BURGER KING LANCE LE STEVENAGE CHALLENGE

C’est un petit club de foot anglais qui joue en quatrième division. Le Stevenage F.C. sera bientôt mondialement connu…Burger King , déjà sponsor maillot officiel depuis un an, va un cran plus loin en lui proposant une place dans un très célèbre jeu vidéo de ballon rond (100 millions d’exemplaires vendus…).

(source: https://www.cbnews.fr/marques/image-burger-king-lance-stevenage-challenge-46879)

Avec le #StevenageChallenge, les amateurs de foot du monde entier, pourront être récompensés avec des produits Burger King livrés chez eux par Deliveroo. L’opération, imaginée par Buzzman, vise à faire d’une “des plus petites équipes du monde, la plus grande équipe de football en ligne“.

Tous les challenges pourront être consultés sur le site. Pour débloquer les rewards, il faut partager des captures vidéo des exploits sur Twitter (en mentionnant @BurgerKingFR). Une équipe de modérateurs vérifiera la validité des participations. Le #StevenageChallenge dure jusqu’au 27 octobre dans douze pays.

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BURGER KING LANCE LE STEVENAGE CHALLENGE

C’est un petit club de foot anglais qui joue en quatrième division. Le Stevenage F.C. sera bientôt mondialement connu…Burger King , déjà sponsor maillot officiel depuis un an, va un cran plus loin en lui proposant une place dans un très célèbre jeu vidéo de ballon rond (100 millions d’exemplaires vendus…).

(source: https://www.cbnews.fr/marques/image-burger-king-lance-stevenage-challenge-46879)

Avec le #StevenageChallenge, les amateurs de foot du monde entier, pourront être récompensés avec des produits Burger King livrés chez eux par Deliveroo. L’opération, imaginée par Buzzman, vise à faire d’une “des plus petites équipes du monde, la plus grande équipe de football en ligne“.

Tous les challenges pourront être consultés sur le site. Pour débloquer les rewards, il faut partager des captures vidéo des exploits sur Twitter (en mentionnant @BurgerKingFR). Une équipe de modérateurs vérifiera la validité des participations. Le #StevenageChallenge dure jusqu’au 27 octobre dans douze pays.

Le grand chambardement de la distribution par les apps de notation (source: https://www.larevuedudigital.com)

L’application mobile Yuka bouleverse la grande distribution. Les marques et les distributeurs se mobilisent face à la montée en puissance de ce type d’applications mobiles qui informent sur la composition des produits de grande consommation.

Le marketing percuté par Yuka

Yuka en particulier marque les esprits en notant les produits, qu’il s’agisse de l’alimentaire ou des cosmétiques, traçant une ligne entre les bons et les mauvais choix. La notation de Yuka percute de plein fouet le marketing des marques. Ces dernières réagissent en souhaitant le dialogue comme Nestlé, le géant mondial de l’alimentaire. On entend également de fortes réticences à l’instar de la marque de cosmétiques Nuxe. De nouvelles communautés émergent, guidées par une application, aux côtés de celles du casher ou du halal, relève un distributeur comme Auchan.

source: https://www.larevuedudigital.com/le-grand-chambardement-de-la-distribution-par-les-apps-de-notation/

Mieux contrôler l’information diffusée sur les produits via une plateforme ad hoc

Pour tous, le sentiment est que rien n’arrêtera le mouvement vers plus de transparence. Ils souhaitent toutefois mieux contrôler l’information diffusée sur leurs produits en soutenant une plateforme telle que CodeOnline Food, lancée cette semaine par GS1, plutôt que d’abandonner cette responsabilité à la plateforme communautaire Open Food Facts. Les acteurs de la grande distribution et les industriels se sont exprimés sur ce sujet, le 10 octobre, à l’initiative d’Agena 3000, éditeur de plateforme d’information sur les produits.Quel est l’impact de l’application Yuka ? « Cela a eu de forts impacts sur nous car Yuka a des critères de notation qui ne correspondent pas forcément à ce que nous aurions pu penser de la valeur de nos produits » répond Alexis Duboc, chef de projet côté système d’information chez les cosmétiques Nuxe. « C’est quelque chose que nous n’avions pas forcément vu arriver car Yuka travaillait plutôt sur l’alimentaire au départ » dit-il.

