Havas Media ouvre la voie au programmatique TV avec IP et RMB

Si les régies TV permettent aux agences médias d’accéder à leurs inventaires, ces dernières ne pouvaient pas jusqu’ici réserver directement leurs campagnes de manière automatisée. C’est en train de changer. 

En collaboration avec RMB et IP d’un côté, et Telmar de l’autre, Havas Media peut désormais faire directement ses réservations sur les chaînes commercialisées par les précitées, sans délais depuis son interface de gestion de campagne, via sa suite d’outils développée en interne. Il s’agirait d’une première en Belgique, selon Havas Media.

Le COO de l’agence média, Marc Dewulf, explique que des discussions sont « ouvertes » avec les régies TV de DPG Media et SBS, mais que pour l’instant, celles-ci leur refusent toujours le booking direct.

« C’est un premier pas vers le programmatique TV », commente Hugues Rey, CEO de Havas Media (photo). 

« Pourquoi le planning et l’achat TV devraient-ils se limiter à être une commodité ? », interroge Marc Dewulf. « Ces six derniers mois nous ont démontré qu’une approche qualitative et intégrée de la télévision est plus que jamais génératrice de valeur. Mais nous avons besoin d’outils et d’automatisation : cette valeur sera multipliée si les prises de décisions, renforcées par des indicateurs de performance, et leur mise en application concrète sont opérées dans les meilleurs délais. »

L’apport du Meaningful Rating Point

Dans ce système mis en place avec les régies francophones et en parallèle, toujours avec Telmar, la suite de planning broadcast de Havas Media génère donc les bilans de campagne de manière totalement automatisée. Avec en plus, l’apport du Meaningful Rating Point développé par le groupe et décrit comme « un indice composite qualitatif qui renforce les indicateurs traditionnels ». 

« Nous l’utilisons depuis plus d’an et nous avons fini d’industrialiser son développement », explique Diederick Dekeyzer, Broadcast Media Partner chez Havas Media. « Il nous offre des enseignements forts sur des cibles que l’on a tendance à qualifier de faibles utilisateurs TV, et il nous permet de justifier les investissements sur les contenus les plus pertinents. »

« Dans un monde en perpétuel changement, nous nous devons d’offrir à nos annonceurs une approche qui allie performance financière et qualité », poursuit Marc Dewulf. « A ce titre, le MRP démontre que la télévision reste essentielle dans la vie d’une grande partie de la population. La suite d’outils mise en place nous permet de favoriser les contextes les plus pertinents sans négliger les indices traditionnels – puissance, sélectivité, couverture, ratio de prime time – et la productivité ».

« Notre démarche n’est pas d’automatiser pour uniquement rationaliser, mais pour offrir aux équipes le temps de se consacrer à une approche plus qualitative de l’utilisation des canaux de communication », conclut Hugues Rey. « L’accès à la donnée de manière granulaire et son utilisation créative, nous permet au quotidien de réinventer notre approche du planning. Le MRP en est un bon exemple, et nous développons actuellement des approches similaires pour l’ensemble des canaux. »

Le Covid-19 nous ramène vers les fondamentaux de la communication ! (Source: Havas Village Brussels Analysis – Confinement Week 3 – Living in The New Normal)

Si l’effet du confinement n’est, et ne sera sans doute pas, mesuré au travers des moyens classique de quantification, il est néanmoins aujourd’hui évident que le volume de consommation de contenu est en croissance.

Bien sûr, tous les canaux et tous les contenus ne sont pas égaux face à la crise. Logiquement, le out-of home, le cinéma et la presse papier sont pénalisés. Les média qui offrent une analyse profonde et critique sortent gagnant de cette épreuve. A ce titre, tous les média locaux progressent. Et les besoins de divertissements ne sont pas en reste.

Screenshot 2020-04-02 08.00.08.png

Screenshot 2020-04-02 07.59.10.png

En parallèle, la pression publicitaire connait une décroissance. Beaucoup de marques ont décidés de se taire pour l’instant. En effet, communiquer demande une attention très particulière en termes de contenu(s) et de contexte.

Pénalisée par sa forme de distribution dans les points de ventes physiques, la presse (papier) souffre du confinement. Il est cependant important de se rappeler que le consommateur a besoin, pendant ces moments inhabituels où le doute peut se développer, de repères et de communication qui fait sens.

Screenshot 2020-04-02 08.00.31.png

L’étude Meaningful Brand de Havas le mentionne clairement: 51% des consommateurs belges pensent que les marques sont plus pertinentes que les gouvernements pour les mener vers un meilleur avenir. A ce titre, la presse quotidienne fut la première à accueillir de la communication pleine de bienveillance et d’encouragements de la part de marques fortes.

Screenshot 2020-03-24 at 13.36.18.png

Ainsi, LDV United signe  une copy long form pour Devos & Lemmens.  L’annonce parue  au format 1/1 dans les journaux s’adresse aux lecteurs sous le titre “Chers compatriotes belges” pour marquer la proximité de la marque, nous rappeler qu’elle est à notre table depuis 130 ans, nous dire que, pour une fois, elle laisse ses blagues habituelles de côté, et nous inciter à rester chez nous au chaud.

La publicité est un invité (payant) des média. Et dans ces temps très particuliers, l’équation simplifiée « IMPACT = FREQUENCE X PUISSANCE » est à sérieusement nuancer par des facteurs fondamentaux : la légitimité du canal choisi et le sens qu’il apporte à la communication publicitaire.

