France: TV – la mesure d’audience se met (enfin) à l’heure des nouveaux usages Médias

Source: Télévision : la mesure d’audience se met enfin à l’heure des nouveaux usages, Médias

Télévision : la mesure d’audience se met enfin à l’heure des nouveaux usages

Médiamétrie va diffuser à partir du deuxième trimestre des audiences 4-écrans par chaîne.
Elles intégreront la consommation de programmes télévisés sur mobile, tablette, ordinateur.

Une petite révolution se prépare dans le monde de la télévision. Dans un univers où chaînes et annonceurs scrutent, quitte à s’écharper, la moindre évolution des sacro-saintes audiences, Médiamétrie prépare une vaste refonte de ses méthodes de mesure. Dans le courant du deuxième trimestre, l’audience de la télévision va ainsi prendre en compte non seulement la consommation en replay (déjà intégrée depuis 2014), mais aussi le visionnage des programmes TV sur ordinateur, mobile et tablette (en direct ou replay). Dans le jargon, on parle de l’audience « 4-écrans ». Médiamétrie a déjà fourni depuis plusieurs mois des données à une quinzaine de chaînes, sans les rendre pour autant publiques pour le moment.

Certes, cette « nouvelle » audience va rester minoritaire par rapport à la TV en direct (75 % du total aujourd’hui), mais elle est loin d’être négligeable : 19 % des Français consomment aujourd’hui la télévision soit en différé (en utilisant la fonction pause) soit en replay (13,9 %) soit sur d’autres écrans que le téléviseur (6,4 %). « Ce dernier chiffre représente environ 3,9 millions de personnes, explique Julien Rosanvallon, directeur du département télévision et Internet de Médiamétrie. Et on s’attend à un transfert de plus en plus important vers ces nouveaux usages. »

Une prime aux chaînes axées sur les jeunes

La mesure 4-écrans va permettre de tordre le cou à certains clichés sur la mort du petit écran. Si la durée d’écoute a un peu baissé sur la télé du salon (de 3 h 47 en 2011 à 3 h 43 en 2016), avec le 4-écrans, ce temps moyen monte à 3 h 50 (dont 18 minutes en replay ou autres écrans). « Cela va nous permettre d’enfin mesurer une audience qui n’est pas valorisée aujourd’hui et qui peut faire la différence, souligne Xavier Gandon, directeur des antennes du groupe TF1. En outre, cette mesure unique par un tiers de confiance va dans le sens de la transparence à l’égard de nos annonceurs et cela va donner de la valeur à nos audiences numériques ». « Aujourd’hui, ce sont plusieurs millions de téléspectateurs CSP+ qui ne sont pas valorisés auprès des annonceurs car ils seront mieux valorisés en spectateurs télé qu’en visiteurs de sites », appuie Alain Weill, DG de SFR Media. Il précise que« BFM est partant et souhaite que le 4-écrans arrive le plus tôt possible car la télé ne se consomme plus le soir en famille mais individuellement et en mobilité ».

Pour certaines chaînes, ou certains publics comme les Millennials, chouchous des annonceurs, la nouvelle mesure va avoir un impact réel. Chez TF1, par exemple, le 4-écrans peut apporter de 10 à 20 % d’audience supplémentaire, voire davantage (50 %) sur des émissions comme « Quotidien » (sur TMC) ou encore « La Villa des coeurs brisés » (NT1).

De même, M6 estime que de 5 à 20 % de la consommation de ses programmes se fait en délinéarisé (replay et autres écrans), avec pour les 15-24 ans une proportion proche de 20 %, qui peut même monter à 40 % pour des émissions comme « Les Ch’tis » ou « Les Princes de l’amour » sur W9. « Les chaînes axées sur les jeunes et les programmes les plus puissants sont ceux qui vont bénéficier le plus de cette nouvelle mesure. Il y a, en effet, une prime sur le digital pour les émissions les plus connues », souligne Guillaume Charles, directeur adjoint en charge du marketing et du digital de M6 Publicité.