Etre bien noté est nécessaire

Quoiqu’il en soit, pour Nuxe, il faut forcément prendre en compte ces nouveaux critères car le consommateur se base sur cette notation. « Dans un rayon en magasin, nous ne sommes pas seuls » rappelle le responsable. « Dans les futures formulations de nos produits, nous allons essayer de nous adapter au mieux aux critères de Yuka » indique-t-il. Idem pour les autres applications de comparaison des composants employés. « Nous essayons d’être les mieux placés sur ce type d’applications » dit-il. Le fait qu’une marque soit naturelle et bio doit se retrouver lors du scan du produit par l’app mobile.

« Nous ne savons pas ce qui se passe dans Yuka »

Restent les doutes sur la mécanique interne à Yuka et à la pertinence de ses algorithmes. « L’application donne son interprétation du produit. Elle peut dire que tel produit est mauvais car on y trouve un composé particulier alors que le volume de ce composé dans la formulation ne leur est pas connu » relève-t-il. « Nous ne savons pas ce qui se passe dans Yuka. Nous leur avons demandé une interface via une API afin de nous connecter à leur base de données et de savoir quelles notes nos produits pourraient avoir. C’est un secret, car c’est leur manière de fonctionner » résume-t-il.Pour autant, la marque entend s’adapter aux critères de notation de ces apps dans un souci d’efficacité commerciale et marketing. « Nous allons montrer que nous faisons des efforts par rapport aux formulations que nous pouvions proposer il y a 2 ou 3 ans » indique Alexis Duboc. Une composition de produit peut apparaître correcte à un moment, et dix ans plus tard, être remise en cause, relève-t-il. Ce qui justifie un changement de formule.  Cette démarche demande beaucoup d’efforts en termes de processus internes pour délivrer la bonne donnée au bon moment. Le 11 septembre dernier, Intermarché pour sa part n’a pas hésité à annoncer la reformulation de 900 recettes de sa marque distributeur afin que ces dernières affichent un score Yuka supérieur à 50 et un Nutri-Score A, B ou C. Le distributeur a noué un partenariat avec Yuka afin de tester les nouvelles formulations plus rapidement.

Ne pas perdre l’identité de la marque

Pour Nuxe, une manière de reprendre la main pourrait être de créer un mini site présentant la composition officielle d’un produit. « Pour le moment nous n’avons pas encore fait de choix, nous nous basons sur ce que des applications comme Yuka pourraient faire » considère Alexis Duboc. La situation sur le marché devrait évoluer. « Le défaut de telles applications est qu’il arrive un moment où si l’on essaye de s’adapter à tous les critères de notation, on perd l’identité de la marque » pointe-t-il. Reste l’aspect bénéfique de la transparence qui est acté. « Plus on nous demandera d’information, plus nous serons heureux de la donner si nous sommes en capacité de la fournir et tant que cela est pertinent. Il faut que cela soit utile » termine-t-il.

« Une notation comme celle de Yuka nous échappe comme l’algorithme du moteur de recherche de Google »

Les inconnues liées aux algorithmes de Yuka interrogent également chez Nestlé. « Une notation comme celle de Yuka nous échappe. Ce n’est pas la nôtre. C’est un peu comme l’algorithme du moteur de recherche de Google. Si vous voulez savoir comment fonctionne son algorithme, vous n’y arriverez jamais » établit pour sa part Frédéric Loriaux, Chief Data Officer de Nestlé France. Il souligne toutefois la nécessité d’être plus à l’écoute.« A minima, ce que nous pouvons faire en tant que fabricant c’est que ces applications aient notre information, juste, fiable et à temps. Une manière de répondre est l’initiative CodeOnline Food de GS1 qui diffuse l’information apportée par les marques. On peut diffuser cette information à tous ceux qui veulent l’utiliser et qui apportent leur propre valeur, comme Yuka, ScanUpAllergobox ou MyLabel, etc » propose-t-il.  Dans ce cadre, on peut citer aussi l’association de consommateurs l’UFC Que Choisir qui opte pour la plateforme CodeOnline Food pour l’application mobile qu’elle propose.

