1 in 4 Spotify Users Pay for the Service

Across the UK and USA, we spoke to just over 2,300 Spotify users for our Q2 2015 wave of research. Among this group, some 3 in 4 said they were using the ad-supported version of the service – making them a relatively hard group for Apple to lure over to its own paid-for offering. Apple will have much stronger hopes in relation to the 25% of Spotify users who are currently paying to use the streaming service.

In fact, there’s a strong overlap between audiences here: just as devices like the iPhone and iPad see peaks in usage among younger and top income groups, it’s the same two segments who over-index the most strongly when it comes to paying for Spotify.

Equally important is that 45% of Spotify’s paying subscribers are already using iTunes – making them particularly susceptible to the Apple marketing machine.

1 in 4 Spotify Users Pay for the Service

What Major Music Streaming Services Pay Artists, Visualized | Co.Design | business + design

What Major Music Streaming Services Pay Artists, Visualized | Co.Design | business + design.

Since the arrival of Spotify in 2011, artists have been at odds with streaming music services over the royalties they recieve. And now thatApple Music has entered the music streaming wars, the question of how much each music service pays artists is as rife as ever. But without a clear explanation of who’s paying what, it’s easy to find yourself usingTaylor Swift as a barometer of artist fairness.

Now, a new infographic from David McCandless at Information Is Beautiful attempts to clarify streaming music’s murky financial backwaters.


via Information is Beautiful

On the left side of the chart, a line graph connects the streaming service (i.e. Spotify) and the amount of revenue it pay their artists per play (i.e. $.0011) with the number of people who use the service (i.e. 75 million people). The right side puts that information into context by showing what percentage of the total number of users is needed in order for artists to earn the U.S. minimum wage, which McCandless approximates to $1,260 per month (the federal baseline for minimum wage is $7.25/hour but it varies by state). For example, in order for an artist to survive on Spotify sales, he or she needs 2% of its 75 million users—that’s around 1.5 million users—to play their track per month.

The chart is most useful when simply comparing the artist revenue per play. Google Play pays artists the most, quickly followed by Jay-Z’s recently acquired streaming service Tidal, which is expected given its “by artists for artists” platform. Spotify and Apple Music are neck and neck. Perhaps the most startling revelation? Apple Music cut its artist revenue in half after transitioning from Beats, which it bought last year.

Comparing the streaming sites is not exactly apples to apples, as a careful look at both sides of the chart will show. For example, Tidal pays its artists more per play than Spotify ($.0070), but it has far fewer users (.5 million), so an artist would need to rely on a larger percentage of a smaller pool of users to play their track. And McCandless’ infographic doesn’t offer a fair comparison to Google Play and Apple Music, two of the biggest players, because there’s no user data available.

Still, being transparent about artist royalties is a step in the right direction for streaming services, and it’s useful for users to see a company’s intentions. Check out the data McCandless used for the infographic here.

Spotify: Une mappemonde des préférences musicales | JDM

Une mappemonde des préférences musicales | JDM.

Grâce au service de musique en continu Spotify, il est désormais possible d’avoir accès au palmarès musical caractéristique de plusieurs centaines de villes à travers le monde.
Présenté sous la forme d’une carte interactive, l’outil permet de sélectionner une des villes qui, elles, sont représentées par des points verts.
Une fois la ville choisie, l’internaute peut alors cliquer sur un lien menant à une liste des chansons qui la distinguent musicalement de toutes les autres villes.
Distinction?
Mais que veut-on dire par «distinguent»? Selon un article publié sur son blogue, Spotify explique que le son «distinctif» d’un endroit «est la musique que les gens y écoutent de façon notable, mais que les gens dans d’autres villes n’écoutent pas tant que ça. Et que cette musique fait donc d’eux des gens différents des gens partout ailleurs.»

Spotify: le pari payant de la commodité pour nous offrir la BO de notre vie !

Dans les coulisses de Spotify, le juke-box 2.0 – TéléObs.

Le tour du propriétaire commence par la table de ping-pong, dépliée au centre d’une cour intérieure, encadrée de grandes baies vitrées. La légende raconte que le chanteur canadien Justin Bieber y aurait infligé une raclée au fondateur du numéro un mondial du streaming musical, Daniel Ek. 