Toutefois, il risque de s’écouler du temps avant que cette nouvelle mesure ne s’impose comme une référence. « On ne sait pas encore si le marché publicitaire va en faire son standard et si les chaînes vont chercher à la pousser, dans la mesure où elles vendent leurs écrans Web via d’autres formes de commercialisation, comme la publicité programmatique, et qu’ils se monétisent bien », observe Philippe Nouchi, expert médias chez Publicis Média. D’autant que les contacts ne seront pas forcément équivalents pour le marché pub selon les différents supports (mobile, ordinateur familial, etc.). Certaines chaînes sont plus réticentes que d’autres. « Elles font un mauvais calcul pour le média télé dans son ensemble », assène Alain Weill. Xavier Gandon est, lui, confiant : «  La mesure avec le replay s’est imposée. On peut supposer qu’à horizon 2018-2019 tout le monde regardera l’audience 4-écrans. »

Marina Alcaraz Nicolas Madelaine, Les Echos

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0211672935602-television-la-mesure-daudience-se-met-enfin-a-lheure-des-nouveaux-usages-2056458.php#xtor=CS1-26#3swecsgkboKs2Agp.99

 

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 2017 in France:  More time with digital media per day than TV & More time with mobile devices then desktop and laptop time – eMarketer

Source: Media Time Will Tilt Digital in France in 2017 – eMarketer

Next year will mark a major milestone for media consumption in France. According to eMarketer’s latest forecast of time spent with media, the average adult will spend more time with digital media per day than TV, a first for that country. Also next year, time spent with mobile devices will surpass desktop and laptop time.

Average Time Spent per Day with TV* vs. Digital Media by Adults in France, 2013-2018 (hrs:mins)

In 2017, eMarketer estimates, adults in France will spend almost 4 hours per day online on desktop or laptop PCs or with nonvoice mobile activities. This compares to 3 hours and 51 minutes watching television. Daily TV viewing time will actually rise slightly, by 0.1%, while total digital media consumption will be up by just over 5.0%.

In another first for the country, next year adults in France will spend more time accessing the internet through mobile means rather than desktop or laptop PCs. This year, the average adult will spend 1 hour 41 minutes on nonvoice mobile activities, compared with 1 hour and 44 minutes of internet use on desktops and laptops.

Average Time Spent per Day with Desktop/Laptop* vs. Mobile Internet by Adults in France, 2013-2018 (hrs:mins)

Although mobile media consumption is booming, this year adherence to traditional media, such as print and radio will still be relatively popular in France. This year, eMarketer expects, adults will spend 35 minutes a day with print, compared with 3 hours and 46 minutes for digital. Time spent with both newspapers and magazines is forecast to drop this year, by 3.1% and 2.4%, respectively. By 2018, eMarketer predicts, adults will spend just 34 minutes per day with print, compared with 4 hours and 7 minutes for digital.

“Over 70% of France’s internet users also have a smartphone this year, eMarketer estimates, and that share will reach 76% in 2017,” said senior analyst Karin von Abrams. “At the same time, all major online information and service providers—not to mention Facebook, Twitter and other popular social networks—now cater for mobile users with sophisticated, user-friendly apps or mobile sites. So it’s no surprise to find that mobile devices claim an increasing share of time spent on the web. We expect that trend to continue in 2017, as well.”

– See more at: https://www.emarketer.com/Article/Media-Time-Will-Tilt-Digital-France-2017/1014720?ecid=NL1010#sthash.2DiuMpyc.dpuf

How Netflix, Amazon, Hulu Use Big Data to Change TV Watching

Source: How Netflix, Amazon, Hulu Use Big Data to Change TV Watching

 

To radically change TV-watching habits.

Traditional television viewership is on the decline, and fewer people are actually going to the movies. Meanwhile, streaming video services like Netflix, Amazon’s Instant Video, and Hulu keep adding subscribers and original programming.

It’s getting harder and harder to deny that digital content providers are dramatically altering the entertainment industry. So, how did they do it—and what will be required for traditional networks and studios to stay in the game?

Michael Smith and Rahul Telang—two professors at Carnegie Mellon University’s Heinz College of Public Policy and Management—explore these questions in their new book, Streaming, Sharing, Stealing: Big Data and the Future of Entertainment, published by MIT Press last month. In an interview with Fortune, Smith discussed the new book, Netflix’s hit, House of Cards, and the future of entertainment.

The following conversation has been edited and condensed for clarity.

