected Homes are possible before the end of 2015. Sixty percent of folks surveyed were on board within the next five years. Energy efficiency driven from IoT technology is what is attractive to about 60 percent of respondents.

However, the study says, in order to get to widespread IoT adoption, two major obstacles must be overcome: cost and security. A large percentage of consumers, almost 90 percent said that they are unwilling to pay more than $250 for a connected device, and nearly a third reported anxiety about lack of security for personal data.

Consumers Expect Fully Connected Homes This Year, Report Says

“Full IoT adoption is no longer a loose possibility within American homes. It’s a reality that will come to fruition in the near future,” said Daniel Collins, Chief Data Officer, ThroughTek. “Concerns regarding cost and cyber security are to be expected. However, benefits such as improving home energy efficiency will begin to outrank skepticism—especially as IoT adoption continues to become more widely implemented.”

Another interesting finding was that consumers are concerned about connected devices becoming obsolete or out of date, while the technical complexity is no concern at all for 84 percent of consumers.

“We’re greatly anticipating how consumers will respond to the benefits that a fully connected home will provide—especially as their anxieties are addressed through IoT advancements,” said Collins. “As devices continue to emerge within the market, IoT adoption within the home will become the norm.”

More:

In order to decipher American’s thoughts and concerns around adoption of the Internet of Things, ThroughTek commissioned research firm YouGov to poll the attitudes of American consumers.

“Full Internet of Things adoption is no longer a loose possibility within American homes. It’s a reality that will come to fruition in the near future,“ said Daniel Collins, Chief Data Officer, ThroughTek. “Concerns regarding cost and cyber security are to be expected. However, benefits such as improving home energy efficiency will begin to outrank skepticism—especially as IoT adoption continues to become more widely implemented.”

Additional key findings from the report include:

  • Energy efficiency is top benefit for IoT adopters, particularly among Millennials— According to the U.S. Department of Energy, the average American spends more than $3,000 per year on their home energy bill; therefore, in order to save, it’s not surprising that one in four (27%) Americans are keenly interested in the green benefits of connected homes. Millennials (18-34 year olds) are the demographic most interested in IoT-driven energy efficiency (32%), compared to those 55 years or older (21%). Additional principal benefits of IoT adoption include bolstered home security (23%) and management of home entertainment and media (16%).
  • Cyber security concerns are the number one obstacle for home IoT adoption— For one in four consumers, security remains the highest concern when purchasing a connected device—sensitivity around the use of personal data is a chief concern for one in five consumers (20%). Moreover, security concerns are almost 50 percent greater for Americans over 55 years of age (32%), verses those aged 18-34 (22%).
  • The golden price point for an IoT-connected device is $125– Price is a vital consideration in implementing a connected home, as American consumers are comfortable spending approximately $125 on a connected device. However, men are willing to spend more on the technology ($140 average), compared to women ($108 average). Additionally, consumers on the west coast are comfortable spending more on a connected device ($160 average), versus the east coast consumer who would prefer to spend no more than $136, on average.
  • Confidence in device longevity is essential to consumer adoption–One in four American consumers are concerned about their connected devices becoming obsolete or out of date. However, the complexity of IoT devices is not a concern for 84 percent of consumers, and ultimately will not deter them from making a purchase. Only 14 percent of Americans perceive that connected technology installation is too complex.

[Tribune de Kantar Media] ‘ Les médias éphémères bouleversent les usages marketing ‘

[Tribune de Kantar Media] ‘ Les médias éphémères bouleversent les usages marketing ‘.

Publié le 12/06/2015 par Marie Dollé, spécialiste en stratégie de contenu digital, Kantar Media

Si les messageries éphémères offrent aux marques l’opportunité de construire un lien différent, plus plus intime et authentique avec leurs publics, elles ne séduisent qu’une minorité d’annonceurs. En cause : l’absence d’empreinte numérique et l’inexistence pour l’heure d’options de ciblage.

