France: TV – la mesure d’audience se met (enfin) à l’heure des nouveaux usages Médias

Source: Télévision : la mesure d’audience se met enfin à l’heure des nouveaux usages, Médias

Télévision : la mesure d’audience se met enfin à l’heure des nouveaux usages

Médiamétrie va diffuser à partir du deuxième trimestre des audiences 4-écrans par chaîne.
Elles intégreront la consommation de programmes télévisés sur mobile, tablette, ordinateur.

Une petite révolution se prépare dans le monde de la télévision. Dans un univers où chaînes et annonceurs scrutent, quitte à s’écharper, la moindre évolution des sacro-saintes audiences, Médiamétrie prépare une vaste refonte de ses méthodes de mesure. Dans le courant du deuxième trimestre, l’audience de la télévision va ainsi prendre en compte non seulement la consommation en replay (déjà intégrée depuis 2014), mais aussi le visionnage des programmes TV sur ordinateur, mobile et tablette (en direct ou replay). Dans le jargon, on parle de l’audience « 4-écrans ». Médiamétrie a déjà fourni depuis plusieurs mois des données à une quinzaine de chaînes, sans les rendre pour autant publiques pour le moment.

Certes, cette « nouvelle » audience va rester minoritaire par rapport à la TV en direct (75 % du total aujourd’hui), mais elle est loin d’être négligeable : 19 % des Français consomment aujourd’hui la télévision soit en différé (en utilisant la fonction pause) soit en replay (13,9 %) soit sur d’autres écrans que le téléviseur (6,4 %). « Ce dernier chiffre représente environ 3,9 millions de personnes, explique Julien Rosanvallon, directeur du département télévision et Internet de Médiamétrie. Et on s’attend à un transfert de plus en plus important vers ces nouveaux usages. »

Une prime aux chaînes axées sur les jeunes

La mesure 4-écrans va permettre de tordre le cou à certains clichés sur la mort du petit écran. Si la durée d’écoute a un peu baissé sur la télé du salon (de 3 h 47 en 2011 à 3 h 43 en 2016), avec le 4-écrans, ce temps moyen monte à 3 h 50 (dont 18 minutes en replay ou autres écrans). « Cela va nous permettre d’enfin mesurer une audience qui n’est pas valorisée aujourd’hui et qui peut faire la différence, souligne Xavier Gandon, directeur des antennes du groupe TF1. En outre, cette mesure unique par un tiers de confiance va dans le sens de la transparence à l’égard de nos annonceurs et cela va donner de la valeur à nos audiences numériques ». « Aujourd’hui, ce sont plusieurs millions de téléspectateurs CSP+ qui ne sont pas valorisés auprès des annonceurs car ils seront mieux valorisés en spectateurs télé qu’en visiteurs de sites », appuie Alain Weill, DG de SFR Media. Il précise que« BFM est partant et souhaite que le 4-écrans arrive le plus tôt possible car la télé ne se consomme plus le soir en famille mais individuellement et en mobilité ».

Pour certaines chaînes, ou certains publics comme les Millennials, chouchous des annonceurs, la nouvelle mesure va avoir un impact réel. Chez TF1, par exemple, le 4-écrans peut apporter de 10 à 20 % d’audience supplémentaire, voire davantage (50 %) sur des émissions comme « Quotidien » (sur TMC) ou encore « La Villa des coeurs brisés » (NT1).

De même, M6 estime que de 5 à 20 % de la consommation de ses programmes se fait en délinéarisé (replay et autres écrans), avec pour les 15-24 ans une proportion proche de 20 %, qui peut même monter à 40 % pour des émissions comme « Les Ch’tis » ou « Les Princes de l’amour » sur W9. « Les chaînes axées sur les jeunes et les programmes les plus puissants sont ceux qui vont bénéficier le plus de cette nouvelle mesure. Il y a, en effet, une prime sur le digital pour les émissions les plus connues », souligne Guillaume Charles, directeur adjoint en charge du marketing et du digital de M6 Publicité.

