Les quatre dossiers chauds de la rentrée média : LN24 – TF1 – Pickx/Proximus – DH Radio (Source: Le Soir)

1. Info : le pari osé de LN24

J.-F.M.J.-F.M.
Le lancement de la chaîne d’info en continu LN24 le 2 septembre lors d’une grande soirée au Parlement européen est sans conteste l’événement de la rentrée média. Ce n’est pas tous les jours qu’on assiste à la naissance d’un nouveau média en Belgique, surtout au vu du contexte économique. Le pari est d’autant plus osé qu’il s’agit d’information.
Lancé par deux anciens journalistes, Joan Condijts (ex-rédacteur en chef de L’EchoLe Soir) et Martin Buxant ( L’Echo, Bel-RTL…) et le producteur Boris Portnoy (Keynews), ce projet entrepreneurial inédit bénéficie du soutien financier de quatre actionnaires privés : Belfius, Besix, Daoust, Icewatch.

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Son ambition ? Offrir une alternative au duopole de l’info incarné par RTL et RTBF et venir avec un regard plus exigeant sur les grands enjeux économiques et politiques (nationaux comme internationaux). La chaîne sera active de 6 à 23 heures et alternera tranches d’info, magazines thématiques, documentaires, grands débats, interviews… Une trentaine de personnes ont rejoint l’aventure dont une quinzaine de jeunes journalistes.
Cette initiative audacieuse sera-t-elle couronnée de succès ? Les sceptiques mettent en avant la faiblesse des moyens dont dispose l’entreprise (4,5 millions d’euros), l’étroitesse du marché francophone belge, le déclin de la publicité télé…
Les promoteurs de LN24 sont quant à eux persuadés qu’ils répondent à un besoin et estiment que leur modèle économique tient la route grâce à une structure de coûts beaucoup plus légère que celle des grands médias établis.

2. Publicité : TF1 crispe les relations entre RTL et RTBF

J.-F. M.J.-F. M.
La rentrée 2019 s’annonce chahutée sur le marché publicitaire. Les deux plus grandes chaînes télé privées du paysage audiovisuel ont décidé d’unir leurs forces. A partir de septembre, la régie de RTL – IP – va commercialiser les pubs belges de son grand concurrent français, TF1. Ce dernier a en effet renoncé à faire appel au service de la régie Transfer après un début sur le marché belge plutôt poussif. C’est un virage à 180 degrés pour IP qui, après avoir répété pendant deux ans à tous les annonceurs qu’aller sur TF1 était une grave erreur, va maintenant devoir les convaincre du contraire.
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Du coup, le marché publicitaire télé belge francophone redevient un duopole (RMB/RTBF – IP/RTL) mais avec un déséquilibre plus marqué qu’avant puisqu’IP sort renforcé. C’est peu dire que cette situation crispe du côté du boulevard Reyers. Jusqu’ici, c’est surtout RTL qui a fait les frais de l’arrivée de TF1 sur le marché publicitaire belge vu la similitude de leurs audiences. Maintenant que TF1 a quitté Transfer et est en régie chez IP, il va falloir trouver l’argent ailleurs, c’est-à-dire chez RMB (la régie de la RTBF). Cette dernière s’attend à ce que IP cherche à prendre des parts de marché à la chaîne privée AB3, qui fait partie de son portefeuille de clients et présente un profil d’audience similaire à celui de TF1.
Mais ce que la RTBF craint le plus, c’est que RTL abuse d’une position qu’elle considère désormais comme dominante pour influencer de manière indirecte sa grille de programmes. La RTBF et TF1 collaborent beaucoup à travers des coproductions. « RTL pourrait faire pression sur TF1 pour stopper celles-ci, ce qui réduirait le flux de téléfilms, séries… sur la RTBF », estime une source. « Idem pour l’acquisition de droits sportifs ou la signature de grands accords avec des majors du cinéma.
RTL pourrait inciter TF1 à négocier ces droits et accords non pas uniquement pour le territoire français mais aussi pour le territoire belge francophone, privant la RTBF de l’accès à ces productions». Au boulevard Reyers, on est prêt à dégainer l’arme d’une plainte auprès de l’Autorité belge de la concurrence au moindre indice qui indiquerait ce type d’abus.