Nestlé informe régulièrement Yuka sur ses produits

Nestlé France a rencontré Yuka il y a 1 an et demi. « Le dialogue n’était pas sur notre divergence sur la notation de nos produits. Nous leur proposions a minima de prendre nos données car nous ne connaissions pas trop leur source de données qui est communautaire. Nous avons donc mis en place un flux régulier de nos données avec Yuka » indique-t-il. « Cela permet aussi le dialogue sur leur propre interprétation de nos produits, car c’est compliqué l’alimentaire, tout comme la cosmétique. Quand on commence à entrer sur des additifs, des compléments, des vitamines, … » justifie-t-il.

« Nous n’avons rien à cacher »

Il considère quoiqu’il en soit que cela mène vers une exigence de qualité toujours plus grande. « Ce n’est pas contestable. C’est un cercle vertueux quand on va vers plus de qualité et de transparence. Nous n’avons rien à cacher » statue-t-il. Et pour lui, ce n’est pas Yuka qui est important, c’est le consommateur. « Il faut une expérience personnalisée avec le consommateur. Des applications comme Yuka ou le Nutri-Score sont simples voire simplistes, mais ce qui est important c’est ce qui importe au consommateur » souligne-t-il. Nestlé France recueille depuis longtemps des consumer insights, réalise des panels, de l’AB testing, du 60/40, mais « là cela va beaucoup plus loin. Et dans la mesure où il y a de la confiance, c’est tout l’écosystème qui en bénéficie. Dès lors que l’on installe une relation de confiance, on peut faire de la pédagogie. On peut trouver un terrain d’entente » propose-t-il.Déjà, une étape supplémentaire se dessine, on annonce l’arrivée pour la fin octobre, de l’application « C’est quoi le produit » portée par l’initiative « C’est qui le patron », et qui devrait s’accompagner en particulier d’une évaluation de l’impact écologique d’un produit, une sorte de « climat score ». Nestlé est-il prêt ? « Il faut être à l’écoute » répond-il. « On n’est plus en autarcie, dans son silo, on est dans un écosystème » ajoute-t-il. Il rapproche cette évolution de la raison d’être de Nestlé : « contribuer à un avenir plus sain, et améliorer la qualité de vie ». Dès lors, « on travaille sur la responsabilité sociétale de l’entreprise. Notre raison d’être n’est pas de fabriquer des produits et de les distribuer chez les clients. Dès qu’il y aura le climat score, c’est facile parce que l’on a le matériau » annonce-t-il.

Un distributeur doit suivre le mouvement

Côté distributeur, on embrasse la nouvelle donne. « Une enseigne doit suivre le mouvement » confirme Eric Guilbert, qui travaille à la direction de la donnée chez Auchan. « Aujourd’hui, nous sommes très focalisés sur le nutritionnel et les allergènes, mais il y a de plus en plus de sensibilités différentes qui s’expriment au sein des consommateurs, par exemple sur l’origine des animaux et comment ils ont été abattus. Ces sensibilités ne sont pas toutes massives, mais elles sont suffisantes pour faire les 2% à 3% d’écart qui font qu’économiquement, on est bons ou pas » explique-t-il.

«  Il y a une communauté qui suit ou pas l’application comme pour les aliments casher ou halal »

Il attire cependant l’attention sur le fait que ces applications de notation peuvent avoir des partis pris. « Après, il y a une communauté qui suit ou pas l’application, de la même façon que des aliments sont casher ou halal » évoque-t-il. A un moment, un produit va être destiné à une certaine communauté. « Est-ce que Yuka est une communauté que l’on suit ou pas ? Tout le monde n’est pas sur Yuka. En revanche, ce que le consommateur ne supporte plus ce sont des informations qui heurtent ses convictions. En même temps, il faut qu’il le sache. L’important c’est que l’on ne lui cache rien » affirme-t-il.Il estime que Yuka fait bouger les lignes. « Le discours marketing doit maintenant être prouvé à travers des choix de RSE au sens large, ce n’est pas seulement nutritionnel ou allergène, cela concerne par exemple l’huile de palme, si l’on est sensible à la déforestation » illustre-t-il. Il considère que Codeline Food de GS1 est une très bonne réponse des industriels pour maîtriser leur communication vers le consommateur final.