Fortune: Your book describes the success of Netflix’sHouse of Cards as a turning point for the entertainment industry and digital content. Why was that such a big deal?

Smith: The making of House of Cards illustrates how a bunch of different changes coming together at the same time can be really disruptive to the traditional industry. The thing that Netflix had that nobody else in the industry had was they didn’t just know that there were a bunch of [fans of the House of Cards‘ lead actor, Kevin Spacey] in the abstract, they knew exactly who those Kevin Spacey fans were and they could use the platform to target them directly. So, Netflix went out and created nine separate trailers for House of Cards and targeted them directly to those users. So, I think part of the story is the power of detailed customer data to help you do a better job of marketing the content.

Has the thinking among traditional media giants—who have frequently downplayed the competition they face from services like Netflix—evolved at all in recent years?

There are a lot of very smart, very capable people, who I respect, saying we’re in a content bubble [and] there’s way too much content being made right now for what’s economically feasible. And, what we’re trying to gently push back in the book is the economics of the large-scale bundled subscription model that Netflix is pursuing, [where what the] economic theory says is you can profitably make things in a bundle that wouldn’t be profitable if you sold them separately. I think it’s just as likely that what we’re seeing is the new economics of what’s possible in a Netflix-style bundle. This isn’t a bubble of content production; this is the new normal of what’s possible.

What’s the biggest reason streaming services have a leg up over traditional media companies?

Netflix, Amazon, and Google all own their own data and they don’t share it with anybody in the entertainment industry.

People have made a big deal about the idea of “binge-watching” as the embodiment of the changing way weconsume media. But, what about the tailored content, based on users’ tracked habits? Which is more important?

Both. It’s understanding at a detailed level how individual consumers are accessing the content, and then using the platform to help them discover and find exactly the right content that’s going to meet their tastes. What the academic literature says is that consumers get an incredible amount of value from being able to find exactly the kind of content that meets their unique tastes—and that consumers’ tastes are incredibly varied, more so than what you can find with traditional broadcast channels.

So, what’s the future of entertainment? What will the industry look like in a decade?

We try not to prognosticate too much in the book. What I do think is true is, because of the nature of the data and consumer behavior, a lot of these channels become winner-take-all or winner-take-most-all kind of markets. I think we’re going to have a small number of very powerful players. Now, we’ve always had a small number of very powerful players—what we’re saying in the book is there’s a very high likelihood that it could be a different set of players if the traditional industry folks don’t move quickly.

Could there be consolidation among some of the big companies operating Hulu?

It’s possible. I honestly think that’s their best strategy, to come up with a separate platform. The separate platforms are certainly a good start. The problem is I have no idea what it CBS content versus ABC content, and even less so for movies. Both for marketing reasons and pure economic reasons, it’s much better to go with a common platform that brings together content from a bunch of different players than to try to go with individual platforms for all the different players.

Where do the biggest brands spend their marketing dollars? | Search Engine Watch

Source: Where do the biggest brands spend their marketing dollars? | Search Engine Watch

Different retailers have different priorities when it comes to their marketing budgets, but the most valuable brands – Amazon and Apple – are banking on search.

We all know Amazon is the undisputed king of ecommerce. From November 2014 to November 2015, the company raked in more than $71 billion in online sales, which is more than Walmart, Apple, Macy’s, The Home Depot, Best Buy, Costco, Target, Gap Inc., Williams-Sonoma, Sears and Kohl’s sold.Combined.

What is Amazon doing that the others aren’t?

According to Fractl, a Florida-based content marketing agency which analyzed the marketing spend of these massive retailers, search gets the lion’s share of Amazon’s budget. During that year period, the ecommerce giant spent $8 million on TV and radio, a number that sounds very high in isolation. However, Amazon spent $54 million [≈ total US Soccer salaries for all teams, 2011] on print and $1.35 billion ≈ Mobile advertising spending, 2007″>[≈ box office sales of Bambi, 1942] on search.

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Among the other retailers, only Apple – called the most valuable brand in the world last year – and Etsy prioritize search to such a degree. Apple spent far more on TV and outdoor advertising than Amazon, though search still made up 86 percent of its spend. Search was an even higher percentage for Etsy:91 percent, with 1.39 million going to search and $90,000 [≈ cost of Porsche 911] to other digitalchannels.