3. Télé : Proximus cabre   les chaînes

J.-F. M.J.-F. M.
La rentrée pourrait bien être marquée par un bras de fer entre Proximus et les quatre principaux diffuseurs du pays – RTL, RTBF, VRT et DPG Media (VTM). Ces derniers ne digèrent pas la manière dont l’opérateur présente leurs contenus sur sa nouvelle interface Pickx.
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Dans le menu, les programmes ne sont plus présentés par chaîne, sous forme de fil chronologique mais par thématique (sport, films/séries, enfants…). En fonction d’un algorithme de recommandation, les téléspectateurs se voient proposer une série de programmes provenant de toutes sortes de diffuseurs, de manière délinéarisée.
Le modèle ? Netflix.
Les chaînes n’acceptent pas que Proximus s’arroge le droit de découper leurs programmes. En Flandre, VTM et la VRT considèrent même qu’il s’agit d’une violation d’un décret régional qui protège l’intégrité de leur signal.
Ce que craignent les chaînes ?
Que cette interface ne réduise fortement la visibilité de leur marque, entraînant une baisse de leur audience en linéaire et une diminution de leurs revenus publicitaires. Elles demandent une transparence totale sur l’algorithme utilisé par Proximus car elles soupçonnent que celui-ci cherche à favoriser via les résultats affichés les services avec qui il a des liens privilégiés (Netflix) ou les chaînes faisant partie de ses bouquets payants. « Si cet algorithme doit discriminer les chaînes, cela doit se faire en faveur des chaînes locales et non des grands groupes internationaux », estiment-elles.
Elles veulent aussi que la consommation de leur contenu non linéaire puisse s’effectuer dans leurs applications respectives (Auvio, RTL Play.) là où elles ont la main sur la commercialisation de leurs espaces publicitaires, ce qui n’est pas possible pour l’instant. « Proximus voudrait tuer nos applications qu’il ne s’y prendrait pas autrement », peut-on entendre.
Une réunion est prévue le 28 août entre Proximus et les quatre groupes télé pour déminer la situation. Faute de progrès dans les discussions, ces derniers sont prêts à en découdre, nous revient-il.

4.Radio : la guerre des ondes

J.-F.M.J.-F.M.

 

La guerre des ondes a de nouveau repris. Comme en 2008, le nouveau plan de fréquences adopté par le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) le 12 juillet dernier fait l’objet de recours, laissant planer l’incertitude sur le contour du futur paysage radio. Le groupe IPM ( La LibreLa DH…) conteste le fait qu’on lui ait retiré le réseau de DH Radio pour le donner à la nouvelle chaîne d’info en continu LN24. Il vient de gagner une première bataille devant le Conseil d’Etat. Suite à son recours en extrême urgence, la juridiction administrative a suspendu le 14 août dernier les décisions du CSA refusant d’attribuer un réseau FM/DAB à DH Radio et octroyant un réseau à quatre radios : Contact, NRJ, Fun et LN24.
La décision du Conseil d’Etat portait sur une question de forme, à savoir l’insuffisance de la motivation de la décision. Le 4 septembre, le CSA devrait donc selon toute vraisemblance reprendre une décision identique et communiquer aux éditeurs concernés un document beaucoup plus motivé reprenant une comparaison des différents dossiers, critère par critère.
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Il y a fort à parier qu’IPM n’en restera pas là et attaquera cette fois sur le fond. Son patron, François le Hodey, a déjà déclaré que plusieurs critères de sélection définis par le Parlement et le gouvernement ont été appliqués différemment selon les éditeurs, relevant « des erreurs manifestes d’appréciation ». Il n’est pas le seul. D’autres acteurs évincés soulignent des incohérences dans les cotations et estiment que les cartes pourraient être rebattues. IPM a deux mois pour introduire son recours. Tout cela ne fait pas les affaires de LN24 qui ne pourra réaliser les investissements nécessaires au lancement de sa radio que lorsque la sécurité juridique sera établie.
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CES 2018: cinq tendances techno à surveiller (Author: Maxime Johnson)

Intelligence artificielle, voitures autonomes, écrans: Maxime Johnson présente les tendances du salon de l’électronique Consumer Electronic Show de Las Vegas.

Plus de 170 000 participants, 20 000 nouveaux produits et 2,75 millions de pieds carrés dédiés aux nouvelles technologies : au-delà de la démesure, le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas est l’occasion de découvrir les tendances qui guideront l’industrie techno au cours des prochaines années. En voici cinq.

L’intelligence artificielle à toutes les sauces

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Un jouet intelligent pour chats au CES. Photo : Maxime Johnson.

L’intelligence artificielle arrive dans des produits technos des plus variés cette année, des téléviseurs au caméras de surveillance, en passant par les électroménagers.

Non seulement une forme d’intelligence artificielle a généralement été utilisée dans leur conception, mais ces appareils pourront aussi apprendre d’eux-mêmes avec le temps.