Autour : des bureaux. Une enfilade d’openspace décorés par les salariés, pour la plupart de sexe masculin, la trentaine à peine, en jeans, tee-shirts, baskets, qui pianotent devant leurs écrans, un casque vissé sur la tête. Soixante-huit nationalités sont représentées. Spotify croule sous les candidatures, assure Jamie Smith, son directeur de la communication interne : l’entreprise, présente dans 28 pays, en a reçu 32.000 depuis le début de l’année !

Géant du streaming

Avec 75 millions d’utilisateurs, l’ex-petite firme suédoise est devenue le géant du streaming. Ce service, qui fait trembler une industrie musicale en chute libre, permet d’écouter gratuitement des morceaux sur internet et de se constituer ses playlists. Epouvantail pour certains artistes et producteurs, il est une future vache à lait pour d’autres. Car, si son accès est gratuit, le site reverse des droits aux artistes grâce à une manne publicitaire qu’on annonce gigantesque – Jonathan Forster, directeur pour l’Europe du Nord, rappelle en passant que la pub a rapporté 80 milliards de dollars aux radios privées en 2014, quand les recettes de l’industrie du disque ont atteint… 15 milliards de dollars. Spotify compte aussi 20 millions d’abonnés payants “freemium”, pour un service plus rapide et sans publicité.

Depuis le succès colossal du suédois, la riposte s’organise. Après le rappeur Jay-Z, qui a lancé, en mars dernier, avec ses amis stars Rihanna, Madonna, Daft Punk…, le service payant Tidal – pour l’instant sans grand succès –, c’est au tour du géant Apple d’attaquer avec son application Apple Music, disponible depuis le 30 juin. La marque à la pomme a des atouts de taille : 170 milliards de trésorerie et un milliard d’utilisateurs de son fameux iTunes. Cette offensive n’a pas ébranlé Daniel Ek, qui s’est fendu d’un laconique “Ah ok” sur Twitter avant d’effacer le message.

Car chaque nouvelle annonce d’un concurrent est une occasion à saisir, explique Jonathan Forster :

“Tout d’un coup, on ne parle plus que de streaming. Et comme nous ne faisons pas de grosses campagnes de communication, c’est de la publicité gratuite pour nous.”

Une reconnaissance. “Ça fait dix ans que nous disons que le streaming est l’avenir de l’industrie musicale. Nous sommes heureux que les autres soient enfin d’accord avec nous.” De toute façon, assure le Britannique, Spotify est parée :

“Jusqu’à présent, nos ennemis principaux étaient les pirates. C’est comme de se battre contre des zombies : ils n’ont ni corps ni règles. Ça nous a endurcis.”

Chez Spotify, on est aussi convaincu d’avoir une longueur d’avance : “Depuis notre lancement, nous avons fourni 2,5 milliards d’heures de musique en streaming : c’est autant de données qui nous permettent d’améliorer notre service.”

“Hack week”

A Stockholm, la décontraction fait partie du modèle. Salle de jeux, studio d’enregistrement, concerts gratuits à la cafétéria… D’après Paolo Brolin Echeverria, il n’est pas rare de voir traîner les salariés tard dans la nuit, au 61 de la rue Birger Jarlsgatan, siège de l’entreprise. Celle-ci a atteint une valorisation record de 7,5 milliards de dollars, mais l’esprit start-up demeure.

L’effervescence avec. Paolo est responsable de la “hack week”, qui vient de se terminer : pendant deux semaines, les 1.500 salariés du groupe (dont la moitié est basée à Stockholm) ont carte blanche pour travailler sur un projet qui leur tient à cœur.

Accès légal à une gigantesque discothèque

C’est pendant l’une de ces sessions qu’est née “running”, la toute dernière fonctionnalité, présentée fin mai à New York, qui permet aux joggeurs d’adapter le rythme de leurs playlists à la cadence de leurs pas. L’aventure Spotify a commencé en 2006 avec la rencontre de Daniel Ek, alors jeune programmeur de 23 ans passionné de musique, déjà riche mais déprimé, et d’un entrepreneur, Martin Lorentzon, 37 ans, multimillionnaire en quête de nouveaux projets.

Tous deux admirent Napster, le site de partage en ligne fondé en 1999 par un groupe de jeunes Américains, fermé deux ans plus tard sur ordre des tribunaux. Leur idée : réussir là où les autres ont échoué, en proposant un service d’accès légal à une gigantesque discothèque (autour de 30 millions de chansons), avec l’accord des labels et des ayants droit.