Toutefois, il risque de s’écouler du temps avant que cette nouvelle mesure ne s’impose comme une référence. « On ne sait pas encore si le marché publicitaire va en faire son standard et si les chaînes vont chercher à la pousser, dans la mesure où elles vendent leurs écrans Web via d’autres formes de commercialisation, comme la publicité programmatique, et qu’ils se monétisent bien », observe Philippe Nouchi, expert médias chez Publicis Média. D’autant que les contacts ne seront pas forcément équivalents pour le marché pub selon les différents supports (mobile, ordinateur familial, etc.). Certaines chaînes sont plus réticentes que d’autres. « Elles font un mauvais calcul pour le média télé dans son ensemble », assène Alain Weill. Xavier Gandon est, lui, confiant : «  La mesure avec le replay s’est imposée. On peut supposer qu’à horizon 2018-2019 tout le monde regardera l’audience 4-écrans. »

Marina Alcaraz Nicolas Madelaine, Les Echos

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0211672935602-television-la-mesure-daudience-se-met-enfin-a-lheure-des-nouveaux-usages-2056458.php#xtor=CS1-26#3swecsgkboKs2Agp.99

 

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EDF devant Apple parmi les marques les plus présentes dans la vie des Français selon le baromètre OSEP de Havas Media Group 

 

Les marques médias dominent le classement du baromètre OSEP (media owened, shared, earned & paied) élaboré par Havas Media avec CSA Research. Pour la première fois, Havas Media inclut le «Shared» pour évaluer les plateformes où les consommateurs co-créent et collaborent avec les marques. Google, Facebook, TF1, M6 et YouTube dominent le classement. Coca-Cola, Danone et Orange sont en tête des marques industrielles.

Source: EDF devant Apple parmi les marques les plus présentes dans la vie des Français selon le baromètre OSEP de Havas Media Group | Offremedia

EDF entre au top 10 des marques-produits devant Apple, Kinder et Amazon qui fait également son entrée dans ce classement.
La progression d’EDF s’explique notamment par la saga Brand Content ElectRic interprétée par Eric Judor selon Havas Media.
Amazon et Google sont leaders de la 2ème vague du baromètre POE Digital 2016 sur l’exposition aux marques sur les leviers digitaux. La FDJ apparait dans le top 10 des marques non médias. Dans ce classement, la première marque non média est 5ème.
De façon générale, les media payants (Paid) restent les plus perçus par les consommateurs (53%), devant les media propriétaires (Owned – 33%) et les media publics (Earned – 14%).
Au sein du Paid media, la publicité classique perd du terrain (-2pts) au profit du sponsoring et du mécénat (+3pts).
En ce qui concerne le Owned media, les points de vente (50% de la perception, +5pts vs 2015) et les sites internet, applications et pages Facebook (45%, stable sur un an) consolident leurs positions et font désormais presque jeu égal. Les magazines et catalogues s’affichent en revanche à la baisse (-6pts vs 2015).
Sur le Earned media, l’opinion des internautes prend de plus en plus d’importance : +3pts à 21% de perception au sein des media Earned.
Dans la vie numérique des Français, les marques sont quasiment autant perçues sur les points de contact Owned que les points de contact Paid. Le Earned compte pour plus d’un quart de la perception totale des marques sur les leviers digitaux.
Depuis 5 ans, Havas Media Group analyse la perception de l’exposition aux marques par les consommateurs. Le baromètre OSEP est réalisé par l’institut CSA, auprès de 4500 individus de 15 à59 ans interrogés en novembre 2015 sur 238 marques et 21 secteurs d’activité.
Dans sa version digitale, le POE DIGITAL se concentre exclusivement sur les points de contact numériques qu’ils soient payants, possédés par la marque ou générés par les consommateurs. Le terrain a été réalisé par l’institut CSA sur 2800 individus 15-59 ans interrogés online en novembre2015 sur 149 marques et 15 secteurs.
– Paid Media : Publicité vidéo et hors vidéo, emailing et newsletters, liens sponsorisés.
– Owned Media : Sites Internet, applications mobiles des marques, pages Facebook des marques, chaînes Youtube, comptes Twitter et pages des marques sur les autres réseaux sociaux.
– Earned Media : Commentaires des proches, commentaires des internautes, pages Facebook créées par des fans, articles et vidéos citant la marque.
– Shared Media : mesuré uniquement par secteur sur le baromètre OSEP.