C’est le cas de la gamme ThinQ de LG, dont les électroménagers utiliseront de l’apprentissage profond pour s’adapter aux besoins des propriétaires. Le nouveau réfrigérateur Instaview pourra ainsi cesser de faire de la glace la nuit et pendant le jour, mais en produire à temps pour le retour à la maison de la famille à 17h.

Plusieurs appareils utilisent aussi des techniques d’apprentissage automatique d’une façon locale. La caméra de surveillance Butterfleye, par exemple, pourra reconnaître un visage et ne pas déclencher d’alarme, même sans accès à l’Internet.

Les gadgets avec intelligence artificielle intégrée devraient rapidement gagner en popularité au cours des prochaines années. « Les puces qui permettent de faire de l’apprentissage sur les gadgets directement commencent à peine à être plus abordables », explique David Jun, cofondateur de Petronics, une entreprise qui présente au CES un jouet pour chats, une sorte de petit robot qui évite automatiquement la bête qui le pourchasse.

L’appareil est déjà doté d’une forme d’intelligence artificielle, mais les prochaines générations seront encore plus puissantes, afin que le robot apprenne à connaître le chat directement et parviennent à l’éviter encore mieux avec le temps.

Opération séduction pour les voitures autonomes

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Un concept d’automobile autonome de Toyota au CES. (Photo : Maxime Johnson)

Voilà plusieurs années que les fabricants de voitures profitent du CES pour dévoiler leurs futurs modèles de voitures autonomes et les technologies qui les équiperont. Une autre tendance a cependant retenu l’attention dans le domaine de l’automobile en 2018 : l’acceptabilité sociale des voitures autonomes et leurs interactions avec le public.

« Nous étudions présentement l’élément humain des voitures autonomes », confirme Erica Klampfl, directrice du laboratoire Greenfield Labs de Ford. L’entreprise teste par exemple à quoi pourrait ressembler la livraison de pizzas avec une voiture sans conducteur. « Jusqu’à quel point est-ce que les gens sont prêts à aller jusqu’au trottoir pour prendre leur pizza?, demande-t-elle. Et quel est le meilleur moyen pour communiquer avec eux? C’est le genre de questions auxquelles nous tentons de répondre dès maintenant. »

Plusieurs moyens pour interagir entre les humains (conducteur comme passants) et les voitures autonomes ont d’ailleurs été présentés au CES. La voiture Concept-I de Toyota affiche par exemple des messages sur son pare-chocs pour dire qu’elle s’apprête à tourner, ou pour indiquer qu’elle a un problème (un message loin d’être rassurant).

L’équipementier NVIDIA a pour sa part dévoilé une interface de réalité augmentée, qui permettra éventuellement aux passagers des véhicules autonomes de voir la rue de la façon dont la voiture la perçoit, ce qui permet par exemple de confirmer que la voiture a bel et bien aperçu un cycliste.

De son côté, Mercedes-Benz a profité du salon pour offrir des balades dans Las Vegas à bord des voitures semi-autonomes utilisées par leurs équipes de développement, une façon de démontrer le sérieux des tests effectués par l’entreprise.

Et les recherches sont intéressantes: lorsqu’une voiture effectue par exemple un ralentissement inhabituel, ou qu’elle rencontre une situation inusitée, un ingénieur peut enregistrer les données pendant 30 secondes par les différents capteurs du véhicule. « Ces données représentent 70 000 informations distinctes et occupent 6 Go d’espace en tout », explique l’ingénieur de Mercedes-Benz Jochen Haab. Elles peuvent ensuite être utilisées pour reproduire un incident et effectuer différentes simulations pour améliorer le comportement du logiciel.

Ce genre d’effort de transparence devrait occuper une place grandissante dans les communications des fabricants automobiles au cours des prochaines années.

Les assistants vocaux partout

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Le pavillon de Google au CES de Las Vegas met en vedette l’Assistant Google. Photo: Maxime Johnson.

La guerre des assistants vocaux est lancée, avec l’arrivée des enceintes connectées (Echo d’Amazon, Home de Google, HomePod d’Apple) qui permettent d’interagir avec les Alexa, Assistant Google et autres Siri.

Si on se fie au CES 2018, ces assistants ne seront toutefois pas confinés à des haut-parleurs bien longtemps. De plus en plus d’appareils variés sont en effet dotés d’Alexa et de l’Assistant Google (Apple ne permet pas aux fabricants d’intégrer Siri à leurs appareils).

Du lot, on retient par exemple le détecteur de fumée OneLink, les accessoires pour la cuisson Gourmia, les nouveaux téléviseurs LG et les routeurs Lyra d’ASUS. 

La stratégie tient la route: les gadgets multifonctions permettent de parler à un assistant n’importe où dans sa maison, tout en achetant des appareils dont on aurait besoin de toute façon, et non une enceinte de plus uniquement conçue pour l’assistant.