The Etsy finding was the most interesting to Lillian Podlog, project manager at Fractl, who noted that Etsy doesn’t have the same juggernaut status as Apple and Amazon.

“With Amazon and Apple, you can ask what came first, their success or where they put their marketing dollars. Maybe at this point, they can do anything, but Etsy has the same tactic and if you look at organic search rankings, it’s doing really well,” she says.

Etsy saw among the highest ROI in the study. For every $1 spent on marketing, the online marketplace saw $1,600 [≈ High-end bicycle] in sales. Additionally, Etsy, along with Apple and Amazon, had a disproportionately high SEMrush rankings compared with the others, which means they saw higher organic traffic.

That’s a common correlation among the brands analyzed by Fractl. Most of those with larger search spends have higher SEMrush rankings.

“So many people use ad blockers, so many people have blindness to display ads. Investing in search, whether its paid or building your SEO, requires you to really think about what kind of content you’re putting on the Internet that would appeal to users and boost your SEO,” says Podlog. “It requires you to be more thoughtful and considerate about what the customer really wants.”

Among the only exceptions to that rule are Williams-Sonoma and The Home Depot. Digital makes up51 percent of sales – and 57 percent of the marketing budget – for the former. Nearly a quarter of that budget goes to search, but Williams-Sonoma still doesn’t rank particularly high. On the other hand, The Home Depot does, despite only spending 11 percent on search, instead prioritizing TV and radio.

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Where do some of the other major players put their money?

  • Best Buy puts the majority of its dollars in TV and digital, favoring network channels and display advertising over cable and search.
  • Costco, on the other hand, largely eschews TV. Instead, the warehouse retailer allocates 57 percent of its marketing dollars to display and nearly all the rest to magazines and newspapers.
  • Macy’s is another one with a heavy print focus. The brand spends $16 million [≈ Most expensive car ever sold, Ferrari] on display and $32 million [≈ US Chamber of Commerce election spending in 2010] on search, which sounds like a lot of money, but is just a drop in the bucket by comparison. Macy’s spends 5.5 times as much on TV and more than 8 times as much on print.macys-spend
    “Macy’s is one of those companies that has an established name and an established consumer base, but if it wants to take some of Amazon’s chunk of online retail, it has to invest more in those other channels,” says Podlog. “Macy’s has been around for so long, but I personally think that unless it changes the shape of its spending, it’s going to suffer.”
  • Nordstrom’s priority is similarly on print – $27 million [≈ Energy industry 2011 political donations] on magazines, compared with $6 million on search, $4 million on display, $5 millionon TV and $2 million on outdoor – but the strategy is a bit different from that of Macy’s. While Macy’s spends most of its money on newspapers, Nordstrom goes for magazines, a medium that meshes better with the brand’s luxury focus.
  • Netflix, despite being heralded as one of the premier digital disruptors, doesn’t spend nearly as much money on digital advertising as one would assume. The streaming giant spends $1 million [≈ 1965 typical CEO pay] each on display and online video, and $17 million [≈ Most expensive car ever sold, Ferrari] on TV with a particularly heavy focus on network. It makes to sense to Podlog, who points out that “people are watching TV, they’re not on Netflix.”
  • Target’s marketing budget is probably the most balanced. The retailer spends 46 on TV, 22 on print and 28 percent on digital. The majority of that digital spend is allocated to search, but $23 million [≈ Typical endowment, liberal-arts university] is still set aside for online video.

 

2016: Digital — which includes mobile — is neck-and-neck with TV ad spend in the US – eMarketer

Source: Ad Agency Clients Are Most Interested in Advertising on TV – eMarketer

Roughly half of US ad agency professionals said their clients are most interested in advertising on spot TV or spot cable—more than any other medium including digital, mobile, streaming video and radio, April 2016 research revealed.

Media on Which Their Clients Are Most Interested in Advertising According to US Ad Agency Professionals, April 2016 (% of respondents)

Media buying and selling software provider Strata surveyed 84 US ad agency professionals who were at the media director level or higher at agencies of varying sizes. When it came down to the advertising media their clients were most interested in, TV was the top choice.

Digital was second. Indeed, 31% of US ad agency professionals said their clients were most interested in advertising on that medium. Few respondents said their clients were most interested in advertising on mobile.