92150934_985781631817731_2188943431164755968_o.jpg

La communication de Burger King (sur les réseaux sociaux) en est un exemple limpide: Vous ne pouvez pas y aller. Forcément. Alors Burger King vient à vous. Dans les allées de la grande distribution, devenues des lieux salvateurs (à tout point de vue). Buzzman signe une campagne tactique très subtile pour Burger King. Avec la complicité de Harry’s, Heinz, Charal, Herta, Bel, Lesieur, Findus… Ces marques n’étaient pas toutes au courant. Charal a remercié sur ses réseaux sociaux.

Pour conclure, en cette veille du Tour des Flandres (De Ronde) qui n’aura pas lieu, on peut aisément comparer la chance du cycliste de gagner une « Classique » en avril à celle d’une marque d’émerger pendant la crise. « Si tu veux gagner au printemps, travaille ton fond sans relâche en hiver ! » Ou appliqué aux marques : construits sur le long terme avec une consistance de tous les instants.

 

Philippe-Gilbert-1050x525.jpg

Corona Virus Paradox ? Les Belges utilisent massivement (+20%) la TV et les canaux digitaux (news et “entertainment”) pendant que les annonceurs les désertent… Si il y a communication, la “meaningfulness” est indispensable (Source: Havas Media Belgium – vague 2)

Ci-dessus la  seconde vague de cette analyse faite par l’équipe d’Havas Media sur l’impact du Corona Virus (Covid-19) sur son métier en Belgique. Elle consiste en quatre parties :

Premièrement, il y a une mise-à-jour des audiences TV et internet. Les derniers chiffres confirment l’estimation que nous avions faite la semaine passée (que la consommation TV augmenterait de 20%) et montrent que la programmation de la catégorie entertainment en profite aussi. Il est plus important que jamais de choisir des émissions « meaningful ».

Screenshot 2020-03-26 10.06.55.png

Quant aux internautes, ils sont très intéressés par les sites news (hors contexte app), une tendance dont les newsbrands profitent plus que les broadcasters audiovisuels. Nous voyons que le device préféré pour visiter ces sites reste le mobile, même si les premiers chiffres semblent indiquer qu’en lockdown les gens utilisent plus qu’avant leur desktop. Sur les réseaux sociaux nous voyons que le coût par reach diminue, une tendance qui s’explique par l’offre et la demande : les Belges utilisent les réseaux sociaux plus activement et une partie des annonceurs ont annulé ou retiré leurs communications.

Screenshot 2020-03-26 10.10.29.png

Cette observation nous mène au deuxième point de l’analyse : il y a un véritable paradoxe entre ce que font les consommateurs avec les médias (en consommer plus) et ce que font les annonceurs (en avoir peur). Pourtant il est possible, voire important et recommandé, de continuer à communiquer en période de crise. Afin de le faire correctement, il est important de voir comment le consommateur se comporte – non pas uniquement d’un point de vue média. Ceci constitue la troisième partie de l’analyse.

Screenshot 2020-03-26 10.12.49.png
Dans la quatrième partie de l’analyse, nous démontrons ce fait à l’aide de campagnes touchantes qui ont été lancées – aussi bien en Belgique qu’ailleurs. La façon dont certains supermarchés ont communiqué ces dernières semaines mérite l’estime, mais il y a aussi des exemples des secteurs déclarés non-essentiels et dont les magasins ont donc dû fermer. L’analyse se termine par quelques slides sur la communication du secteur média même.

Covid19 – Media consumption evolution in Belgium : Tv Audiences are (probably) going to be up+20% for the foreseeable future – Web: Traditional Local Newsbrands are outperforming A/V broadcasters (Source: Havas Media / CIM)

 

Please find our first analysis about impact of Covid-19 on media consumption in Belgium. Additionally, we provide you some reflections about and thoughts on opportunities and on a meaningful communications approach. A few local and international examples are also included.

During these unusual times, our strategy and insights team will continue to produce these types of actionable insights.

Please, never hesitate to ask your Havas Media contact for more information or any other questions or requests.

 

In Television

• If we follow Italian benchmarks, audiences are probably going to be up+20% for the foreseeable future (during lockdown). First data seems to confirm this evolution.

• Meanwhile, the demand for TV adspace is declining due to cancellations of campaigns.If this trend continues, 25% more free space will be available in the month of April.

• The Belgian market is still largely a spot-by-spot buying market, which means we are facing lots of reworking with the reprogramming on all channels. However, reprogramming and larger audiences will give extra possibilities to optimize.

• Important to consider Brand Safety within current context and react accordingly:

• Cancellations are possible and will be treated without additional costs (as long as annual engagements are respected) by TV & Radio sales houses

• Think about adapting material to the crisis; very creative and last-minute adaptions that ensure a positive message have already aired

• Last minute campaigns will be met with open arms by sales houses. Opportunities for branding on TV are high, especially for FMCG sector

Web Evolution 

  • Traditional newsbrands are outperforming A/V broadcasters on the web, esp. hyperlocal brands are doing well (regional editions). Qualitative newsbrands (De Standaard, Le Soir) are also doing well.
  • The two main TV broadcasters on the web are also doing great in the French-speaking part of Belgium. In stark contrast, the Flemish TV broadcasters do not perform well on the web.
  • The saleshouses adapt their commercial offers (360°) and provide flexibility through their different supports.
  • Important to consider Brand Safety within current context and react accordingly
    • Digital allow to react rapidly and change the creative material in a smoothier way than on other media
    • Thanks to brand safety, the saleshouses assure advertisers that their campaign will not be placed next unsafe content.

The best commercials from the 2020 Super Bowl

Ah, the Super Bowl: There’s the sportsmanship, the big game, the halftime show, the Totino’s Pizza Rolls, and of course, the commercials.