L’industriel connaît la vérité du produit

« Ensuite, il y a les partis pris de l’entreprise pour adresser certains segments de clients. L’offre des industriels s’adapte sur des marchés de niche » explique-t-il. « Notre première responsabilité est de mettre à disposition de nos clients finaux l’information produit issue des industriels. La vérité du produit c’est l’industriel qui l’a » insiste-t-il. Et cette mise à disposition de l’information représente beaucoup de travail, des années de réflexion et de mise en œuvre, affirme-t-il. « Toute cette mise en œuvre coûte très cher en temps et en moyens » prévient-il.

« Parler d’indice carbone sur les produits, il y a 20 ans, cela n’aurait intéressé personne »

La situation va encore évoluer. « On doit être en anticipation le plus possible » dit-il. « Parler d’indice carbone sur les produits, il y a 20 ans, cela n’aurait intéressé personne. Aujourd’hui on peut se poser la question, ce n’est pas légalisé, pas formalisé mais on doit être dans cette prospective. Est-ce que demain je serai prêt si cela arrivait ? » interroge-t-il.

Il attire l’attention sur les coûts de ces évolutions et l’impact sur les prix en rayon. « Les entreprises ne peuvent pas prendre les devants car le prix reste une composante essentielle. Or tout cela présente des coûts de mise en œuvre et de moyens. Et qui n’ont pas de valeur ajoutée directe. Je risque de vendre moins si je ne suis pas dans l’air du temps, mais est-ce que je vendrais plus si je suis dans l’air du temps ? » s’inquiète-t-il. Cet investissement apparaît désormais indispensable.

L’équation à dix inconnues de la réinvention des modèles des médias (source: les Echos)

Cinq lois concernant l’industrie des médias en France ont été lancées en un an et demi. Un record ! C’est un fait, les médias font leur révolution. La deuxième édition du festival Médias en Seine » sur le futur des médias, organisée par « Les Echos » et Franceinfo, mardi 8 octobre, procède à l’examen clinique de ces bouleversements.

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En France, le gouvernement a lancé cinq lois réformant les médias en un an et demi. Point d’orgue : la grande loi audiovisuelle présentée il y a quelques jours.

source: https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/lequation-a-dix-inconnues-de-la-reinvention-des-modeles-des-medias-1138048#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=sr_techmedias-20191008

 

Publié le 8 oct. 2019 à 6h00

Déferlement des plates-formes SVoD, fausses informations, boom de l’audio, développement de l’intelligence artificielle, urgence climatique… C’est un fait, les médias font leur « big bang ». En France, pas moins de cinq lois sur les médias sont en cours ou ont été promulguées en un an et demi. Un record ! L’Hexagone a légiféré pour lutter contre les fausses informations et instaurer un droit voisin pour les éditeurs de presse. Il est en train de rénover la distribution de la presse, d’instaurer un centre national de la musique, et régule la haine en ligne. La loi audiovisuelle qui sera présentée en conseil des ministres mi-novembre, mêlant tout à la fois régulation des plates-formes, assouplissement de la réglementation publicitaire, lutte contre le piratage, ou encore création d’une holding audiovisuel public, est, de toutes, la plus « transformatrice » pour l’industrie des médias. Cette révolution en cours appelle plusieurs questions auxquelles vont tenter de répondre des dizaines de dirigeants de médias invités à débattre pour la deuxième édition du Festival Médias en Seine, organisé par « Les Echos » et Franceinfo , le mardi 8 octobre.