Le nom “Spotify” naît d’un malentendu lors d’une soirée un peu arrosée : Martin Lorentzon est devant l’ordinateur et enregistre des noms de domaine, tandis que Daniel Ek lance des suggestions. Le premier entend mal ce que dit le second et écrit “Spotify” : une combinaison de “spot” (découvrir) et “identify” (identifier). Quelques mois plus tard, un certain Jonathan Forster pousse la porte d’un petit appartement, dans le centre de Stockholm : “Il y avait un groupe de types visiblement superdoués, qui tapaient à toute vitesse sur leurs claviers et surfaient sur deux écrans à la fois, dit-il. On sentait l’excitation dans l’air.” Forster a droit à une première démonstration : “C’était magique. Ils avaient travaillé très dur pour que la musique soit disponible en moins de 300 millisecondes. L’oreille ne détectait aucun délai.”

Le pari est osé. Il s’agit de proposer simultanément une alternative aux boutiques de téléchargement, comme iTunes, et aux sites de téléchargement illégal, tels que Pirate Bay – à l’époque, YouTube n’en est alors qu’à ses balbutiements. L’idée de combiner un service gratuit, où les chansons sont régulièrement entrecoupées de spots publicitaires, à un service payant, le “premium”, accessible hors connexion, sans pub, s’impose rapidement. Un modèle “contre-intuitif”, dit Gustav Söderström, directeur des produits : “Car on a dit aux gens qu’ils allaient devoir commencer à payer pour obtenir ce qu’ils trouvaient gratuitement sur les sites de téléchargement illégal. Si vous n’êtes pas passionné, 120 euros par an, ça fait beaucoup. Mais plus vous consommez de musique, plus ça devient important. Et télécharger sur Pirate Bay prend du temps. Nous avons fait le pari de la commodité. Heureusement, les gens ont suivi.”

Les négociations avec les maisons de disques vont durer deux ans. “On regardait les listings des compagnies et on envoyait des emails aux gens, en espérant juste décrocher un rendez- vous”, raconte Jonathan Forster. Per Sundin, patron d’Universal Suède, est l’un des premiers à dire banco : “L’industrie musicale était attaquée de partout. On était désespérés. On avait essayé d’autres services. Rien ne fonctionnait.” Encore faut-il convaincre ses supérieurs. Si les labels sont partants pour le service payant, ils ne veulent pas du “freemium” (accès gratuit puis payant). Spotify ne lâche pas. Gustav Söderström s’en félicite : “Nous avons un taux de conversion du gratuit au payant de 25 %. Jusqu’à présent, Skype était une référence avec 7 %. Or notre taux aurait dû diminuer avec l’accélération de notre développement, mais ce n’est pas le cas : les utilisateurs du service gratuit continuent de passer au payant, bien au-delà des premiers mois.”

Coup de gueule planétaire de  Taylor Swift

L’an dernier, le “freemium” a connu son heure de gloire avec le coup de gueule planétaire de la chanteuse pop américaine Taylor Swift, qui a annoncé qu’elle quittait la plateforme, mécontente de ne pas être rémunérée à sa juste valeur pour sa musique. Jonathan Forster dit son incompréhension :

“Elle a laissé ses chansons sur YouTube, où les téléchargements ont explosé. Si nous n’offrions pas de service gratuit, nous perdrions notre meilleure chaîne de marketing pour le premium. Surtout, le gratuit génère de l’argent pour les artistes, grâce aux revenus de la publicité, ce qui n’est pas le cas de YouTube.”

Ludvig Werner, directeur de l’Ifpi (Fédération internationale de l’Industrie phonographique) à Stockholm, reconnaît que le modèle est complexe :

En tant qu’artiste, vous receviez une grosse somme d’un coup, à la sortie de votre CD. Désormais, vos revenus s’étalent dans le temps.”

La transparence n’est pas non plus toujours au rendez-vous : “Ce que vous touchez dépend de l’accord signé avec la maison de disques.” Pour lui, le streaming représente pourtant l’avenir de l’industrie musicale : “En Suède, nos revenus ont chuté de 60 % entre 2001 et 2008. Avec le streaming, ils ont augmenté de 27 %, et ce nouveau modèle représente désormais plus de 80 % des revenus de l’industrie.”