Super Bowl commercials are notoriously expensive; a 30-second spot in 2020 reportedly costs around $5.6 million. So they’re often full of high-profile celebrities, zany humor, and some unorthodox twists on television advertisements as we know them. In recent years, most of these trailers find their way online before the big game itself, but that doesn’t mean companies — [cough] Planters [cough] — wasted all the surprises before Super Bowl Sunday itself.

In case you missed the game, or in case you just wanted to relive the best moments of the night, we’ve rounded up the X trailers worth watching.

AMAZON ALEXA: “BEFORE ALEXA”

Say what you want about Amazon or Ellen Degeneres, but this commercial — wherein we as an audience travel back in time to see what people did “before Alexa” — is funny. There are jesters and jugs and dragons and variations of the name “Alexa” throughout time.

AVOCADOS FROM MEXICO: “THE AVOCADOS FROM MEXICO SHOPPING NETWORK”

Look, look, we’re all aware of the “millennials love avocados” stereotype at this point. We get it. It’s a thing! But, c’mon, would we pay for a little pouch to gently hold a delicious avocado to my chest? Pfft, of course not. Maybe. I mean, it would depend on how much it was.

DORITOS: “OLD TOWN ROAD”

The first teaser of this one had me at “Sam Elliot walks into a bar and narrates the words to ‘Old Town Road’ in a rough and gruff monotone.” The extended version brings together Elliot and Lil Nas X together for a yeehaw dance showdown.

GOOGLE: “LORETTA”

This commercial made me quietly sob in the office, like full-on globs of tears. Essentially, the real-life father of a Google employee tells his Google assistant to help him remember his late wife. Let’s not think about the implications of Google having access to treasured memories and photos — it can be used for good!

HYUNDAI: “SMAHT PAHK”

Some big names from Boston — Chris Evans, John Krasinski, Rachel Dratch, and David “Big Papi” Ortiz — comment about routine parking in the city, but with really hammy Boston accents. Every moment is delightful. Dare I say I want … more of this advertisement? No, but really can we just get a full theatrical cut of this?

JEEP: “GROUNDHOG DAY”

Okay, it’s Bill Murray as Phil Connors, his character in the 1993 classic Groundhog Day — you know, the one where he lives the same day over and over again? Except, while the commercial starts off hitting the movie beat-by-beat, Phil decides to take a garish orange Jeep for a swing. No day is the same with a Jeep! Bonus points on this one because Super Bowl day was actually Groundhog Day.

NEW YORK LIFE: “AGAPE”

I don’t know what New York Life is but I do know it made me cry for the second time, so there’s that. I think it’s insurance. Is it an effective advertisement if I don’t know what it’s for, but I’m still thinking about the little acts of Agape we do for everyone important in our lives?

PEPSI: “ZERO SUGAR. DONE RIGHT.”

Missy Elliot covers Rolling Stones’ “Paint It Black.” That’s it, and that’s what makes it worthy of this list.

PLANTERS: “TRIBUTE”

Last year, Skittles mounted a stage musical. This year, Planters planned a funeral. The peanut company announced on Jan. 22 that Mr. Peanut, the face of Planters since 1916, had perished after falling off a cliff. What exactly does that mean for the commercial? A funeral where other brand mascots, such as the Kool-Aid Man and Mr. Clean, mourn Mr. Peanut. And then … from his grave, where his mangled corpse presumably rests, a plant grows … revealing … Baby Nut.

Baby Nut

@MrPeanut

here, back and cuter than ever! Now what should I do next? Tell me in the replies and I’ll try to do them in real time! And yes… suggestions that are a little nutty are ok. https://twitter.com/i/broadcasts/1PlKQmRNZnNKE 

Planters SB 2020

Mr Peanut @MrPeanut

9,365 people are talking about this

PRINGLES WITH RICK AND MORTY

Last year, a smart device lamented that it would never know the joy of tasting Pringles. This year, Pringles has recruited Rick and Morty to make a meta-commentary about commercials and paying big names to be in them. And then a horde of robots attack. Will Pringles be the next Szechuan sauce?

SQUARESPACE: “WINONA IN WINONA”

There is something very endearing about Winona Ryder shout-talking to a police officer about creating a website whilst lying on the snowy ground in front of the welcome billboard for the town of Winona, Minnesota. The ad is made all the more endearing when you learn that the website Winona Ryder is designing about Winona, Minnesota — using SquareSpace! — actually exists! Word’s out on whether she actually put it together herself, though.

TIDE: “LAUNDRY LATER”

This one’s a three-parter, surprisingly. It starts off with a pretty alright Tide commercial, where Charlie Day gets sauce on his shirt during the Big Game and laments about how he wants to do laundry, but his wife tells him he can wait for later.

The next commercial break brought what looked like a Bud light commercial — complete with the fallen Bud Knight! — till Charlie Day wanders in, looking to wash his shirt. Everyone mocks him. It’s great. And it gets better — Charlie Day also stumbles into a scene from Wonder Woman 1984

And here’s another one, which is an ad for the next season of The Masked Singer.

Don’t worry, folks, he makes it in the end.

Bouygues Telecom/BETC remportent le vingt-sixième Grand Prix Effie (France). 270. 000 nouveaux clients mobile grace à “un Noël inoubliable”

 

Publié le 2 déc. 2019 à 22h00

Avec leur campagne « Un Noël inoubliable », Bouygues Telecom et son agence BETC Paris (Havas) ont frappé juste. Au point de décrocher lundi soir  le 26e Grand Prix Effie qui, depuis 1993, récompense l’efficacité d’une campagne. Il est vrai que la campagne, diffusée tout au long des Fêtes, période clef pour les opérateurs , a marqué les esprits, au point de totaliser 146 millions de vues !

source: https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/prix-effie-bouygues-telecom-touche-les-coeurs-1153097

Dans le spot viral diffusé en télévision et sur les réseaux sociaux, on voit, Noël après Noël, un papa danser en se déhanchant maladroitement devant son fils, enfantin et touchant sur un morceau de Redbone des années soixante-dix, dont il a fait la sonnerie de son mobile Bouygues Telecom. Des années après, c’est au tour de son fils qui n’a rien oublié, de lui envoyer en Facetime, depuis son propre mobile Bouygues Telecom, sa propre version. Son bébé calé fièrement sur le bras, il reprend les déhanchements paternels sur Redbone. Avec un peu plus de rythme… mais tout autant d’émotion. Bouygues Telecom ou la petite madeleine de Proust.