Netflix va-t-il être marginalisé par les acteurs naissants de la SVoD ?

Partis en retard et ayant laissé un Netflix qui n’était au départ qu’une start-up envoyant des DVD par courrier devenir le mastodonte à battre de la vidéo par abonnement, les géants d’Hollywood et de la tech passent cet automne à la contre-attaque. Disney lance Disney+ le 12 novembre, AT&T-Warner Media va le suivre bientôt avec HBO Max… Apple TV+ va, quant à lui, se lancer le 1er novembre. Netflix, qui propose des films, des séries et des documentaires, a d’autant plus à s’inquiéter qu’ Apple n’exclut pas d’acheter des contenus sportifs , comme le fait Amazon Prime Video, tandis que Disney a prévu de coupler à son service une partie de ses contenus provenant de ses chaînes sportives ESPN. Pour la première fois en sept ans, Netflix a perdu des abonnés américains au deuxième trimestre cette année. La fin de la croissance facile venant du « cord-cutting » a sans doute sonné : les prochains résultats sont très attendus. Mais il est trop tôt pour paniquer. La plate-forme de « House of Cards » dépense 15 milliards de dollars par an en contenus, un chiffre gigantesque – et, avec ses 150 millions d’abonnés, elle a une expérience inégalée du bon prix à payer pour les films et séries. Netflix offre aussi une variété de contenus inégalée, Apple visant le haut de gamme et Disney le familial, par exemple. Si Disney était si sûr d’écraser Netflix, il n’interdirait sans doute pas sur ses chaînes les publicités pour Netflix, comme l’affirme le « Wall Street Journal ». Ce qui est certain, en revanche, c’est que les acteurs locaux de la télévision payante, comme Canal+, doivent s’attendre à encore davantage de concurrence …

La loi audiovisuelle française place-t-elle médias et Gafa sur un pied d’égalité ?

La grande réforme audiovisuelle présentée il y a quelques jours par le ministre de la Culture entend réduire les inégalités réglementaires et fiscales entre vieux et nouveaux médias. C’est le cas sur le plan de la fiscalité, le projet de loi de finances pour 2020 ayant harmonisé à 5,15 % du chiffre d’affaires en France la taxe des télévisions traditionnelles et, désormais, des plates-formes vidéos comme YouTube ou Netflix, affectée au Centre national du cinéma et de l’image animée. C’est, en revanche, pour l’heure, plus ou moins vrai sur les obligations en matière de production audiovisuelle. Les plates-formes devront investir au minimum 16 % de leur chiffre d’affaires en France dans la production d’oeuvres françaises et européennes, et ce chiffre pourra être plus élevé pour des plates-formes très axées sur la fiction. Les règles restent donc floues. Et les obligations vis-à-vis de la production indépendante ne sont pas encore fixées… Quant à la fiscalité plus générale, ces acteurs étant implantés à l’étranger, ils bénéficient donc d’un environnement plus avantageux que les acteurs de la télévision française.

La France va-t-elle créer sa BBC à la française ?

Officiellement, personne, au gouvernement, ne parle de BBC à la française . Officieusement, le mot est sur toutes les lèvres. On a d’ailleurs entendu autrefois Franck Riester, aujourd’hui ministre de la Culture, défendre ce modèle… Rien de tel cependant dans la réforme audiovisuelle qu’il vient de rendre publique. Elle prévoit la création d’un holding de l’audiovisuel public, baptisé « France Médias », et qui a vocation à réunir France TélévisionsRadio France, l’Institut national de l’audiovisuel et France Médias Monde (France 24, RFI, etc.) dès 2021. A ce stade, cela ne va pas aussi loin que l’intégration à laquelle a procédé la BBC, qui a grandi sur la base d’une société commune, mais beaucoup y voient un premier pas. Au bout du compte, d’ici cinq à dix ans, qui dit qu’il n’y aura pas une entreprise unique ? Après tout, le travail actuel consiste bien à identifier tous les terrains de coopération possible entre ces différentes entités. Certains imaginent déjà une loi pour la BBC à la française en 2028…

Salto est-il une réplique suffisante face aux géants américains du streaming ?