9 chiffres qui vont vous étonner sur la France et le #numérique | Gouvernement.fr

9 chiffres qui vont vous étonner sur la France et le #numérique | Gouvernement.fr.

1. ELLE EST LA CHAMPIONNE D’EUROPE DE L’E-GOUVERNEMENT

C’est ce qu’affirme une récente étude de l’Organisation des Nations unies. La France prend la tête du classement européen et la 4e place du classement mondial fondé sur trois critères : les services en ligne proposés par l’administration, les infrastructures de télécommunications, et le niveau d’éducation des habitants. Et en termes de services en ligne, elle est même championne du monde, notamment grâce au site service-public.fr ! Cocorico !
 

2. ELLE EST LE PAYS DU WIFI

La France est également le pays du wifi ! Selon les statistiques du cabinet spécialisé Maravedis Rethink, elle dépasse largement, avec plus de 13 millions de bornes publiques, les États-Unis (9,58 millions de bornes). Et ce n’est pas fini : la France devrait accroître de 80% son parc de bornes d’ici à 2018.
 

3. ELLE EST AUX AVANT-POSTES DU BIG DATA

C’est ce que révèle une étude réalisée par Teradata auprès de 300 entreprises françaises, allemandes, et britanniques. La France serait au coude à coude avec l’Allemagne, loin devant le Royaume-Uni. Selon cette étude, 3 entreprises françaises sur 5 utilisent des techniques évoluées de traitement analytique pour doper leur efficacité et concrétiser des gains de temps. Une maturité en big data due en grande partie à la qualité de la formation des ingénieurs français en mathématiques et en statistiques. La France est en effet le 2e pays en nombre de médailles Fields !
 

4. ELLE FAIT COURS EN LIGNE

En un an, 400 000 étudiants, salariés et personnes désireuses d’approfondir leurs connaissances ont suivi ou suivent 53 MOOCS (Massive Open Online Courses) sur le site de France Université Numérique, et dans des domaines très variés. Le catalogue continue de s’enrichir : 23 nouveaux MOOCS ont été proposés depuis la rentrée 2014. De quoi souffler dignement la première bougie de #FUN.
 

5. ELLE EST CONNECTÉE

83% des Français utilisent internet, contre 75% en moyenne en Europe, selon l’Insee (2012). L’internet mobile a le vent en poupe : près de 40% des personnes l’utilisaient en 2012 contre seulement 10% en 2007.

 

6. ELLE LIKE LES RÉSEAUX SOCIAUX


Les Français sont également actifs sur les réseaux sociaux ! Selon une étude de l’agence We Are Social il y a 28 millions d’utilisateurs Facebook actifs en France, soit 42% des Français. On like ?

 

7. LE NUMÉRIQUE PÈSE DANS SON ÉCONOMIE…

Le numérique représente actuellement 5,5% du PIB français. Selon une récente étude du cabinet McKinsey, la France pourrait accroître la part du numérique dans son PIB de 100 milliards d’euros à l’horizon 2020, à la condition que les entreprises accélèrent nettement leur transformation numérique.

 

8. … ET CRÉE DES EMPLOIS !

Selon la même étude, les emplois directs liés à ce secteur comptent pour 3,3% des effectifs salariés nationaux. Mais des efforts restent à faire pour profiter pleinement du potentiel de cette révolution d’usages et de services. “Le Gouvernement agit en ce sens avec volontarisme et détermination”, a rappelé Axelle Lemaire. En savoir plus
 

9. ELLE ENCOURAGE LE FINANCEMENT PARTICIPATIF (ET ÇA MARCHE !)

 
152 millions d’euros ont été collectés en 2014 grâce aux plateformes de financement participatif, appelé crowdfunding, qui permettent aux internautes de financer directement des projets. C’est deux fois plus qu’en 2013, selon le baromètre réalisé par Compinnov pour l’association Financement participatif France auprès de 46 plateformes françaises. Il s’agit pour l’essentiel de prêts (88,4 millions d’euros), en grande partie rémunérés, mais les plateformes de dons arrivent en deuxième position avec 38,2 millions d’euros collectés. Viennent ensuite, avec 25,4 millions d’euros collectés, les plateformes de crowd equity qui proposent d’entrer au capital d’une petite entreprise. Afin de renforcer la place de la France au niveau international, le Gouvernement a fait évoluer la réglementation : une ordonnance, entrée en vigueur le 1er octobre dernier, supprime ainsi, notamment, le monopole bancaire sur les prêts rémunérés, ce qui permet aux particuliers de financer des projets en prêtant de l’argent contre un intérêt (dans la limite de 1 000 euros par investisseur et 1 000 000 euros par projet).