270.000 nouveaux clients mobiles

Mais le spot « Un Noël inoubliable » a fait mieux qu’émouvoir : il a aidé le quatrième opérateur mobile à séduire 270.000 nouveaux clients entre le quatrième trimestre 2018 (121.000 abonnements) et le premier trimestre 2019 (149.000 supplémentaires). Un record en soi. Le second « meilleur » opérateur – dont le nom n’a pas été divulgué – n’a gagné « que » 136.000 nouveaux clients durant ces fêtes de fin d’année. Un chiffre n’incluant pas les désabonnements effectués en parallèle.

«  à saluer la progression du nombre de clients. Il a pris en compte l’évolution du capital de marque, qui intègre lui-même plusieurs dimensions : la notoriété, la fidélité des clients et la qualité perçue », ajoute Didier Beauclair, directeur en charge de l’efficacité et de la transparence de l’Union des Marques (UDM), qui avec l’AACC, organise la manifestation.

Mesuré par un « tracking » d’Ipsos, le capital de marque de Bouygues Telecom, exprimé en indice, est passé de 219 à 234 entre décembre 2018 et avril 2019. A titre de comparaison, celui d’Orange se situe à l’indice 433.

Technologie humanisante

Il est vrai aussi que pour la première fois dans sa communication publicitaire, l’opérateur prônait une technologie à visage humain, dans sa communication publicitaire. Parvenant à tisser un lien invisible entre les générations en faisant surgir Bouygues Telecom au coeur du cercle familial.

Une manière, pour l’opérateur, d’injecter une dose de tendresse et d’émotion supplémentaire dans sa prise de parole… alors que sa signature publicitaire « We love technology » risquait de renvoyer une image assez froide et déshumanisée. Un changement de pied qui a réussi à l’opérateur.

Véronique Richebois

Les quatre dossiers chauds de la rentrée média : LN24 – TF1 – Pickx/Proximus – DH Radio (Source: Le Soir)

1. Info : le pari osé de LN24

J.-F.M.J.-F.M.
Le lancement de la chaîne d’info en continu LN24 le 2 septembre lors d’une grande soirée au Parlement européen est sans conteste l’événement de la rentrée média. Ce n’est pas tous les jours qu’on assiste à la naissance d’un nouveau média en Belgique, surtout au vu du contexte économique. Le pari est d’autant plus osé qu’il s’agit d’information.
Lancé par deux anciens journalistes, Joan Condijts (ex-rédacteur en chef de L’EchoLe Soir) et Martin Buxant ( L’Echo, Bel-RTL…) et le producteur Boris Portnoy (Keynews), ce projet entrepreneurial inédit bénéficie du soutien financier de quatre actionnaires privés : Belfius, Besix, Daoust, Icewatch.

ln24.jpg

Son ambition ? Offrir une alternative au duopole de l’info incarné par RTL et RTBF et venir avec un regard plus exigeant sur les grands enjeux économiques et politiques (nationaux comme internationaux). La chaîne sera active de 6 à 23 heures et alternera tranches d’info, magazines thématiques, documentaires, grands débats, interviews… Une trentaine de personnes ont rejoint l’aventure dont une quinzaine de jeunes journalistes.
Cette initiative audacieuse sera-t-elle couronnée de succès ? Les sceptiques mettent en avant la faiblesse des moyens dont dispose l’entreprise (4,5 millions d’euros), l’étroitesse du marché francophone belge, le déclin de la publicité télé…
Les promoteurs de LN24 sont quant à eux persuadés qu’ils répondent à un besoin et estiment que leur modèle économique tient la route grâce à une structure de coûts beaucoup plus légère que celle des grands médias établis.

2. Publicité : TF1 crispe les relations entre RTL et RTBF

J.-F. M.J.-F. M.
La rentrée 2019 s’annonce chahutée sur le marché publicitaire. Les deux plus grandes chaînes télé privées du paysage audiovisuel ont décidé d’unir leurs forces. A partir de septembre, la régie de RTL – IP – va commercialiser les pubs belges de son grand concurrent français, TF1. Ce dernier a en effet renoncé à faire appel au service de la régie Transfer après un début sur le marché belge plutôt poussif. C’est un virage à 180 degrés pour IP qui, après avoir répété pendant deux ans à tous les annonceurs qu’aller sur TF1 était une grave erreur, va maintenant devoir les convaincre du contraire.
B9720045593Z.1_20190624184301_000+GD4DTTUO7.1-0
Du coup, le marché publicitaire télé belge francophone redevient un duopole (RMB/RTBF – IP/RTL) mais avec un déséquilibre plus marqué qu’avant puisqu’IP sort renforcé. C’est peu dire que cette situation crispe du côté du boulevard Reyers. Jusqu’ici, c’est surtout RTL qui a fait les frais de l’arrivée de TF1 sur le marché publicitaire belge vu la similitude de leurs audiences. Maintenant que TF1 a quitté Transfer et est en régie chez IP, il va falloir trouver l’argent ailleurs, c’est-à-dire chez RMB (la régie de la RTBF). Cette dernière s’attend à ce que IP cherche à prendre des parts de marché à la chaîne privée AB3, qui fait partie de son portefeuille de clients et présente un profil d’audience similaire à celui de TF1.
Mais ce que la RTBF craint le plus, c’est que RTL abuse d’une position qu’elle considère désormais comme dominante pour influencer de manière indirecte sa grille de programmes. La RTBF et TF1 collaborent beaucoup à travers des coproductions. « RTL pourrait faire pression sur TF1 pour stopper celles-ci, ce qui réduirait le flux de téléfilms, séries… sur la RTBF », estime une source. « Idem pour l’acquisition de droits sportifs ou la signature de grands accords avec des majors du cinéma.
RTL pourrait inciter TF1 à négocier ces droits et accords non pas uniquement pour le territoire français mais aussi pour le territoire belge francophone, privant la RTBF de l’accès à ces productions». Au boulevard Reyers, on est prêt à dégainer l’arme d’une plainte auprès de l’Autorité belge de la concurrence au moindre indice qui indiquerait ce type d’abus.