Une application incontournable

Spotify reverse 70 % des recettes générées par les abonnements et la pub aux labels et ayants droit. Au total : 3 milliards de dollars depuis sa création, avec une augmentation vertigineuse ces derniers mois. Et ce n’est qu’un début, assure Jonathan Forster :

“Le jeu Angry Birds a 600 millions d’utilisateurs. C’est dire notre potentiel. Nous avons les Rolling Stones, Daft Punk, Beck … Imaginez ce que le reversement va représenter avec 600 millions d’utilisateurs, ou un milliard, comme Instagram ?”

Tel est bien l’objectif : faire de Spotify une application incontournable.

“La question n’est pas de savoir quelle part du gâteau nous obtiendrons, mais comment accroître la taille de ce gâteau”, lance Gustav Söderström. Et puis, il se targue du soutien que sa compagnie apporte aux artistes : “Grâce aux données dont nous disposons, nous pouvons leur dire où se trouvent leurs fans, où se produire en concert.”

Les développeurs y travaillent d’arrache-pied, usant de savants algorithmes pour découvrir les goûts des utilisateurs.

Spotify a réalisé un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars en 2014, mais quadruplé son déficit. Elle vient cependant, d’annoncer une levée de fonds de 465 millions d’euros, et se lancera bientôt dans la vidéo. L’enjeu est de taille, selon Gustav Söderström :

“Nous voulons vous accompagner toute la journée et produire la BO de votre vie.”

Spotify( 4/2015) 68 millions d’abon­nés, dont 17,3 millions payants (Macplus/Hautparleur)

Spotify, décrit par ses chiffres.

C’est le principal compétiteur du prochain Apple Music : Spotifydépasse désormais de la tête et des épaules les services concurrents, notamment Deezer, nettement distancié. C’est ce qui ressort d’un profil très détaillé publié par le magazine spécialisé Haut-Parleur.

Spotify, fin avril, comptait 68 millions d’abon­nés, dont 17,3 millions payants.

Aujourd’hui, le service revendique 75 millions d’abon­nés, preuve que sa progression se poursuit.

Mais où Spotify est-il le mieux implanté ?

En Europe du nord ! « En Suède, la terre natale de Spotify, le service compte donc 1 512 550 abonnés premium à la fin avril de cette année pour 987 405 utilisateurs gratuits, non encore convertis aux vertus du payant » note Haut-Parleur. La Norvège de son côté compte 800 000 abonnés payants, contre 400 000 abonnés à la formule publicitaire gratuite.

Globalement, l’Europe du nord est la forteresse du service, et le seul endroit où le nombre d’abonnés payants dépasse les gratuits.

Mais Spotify progresse très fortement aux USA, grâce à une promotion agressive, lancée aux USA en début d’année. Spotify compte près de 5 millions d’abonnés américains. La France demeure en retrait : 1,4 millions d’abonnés gratuits et seulement 240 000 abonnés premium.

L’utilisation du service est importante : « 21 milliards de streams pendant ce mois d’avril 2015, soit une moyenne 311 streams par utilisateurs (accès payant et gratuit) – et 617 streams par mois (20 streams par jour) pour les abonnés qui payent donc très cher la possibilité de tripler leur consommation de musique »

 

Tidal 4 All: Good news for audiophiles, who love to listen to their music in Hi-Fi (16-bit/44.1kHz FLAC and ALAC)

In other big news today, Tidal has launched on Sonos. This service doesn’t cost the same amount as Spotify. In fact, it costs twice as much. For $19.99 per month, users will have access to streaming music and video at 16-bit/44.1kHz FLAC and ALAC. This is good news for audiophiles, who love to listen to their music in Hi-Fi.

Jay Z is the owner of the new online music streaming service. He’s been joined by other artists like Arcade Fire, Beyoncé, Coldplay, Kanye West, Rihanna, and Taylor Swift. Taylor Swift was one of the first artists to leave Spotify for Tidal because of the low pay rates. Sonos CEO, John MacFarlane, believes that this new service will change the music industry. He thinks that artists are in tune with the way fans are streaming their music.

“Artists are more in tune than ever with how people are listening to their music. The game just changed – Tidal represents the future of music.”