12% des Français “hyper-connectés” (3 écrans + TV) (Médiamétrie – Communiqués de presse )

19/02/2015

En 20 ans, Internet a conquis plus de 8 foyers français sur 10.  Confidentiel en 1996 avec 0,4% des familles connectées, il est désormais rentré dans la vie de 82,6% d’entre elles, qui se connectent de multiples façons : sur ordinateur, smartphone, tablette ou par le téléviseur. Que ce soit pour se divertir, consommer, ou communiquer -en particulier sur les réseaux sociaux-  tous les domaines de la vie sont concernés et évoluent, portés par la multiplication et la complémentarité des écrans et l’enrichissement des contenus en particulier vidéo. L’année 2014 apporte son lot d’évolution avec une croissance continue des équipements et une richesse événementielle qui poussent les comportements vers toujours plus d’interactivité et d’échange.

Toujours plus d’internautes sur ordinateurs, mobiles et tablettes

Si le nombre d’internautes continue à croître (43,8 millions, +1,5% en un an), ce sont les populations mobinautes et tablonautes qui enregistrent les plus fortes progressions : 55,7% des Français sont aujourd’hui mobinautes (+6 points vs 2013) et 29,1% des internautes sont tablonautes (+7,2 points). Ces progressions sont largement portées par celles des écrans avec 55,6% d’individus équipés de smartphones ( +2,7 points par rapport au 2ème trimestre 2014) et 36,2% de foyers équipés de tablettes (+3,6 points vs 1er trimestre 2014). Si toutes les catégories de population progressent, les 25-34 ans sont les champions de la connexion Internet sur tous les écrans.

Avec davantage d’écrans dans les foyers, les Français sont aussi plus nombreux à être « ultra-connectés » : 22% se connectent chaque mois à ces 3 écrans contre 18% en 2013. 12% sont même « hyper-connectés », c’est-à-dire connectés à un  téléviseur en plus des 3 écrans. Au-delà des écrans, les Français vont même jusqu’à s’équiper d’objets connectés pour 5% d’entre eux.

Forte tendance et progression cette année : les internautes se connectant à la fois sur ordinateur et mobile sont 70% en novembre 2014 contre 52% l’an dernier. Et nouvelle tendance, davantage de personnes se connectent uniquement via leur smartphone : 4,6% des internautes contre 2,8% en 2013, principalement des moins de 35 ans.

2014, une année sportive et politique sur Internet

Cette progression des « ultra-connectés » s’observe aussi dans l’attention portée aux grands événements de l’année que les internautes ont suivi sur ordinateur, mobile et tablette. Avec la Coupe du monde de football, les sites de sport ont enregistré un pic d’audience en juin avec 20,6 millions de visiteurs uniques sur

ordinateur. Un succès notamment porté par les vidéos de sport avec plus de 5 millions de vidéonautes en juin et juillet.

De même, sur mobile et tablette, les sites et applications de sport enregistrent un pic avec 12,4 millions de mobinautes en juin et près de 5 millions de tablonautes au 3ème trimestre.

Quant à l’actualité généraliste, elle a été marquée sur Internet par les élections municipales. Le 24 mars, lendemain du 1er tour, 11,4 millions de visiteurs uniques ont surfé sur les sites d’actualité sur ordinateur, soit 49% de plus qu’un jour moyen du mois, constituant un record d’audience historique pour cette catégorie de sites.

Des vidéos sur tous les écrans

On observe le poids croissant de la vidéo dans les usages internet : 10,2 millions d’internautes regardent chaque jour des vidéos sur ordinateur soit 13% de plus en un an. Et ils y passent en moyenne 29 minutes par jour. Par ailleurs, les players des portails vidéos et des chaînes TV représentent 2/3 du temps passé sur des vidéos par mois. En effet, de plus en plus de Français regardent la télévision sur ordinateur, smartphone ou tablette : 82% de plus en 2 ans soit 2 millions chaque jour qui y passent en moyenne 1h43. Les 15-24 ans sont les plus assidus :700 000 d’entre eux y consacrent 2h04 chaque jour.