[Tribune] ' Les médias éphémères bouleversent les usages marketing '

La tendance du message éphémère est portée par l’application star Snapchat qui permet l’envoi de photos s’autodétruisant 10 secondes maximum après leur consultation. Le cap des 100 millions d’utilisateurs actifs aurait ainsi été passé l’année dernière avec 700 millions de ” snaps ” (messages) envoyés chaque jour. Ce volume est d’autant plus impressionnant que Snapchat n’existait pas encore il y a à peine 3 ans !

2014 : l’année du message éphémère

Derrière cette plateforme célèbre, notamment auprès d’une population jeune, une myriade d’autres acteurs se sont engouffrés sur ce marché comme Wickr, Blink ou encore l’application de Facebook : Slingshot… avec plus ou moins de succès.

Pas surprenant dans ce contexte que la communauté marketing ait commencé à expérimenter ce modèle basé sur l’éphémère avec l’apparition de promotions et de publicités ayant une durée de vie très limitée, pour capter cette audience avide d’instantanéité. Une des marques les plus connues au monde, McDonalds, a par exemple investi la plateforme pour le lancement de son nouveau burger aux Etats-Unis l’année dernière, tandis que d’autres marques ou médias comme Audi etMashable ont eu l’idée de créer des contenus qui s’autodétruisent au bout de quelques secondes… Objectif avec la destruction de ces contenus : rendre le lien social plus intime et plus authentique grâce à son instantanéité et sa dimension d’exclusivité, comme dans une discussion en face à face et ainsi élargir sa communauté.

Un modèle publicitaire social à contre-courant des habitudes

En effet, Snapchat a promis que la publicité ne s’immiscera pas dans les échanges privés des utilisateurs qui auront le choix de visualiser ou non les publicités et qui disparaîtront au plus tard dans les 24h. Universal studios est le premier annonceur à avoir testé le dispositif. Chacune de leur campagne ayant été regardée de manière volontaire, à la façon d‘un opt-in publicitaire par des millions d’utilisateurs de la plateforme.

Le buzz autour de ces plateformes est indéniable et ouvre un champ aux marques. Il suffit de faire une simple recherche sur Google et d’y trouver des centaines de milliers de résultats pour s’en rendre compte. Mais en tant que marque, est-ce une raison suffisante pour utiliser le message éphémère dans sa communication digitale ? Les services de messagerie éphémère ont-ils de l’avenir ou sont-ils voués à disparaître aussi vite qu’un snap ?

En effet, malgré la popularité exponentielle du web éphémère, la révolution attendue n’est pas là… En réalité, aujourd’hui, seulement 1% des professionnels de la communication l’utilisent pour leur marque. Et 85% d’entre eux n’ont pas non plus l’intention de l’utiliser cette année. ( source : site socialmediaexaminer.com ) Comment expliquer que le phénomène ne soit pas davantage exploité par les marques ?

Les limites de l’intégration de ces applications dans une stratégie marketing sont en même temps ce qui les a rendues populaires : c’est le fait que leurs messages éphémères ne laissent pas de trace. La fameuse ” empreinte numérique ” ! Il s’agit d’une véritable contrainte pour les professionnels du marketing qui n’ont pas de visibilité sur la portée de leurs contenus auprès de leurs audiences cibles, même s’ils peuvent voir que leurs messages ont été vus. Si le message est une vidéo, il est difficile de vérifier si la vidéo a été visionnée jusqu’au bout et donc de savoir si la totalité du message a été communiquée. Limite à laquelle s’ajoute la difficulté de cibler les profils. Alors que les professionnels du marketing ont de plus en plus la nécessité de démontrer le retour sur investissement de leurs campagnes social media, ils ne peuvent pas se permettre de botter en touche avec des canaux dont il est impossible d’évaluer le ROI. Sans doute, certains diront que si une campagne séduit son audience, elle sera capturée, enregistrée et partagée sur les autres réseaux sociaux. Ce qui au bout du compte signifie qu’une campagne éphémère ne peut connaître le succès qu’à la condition que son contenu devienne permanent – un constat qui va totalement à l’encontre du principe même d’instantanéité de ce type d’opération marketing.

Autre frein identifié : la réputation de l’application Snapchat qui souffre de la mauvaise image du ” sexting ” (messages, photos, vidéos sexuellement explicites échangés électroniquement) facilité par le web éphémère. Cela exclut d’emblée de toute expérimentation les marques les plus “family friendly” qui ne veulent pas prendre le risque de jouer leur réputation et leur crédibilité.