3. Télé : Proximus cabre   les chaînes

J.-F. M.J.-F. M.
La rentrée pourrait bien être marquée par un bras de fer entre Proximus et les quatre principaux diffuseurs du pays – RTL, RTBF, VRT et DPG Media (VTM). Ces derniers ne digèrent pas la manière dont l’opérateur présente leurs contenus sur sa nouvelle interface Pickx.
Application_Proximus_Picks_1_
Dans le menu, les programmes ne sont plus présentés par chaîne, sous forme de fil chronologique mais par thématique (sport, films/séries, enfants…). En fonction d’un algorithme de recommandation, les téléspectateurs se voient proposer une série de programmes provenant de toutes sortes de diffuseurs, de manière délinéarisée.
Le modèle ? Netflix.
Les chaînes n’acceptent pas que Proximus s’arroge le droit de découper leurs programmes. En Flandre, VTM et la VRT considèrent même qu’il s’agit d’une violation d’un décret régional qui protège l’intégrité de leur signal.
Ce que craignent les chaînes ?
Que cette interface ne réduise fortement la visibilité de leur marque, entraînant une baisse de leur audience en linéaire et une diminution de leurs revenus publicitaires. Elles demandent une transparence totale sur l’algorithme utilisé par Proximus car elles soupçonnent que celui-ci cherche à favoriser via les résultats affichés les services avec qui il a des liens privilégiés (Netflix) ou les chaînes faisant partie de ses bouquets payants. « Si cet algorithme doit discriminer les chaînes, cela doit se faire en faveur des chaînes locales et non des grands groupes internationaux », estiment-elles.
Elles veulent aussi que la consommation de leur contenu non linéaire puisse s’effectuer dans leurs applications respectives (Auvio, RTL Play.) là où elles ont la main sur la commercialisation de leurs espaces publicitaires, ce qui n’est pas possible pour l’instant. « Proximus voudrait tuer nos applications qu’il ne s’y prendrait pas autrement », peut-on entendre.
Une réunion est prévue le 28 août entre Proximus et les quatre groupes télé pour déminer la situation. Faute de progrès dans les discussions, ces derniers sont prêts à en découdre, nous revient-il.

4.Radio : la guerre des ondes

J.-F.M.J.-F.M.

 

La guerre des ondes a de nouveau repris. Comme en 2008, le nouveau plan de fréquences adopté par le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) le 12 juillet dernier fait l’objet de recours, laissant planer l’incertitude sur le contour du futur paysage radio. Le groupe IPM ( La LibreLa DH…) conteste le fait qu’on lui ait retiré le réseau de DH Radio pour le donner à la nouvelle chaîne d’info en continu LN24. Il vient de gagner une première bataille devant le Conseil d’Etat. Suite à son recours en extrême urgence, la juridiction administrative a suspendu le 14 août dernier les décisions du CSA refusant d’attribuer un réseau FM/DAB à DH Radio et octroyant un réseau à quatre radios : Contact, NRJ, Fun et LN24.
La décision du Conseil d’Etat portait sur une question de forme, à savoir l’insuffisance de la motivation de la décision. Le 4 septembre, le CSA devrait donc selon toute vraisemblance reprendre une décision identique et communiquer aux éditeurs concernés un document beaucoup plus motivé reprenant une comparaison des différents dossiers, critère par critère.
5d2de285d8ad585935a22c5f
Il y a fort à parier qu’IPM n’en restera pas là et attaquera cette fois sur le fond. Son patron, François le Hodey, a déjà déclaré que plusieurs critères de sélection définis par le Parlement et le gouvernement ont été appliqués différemment selon les éditeurs, relevant « des erreurs manifestes d’appréciation ». Il n’est pas le seul. D’autres acteurs évincés soulignent des incohérences dans les cotations et estiment que les cartes pourraient être rebattues. IPM a deux mois pour introduire son recours. Tout cela ne fait pas les affaires de LN24 qui ne pourra réaliser les investissements nécessaires au lancement de sa radio que lorsque la sécurité juridique sera établie.

CES 2018: cinq tendances techno à surveiller (Author: Maxime Johnson)

Intelligence artificielle, voitures autonomes, écrans: Maxime Johnson présente les tendances du salon de l’électronique Consumer Electronic Show de Las Vegas.

Plus de 170 000 participants, 20 000 nouveaux produits et 2,75 millions de pieds carrés dédiés aux nouvelles technologies : au-delà de la démesure, le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas est l’occasion de découvrir les tendances qui guideront l’industrie techno au cours des prochaines années. En voici cinq.

L’intelligence artificielle à toutes les sauces

Plein écran
Un jouet intelligent pour chats au CES. Photo : Maxime Johnson.