Certains utilisateurs pourraient toutefois voir d’un mauvais oeil la multiplication des microphones dans leur maison, qui écoutent tout ce qui se dit à toute heure du jour ou de la nuit.

Les écrans disparaissent des jouets électroniques

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Le haut-parleur pour enfants Jooki. Photo: Maxime Johnson.

Voilà plusieurs années que les enfants sont ciblés par les fabricants d’appareils électroniques au CES. Plusieurs gadgets présentés cette année se distinguent toutefois en n’intégrant aucun écran.

L’idée séduit. Les jouets électroniques peuvent offrir plusieurs avantages pour les jeunes (ne serait-ce que de capter leur attention), mais les parents doivent en même temps constamment lutter contre le temps que passent leurs enfants devant des écrans comme les télévisions et les tablettes électroniques.

Parmi les jouets à surveiller, notons Primo, un système qui programme un véhicule à l’aide de petits blocs que l’on installe sur une planche de bois. L’appareil permet aux enfants d’apprivoiser des concepts de programmation sans devoir toucher à un ordinateur, mais aussi de se créer des histoires.

Le haut-parleur Wi-Fi Jooki de MuuseLabs se démarque aussi. Celui-ci est livré avec cinq figurines que les jeunes peuvent placer sur l’appareil pour faire jouer une liste de musique ou une chanson.

À l’heure de la musique dématérialisée, un enfant qui n’a pas de téléphone intelligent doit normalement passer par ses parents pour écouter sa musique. Jooki le remet dans le siège du conducteur, et lui permet d’écouter ses chansons préférées aussi souvent qu’il le souhaite, sans passer par un appareil mobile (et ses nombreuses tentations).

Les jeunes enfants qui utilisent l’appareil se mettent souvent à danser, observe Théodore Marescaux, PDG de MuuseLabs. « Il y a un aspect physique et tonique à la musique qu’on perd avec un téléphone intelligent », ajoute-t-il.

Les téléviseurs s’agrandissent

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Le téléviseur de 146 pouces The Wall de Samsung au CES. Photo : Maxime Johnson.

Les téléviseurs de 55 pouces et de 65 pouces dominent le marché depuis quelques années, mais l’industrie a l’oeil sur des formats bien plus gros. C’est notamment le cas de Samsung, qui a dévoilé son téléviseur The Wall au CES 2018. Cet appareil modulaire utilise une technologie MicroLED, qui permet au fabricant de créer des écrans sur mesure, de la taille choisie par l’acheteur.

Samsung avait un impressionnant modèle de 146 pouces sur place au salon, mais la technologie pourrait être utilisée pour en créer d’encore plus gros, qui recouvrent toute la surface d’un mur.

Hisense, le troisième fabricant mondial de téléviseurs, a quant à lui présenté sa nouvelle génération de téléviseurs au laser. Cette technologie intègre un projecteur au laser placé juste devant un écran spécial, qui reflète la lumière projetée par l’appareil, et non la lumière ambiante.

La gamme Laser TV d’Hisense est déjà offerte au Canada avec un modèle de 100 pouces, mais un prototype présenté au CES permettra aussi d’atteindre une taille de 150 pouces, suffisante pour se créer un véritable cinéma à la maison.

Pour profiter de ces nouveaux écrans géants, les fabricants devront toutefois augmenter la résolution de leurs appareils, notamment en adoptant la résolution 8K, quatre fois plus grande que la résolution 4K actuelle. Samsung devrait d’ailleurs lancer une télé 8K cette année.

Pratiquement aucun contenu en 8K n’existe toutefois pour le moment, et il faudra probablement attendre encore avant que l’industrie ne s’y adapte, comme il avait fallu attendre avant l’arrivée du contenu 4K.

Can Machine Learning offer hope in Attribution Modeling in TV + Online Vidéo ? Yes ! (Author: Jim Sterne)

Vendor Profile: Conversion Logic
by Jim Sterne

source: http://ai4marketing.com/2017/10/10/attribution-modeling-go-convince/

I always cringed when the discussion turned to attribution. First click, last click, time decay; what nonsense. The late George Box had it right: All models are wrong; some models are useful. But attribution was pure make believe.

If you happen to capture the proper inputs and happen to create a halfway decent model and happen to tweak it just so before your assumptions and data collection methods changed so much that they no longer resembled current circumstances, then it might be useful to calculate how a 30 second spot on TV coupled with a budget boost to competitive keyword bids and a flight of display ads on Facebook might result in a measurable improvement in conversions. And that model might be useful until, like all models, it suffers from the ravages of time.