Enfin, ” éphémère ” n’est pas synonyme de protection des données personnelles : en quelques années d’existence, Snapchat a déjà essuyé plusieurs cyber-attaques… qui ont eu un effet dissuasif certain.

Tout ceci ne signifie pas pour autant que la communication éphémère est une mode sans lendemain. Cette tendance a indéniablement changé la manière dont nous communiquons et avec des plateformes commeWickr – une application de messagerie éphémère cryptée, qui séduit de plus en plus, ou encore la nouvelle arme de Snapchat – Discover qui va permettre de distribuer des informations au sein de l’application, et choisie par Madonna pour diffuser son dernier clip – le temps du simple gadget pour ados est bel et bien révolu. Mais, comme phénomène marketing, les plateformes éphémères doivent encore faire leur preuve pour s’imposer dans le paysage digital, monétiser leur audience, et prétendre au titre de ” média du futur “…

Snapchat Discover : vers de nouveaux modèles de distribution de contenus ?

Lancé le 27 janvier dernier, Discover est un nouveau service qui va permettre à Snapchat de distribuer des informations au sein de son application. Les médias tels que CNN, Vice ou MTV vont ainsi réaliser des contenus exclusifs dans le but d‘atteindre un public jeune qui délaisse les journaux. En passant ainsi de la messagerie à la plateforme media, Snapchat démontre clairement son ambition de devenir le support média de demain.

Mais cette mutation n’est pas sans soulever quelques problèmes. Le premier d’entre eux concerne Google et les moteurs de recherches de manière générale. En effet,ces contenus exclusifs, n’existent pas sur le web ouvert et ne peuvent, par conséquent, être indexés. Un constat qui s’applique également aux métiers de la veille qui sauf accord spécifique ne pourront pas collecter et analyser ces contenus et devront donc évoluer rapidement pour s’adapter.

Cela soulève également l’épineux problème de la perte de contrôle des éditeurs de contenus qui devront se plier aux règles du média. Un cas qui a détonné auprès des marques lorsque Facebook avait décidé de façon unilatérale de faire payer les marques pour pouvoir communiquer avec leurs publics.

Car il est évident que si le modèle exclusif de Snapchat réussit, de nombreux autres acteurs vont vouloir lancer leur propre modèle. Le dégroupage des applications va ainsi continuer et fragmenter davantage le web social. 

Il est sans doute encore trop tôt pour savoir si Snapchat va devenir mainstream dans nos usages mais ses développements “avant-gardistes” bousculent d’ores et déjà les géants du web social. Les professionnels des RP, de la communication et du marketing devront ainsi maîtriser et tirer parti des nouveaux afin d’accompagner les marques dans de nouveaux défis.

En se basant sur l’affichage tête haute, PSA a développé un système de réalité augmentée projetant des informations dynamiques au service du conducteur.

Le “pare-brise virtuel” ? A mi-chemin entre la vision tête-haute et la simulation automobile, il permet d’afficher en 3D directement dans le champs de vision du conducteur des éléments virtuels, comme la meilleure trajectoire à suivre sur piste, ou encore une voiture fantôme représentant votre meilleur passage. Comme dans un jeu vidéo.

Mais cette fois-ci plus question de faire la course avec son alter-ego virtuel, la technologie présentée par le groupe automobile français se sert de cette réalité augmentée pour servir le conducteur et sa sécurité.

 Réalité augmentée sur autoroute…

Toujours basé sur la vision tête haute, ce système affiche une image virtuelle comme si elle était directement sur la route, une superposition d’informations virtuelles sur des objets réels de la scène routière.

Pour le moment, 3 fonctionnalités ont été développées par les ingénieurs de PSA, pour une utilisation sur autoroute. Tout d’abord la navigation. Une flèche 3D vient en effet vous signifier en temps réel où exactement il faut tourner lors d’un changement ou d’une sortie d’autoroute. Et une fois à proximité de la sortie, un signal vient comme surligner, virtuellement toujours, la voie qu’il faut emprunter.