But is the music streaming space too crowded? There’s already popular services like Pandora and Spotify. Not to mention, there are alternatives like Deezer, iTunes, Google Play Music, Rdio, and Songza that are currently doing well. The Wall Street Journal noted that there so many streaming sites that already feature these artists.
Read more at http://www.inquisitr.com/1969189/spotify-on-playstation-vs-tidal-on-sonos-is-the-online-music-streaming-space-too-crowded/#iBsSUMLbRbR49Des.99

Musique : les maisons de disques se dressent contre Apple et Spotify, Médias (Les Echos)

Musique : les maisons de disques se dressent contre Apple et Spotify, Médias.

Les grands labels américains sont vent debout contre les sites de streaming qu’ils tentent de convertir au modèle des abonnements payants.

Est-ce une réaction au fait que le rappeur Kendrick Lamar a totalisé 9,6 millions d’écoutes en 24 heures sur Spotify ? Ou le fait d’apprendre que les revenus du streaming ont pour la première fois dépassé ceux du CD aux Etats-Unis l’an dernier ? En tout cas, les maisons de disque américaines ont haussé le ton ces dernières semaines à l’encontre des vendeurs de musique en streaming, bien décidées à défendre leur revenus.

La dernière charge est signée Universal Music, et vise Spotify. Une cible de choix puisque le groupe suédois est considéré comme le numéro un mondial de la musique en ligne avec ses 15 millions d’abonnés payants et 60 millions d’utilisateurs .

D’après le Financial Times , le label serait actuellement en pleine négociation avec Spotify en ce qui concerne les droits de son catalogue. Et se serait engagé dans un bras de fer pour contraindre le groupe suédois à davantage différencier son offre gratuite de celle payante en vue d’inciter plus fortement les utilisateurs à s’abonner.

Modèle à double détente

Possédant notamment les droits sur les œuvres des Beatles, Pink Floyd ou encore Katy Perry, la plus grande maison de disques du monde n’en est pas son coup d’essai. En 2010, elle avait déterré la hache de guerre avec le français Deezer pour les mêmes raisons. Avant de trouver un accord à l’amiable en septembre 2011.

Selon Rolling Stone , d’autres grands labels seraient sur la même longueur d’onde. Il faut dire que deux points de vue et surtout des intérêts contradictoires se font face. D’une part, les sites comme Spotify, Deezer et consorts sont sur un modèle à double détente. Ils sont contraints de conserver une offre freemium suffisamment alléchante pour attirer dans leurs filets de nouveaux utilisateurs, condition nécessaire mais non suffisante pour les diriger vers un abonnement payant. D’autant que le secteur ne cesse de voir arriver de nouvelle têtes, à l’instar de Youtube et son service de streaming, Music Key, lancé en novembre 2014.

De leur côté, les maisons de disques font le forcing pour que les groupes de streaming accélèrent le mouvement en restreignant davantage les possibilités offertes par leur offre gratuite. La raison ? Aux Etats-Unis, les revenus publicitaires en provenance du streaming gratuit ont rapporté 295 millions de dollars aux majors en 2014, alors que les abonnements payants leur ont permis de récupérer 800 millions, souligne le Financial Times.

Apple en plein négociation

Apple serait également en train de faire face à cette levée de boucliers des grandes maisons de disques concernant son service de streaming – qui doit fusionner Beats Music, iTunes et iTunes radio – et qui ne devrait pas être présenté… avant le moins de juin prochain.

Le groupe de Cupertino serait en pleine négociation avec les maisons de disques afin de pouvoir utiliser leur catalogue. Et les échanges se sont pas aussi cordiaux que ce qu’on aurait pu le croire, dans la mesure où Apple ne compte pas proposer d’écoute gratuite. Les discussions achopperaient sur le prix de l’offre payante, croit savoir le site Billboard .

Initialement, la firme à la pomme aurait songé à proposer une offre à 5 dollars au mois puis serait monté à 7,99 dollars. Mais les maisons de disques souhaitent que le groupe de Cupertino porte son prix d’abonnement mensuel à 9,99 dollars, sans quoi elles menacent de rejeter son offre, soutient Billboard.

Vers la fin du freemium ?

Depuis plusieurs mois, certains artistes très connus et vendant plusieurs millions d’albums s’insurgent également contre le modèle économique du streaming, à l’instar de la jeune chanteuse américaine Taylor Swift qui a retiré tous ses albums de Spotify.