Autre usage vidéo en développement : la vidéo à la demande (VOD). 11%  des internautes l’ont pratiquée au cours du dernier mois contre 6% un an auparavant. Cette croissance est tirée par celle de la SVOD (vidéo à la demande sur abonnement). Le marché a connu en 2014 une mutation avec l’arrivée de nouveaux acteurs, en particulier Netflix en septembre, qui a bénéficié à l’ensemble du marché. La notoriété du nouvel entrant s’est rapidement installée et il est identifié par 60% des internautes. Pour autant, seuls 2% des internautes ont consulté le site en décembre. Au Brésil et au Royaume-Uni, où le service a été lancé il y a 3 ans, il arrive désormais dans le top 5 des sites de « vidéo / cinéma » en touchant 5% des internautes.

 Toujours plus d’internautes sur les réseaux sociaux

Si de plus en plus de personnes regardent des contenus TV ou VOD sur ordinateur, smartphone ou tablette, les Français sont aussi plus nombreux à utiliser un de ces écrans en même temps qu’ils regardent la télévision, notamment pour commenter les programmes sur les réseaux sociaux. 27,8% des internautes et  43,5% des 15 à 24 ans ont déjà consulté des commentaires  sur la télévision  via les réseaux sociaux. Lancé mi-janvier 2015, Médiamétrie Twitter TV Ratings permet déjà d’identifier le divertissement et le sport comme étant au cœur de cette audience sociale. Du 19 janvier au 15 février 2015, les Victoires de la musique (France 2, le 13/02/2015) arrivent en tête avec 588 000 personnes exposées aux tweets relatifs à l’émission. Viennent ensuite le match de Ligue 1 : Lyon – PSG (Canal+, le 08/02/2015) avec une audience cumulée de 470 000 personnes) puis la finale du Championnat du Monde de Handball diffusée sur TF1 le 1er février (419 000).

De fait, Twitter compte aujourd’hui 27% d’inscrits parmi ceux qui sont inscrits à un réseau social et enregistre ainsi la plus forte progression de l’année : +9 points.

Tandis que des services plus récents comme Snapchat ou Whatsapp comptent déjà 12% et 11% d’inscrits.

Des internautes accros aux jeux

Si les « Blogs / Sites communautaires » continuent à gagner des adeptes qui y consacrent toujours plus de temps, ils sont dépassés en 2014, en temps par personne, par la catégorie des « jeux en ligne » auxquels les internautes ont consacré en moyenne chacun 8h05 au cours du mois de décembre. 39% des joueurs s’y adonnent sur les réseaux sociaux et une nouvelle tendance consiste à visionner les vidéos d’autres joueurs en action. Les jeux sur smartphone continuent leur progression avec près de 18 millions de mobinautes chaque mois soit 20% de plus qu’il y a un an.

Davantage de cyberacheteurs et de commerce collaboratif

L’appétence des internautes pour les sites liés à des communautés et nécessitant un engagement se manifeste aussi dans le succès des sites collaboratifs. Au-delà des services désormais bien connus de co-voiturage déjà pratiqués par 13% des internautes, se développent par exemple l’achat de produits alimentaires en provenance directe du producteur (8%) ou l’échange de biens ou services entre particuliers (4%). Un succès qui s’explique notamment par le contexte économique, tout comme l’essor du e-commerce qui capte toujours plus d’acheteurs en ligne : 34,6 millions soit 879 000 de plus en un an.

Vers la mesure de l’Internet Global

Depuis 30 ans, Mediamétrie observe, mesure et analyse les comportements du public et les tendances du marché.  Afin d’offrir une vision complète de l’audience internet des marques, sur tous les écrans, Médiamétrie fait évoluer sa mesure Internet Global en intégrant l’audience des tablettes à celle des ordinateurs et mobiles à partir des résultats du mois de janvier. A l’horizon 2016 Médiamétrie enrichira encore la mesure de l’audience globale des marques digitales avec la création d’un panel unique regroupant des individus utilisateurs d’un, deux ou trois écrans (ordinateur, téléphone mobile et tablette) permettant d’étudier chacune des populations surfant sur l’un et / ou l’autre de ces écrans.