Deuxième fonctionnalité de cette réalité augmentée, l’ “Adaptative Cruise Control”, ou régulateur de vitesse intelligent, qui adapte la vitesse de votre véhicule en fonction de la circulation environnante. Dès qu’un véhicule entrera dans le champs de vision du radar de votre voiture, ce nouveau système affichera ainsi une image claire et précise du danger potentiel en fonction de la distance et de la vitesse.

Enfin, dernière fonctionnalité sur autoroute, le “Lane Keeping Assist”, ou avertisseur de franchissement de ligne, qui vous signifiera directement en réalité augmentée si vous déviez de votre trajectoire.

 … et en ville !

De la même manière, PSA a développé cette réalité augmentée pour une utilisation en ville. On retrouve la navigation, mais également un système d’Alerte obstacle et de détection des piétons en détectant, grâce au radar, les potentiels obstacles qui se trouvent sur votre chemin et en les encadrant de rouge.

Le temps passé par mois sur les applications mobiles a progressé de 14 heures en deux ans aux USA, tandis que le nombre d’applis utilisées reste stable, selon Nielsen – Offremedia

Le temps passé par mois sur les applications mobiles a progressé de 14 heures en deux ans aux USA, tandis que le nombre d’applis utilisées reste stable, selon Nielsen – Offremedia.

Le 12/06/2015

nl938-logo-nielsen

Malgré une offre croissante d’applications mobiles, le nombre d’applis réellement utilisées est resté stable en deux ans, avec en moyenne 26 applications utilisées par mois, selon une étude de Nielsen aux USA. Le Top 200 des applications concentre même 70% de l’usage total.
Toutefois, le temps consacré aux applications par personne et par mois est passé de 23h02 au 4ème trimestre 2012 à 37h28 au 4ème trimestre 2014, soit +63% en deux ans. L’étude révèle également que si les hommes utilisent un peu plus d’applications que les femmes (27,2 vs 26,3), les femmes y passent plus de temps que les hommes (38h02 vs 36h51 par mois).

NL1171-image-nielsen1

Par ailleurs, le nombre d’utilisateurs d’applications de divertissement a progressé de +17M en un an (+13%). Les utilisateurs y consacrent en moyenne 3h de plus. La sous-catégorie du gaming, qui représente 76% des utilisateurs d’applis de divertissement, est la plus populaire et attire près de 10M d’utilisateurs supplémentaires en un an.
En deuxième position arrive la musique, avec une progression de +13M d’utilisateurs en un an, suivie par la sous-catégorie vidéo/films, avec +12M d’utilisateurs.

NL1171-image-nielsen2

L’étude a été réalisée auprès de 5 000 panélistes de Nielsen, âgés de plus de 18 ans, et utilisateurs de devices Android et iOS.

 

Leadership tournant, organisation à trois niveaux hiérarchiques maximum, collaboration avec la concurrence: Comment les « digital natives » vont forcer l’entreprise à bouger

Comment les « digital natives » vont forcer l’entreprise à bouger.

source: http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/06/04/comment-les-digital-natives-vont-forcer-l-entreprise-a-bouger_4647685_1698637.html

Dirigeante du cabinet de conseil Boson Project.

On l’imagine volontiers en leader étudiante. Emmanuelle Duez a la fibre militante, un enthousiasme communicatif et parle pour sa génération. Ses idées, elle ne les défend pas dans la rue mais dans les comités exécutifs des grandes entreprises où elle tente d’introduire du « fun » et du « kif », parmi d’autres valeurs cardinales.

« Les jeunes sont en train d’inventer un nouveau modèle économique. En témoigne la multitude de start-up créées par des digital natives [enfants du numérique] et régies par des règles et des philosophies assez inédites : leadership tournant, organisation à trois niveaux hiérarchiques maximum, collaboration avec la concurrence… », explique-t-elle. Les grandes entreprises feraient bien de s’en inspirer si elles ne veulent pas voir les talents fuir vers ces nouveaux champions plus agiles.

« Un changement en profondeur »

Une étude menée en 2014 par l’Edhec auprès de 1 500 jeunes diplômés d’écoles de commerce et d’ingénieurs montre que 43 % d’entre eux ont quitté leur entreprise moins de deux ans après y être entrés parce qu’ils n’avaient pas la possibilité d’y acquérir de nouvelles compétences ou d’évoluer vers un autre poste.