My brethren, who have mastered the fine art of Uplift Modeling, are now scowling and cursing me under their breath and they are right to do so. All the tenuousness I decried above is their domain. Those who are good at it and can deliver a useful model are worth their weight in gold and are rarer than Alexandrite.

For an attribution model to secure a warm place in my heart, it would have to be a living, breathing model. It would have to be based on constantly updated, rock-solid data streams and be continuously self-correcting. Did somebody say, “AI”?

Machine Learning Attribution – No, Really

A machine that can take onboard a wide variety of data types and work out the correlations on its own offers promise. A machine that can create a predictive model based on data and not intuition – and then change its mind when it gets fresh data – well, that melts my heart and makes attribution a real possibility in my mind.

It also takes a considerable amount of data and a metric boatload of data scientists who are rarer than unobtainium.

Having read the marketing claims on the Conversion Logicwebsite, I spoke with CEO & Co-founder Brian Baumgart, a man who has already enjoyed a healthy career as a serial entrepreneur in the online advertising and marketing technology space.

I told him I was duly impressed with their selection of algorithms for their Ensemble Model (Gradient Boosting Machine, Neural Networks, Factorization Machine, Logistic Regression, Kernel Ridge Regression, Extremely Randomized Trees, Random Forests, and K­Nearest Neighbors), and I can act like I know what each one of those is as well as the next marketer with a degree in Shakespeare.

I pressed Brian to explain what all that mean in marketing-speak. What can this robot do for me? Can it really figure out cross channel attribution? Really?

Baumgart doesn’t claim to divine the ROI of a poster on the side of a bus or the branding impact of a flying drone sphere, but Conversion Logic can tell you if your television ads are having an impact. “We have our cross-channel product which combines time-series modeling of linear media (TV) with digital user level modeling. The output is a baseline calculation of brand equity that allows us to see the incremental impact of television on search conversions, for example. We have some clients who have years of TV data.”

Next, I wanted to understand the real-life experience of the real-life client.

Turning on the Marketing Machine

Baumgart explained that sometimes, they are brought into a company by the high-level analytics group who understands the need to bring in outside technologists who have solved this particular problem before. Sometimes, a very data-driven marketing executive wants to make things happen and introduces Conversion Logic to the data people.

The technologists want to be sure it meets their high standards and is compatible with all the other systems they tend. The marketing team wants proof of concept before they can trust it with their budget. The CFO lowers the green eye-shade, crosses the arms and demands proof.

They are not ready to let the machine make decisions sua sponte. They still want to understand how the machine works and why it is making the recommendations it does.

“In the last couple of years,” says Baumgart, “we’ve been talking to more, larger companies that have the data scientists who understand our methodology and insist that vendors stop talking about black boxes. We have to be able to explain what goes on inside and when we have data scientists in the room, they like what they see. When we don’t, there’s a fair amount of ground we have to cover to bring people up to speed. And that sort of disclosure opens up the conversation about their data and their goals which is an absolute necessity. This stuff can’t just be plugged in and turned on.

“When it comes to turning over the actual execution to the machine, the technology is ready. We have API’s that work, we have done the testing and have use cases where the model is updated by the output of the campaign and triggers the next action. Marketers, however, are not pushing in that direction yet. They still want to understand the narrative and have the conversation about why the machine is making certain recommendations. That’s coming, but marketers still want to fully understand how it works first.”

Data at the Heart

Machine Learning runs on data. A lot of data. It does nothing (yet) to help normalize and munge that data between the silos in the martech stack, the adtech stack, the various CRM systems a large company may have deployed, not to mention third-party data that starting to show up. (The purchase of Weather.com by IBM is a clue .) “While ML is most often downstream from normalizing and munging,” Baumgart said, we’ve invested heavily in tools and technology to automate this part of the process, to ensure clean data flows to our Ensemble ML framework.”

Baumgart explains that, “the onboarding process begins with a frank conversation about which data is the most likely to be useful, taking accessibility into account. Even a small company is spending on Facebook, search, affiliate marketing, and they have some CRM. That’s already four data silos to bring together along with some blind spots. We need to do some meaningful discovery, a process that is absolutely necessary to getting things started.

“There is a good deal of data mapping and marrying and massaging that needs to be done and we’ve built a lot of capability into our ETL and into the foundation of our platform to help automate that. We also have a whole team on the solutions architecture side that is looking hard at alerts and sanity checks and tests the data and QA’s the data. We’ve automated the process of looking for anomalies, but it’s not hands-off. Humans are still needed to understand nuances by channel or by tactic and we train the machine as best we can to learn the difference between normal and abnormal variances.”