Celle-ci estimait que le groupe suédois ne rémunérait pas « équitablement les auteurs, les producteurs, les artistes et les créateurs ». Récemment Bjork, qui a qualifié le streaming en général de modèle « insensé », a refusé que son dernier album soit en écoute sur Deezer, Spotify et tous les plates-formes analogues.

Selon Rolling Stone , la direction des grandes maison de disques estiment que le modèle du freemium pourraient avoir disparu d’ici à la fin de l’année. « C’est inévitable (…) Si vous voulez que Spotify vous rémunère plus par écoute, ils doivent eux-même faire payer davantage », a affirmé Gary Stiffelmann – une figure dans le business de la musique aux Etats-Unis et qui a été l’avocat de Michaël Jackson ou encore de Lay Gaga – cité par Rolling Stone. Pas sûr que Spotify, Pandora, Deezer et consorts l’entendent de cette oreille.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0204246951480-musique-les-maisons-de-disques-se-dressent-contre-apple-et-spotify-1104924.php?b7DQg9klRq02yM45.99

Pour la première fois (en 2014), les revenus du streaming ont dépassé ceux des ventes de CD aux Etats-Unis

Pour la première fois, les revenus du streaming ont dépassé ceux des ventes de CD aux Etats-Unis | Slate.fr.

Ca y est, les courbes se sont croisées. Selon les chiffres publiés par le RIAA, le syndicat des professionnels américains de l’industrie du disque, les revenus de la musique écoutée sur Internet en streaming, estimés à 1,87 milliard de dollars, ont dépassé en 2014 pour la première fois ceux de la vente de CD, qui ont chuté de 12,7% la même année, pour un montant total de 1,85 milliard.

Le diagramme ci-dessous montre la répartition de l’activité par type de support. La distribution «physique» (32%) devance certes toujours le streaming (27%), mais ce dernier représente désormais plus que les seuls ventes de CD –elles-mêmes correspondant à 82% des supports matériels.

Source: RIAA.

Comme le montre le diagramme suivant, le chiffre d’affaire du streaming se décompose entre des services «on-demand» gratuits soutenus par de la publicité (Youtube, version gratuite de Spotify), des services sur abonnement payant (version payante de Spotify) et les radios Internet.

Source: RIAA.

L’activité numérique qui a rapporté le plus de revenus reste le téléchargement de musique, estimé en 2014 aux Etats-Unis à 2,6 milliards de dollars. Cela ne devrait cependant pas durer éternellement puisque le téléchargement connaît une baisse de son résultat alors que l’abonnement au streaming payant a bondi de 26% sur la même année.

Selon Digital Trends, le président de la RIAA a pris acte du choix clairement exprimé par les auditeurs en faveur du modèle du streaming. Malgré tous les débats au sein de la profession, écrit-il, «la réalité est que les consommateurs ont parlé et que c’est ce que les fans veulent [le streaming, NDLR].»

La question de la répartition des revenus entre les acteurs de la chaîne de la musique enregistrée n’est pas réglée pour autant. La chanteuse Taylor Swift a provoqué un raz-de-marée de réactions et de controverses sur le sujet en choisissant de retirer son catalogue du service Spotify en 2014. Dans une interview à Time Magazine en novembre dernier, elle ciblait le streaming comme étant la cause de l’effondrement de l’industrie musicale.

«Tout le monde se plaint à propos de la diminution du nombre de ventes dans la musique, mais personne ne change sa manière de faire. Ils continuent à aller vers le streaming alors que c’est principalement ce qui a fait diminuer le nombre d’albums vendus».

Spotify et Deezer plus forts que le téléchargement de musique !

Spotify et Deezer plus forts que le téléchargement de musique ! – PhonAndroid.

Plutôt Spotify, Deezer ou plutôt CD, Vinyles et audiothèque pleine ? Si vous faites partie de la première catégorie alors vous faites partie de la majorité des utilisateurs. Le Snep, principal syndicat des producteurs de musique, a publié une étude sur le marché de la musique en France. Résultat : le streaming musical a pris le pas pour la première fois sur le téléchargement.

spotify deezer telechargement musique
2014 a été l’année du streaming musical.
C’est en tout cas ce que révèle une étude du Snep selon laquelle, pour la première fois depuis l’entrée sur le marché
des services comme Spotify ou Deezer, le téléchargement de contenus musicaux est en retrait.