D’après une autre enquête menée par le cabinet Deloitte auprès de 7 800 jeunes actifs dans le monde, 70 % de ceux que l’on nomme les « millennials » (vingtenaires nés avec Internet) ne s’identifient pas au modèle traditionnel de l’entreprise et se verraient plutôt travailler à leur compte. Ils perçoivent les entreprises actuelles comme peu innovantes, trop centrées sur le profit à court terme et peu concernées par le développement personnel de leurs salariés.

« L’erreur serait de ne rien faire en croyant que l’orage va passer, estime Emmanuelle Duez.

Ce n’est pas un simple problème de génération mais un changement en profondeur du modèle de l’entreprise, que la génération suivante va accentuer. » Composé d’une dizaine de consultants, tous âgés de moins de 30 ans, le Boson Project se place en accompagnateur de ces changements radicaux.

Depuis 2012, le cabinet a déjà réalisé une dizaine de missions auprès de grands groupes (EDF, Capgemini, Havas et même le ministère de l’économie et des finances) mais aussi de sociétés plus petites, comme Alloresto, une PME d’une soixantaine d’employés dont la plupart ont entre 25 et 35 ans. « Un effectif jeune aux attentes fortes », souligne son PDG, Sébastien Forest. « Les nouveaux arrivants n’acceptent plus automatiquement le lien hiérarchique. Ils ont besoin d’être bluffés par leurs chefs et de se sentir épaulés dans leur développement personnel », analyse-t-il.

La mission du Boson Project, qui a duré plusieurs mois, a commencé par des entretiens individuels visant à cerner les attentes de chacun. « Nous allons voir en premier ceux qui sont arrivés les derniers dans l’entreprise, explique Emmanuelle Duez. Nous en tirons un “rapport d’étonnement” qui est très politiquement incorrect car toutes les réponses sont anonymes. » Après une deuxième série d’entretiens avec les managers, le cabinet formule ses propositions.

Des projets encouragés

Emmanuelle Duez a créé The Boson Project dès ses études terminées car elle n’envisageait « pas autre chose que l’entrepreneuriat ». Elle est aussi à l’origine du projet WoMen’up, un think tank qui réunit chefs d’entreprise et jeunes diplômés autour des questions de parité et d’équilibre vie professionnelle-vie privée

L’association vient de lancer son propre incubateur, le Propulseur de potentiels, afin de faire éclore une nouvelle génération de cadres capable d’accélérer les changements en cours dans les entreprises.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/06/04/comment-les-digital-natives-vont-forcer-l-entreprise-a-bouger_4647685_1698637.html#L6Hz4AWX5GwtqwZl.99

Havas Media Group launches a next-generation “Meta Quality Barometer” to increase online inventory quality and tackle ad fraud

Havas Media Group launches a next-generation “Meta Quality Barometer” to increase online inventory quality and tackle ad fraud.

eMarketer confirms that ad fraud is a top concern for both media buyers (33%) and suppliers (44%), and both groups also show great concern for ad viewability (21% and 15%)1.
Adledge estimates that only 42% of all impressions served were considered ‘visible’ according to the definition of the Interactive Advertising Bureau and 8% were displayed in a potentially damaging context for the advertiser2.
White Ops recently reported that non-human traffic (aka bots) alone will cost digital advertisers worldwide over $6.3 billion this year3.

To improve media inventory and campaign quality, Havas Media Group announced today the launch of a unique Meta Quality Barometer, based on a comprehensive, inclusive approach to data. The Meta Quality Barometer from Artemis Alliance delivers continuously updated data across global, pluri-media campaigns, to share with all stakeholders (technology partners, media publishers and clients) to optimise investments.

Dominique Delport, Global Managing Director of Havas Media Group explains:

“Confidence in data quality is a critical issue for our industry. The scale of fraudulent inventory generated by sophisticated ‘bots’ is extremely concerning and neither media vendors nor agencies are safe. We need to bring trust and clarity back for our clients. For these reasons Havas has invested in our best-in-class Artemis Alliance data platform for over a decade. Now it manages 100% of our online campaigns, harvesting over 300 billion secure and disaggregated data points each year and was recently awarded ISO27001 certification by Bureau Veritas. Its focus – to create an actionable measurement for viewability, brand protection, media inventory and campaign quality.