Domain Knowledge is Table Stakes

This is where experience is helpful. Conversion Logic has already done lots of integrations with call center providers and has collected conversion data from websites, mobile apps, and in-store point-of-sale systems. The hard part is bringing that data together.

Baumgart describes the ideal, day-one client as being attribution-ready. “They have the tools and processes that make up a strong data governance methodology and that means they have consistent low-level policies around campaign naming conventions. That gives them data integrity and access to data through the right tools.

“We walk each client though our Attribution Readiness Assessment which is a collaborative exercise with the brand that goes through a list of best practices but ends up with us understanding what people, processes and technologies they have in place. It lets us identify holes and gaps. Some of those things are easy to rectify, and we can help them where it takes a little more time. Otherwise, we’ll go through solutioneering, where we’ll identify which things will have to wait until phase two or three. We want to clearly spell out the path to value.” (See: 3 Ways to Validate Your Attribution Data, Conversion Logic blog post.)

Secret Sauce: Path to Value

Finding the data is a start, and then there’s the plumbing which has to be rock solid – getting the proper data, in the right format, to the right location for processing – the operationalization side of the equation. Then one can train the machine to derive a useful model.

How, I asked Baumgart, does Conversion Logic actually stitch together behavior between channels? “We’ve put our energy into and make some big innovations in maintaining the continuity of user identity across devices for the highest possible level of pathing coverage. This feeds into the benefit of an ensemble machine learning framework instead of depending on a single algorithm. We’ve identified the best algorithms and methodologies for each piece of the puzzle and then mastered a way to tie them back together.

“For many clients, this is an opportunity to take a holistic view of their data by talking about their KPI hierarchy, their P&L structure, the org chart and the decision-making process. This really helps us set the proper level of expectations for various stakeholders and can identify some practices that they may want to change. That can sometimes be threatening so, we really focus on getting incremental value as soon as possible,” Baumgart asserts. “We want everybody to understand that this is not a silver bullet.

“Once we start training the machine, we can come back with optimization advice on TV alone before we even throw the digital data in there. Within a few weeks, we can point out two or three opportunities to optimize TV spend. this is the incremental path-to-value that we go after to avoid that problem of waiting months and months before anything comes out of the system. We want to get to value within 90 days. That brings us into the conversation about KPI’s. You have to pick what you want to optimize and that is a business decision that is sometimes political.”

Jim Becomes a Convert

Having written a book on using artificial intelligence in marketing, I now know enough to pierce the jargon and see the potential. Some companies, like Conversion Logic are bringing the vision into focus and helping firms like GM, HP, and Pizza Hut get closer to their customers than ever before.

I don’t cringe at the mention of “attribution” anymore.

http://www.azquotes.com/author/22390-George_E_P_Box

France: TV – la mesure d’audience se met (enfin) à l’heure des nouveaux usages Médias

Source: Télévision : la mesure d’audience se met enfin à l’heure des nouveaux usages, Médias

Télévision : la mesure d’audience se met enfin à l’heure des nouveaux usages

Médiamétrie va diffuser à partir du deuxième trimestre des audiences 4-écrans par chaîne.
Elles intégreront la consommation de programmes télévisés sur mobile, tablette, ordinateur.

Une petite révolution se prépare dans le monde de la télévision. Dans un univers où chaînes et annonceurs scrutent, quitte à s’écharper, la moindre évolution des sacro-saintes audiences, Médiamétrie prépare une vaste refonte de ses méthodes de mesure. Dans le courant du deuxième trimestre, l’audience de la télévision va ainsi prendre en compte non seulement la consommation en replay (déjà intégrée depuis 2014), mais aussi le visionnage des programmes TV sur ordinateur, mobile et tablette (en direct ou replay). Dans le jargon, on parle de l’audience « 4-écrans ». Médiamétrie a déjà fourni depuis plusieurs mois des données à une quinzaine de chaînes, sans les rendre pour autant publiques pour le moment.

Certes, cette « nouvelle » audience va rester minoritaire par rapport à la TV en direct (75 % du total aujourd’hui), mais elle est loin d’être négligeable : 19 % des Français consomment aujourd’hui la télévision soit en différé (en utilisant la fonction pause) soit en replay (13,9 %) soit sur d’autres écrans que le téléviseur (6,4 %). « Ce dernier chiffre représente environ 3,9 millions de personnes, explique Julien Rosanvallon, directeur du département télévision et Internet de Médiamétrie. Et on s’attend à un transfert de plus en plus important vers ces nouveaux usages. »