Havas Media France réorganise ses expertises autour de la data

Havas Media réorganise ses expertises autour de la data.

Data, data, data, sacro sainte data qui pousse toutes les agences médias et régies à se réorganiser. Pour devenir « agence media 100% data driven », Havas Media se reformate au rythme de la data et articule ses experts autour de 5 pôles distincts tout en nommant des connexion-manager, une nouvelle fonction au sein de l’agence, qui sert aussi à promouvoir des talents en interne.

Le pôle Vidéo est dirigé par Philippe Bigot, l’audio par Jean-Pierre Cassaing, le publishing presse et digital par Hervé Ribaud, l’affichage par Alexandra Rieublanc et le search est managé par Bertrand Fraboulet. Ces différents pôles activeront des offres « full synchronisées » pour répondre aux objectifs des annonceurs en termes de management des technologies. Les connexion-managers seront accompagnés de data-analysts chargés de rendre la data opérationnelle au cœur des campagnes. La direction des équipes d’experts est confiée à Régine Tournier et Stéphanie Robelus. Elles dirigent une équipe de 350 collaborateurs dédiés.

« La réalité de la consommation média des Français reste et restera notre principale source d’inspiration. C’est dans cette optique que nous avons organisé nos équipes expertise, afin de tous converger pour accompagner la croissance organique de nos clients » explique Raphaël de Andréis, CEO Havas Media Group France (photo). Havas Media, réseau media du Groupe Havas, est présent dans 126 pays. En France, l’agence se déploie également autour d’un processus stratégique nommé DDOG (Data Driven Organic Growth).

France: La pub sur Internet dépassera la TV fin 2015 (Source: PWC /SRI)

La pub sur Internet dépassera la TV fin 2015.

Dopés par le mobile, les investissements publicitaires en ligne ont progressé de 4% à 2,89 milliards d’euros en France, quand ceux de la presse papier ont reculé de plus de 8%. Ils devraient excéder ceux de la télévision en fin d’année, selon l’étude Pwc pour le syndicat des régies Internet.

C’était prévisible mais cela reste historique : la publicité en ligne pèse désormais plus lourd en France que celle de la presse papier, quotidiens et magazines cumulés. Cela s’est produit il y a deux ans aux Etats-Unis. En 2014, les investissements publicitaires en ligne ont progressé de 4% à 2,89 milliards d’euros dans l’Hexagone, selon l’observatoire e-Pub du Syndicat des régies Internet (SRI), réalisé par le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), et dévoilé ce jeudi matin. Dans le même temps, la publicité du “print”, qui s’est élevée à 2,9 milliards d’euros en 2013, a reculé de 8,6% à fin septembre selon les chiffres de l’Institut de recherche et d’études publicitaires (IREP) : elle devrait donc avoisiner 2,1 milliards d’euros sur 2014.

« Le digital est devenu le deuxième média en France cette année, devant la presse : il représente 25% du marché, contre 24% estimé pour la presse et 27% pour la télévision » a souligné Matthieu Aubusson, associé chez PwC. « Si la tendance se poursuit, il ne serait pas absurde qu’à la fin de 2015, le digital dépasse la télévision, ce sera de toute façon le cas en 2016 » prédit-il.

Les investissements publicitaires en télévision s’élevaient à 3,2 milliards d’euros en 2013 et étaient stables sur neuf mois en 2014. Aux Etats-Unis, le plus gros marché publicitaire mondial, le cabinet eMarketer n’attend cette bascule qu’en 2018; en Finlande, la pub numérique pèse d’ores et déjà plus lourd que la télévision.

Explosion du mobile à plus de 400 millions d’euros

Les professionnels attendaient en réalité encore mieux : en juillet, Bertrand Beaudichon, alors président de l’Udecam (l’Union des entreprises de conseil et achat média) tablait sur 3 milliards d’euros de dépenses publicitaires en ligne, soit 26% à 27% du marché. Proche de l’Italie en termes de maturité, la France demeure légèrement en retard par rapport à l’Allemagne, où la part d’Internet atteint 32%, ou le Royaume-Uni (37%) : le potentiel du marché français s’il rattrape le niveau britannique serait donc de 4,4 milliards d’euros, relèvent les experts de PwC. La publicité liée à la recherche sur Internet, autrement dit Google, domine toujours (59% de l’epub), mais d’autres segments croissent beaucoup plus vite.