L’intelligence artificielle arrive dans des produits technos des plus variés cette année, des téléviseurs au caméras de surveillance, en passant par les électroménagers.

Non seulement une forme d’intelligence artificielle a généralement été utilisée dans leur conception, mais ces appareils pourront aussi apprendre d’eux-mêmes avec le temps.

C’est le cas de la gamme ThinQ de LG, dont les électroménagers utiliseront de l’apprentissage profond pour s’adapter aux besoins des propriétaires. Le nouveau réfrigérateur Instaview pourra ainsi cesser de faire de la glace la nuit et pendant le jour, mais en produire à temps pour le retour à la maison de la famille à 17h.

Plusieurs appareils utilisent aussi des techniques d’apprentissage automatique d’une façon locale. La caméra de surveillance Butterfleye, par exemple, pourra reconnaître un visage et ne pas déclencher d’alarme, même sans accès à l’Internet.

Les gadgets avec intelligence artificielle intégrée devraient rapidement gagner en popularité au cours des prochaines années. « Les puces qui permettent de faire de l’apprentissage sur les gadgets directement commencent à peine à être plus abordables », explique David Jun, cofondateur de Petronics, une entreprise qui présente au CES un jouet pour chats, une sorte de petit robot qui évite automatiquement la bête qui le pourchasse.

L’appareil est déjà doté d’une forme d’intelligence artificielle, mais les prochaines générations seront encore plus puissantes, afin que le robot apprenne à connaître le chat directement et parviennent à l’éviter encore mieux avec le temps.

Opération séduction pour les voitures autonomes

Plein écran
Un concept d’automobile autonome de Toyota au CES. (Photo : Maxime Johnson)

Voilà plusieurs années que les fabricants de voitures profitent du CES pour dévoiler leurs futurs modèles de voitures autonomes et les technologies qui les équiperont. Une autre tendance a cependant retenu l’attention dans le domaine de l’automobile en 2018 : l’acceptabilité sociale des voitures autonomes et leurs interactions avec le public.

« Nous étudions présentement l’élément humain des voitures autonomes », confirme Erica Klampfl, directrice du laboratoire Greenfield Labs de Ford. L’entreprise teste par exemple à quoi pourrait ressembler la livraison de pizzas avec une voiture sans conducteur. « Jusqu’à quel point est-ce que les gens sont prêts à aller jusqu’au trottoir pour prendre leur pizza?, demande-t-elle. Et quel est le meilleur moyen pour communiquer avec eux? C’est le genre de questions auxquelles nous tentons de répondre dès maintenant. »

Plusieurs moyens pour interagir entre les humains (conducteur comme passants) et les voitures autonomes ont d’ailleurs été présentés au CES. La voiture Concept-I de Toyota affiche par exemple des messages sur son pare-chocs pour dire qu’elle s’apprête à tourner, ou pour indiquer qu’elle a un problème (un message loin d’être rassurant).

L’équipementier NVIDIA a pour sa part dévoilé une interface de réalité augmentée, qui permettra éventuellement aux passagers des véhicules autonomes de voir la rue de la façon dont la voiture la perçoit, ce qui permet par exemple de confirmer que la voiture a bel et bien aperçu un cycliste.

De son côté, Mercedes-Benz a profité du salon pour offrir des balades dans Las Vegas à bord des voitures semi-autonomes utilisées par leurs équipes de développement, une façon de démontrer le sérieux des tests effectués par l’entreprise.

Et les recherches sont intéressantes: lorsqu’une voiture effectue par exemple un ralentissement inhabituel, ou qu’elle rencontre une situation inusitée, un ingénieur peut enregistrer les données pendant 30 secondes par les différents capteurs du véhicule. « Ces données représentent 70 000 informations distinctes et occupent 6 Go d’espace en tout », explique l’ingénieur de Mercedes-Benz Jochen Haab. Elles peuvent ensuite être utilisées pour reproduire un incident et effectuer différentes simulations pour améliorer le comportement du logiciel.

Ce genre d’effort de transparence devrait occuper une place grandissante dans les communications des fabricants automobiles au cours des prochaines années.

Les assistants vocaux partout

Plein écran
Le pavillon de Google au CES de Las Vegas met en vedette l’Assistant Google. Photo: Maxime Johnson.

La guerre des assistants vocaux est lancée, avec l’arrivée des enceintes connectées (Echo d’Amazon, Home de Google, HomePod d’Apple) qui permettent d’interagir avec les Alexa, Assistant Google et autres Siri.

Si on se fie au CES 2018, ces assistants ne seront toutefois pas confinés à des haut-parleurs bien longtemps. De plus en plus d’appareils variés sont en effet dotés d’Alexa et de l’Assistant Google (Apple ne permet pas aux fabricants d’intégrer Siri à leurs appareils).

Du lot, on retient par exemple le détecteur de fumée OneLink, les accessoires pour la cuisson Gourmia, les nouveaux téléviseurs LG et les routeurs Lyra d’ASUS. 

La stratégie tient la route: les gadgets multifonctions permettent de parler à un assistant n’importe où dans sa maison, tout en achetant des appareils dont on aurait besoin de toute façon, et non une enceinte de plus uniquement conçue pour l’assistant.

Certains utilisateurs pourraient toutefois voir d’un mauvais oeil la multiplication des microphones dans leur maison, qui écoutent tout ce qui se dit à toute heure du jour ou de la nuit.

Les écrans disparaissent des jouets électroniques

Plein écran
Le haut-parleur pour enfants Jooki. Photo: Maxime Johnson.

Voilà plusieurs années que les enfants sont ciblés par les fabricants d’appareils électroniques au CES. Plusieurs gadgets présentés cette année se distinguent toutefois en n’intégrant aucun écran.