US Total Media Ad Spending, by Media, 2016 & 2020 (billions)

eMarketer estimates that digital—which includes mobile—is neck-and-neck with TV ad spend in the US. eMarketer expects outlays on digital ads will hit $68.82 billion  in 2016, while TV spending will total $70.60 billion.

Nevertheless, no other medium can challenge TV’s dominance of the US advertising market. According to eMarketer, spending on every other medium combined, which includes print, radio and out-of-home, doesn’t come close.

– See more at: http://www.emarketer.com/Article/Ad-Agency-Clients-Most-Interested-Advertising-on-TV/1014270?ecid=NL1002#sthash.IQZrlkF4.dpuf

Objets Connectés: Explication de la géolocalisation des coureurs sur le Tour 2015 (Source: RTBF)

Pour la première fois sur une course cycliste professionnelle, tous les coureurs engagés au départ du Tour seront équipés de capteurs capables d’envoyer en direct leur position GPS. Grâce au partenariat passé avec Dimension Data, le traitement et l’analyse de ces données permettront aux internautes et aux téléspectateurs de suivre le Tour avec un nouveau regard, plus complet, plus précis. Et l’expérience est appelée à s’enrichir avec les années…

10 ANS DE PREPARATION
Le passionné de cyclisme vit quelquefois une frustration à ne pas identifier avec certitude les différents groupes de coureurs, qu’ils soient échappés ou distancés par le peloton. Les moyens de géolocalisation qui existent et évoluent depuis plus de dix ans ont ouvert de nombreuses options pour obtenir une vision fidèle, en temps réel, de l’état de la course. En charge des systèmes d’information chez A.S.O., Pascal Queirel étudie justement ces questions et se souvient des premiers tests effectués : « En 2004, nous avions déjà placé des émetteurs sur des voitures qui suivaient les coureurs sur le chrono de l’Alpe d’Huez. Puis en 2008, c’est pour le Tour de Picardie que nous avons fait des essais sur les vélos, et un plus grand nombre de coureurs. Mais avec la transmission par GPRS, nous étions exposés à des pertes de réseaux, soit par saturation quand le public est trop nombreux, soit dans les traversées de zones non couvertes ». La possibilité d’acheminer les données par voie satellitaire ayant elle aussi été abandonnée, en raison du poids des émetteurs, c’est par les liaisons HF déjà utilisées par les signaux vidéo que circulent les informations : la première expérience à l’échelle d’un peloton entier a été menée sur Paris-Tours 2013.

LA SOLUTION TECHNIQUE : UN RESEAU MAILLÉ DE CAPTEURS
En pratique, 500 « trackers » ont été conçus et fabriqués pour équiper les vélos du Tour de France 2015. Chacun de ses capteurs, qui pèse 80 grammes, est placé sous la selle d’un coureur  et dispose d’une autonomie de 5 étapes. Il émet un signal par seconde, et envoie sa position GPS par le biais de transmetteurs installés sur 25 véhicules (voitures, motos d’officiels et d’organisation) qui feront office de « puits de remontée », c’est-à-dire dirigeront les données vers l’avion-relais. En zone technique, le dispositif mis en place avec Dimension Data sert à centraliser, traiter et diffuser cette masse d’informations aux techniciens qui les mettent en forme, puis les placent à la disposition du public.

DES INFOS PLUS PRECISES SUR LE WEB, LA TV…
Pour cette première mondiale, l’objectif affiché sera de réunir et d’utiliser avec une fiabilité maximale les données provenant des 198 coureurs du peloton, sachant que les équipes cyclistes ont toutes choisi de tabler sur cette solution d’avenir et d’adhérer à ce projet. Dès lors, une page internet complémentaire de l’appli de tracking déjà existante sur letour .fr sera mise en ligne, avec des suivis de composition de groupes et d’écarts en direct. Des représentations graphiques sont également préparées pour les diffuseurs TV, qui pourront par exemple identifier sur l’instant les coureurs victimes d’une chute. Surtout, la technologie utilisée, qui enregistre toutes les données, rend aussi possible dans l’avenir la reconstitution  de séquences de course (sprints, attaques, etc.), par exemple en 3D. A suivre…