Une prime aux chaînes axées sur les jeunes

La mesure 4-écrans va permettre de tordre le cou à certains clichés sur la mort du petit écran. Si la durée d’écoute a un peu baissé sur la télé du salon (de 3 h 47 en 2011 à 3 h 43 en 2016), avec le 4-écrans, ce temps moyen monte à 3 h 50 (dont 18 minutes en replay ou autres écrans). « Cela va nous permettre d’enfin mesurer une audience qui n’est pas valorisée aujourd’hui et qui peut faire la différence, souligne Xavier Gandon, directeur des antennes du groupe TF1. En outre, cette mesure unique par un tiers de confiance va dans le sens de la transparence à l’égard de nos annonceurs et cela va donner de la valeur à nos audiences numériques ». « Aujourd’hui, ce sont plusieurs millions de téléspectateurs CSP+ qui ne sont pas valorisés auprès des annonceurs car ils seront mieux valorisés en spectateurs télé qu’en visiteurs de sites », appuie Alain Weill, DG de SFR Media. Il précise que« BFM est partant et souhaite que le 4-écrans arrive le plus tôt possible car la télé ne se consomme plus le soir en famille mais individuellement et en mobilité ».

Pour certaines chaînes, ou certains publics comme les Millennials, chouchous des annonceurs, la nouvelle mesure va avoir un impact réel. Chez TF1, par exemple, le 4-écrans peut apporter de 10 à 20 % d’audience supplémentaire, voire davantage (50 %) sur des émissions comme « Quotidien » (sur TMC) ou encore « La Villa des coeurs brisés » (NT1).

De même, M6 estime que de 5 à 20 % de la consommation de ses programmes se fait en délinéarisé (replay et autres écrans), avec pour les 15-24 ans une proportion proche de 20 %, qui peut même monter à 40 % pour des émissions comme « Les Ch’tis » ou « Les Princes de l’amour » sur W9. « Les chaînes axées sur les jeunes et les programmes les plus puissants sont ceux qui vont bénéficier le plus de cette nouvelle mesure. Il y a, en effet, une prime sur le digital pour les émissions les plus connues », souligne Guillaume Charles, directeur adjoint en charge du marketing et du digital de M6 Publicité.

Toutefois, il risque de s’écouler du temps avant que cette nouvelle mesure ne s’impose comme une référence. « On ne sait pas encore si le marché publicitaire va en faire son standard et si les chaînes vont chercher à la pousser, dans la mesure où elles vendent leurs écrans Web via d’autres formes de commercialisation, comme la publicité programmatique, et qu’ils se monétisent bien », observe Philippe Nouchi, expert médias chez Publicis Média. D’autant que les contacts ne seront pas forcément équivalents pour le marché pub selon les différents supports (mobile, ordinateur familial, etc.). Certaines chaînes sont plus réticentes que d’autres. « Elles font un mauvais calcul pour le média télé dans son ensemble », assène Alain Weill. Xavier Gandon est, lui, confiant : «  La mesure avec le replay s’est imposée. On peut supposer qu’à horizon 2018-2019 tout le monde regardera l’audience 4-écrans. »

Marina Alcaraz Nicolas Madelaine, Les Echos

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0211672935602-television-la-mesure-daudience-se-met-enfin-a-lheure-des-nouveaux-usages-2056458.php#xtor=CS1-26#3swecsgkboKs2Agp.99

 

 2017 in France:  More time with digital media per day than TV & More time with mobile devices then desktop and laptop time – eMarketer

Source: Media Time Will Tilt Digital in France in 2017 – eMarketer

Next year will mark a major milestone for media consumption in France. According to eMarketer’s latest forecast of time spent with media, the average adult will spend more time with digital media per day than TV, a first for that country. Also next year, time spent with mobile devices will surpass desktop and laptop time.

Average Time Spent per Day with TV* vs. Digital Media by Adults in France, 2013-2018 (hrs:mins)

In 2017, eMarketer estimates, adults in France will spend almost 4 hours per day online on desktop or laptop PCs or with nonvoice mobile activities. This compares to 3 hours and 51 minutes watching television. Daily TV viewing time will actually rise slightly, by 0.1%, while total digital media consumption will be up by just over 5.0%.

In another first for the country, next year adults in France will spend more time accessing the internet through mobile means rather than desktop or laptop PCs. This year, the average adult will spend 1 hour 41 minutes on nonvoice mobile activities, compared with 1 hour and 44 minutes of internet use on desktops and laptops.

Average Time Spent per Day with Desktop/Laptop* vs. Mobile Internet by Adults in France, 2013-2018 (hrs:mins)

Although mobile media consumption is booming, this year adherence to traditional media, such as print and radio will still be relatively popular in France. This year, eMarketer expects, adults will spend 35 minutes a day with print, compared with 3 hours and 46 minutes for digital. Time spent with both newspapers and magazines is forecast to drop this year, by 3.1% and 2.4%, respectively. By 2018, eMarketer predicts, adults will spend just 34 minutes per day with print, compared with 4 hours and 7 minutes for digital.