Salto a déjà réussi un exploit : celui de réunir dans un même camp les ennemis jurés France Télévisions, TF1 et M6. C’est « L’Equipe de France de l’audiovisuel », pour reprendre l’expression de la patronne de France Télévisions, Delphine Ernotte. Face aux Netflix, Amazon Prime, Apple TV+ ou autre Warner-HBO, Salto, la future plate-forme franco-française de SVoD , compte faire la différence en offrant un accès inégalé à la création française et européenne, via ses maisons mères. Mais plusieurs questions restent en suspens. L’offre à 6, voire 7 euros réussira-t-elle à s’imposer commercialement face aux acteurs américains aux catalogues hollywoodiens glamours ? Quelle distribution pour Salto ? Le service pourra-t-il s’imposer en privilégiant l’OTT (télévision par Internet) et, donc, la relation directe avec le client, sans passer par les opérateurs télécoms ?

La télévision linéaire est-elle en voie d’extinction ?

Les Français zappent de plus en plus la télévision « à la papa ».  La durée d’écoute (en live et rattrapage) sur le téléviseur a encore baissé de plus de 8 minutes sur janvier-septembre, par rapport à la même période l’an dernier. Soit la pire chute jamais enregistrée, selon Publicis Media. Chez les 15-34 ans, le plongeon est de 16 minutes… Si la météo clémente ou les creux d’actualité ont un impact sur l’appétit pour le poste de télévision traditionnel, Netflix, avec ses plus de 6 millions d’abonnés en France, et les plates-formes de vidéo à la demande par abonnement sont clairement des concurrents aux acteurs traditionnels. Toutefois, la mort de la télévision n’est pas pour demain : plus de 40 millions de Français la regardent chaque jour et la durée quotidienne moyenne est encore de 3 h 17. La nouvelle mesure d’audience à partir de 2020, qui prendra en compte les autres écrans (tablette, ordinateur, mobile) et l’écoute hors domicile, devrait permettre de mieux intégrer les nouveaux usages qui comptent d’ores et déjà pour une dizaine de minutes.

La presse va-t-elle réussir à faire fléchir Google ?

Le bras de fer engagé entre Google et les éditeurs de presse français paraît insoluble… Le premier tente de contourner la toute nouvelle loi instaurant un droit voisin pour les éditeurs de presse, leur permettant d’être rémunérés pour l’indexation de leurs articles par le moteur de recherche. La loi doit entrer en vigueur le 24 octobre, mais Google a déjà indiqué qu’il ne payerait pas. Dans ce combat de David contre Goliath, à ce stade, seule la pression politique apparaît comme une issue. Emmanuel Macron a condamné fermement l’attitude de Google . Le gouvernement a des leviers : taxer plus fortement le groupe, examiner précautionneusement toute problématique de « cartel » ou séparation d’activités… Le combat se mène aussi au plan européen, avec cette question, certes pas évidente à démontrer : Google abuse-t-il de sa position dominante ? En tout cas, le sujet a été inscrit au menu du sommet franco-allemand du 16 octobre. Pour une offensive commune ?

Les médias peuvent-ils enrayer les « fake news » ?

C’est un danger qui menace la démocratie et les médias sont en première ligne pour y faire face. « Un mensonge peut faire le tour de la terre le temps que la vérité mette ses chaussures », écrivait déjà Mark Twain. Vieilles comme le monde, les « fake news » se répandent aujourd’hui plus vite que jamais via les réseaux sociaux, utilisés par des milliards de personnes, qui en facilitent la viralité. En réaction, une flopée de grands médias ont créé des cellules – souvent en partenariat avec des grands groupes tech ( Facebook, Google), dont les services accélèrent justement la propagation des « fake news » – dédiées à la vérification de ces « infox ». Mais la tâche est herculéenne pour les médias ; les « fake news » peuvent provenir de n’importe où et de n’importe qui. La semaine dernière, la chaîne de télévision américaine MSNBC a interrompu brutalement la diffusion d’une conférence de Donald Trump sur son antenne, jugeant le débit de « fake news » trop élevé.