As a result, we are delighted to launch the first Meta Quality Barometer for our industry. Helping us to connect the dots of the most advanced tech providers, delivering a unique and systematic “meta” barometer on data integrity, security and brand safety. This will facilitate and boost our communications with media owners to increase the quality of inventory for our clients. I am extremely proud of the teams in Artemis Alliance who have formalised a systematic approach to challenging industry practices so that we can help to provide better business solutions for our clients and media partners.” adds Dominique Delport.

Leveraging its extensive experience in handling event level data, Artemis Alliance collects detailed and raw data from all of its technology partners (Adledge, Catchpoint, ClarityAd, Hub’Scan, WhiteOps, Integral Ad Science and Peer39/Sizmek). That data, at its most granular level, is used to analyse and score the quality of the media inventory by industry, by market and by media owner.

Rob Griffin, EVP, Media Futures & Innovation, Havas Media Group summarises:

“This is a win-win deal. We can now pull in data from across all screens, technology companies and media partners to provide the first external, objective review of outcomes across the five critical areas of Compliance, Experience, Impact, Context and Traffic. While we can’t guarantee 100% viewability or zero fraud, we can make a commitment to our clients and our publishers to improve the quality of inventory available and make the information clear and easy to activate. The ultimate win, therefore, will be for clients, who will benefit from smarter solutions and cleaner data to drive investments and business decisions.”

Using these data, the Meta Quality Barometer covers five main areas:

1.Compliance: Matching impressions against purchased media 
Artemis Alliance rates media owners’ compliance with campaign directives: promise (purchased versus delivered media) and technical qualifications (specifications and requirements). Artemis Alliance constantly audits both tagging systems (with partner Hub’Scan) and creative work provided for each campaign (with partner ClarityAd).

2.Experience: User experience 
Artemis Alliance takes into account user experience and user interaction with campaign messages, in particular how long it takes for pages and ads to load for users (with partner Catchpoint), as well as where the ads are located on the page.

3.Impact: Viewability and performance auditing
Artemis Alliance can correlate performance (in particular in terms of audience) and viewability of media campaigns, to gauge their impact, through automatic and personalized tracking for each advertiser and for each action.

4.Context: Media content and brand safety
Brand safety services are codes inserted in campaign tags which allow Artemis Alliance to protect a brand’s image, quantify the number of blocked impressions (undesirable context), and identify the context where these impressions were delivered (with partners Adledge, Peer39).

5.Traffic: Securing campaign distribution
To combat the rise of illegitimate Internet traffic worldwide, Artemis Alliance provides teams with both manual and technological solutions. Media teams identify and blacklist all suspect URLs based on abnormal click-rates, coded URLs and pages without ads. Artemis Alliance also works with several anti-fraud technology solutions to better protect our campaign results (with partners Adledge, Peer39, Integral Ad Science, White Ops, etc).

Yuccies love meaningful brands

The hipster is dead, and you might not like who comes next.

What do we call me? I’m a 26-year-old writer who lives in a gentrifying neighborhood in Brooklyn. I’m a straight white man with a single-speed bike and a mustache. I studied liberal arts in college, and I have ideas about stuff, you guys.

Millennial? Hipster? Yuppie? All of these, or none? We don’t have a term that quite encapsulates this corner of the despicable millenn-intelligensia. And like any other privileged member of a so-called “creative class,” being called a hipster offends me for its inaccuracy. I demand to be snarked in precise terms.

Let’s consider something new: Yuccies. Young Urban Creatives. In a nutshell, a slice of Generation Y, borne of suburban comfort, indoctrinated with the transcendent power of education, and infected by the conviction that not only do we deserve to pursue our dreams; we should profit from them.

I am the yuccie. And it sounds sort of, well, yucky.

More money is good, but more creative money is better.