Globalement, le marché de la musique se porte moins bien entre 2013 et 2014 puisqu’il enregistre une baisse de 5,3%. C’est le marché physique qui a en fait le plus souffert, enregistrant une chute de 11,5%. Le marché numérique, lui, a augmenté de 6% et représente désormais 29% du marché global.

deezer telechargement streaming
Sur ce marché de la musique numérique, c’est le streaming musical qui domine pour la première fois en 2014
avec 55% de part de marché contre 40% pour le téléchargement. En 2013, la tendance était pratiquement inversée.
spotify deezer part marche
Au total ce sont donc 12 milliards de titres qui ont été écoutés en streaming en 2014 par 11 millions d’utilisateurs
(16% de la population). Le nombre d’abonnés, lui, a atteint les 2 millions.

Seule ombre aux tableaux, la répartition de l’abonnement mensuel payé par les audiophiles. Sur les 9,99 euros, ce ne sont pas les artistes qui touchent la plus grosse part, bien au contraire, ils sont les derniers servis.

Les producteurs prennent 4,56 euros et les plateformes 2,08 euros. Les artistes, eux, touchent 1,68 euros s’ils sont auteurs-compositeurs-interprètes, 0,68 euros s’ils sont « seulement » interprètes.

Les amateurs de musique ont donc été séduits par les solutions légales pour écouter ses sons préférés en illimité. Comme quoi, lorsque les solutions légales sont bien conçues, elles plaisent.

En savoir plus : http://www.phonandroid.com/spotify-deezer-plus-forts-telechargement-musique.html#ixzz3Qk3MmbOH

Spotify : un auditeur sur quatre paie un abonnement

Spotify : un auditeur sur quatre paie un abonnement.

Spotify peut avoir le sourire. Malgré les critiques dont il fait l’objet, provenant en particulier de l’industrie du disque, la plateforme d’écoute de musique à la demande continue de séduire un nombre croissant d’internautes à travers le monde, tout en conservant un ratio stable entre les auditeurs abonnés à une formule payante et ceux profitant uniquement de l’accès gratuit.

Sur les 60 millions d’usagers, 15 millions paient chaque mois un abonnement, annonce l’entreprise. En termes de ratio, Spotify a un auditeur sur quatre qui est abonné au service.

Ce rapport entre les abonnés et les autres est assez stable dans le temps. En mai dernier, lorsque Spotify dévoilait ses statistiques de fréquentation, l’on comptait 10 millions d’abonnés pour 40 millions d’usagers (25 %). Mais si l’on prend une plage de temps plus longue, on note une progression : en 2011, il y avait 1 million d’abonnés pour 6,6 millions d’utilisateurs (15 %).

L’enjeu, pour le service, est d’augmenter la part du nombre d’abonnés en rendant la formule payante, qui est facturée 9,99 euros par mois, aussi attractive que possible Aujourd’hui, celle-ci permet d’accéder au catalogue est illimité, de bénéficier d’une qualité audio rehaussée, d’échapper à la publicité pendant l’écoute et de stocker localement les titres pour une session hors connexion.

LE PAIEMENT DES ARTISTES

Une hausse du nombre d’abonnés faciliterait certainement les négociations entre Spotify et l’industrie du disque, qui considère que le service ne rémunère pas assez les artistes.

On se souvient par exemple de l’ADAMI, qui représente les artistes-interprètes en France, qui adénoncé en novembre la très faible part reçue lorsqu’un internaute s’abonne à une plateforme de streaming. En 2009, l’ADAMI avait calculé qu’une plateforme comme Deezer, qui est très similaire à Spotify, rapporterait seulement 100 euros aux interprètes pour 100 000 diffusions.

À l’étranger, ces critiques existent aussi. Quelques artistes de premier plan comme Thom Yorke(Radiohead) ou de Taylor Swift ont même retiré tout ou partie de leurs œuvres pour dénoncer le miroir aux alouettes que sont les plateformes d’écoute de musique en ligne.

Mais ces critiques, bien que recevables, ne sont pas toujours bien passées.

En novembre, le PDG de Spotify, Daniel Ek, a décidé de répondre aux artistes, en pointant les contradictions de certains artistes (qui diffusent aussi sur des plateformes gratuites comme YouTube) et en soulignant le risque, pour eux, de laisser tomber les plateformes d’écoute de musique. C’est ça ou le piratage, a-t-il mis en garde en filigrane, mettant ainsi en avant le rôle dissuasif qu’aurait la plateforme sur le piratage.