L’idée séduit. Les jouets électroniques peuvent offrir plusieurs avantages pour les jeunes (ne serait-ce que de capter leur attention), mais les parents doivent en même temps constamment lutter contre le temps que passent leurs enfants devant des écrans comme les télévisions et les tablettes électroniques.

Parmi les jouets à surveiller, notons Primo, un système qui programme un véhicule à l’aide de petits blocs que l’on installe sur une planche de bois. L’appareil permet aux enfants d’apprivoiser des concepts de programmation sans devoir toucher à un ordinateur, mais aussi de se créer des histoires.

Le haut-parleur Wi-Fi Jooki de MuuseLabs se démarque aussi. Celui-ci est livré avec cinq figurines que les jeunes peuvent placer sur l’appareil pour faire jouer une liste de musique ou une chanson.

À l’heure de la musique dématérialisée, un enfant qui n’a pas de téléphone intelligent doit normalement passer par ses parents pour écouter sa musique. Jooki le remet dans le siège du conducteur, et lui permet d’écouter ses chansons préférées aussi souvent qu’il le souhaite, sans passer par un appareil mobile (et ses nombreuses tentations).

Les jeunes enfants qui utilisent l’appareil se mettent souvent à danser, observe Théodore Marescaux, PDG de MuuseLabs. « Il y a un aspect physique et tonique à la musique qu’on perd avec un téléphone intelligent », ajoute-t-il.

Les téléviseurs s’agrandissent

Plein écran
Le téléviseur de 146 pouces The Wall de Samsung au CES. Photo : Maxime Johnson.

Les téléviseurs de 55 pouces et de 65 pouces dominent le marché depuis quelques années, mais l’industrie a l’oeil sur des formats bien plus gros. C’est notamment le cas de Samsung, qui a dévoilé son téléviseur The Wall au CES 2018. Cet appareil modulaire utilise une technologie MicroLED, qui permet au fabricant de créer des écrans sur mesure, de la taille choisie par l’acheteur.

Samsung avait un impressionnant modèle de 146 pouces sur place au salon, mais la technologie pourrait être utilisée pour en créer d’encore plus gros, qui recouvrent toute la surface d’un mur.

Hisense, le troisième fabricant mondial de téléviseurs, a quant à lui présenté sa nouvelle génération de téléviseurs au laser. Cette technologie intègre un projecteur au laser placé juste devant un écran spécial, qui reflète la lumière projetée par l’appareil, et non la lumière ambiante.

La gamme Laser TV d’Hisense est déjà offerte au Canada avec un modèle de 100 pouces, mais un prototype présenté au CES permettra aussi d’atteindre une taille de 150 pouces, suffisante pour se créer un véritable cinéma à la maison.

Pour profiter de ces nouveaux écrans géants, les fabricants devront toutefois augmenter la résolution de leurs appareils, notamment en adoptant la résolution 8K, quatre fois plus grande que la résolution 4K actuelle. Samsung devrait d’ailleurs lancer une télé 8K cette année.

Pratiquement aucun contenu en 8K n’existe toutefois pour le moment, et il faudra probablement attendre encore avant que l’industrie ne s’y adapte, comme il avait fallu attendre avant l’arrivée du contenu 4K.

Can Machine Learning offer hope in Attribution Modeling in TV + Online Vidéo ? Yes ! (Author: Jim Sterne)

Vendor Profile: Conversion Logic
by Jim Sterne

source: http://ai4marketing.com/2017/10/10/attribution-modeling-go-convince/

I always cringed when the discussion turned to attribution. First click, last click, time decay; what nonsense. The late George Box had it right: All models are wrong; some models are useful. But attribution was pure make believe.

If you happen to capture the proper inputs and happen to create a halfway decent model and happen to tweak it just so before your assumptions and data collection methods changed so much that they no longer resembled current circumstances, then it might be useful to calculate how a 30 second spot on TV coupled with a budget boost to competitive keyword bids and a flight of display ads on Facebook might result in a measurable improvement in conversions. And that model might be useful until, like all models, it suffers from the ravages of time.

My brethren, who have mastered the fine art of Uplift Modeling, are now scowling and cursing me under their breath and they are right to do so. All the tenuousness I decried above is their domain. Those who are good at it and can deliver a useful model are worth their weight in gold and are rarer than Alexandrite.

For an attribution model to secure a warm place in my heart, it would have to be a living, breathing model. It would have to be based on constantly updated, rock-solid data streams and be continuously self-correcting. Did somebody say, “AI”?

Machine Learning Attribution – No, Really

A machine that can take onboard a wide variety of data types and work out the correlations on its own offers promise. A machine that can create a predictive model based on data and not intuition – and then change its mind when it gets fresh data – well, that melts my heart and makes attribution a real possibility in my mind.

It also takes a considerable amount of data and a metric boatload of data scientists who are rarer than unobtainium.

Having read the marketing claims on the Conversion Logicwebsite, I spoke with CEO & Co-founder Brian Baumgart, a man who has already enjoyed a healthy career as a serial entrepreneur in the online advertising and marketing technology space.

I told him I was duly impressed with their selection of algorithms for their Ensemble Model (Gradient Boosting Machine, Neural Networks, Factorization Machine, Logistic Regression, Kernel Ridge Regression, Extremely Randomized Trees, Random Forests, and K­Nearest Neighbors), and I can act like I know what each one of those is as well as the next marketer with a degree in Shakespeare.

I pressed Brian to explain what all that mean in marketing-speak. What can this robot do for me? Can it really figure out cross channel attribution? Really?