“Over 70% of France’s internet users also have a smartphone this year, eMarketer estimates, and that share will reach 76% in 2017,” said senior analyst Karin von Abrams. “At the same time, all major online information and service providers—not to mention Facebook, Twitter and other popular social networks—now cater for mobile users with sophisticated, user-friendly apps or mobile sites. So it’s no surprise to find that mobile devices claim an increasing share of time spent on the web. We expect that trend to continue in 2017, as well.”

– See more at: https://www.emarketer.com/Article/Media-Time-Will-Tilt-Digital-France-2017/1014720?ecid=NL1010#sthash.2DiuMpyc.dpuf

How Netflix, Amazon, Hulu Use Big Data to Change TV Watching

Source: How Netflix, Amazon, Hulu Use Big Data to Change TV Watching

 

To radically change TV-watching habits.

Traditional television viewership is on the decline, and fewer people are actually going to the movies. Meanwhile, streaming video services like Netflix, Amazon’s Instant Video, and Hulu keep adding subscribers and original programming.

It’s getting harder and harder to deny that digital content providers are dramatically altering the entertainment industry. So, how did they do it—and what will be required for traditional networks and studios to stay in the game?

Michael Smith and Rahul Telang—two professors at Carnegie Mellon University’s Heinz College of Public Policy and Management—explore these questions in their new book, Streaming, Sharing, Stealing: Big Data and the Future of Entertainment, published by MIT Press last month. In an interview with Fortune, Smith discussed the new book, Netflix’s hit, House of Cards, and the future of entertainment.

The following conversation has been edited and condensed for clarity.

Fortune: Your book describes the success of Netflix’sHouse of Cards as a turning point for the entertainment industry and digital content. Why was that such a big deal?

Smith: The making of House of Cards illustrates how a bunch of different changes coming together at the same time can be really disruptive to the traditional industry. The thing that Netflix had that nobody else in the industry had was they didn’t just know that there were a bunch of [fans of the House of Cards‘ lead actor, Kevin Spacey] in the abstract, they knew exactly who those Kevin Spacey fans were and they could use the platform to target them directly. So, Netflix went out and created nine separate trailers for House of Cards and targeted them directly to those users. So, I think part of the story is the power of detailed customer data to help you do a better job of marketing the content.

Has the thinking among traditional media giants—who have frequently downplayed the competition they face from services like Netflix—evolved at all in recent years?

There are a lot of very smart, very capable people, who I respect, saying we’re in a content bubble [and] there’s way too much content being made right now for what’s economically feasible. And, what we’re trying to gently push back in the book is the economics of the large-scale bundled subscription model that Netflix is pursuing, [where what the] economic theory says is you can profitably make things in a bundle that wouldn’t be profitable if you sold them separately. I think it’s just as likely that what we’re seeing is the new economics of what’s possible in a Netflix-style bundle. This isn’t a bubble of content production; this is the new normal of what’s possible.

What’s the biggest reason streaming services have a leg up over traditional media companies?

Netflix, Amazon, and Google all own their own data and they don’t share it with anybody in the entertainment industry.

People have made a big deal about the idea of “binge-watching” as the embodiment of the changing way weconsume media. But, what about the tailored content, based on users’ tracked habits? Which is more important?

Both. It’s understanding at a detailed level how individual consumers are accessing the content, and then using the platform to help them discover and find exactly the right content that’s going to meet their tastes. What the academic literature says is that consumers get an incredible amount of value from being able to find exactly the kind of content that meets their unique tastes—and that consumers’ tastes are incredibly varied, more so than what you can find with traditional broadcast channels.

So, what’s the future of entertainment? What will the industry look like in a decade?

We try not to prognosticate too much in the book. What I do think is true is, because of the nature of the data and consumer behavior, a lot of these channels become winner-take-all or winner-take-most-all kind of markets. I think we’re going to have a small number of very powerful players. Now, we’ve always had a small number of very powerful players—what we’re saying in the book is there’s a very high likelihood that it could be a different set of players if the traditional industry folks don’t move quickly.

Could there be consolidation among some of the big companies operating Hulu?

It’s possible. I honestly think that’s their best strategy, to come up with a separate platform. The separate platforms are certainly a good start. The problem is I have no idea what it CBS content versus ABC content, and even less so for movies. Both for marketing reasons and pure economic reasons, it’s much better to go with a common platform that brings together content from a bunch of different players than to try to go with individual platforms for all the different players.