Yuccies are hardly mythical creatures. If you live in a metropolitan area like New York or San Francisco, you probably know plenty. They’re social consultants coordinating #sponsored Instagram campaigns for lifestyle brands; they’re brogrammers hawking Uber for weed and Tinder for dogs; they’re boutique entrepreneurs shilling sustainably harvested bamboo sunglasses.

42-71511485

 

getting rich quickand preserving creative autonomy? That’s the yuccie dream.

getting rich quick andpreserving creative autonomy? That’s the yuccie dream.

 

When they graduated college — unless they completed XYZ Start Up Bootcamp instead — many didn’t bother attempting a traditional career path. They jumped headlong into a hectic, win-lose-pivot entrepreneurial stew, even if it meant a pay cut. According to this 2014 Deloitte survey, 6 out of 10 millennials cited their company’s sense of purpose as part of the reason they chose their job. In the same study, just 12% identified “own personal gain” as a primary leadership priority.

That sounds like me. I moved to NYC half a decade ago, and promptly passed on a salaried job in pharmaceutical marketing in favor of an unpaid editing internship. I’ve been hacking my way through the city’s editorial underbrush ever since. The money ranges from “very bad” to “sometimes OK,” but the sense of personal validation is fucking great. I am the yuccie.

From board room to drawing board: Unrequited yuccies

Not all yuccies follow such a direct path. There are plenty of 20-somethings who take a few steps down the road of traditional employment despite the growing suspicion that their unique intellect deserves more professional fulfillment. I call this group the “unrequited” yuccies. Let’s talk about them.

That same Deloitte study found that as many as 28% of millennials believe their talents aren’t being tapped at their current jobs. A this 2014 Bentley University study found 66% would like to start their own businesses. Reliable data doesn’t exist on how many of them actually doleave the bank/law firm/whatever for the promise of “more fulfilling” work.

Anecdotally, I know a former financial employee who runs a music festival startup, an MBA grad who switched to super-niche menswear e-commerce, and a one-time lawyer who now owns a craft beer brewery.

Win-lose-pivot. Traditional to creative. Oh hey, yuccie.

42-69786078

 

And those are just yuccies I’ve met. Strangers (or their PR people) have pitched me a yuccie storyline 200 times. This former accountant left his corporate job to pursue his true passion: making colorful socks! Letterpress stationery! Video gaming social networks! Organic vodka!

There’s nothing wrong with any of these people, nor their letterpress stationery. But those choices aren’t just instances of entrepreneurial spirit and business savvy. Yuccies, by my definition, are determined to define themselves not by wealth (or the rejection of it), but by the relationship between wealth and their own creativity. In other words, 

they want to get paid for their own ideas, rather than executing on someone else’s.

they want to get paid for their own ideas, rather than executing on someone else’s.

 

Unrequited yuccies exist right on that threshold. They can (and do) move from a 9-to-5 job to a yuccie enterprise without massive cultural adjustments. That’s a relatively new freedom.

A yuccie checklist

If you’re checking any of these boxes, you may be a yuccie. Be honest…

  • Owns multiple copies of Freedom by Jonathan Franzen

  • Doesn’t like gentrification in theory; loves artisanal donuts in practice

  • Really wants to go to Austin soon because hears it’s incredible

  • Takes boozy painting classes

  • Used to be “in banking” and occasionally still pronounces finance “fuh-nontz”

  • Avoids visible tattoos (not a prudent career move)

  • Loves Seinfeld even though it went off the air when they were 16

  • Gets the NYT Weekend Edition but doesn’t read the news

  • Has thousands of Instagram followers, but almost no Twitter followers

The Internet: A yuccie playground

The vast potential of the Internet inspired yuccies with opportunity even as it discouraged them from traditional professional growth. The dotcom boom; the rise of Napster and, later, social media magnates; the well-worn bootstrap myth of a blogger who becomes more famous than the subject; the enormous sum raised by yet another potential-long/revenue-short startup. This is the yuccie siren song.

You deserve to make a living being yourself. Your ideas are valuable. Follow your dreams.

You deserve to make a living being yourself. Your ideas are valuable. Follow your dreams.