Les podcasts sont-ils l’avenir des médias ?

Effet de mode ou vraie tendance de fond ? Il est trop tôt pour se prononcer avec certitude, mais une chose est certaine : on assiste à une véritable ruée vers le podcast dans l’univers des médias. Un phénomène qui s’étend bien au-delà des groupes de radios, dont ce format est le prolongement naturel. Le podcast ne cesse de gagner en popularité. En France, 4 millions de personnes écoutent des podcasts radio tous les mois, soit 8,5 % des internautes, s elon le dernier pointage de Médiamétrie en avril 2018. Un bémol : le modèle économique est encore balbutiant. Tout particulièrement en France, où les revenus publicitaires ne s’élèveraient qu’à quelques centaines de milliers d’euros par an. Mais beaucoup de médias ne veulent pas parasiter et décourager un usage encore naissant avec de la publicité. Il manque aussi un véritable outil de certification des audiences pour permettre aux médias d’aller démarcher les annonceurs.

Le DAB+, une révolution pour les radios ?

Derrière cet acronyme, se cache la technologie de radiodiffusion sur laquelle repose la radio numérique terrestre (RNT). L’année 2019 restera comme un tournant pour le DAB+ en France, puisque le CSA a attribué, en mars, des fréquences dites « métropolitaines » (soit quasi « nationales »), privilégiant les grandes radios. Celles-ci permettent d’écouter une station sans rupture sur les grands axes routiers et couvrent les vingt plus grandes agglomérations françaises. Ces « émissions en DAB+ pourront démarrer au premier trimestre 2020 et seront progressivement étendues »précise le CSA sur son site. La RNT n’a pas vocation à remplacer la bande FM mais à la compléter. Elle va permettre à des stations d’être diffusées dans des zones où elles ne sont pas présentes actuellement et, in fine, d’élargir potentiellement leur audience.

L’industrie de la musique va-t-elle renouer avec ses années glorieuses ?

Peut-on être et avoir été ? Le marché mondial de la musique enregistrée en est la preuve formelle. Entre 2001 et 2014, l’industrie a vu fondre ses revenus de plus de 40 %, passant de 23,9 milliards de dollars à 14,3 milliards ; le secteur a été décimé par le piratage et la crise du CD. Mais l’émergence d’offres de streaming payantes, légales et compétitives (SpotifyDeezer, Apple Music, etc.) qui ont su convaincre les utilisateurs de casser leur tirelire pour y souscrire a ravivé le secteur. Celui-ci est en croissance continue depuis 2015. L’an passé, le marché mondial de la musique enregistrée a généré 19,1 milliards de dollars de revenus – dont près de la moitié provenant du streaming à lui seul. Son plus haut niveau depuis 2007. Et la tendance sur l’année en cours est encore à la hausse. Un exemple pour tous les médias bousculés par la révolution numérique ?

Gros Chiffres: Le marché de l’influence va dépasser les 10 milliards en 2020, restons méthodiques (Pierre-Hubert Meilhac via lareclame.fr)

Quoi de mieux qu’une méthodologie pour gérer l’hyper-croissance ?

Malgré ses dérives et erreurs de jeunesse, le marketing d’influence est promis à un bel avenir, comme l’explique dans cette nouvelle interview minute, Pierre-Hubert Meilhac. La barre des « 10 milliards de dollars » d’investissements de la part des marques devrait être dépassée « en 2020 », selon le Managing Director et Head of PR & Influence d’.

L’horizon est-il pour autant dégagé ? Non, car les défis de la transparence et de la créativité sont omniprésents dans les campagnes d’influence des marques. Voilà pourquoi Ogilvy Paris a lancé il y a quelques semaines « Influence O », une offre combinant une méthodologie de ce réseau international et des outils technologiques non propriétaires, mais personnalisés par Ogilvy. De quoi aider les marques à piloter leurs investissements dans cette drôle de fusée que représente l’influence…