Baumgart doesn’t claim to divine the ROI of a poster on the side of a bus or the branding impact of a flying drone sphere, but Conversion Logic can tell you if your television ads are having an impact. “We have our cross-channel product which combines time-series modeling of linear media (TV) with digital user level modeling. The output is a baseline calculation of brand equity that allows us to see the incremental impact of television on search conversions, for example. We have some clients who have years of TV data.”

Next, I wanted to understand the real-life experience of the real-life client.

Turning on the Marketing Machine

Baumgart explained that sometimes, they are brought into a company by the high-level analytics group who understands the need to bring in outside technologists who have solved this particular problem before. Sometimes, a very data-driven marketing executive wants to make things happen and introduces Conversion Logic to the data people.

The technologists want to be sure it meets their high standards and is compatible with all the other systems they tend. The marketing team wants proof of concept before they can trust it with their budget. The CFO lowers the green eye-shade, crosses the arms and demands proof.

They are not ready to let the machine make decisions sua sponte. They still want to understand how the machine works and why it is making the recommendations it does.

“In the last couple of years,” says Baumgart, “we’ve been talking to more, larger companies that have the data scientists who understand our methodology and insist that vendors stop talking about black boxes. We have to be able to explain what goes on inside and when we have data scientists in the room, they like what they see. When we don’t, there’s a fair amount of ground we have to cover to bring people up to speed. And that sort of disclosure opens up the conversation about their data and their goals which is an absolute necessity. This stuff can’t just be plugged in and turned on.

“When it comes to turning over the actual execution to the machine, the technology is ready. We have API’s that work, we have done the testing and have use cases where the model is updated by the output of the campaign and triggers the next action. Marketers, however, are not pushing in that direction yet. They still want to understand the narrative and have the conversation about why the machine is making certain recommendations. That’s coming, but marketers still want to fully understand how it works first.”

Data at the Heart

Machine Learning runs on data. A lot of data. It does nothing (yet) to help normalize and munge that data between the silos in the martech stack, the adtech stack, the various CRM systems a large company may have deployed, not to mention third-party data that starting to show up. (The purchase of Weather.com by IBM is a clue .) “While ML is most often downstream from normalizing and munging,” Baumgart said, we’ve invested heavily in tools and technology to automate this part of the process, to ensure clean data flows to our Ensemble ML framework.”

Baumgart explains that, “the onboarding process begins with a frank conversation about which data is the most likely to be useful, taking accessibility into account. Even a small company is spending on Facebook, search, affiliate marketing, and they have some CRM. That’s already four data silos to bring together along with some blind spots. We need to do some meaningful discovery, a process that is absolutely necessary to getting things started.

“There is a good deal of data mapping and marrying and massaging that needs to be done and we’ve built a lot of capability into our ETL and into the foundation of our platform to help automate that. We also have a whole team on the solutions architecture side that is looking hard at alerts and sanity checks and tests the data and QA’s the data. We’ve automated the process of looking for anomalies, but it’s not hands-off. Humans are still needed to understand nuances by channel or by tactic and we train the machine as best we can to learn the difference between normal and abnormal variances.”

Domain Knowledge is Table Stakes

This is where experience is helpful. Conversion Logic has already done lots of integrations with call center providers and has collected conversion data from websites, mobile apps, and in-store point-of-sale systems. The hard part is bringing that data together.

Baumgart describes the ideal, day-one client as being attribution-ready. “They have the tools and processes that make up a strong data governance methodology and that means they have consistent low-level policies around campaign naming conventions. That gives them data integrity and access to data through the right tools.

“We walk each client though our Attribution Readiness Assessment which is a collaborative exercise with the brand that goes through a list of best practices but ends up with us understanding what people, processes and technologies they have in place. It lets us identify holes and gaps. Some of those things are easy to rectify, and we can help them where it takes a little more time. Otherwise, we’ll go through solutioneering, where we’ll identify which things will have to wait until phase two or three. We want to clearly spell out the path to value.” (See: 3 Ways to Validate Your Attribution Data, Conversion Logic blog post.)

Secret Sauce: Path to Value

Finding the data is a start, and then there’s the plumbing which has to be rock solid – getting the proper data, in the right format, to the right location for processing – the operationalization side of the equation. Then one can train the machine to derive a useful model.

How, I asked Baumgart, does Conversion Logic actually stitch together behavior between channels? “We’ve put our energy into and make some big innovations in maintaining the continuity of user identity across devices for the highest possible level of pathing coverage. This feeds into the benefit of an ensemble machine learning framework instead of depending on a single algorithm. We’ve identified the best algorithms and methodologies for each piece of the puzzle and then mastered a way to tie them back together.

“For many clients, this is an opportunity to take a holistic view of their data by talking about their KPI hierarchy, their P&L structure, the org chart and the decision-making process. This really helps us set the proper level of expectations for various stakeholders and can identify some practices that they may want to change. That can sometimes be threatening so, we really focus on getting incremental value as soon as possible,” Baumgart asserts. “We want everybody to understand that this is not a silver bullet.

“Once we start training the machine, we can come back with optimization advice on TV alone before we even throw the digital data in there. Within a few weeks, we can point out two or three opportunities to optimize TV spend. this is the incremental path-to-value that we go after to avoid that problem of waiting months and months before anything comes out of the system. We want to get to value within 90 days. That brings us into the conversation about KPI’s. You have to pick what you want to optimize and that is a business decision that is sometimes political.”

Jim Becomes a Convert

Having written a book on using artificial intelligence in marketing, I now know enough to pierce the jargon and see the potential. Some companies, like Conversion Logic are bringing the vision into focus and helping firms like GM, HP, and Pizza Hut get closer to their customers than ever before.

I don’t cringe at the mention of “attribution” anymore.

http://www.azquotes.com/author/22390-George_E_P_Box