 

Leaving the rat race for a more fulfilling alternative is a well-worn fantasy in American culture, but the opportunities yuccies are chasing now are more abstract than ever. When you grow up watching the Internet king-make an entirely new type of elite, it’s impossible not to take a moonshot yourself.

So, a yuppie and a hipster walk into a bar…

Ten years ago, “yuccies” might have been “hipsters.” Remember hipsters? Trust fund motorcycle mechanics, rustic barnwood reclaimers, drug-addled graphic designers slinking over the Williamsburg Bridge in the wee hours of the morning. In hipsterism, you can see the development of yuccie hallmarks: DIY entrepreneurship, niche marketing, ability to leverage new technology, etc.

But these days, the hipster — the real hipster, not the bullshit marketing facsimile that still dominates advertising today — is dead. He’s traded warehouse parties for yoga retreats; she’s become a tool of corporate marketing shilling compact cars and fast food. The conspicuous consumption that once set hipsters apart — American Spirits instead of Marlboros, iPhones instead of flip phones, pork belly instead of bacon — has gone mainstream. Hipster is generic.

 

By that definition, the hipster has to be dead, killed by a contradicted identity. When everyone is rejecting the mainstream, no one is. When everyone is a hipster, no one is a hipster. Hell, saying “the hipster is dead” is, itself, pretty much dead, a late-aughts victim of thinkpiecery and primetime cable namechecks.

And anyway, “hipster” doesn’t line up culturally with who yuccies are. To use myself as an example again: I have no tattoos. My credit is good. Hell, I’ve got dental insurance. My basic, unwaxed mustache, like the rest of me, wouldn’t have rated in the heady days of hipsterism. Hipsters themselves might have scorned me as a yuppie. But that isn’t right, either. “Yuppie” conjures Sharper Image catalogs, clean condos and piles of new money pulled from the pre-recession stock market. It doesn’t capture the sense of creative entitlement that defines the yuccie.

GettyImages-511069895

 

IMAGE: OLI KELLETT

Yuccies are the cultural offspring of yuppies and hipsters.

Yuccies are the cultural offspring of yuppies and hipsters.We’re intent on being successful like yuppies and creative like hipsters. We define ourselves by our purchases, just like both cohorts, sure. But not by price or taste level; we identify by price and taste level: $80 sweatpants, $16 six-packs of craft beer, trips to Charleston, Austin and Portland. How much it costs (high or low) is immaterial if the material bought validates our intellect.

 

We’re a big part of the reason that 43% of every millennial food dollar is spent in restaurants, instead of at home. After all, what product is more fraught with the politics of money and creativity than dinner? It’s gotta be Instagrammed.

You cross the yuppie’s new money thirst for yachts and recognition with the hipster’s anti-ambition, smoke-laced individualism, sprinkle on a dose of millennial entitlement, and the yuccie is what you get.

We are what we hate

The Young Urban Creative. The yuccie. As far as trend-naming goes, this is on the punnier edge of the spectrum. Yuccies are yucky. Why?

Let’s use me as an example again. Almost by definition, yuccies possess enormous privilege. My professional drift towards a creative field (writing) is an implicit statement of privilege. Being a yuccie is synonymous with the sort of self-centered cynicism that can only exist in the absence of hardship. It’s the convenience of being unburdened by conviction; it’s the luxury of getting to pick your battles. In this context, cynicism is maybe the yuccie’s most defining trait.

To wit, of all the reasons I enjoy being a writer, the single driving force behind my career trajectory has been validation. I write for validation: of my peers, of my parents, of the followers who retweet me, even of the commenters who say cruel things in my general direction beneath every piece I’ve ever published.

Don’t get me wrong — I need the money, too, as much as any of my peers. But if I hadn’t insisted on majoring in English, writing professionally and “expressing myself,” I probably could have chosen a more lucrative path. But 

I need to be told, repeatedly and at length, that I have valuable ideas. That my talent is singular.

I need to be told, repeatedly and at length, that I have valuable ideas. That my talent is singular. That I’m making a dent, the size and location of which is less important than fact that it’s shaped like me.

 

That’s the cynicism of privilege. That’s what yuccieism is. I’m not ashamed of it, and you shouldn’t be either if this sounds like you. But I’m not proud of it either. Like I said — it’s a bit yucky.