En effet, derrière cette progression un peu moins forte qu’espérée, dans un marché publicitaire français globalement en baisse, affichage mis à part, deux segments ont joué les vedettes : la vidéo et surtout le mobile, qui ont explosé. La publicité vidéo a augmenté de 65%, à 224 millions d’euros. Le chiffre d’affaires de la pub sur mobile a bondi de 77% passant de 229 millions à 407 millions d’euros. Matthieu Aubusson note que

« Ce ne sont plus des montants ridicules mais des chiffres significatifs, qui se rapprochent de ceux de la radio, au niveau national », qui atteignaient 574 millions d’euros en 2013 (hors pub locale) et sont en baisse.

Le mobile, un vrai média, encore sous-investi en France

C’est aussi davantage que la pub des journaux gratuits (estimée autour de 300 millions en 2014, en chute de 10%).
Cet essor du mobile profitent surtout au réseaux sociaux, essentiellement Facebook, qui progressent de 45% à 203 millions d’euros soit 7% de la pub en ligne.

Le mobile représente désormais 14% des dépenses publicitaires numériques et 3% de l’ensemble du marché pub français. Là encore, la France a du retard, donc du potentiel, par rapport à Royaume-Uni (9%) : PwC projette que la pub sur mobile pèsera 707 millions d’euros en 2017 en hypothèse basse et 1,2 milliard d’euros dans un scénario de rattrapage au niveau britannique. De quoi faire réfléchir les annonceurs qui n’ont pas encore franchi le pas. Le mobile s’impose comme un vrai média mais reste sous-investi par rapport au temps passé par les consommateurs sur leur smartphone.

« Plus les entreprises se transforment, plus elles investissent dans le digital » observe d’ailleurs Arthur Millet, le président du SRI et directeur du numérique chez Amaury Médias.

Mobile temps passé pub

L’intégralité du 13e observatoire de l’e-Pub SRI

 

Le m-commerce devrait encore progresser en 2014

Le m-commerce devrait encore progresser en 2014.

ublié par Olivier Robillartle mercredi 09 avril 2014

 

Selon certains professionnels, le commerce sur les mobiles va connaître un nouvel essor cette année. La société spécialisée dans les coupons et bons plan RetailMeNot estime que le marché du m-commerce atteindra 23,4 milliards d’euros en Europe en 2014.

M-commerce

L’engouement pour les achats sur les mobiles devrait perdurer pour l’année à venir. Selon une étude menée par le Centre for Retail Research pour la société RetailMeNot, le m-commerce devrait effectivement être en croissance en 2014, les internautes lui accordant une part plus importante dans leurs achats.

Pour établir ces informations, la société précise avoir interrogé1 000 consommateurs dans 9 pays (France, Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni et Suède). Elle a ensuite mêlé ces informations aux statistiques du gouvernement et d’analystes. L’enquête a été menée entre juin et août 2013.

Selon le rapport, les Français devraient dépenser 4,2 milliards d’euros sur mobile en 2014, soit 14% du budget e-commerce. Sur notre territoire, les dépenses effectuées sur mobile pourraient ainsi doubler cette année (+106%) passant de 2 milliards euros en 2013 à 4,2 milliards d’euros.

Globalement, le secteur du m-commerce atteindra 23,4 milliards d’euros en Europe la même année. Toutefois, la France reste en retard dans ce domaine puisque seuls « 12% des Français ont visité une boutique en ligne sur mobile au cours des 3 derniers mois, contre 28% des Britanniques et 27% des Allemands », précise l’étude.

Si la France est en retard, la croissance du marché devrait néanmoins se poursuivre. Le constat présenté par le Centre for Retail Research est en effet partagé par d’autres organismes. D’après le la Mobile Marketing Association, le m-commerce progresse de 25% par trimestre en France. Pour ce qui est des États-Unis, 65% des parcours d’achat commencent déjà par une visite sur smartphone et les deux tiers se finissent sur une tablette ou un ordinateur.