REMOTE LUNCH 19/1/2021 – THE BELGIAN MARKETING AWARDS: Watch or ReWatch the debate !

En cette année 2021 qui sera marquée par son 50ème anniversaire, la BMMA renoue avec ses Lunchs qui nous ont tant manqué ces derniers mois. Le premier a eu lieu le 19 janvier, en mode virtuel bien entendu.

Il était dédié aux récents lauréats des premiers Belgian Marketing Awards.
Pour se démarquer des rendez-vous Teams et Zoom qui ponctuent inlassablement nos journées, la BMMA a initié un partenariat avec la chaîne LN24 pour la diffusion en direct de ce débat. En outre, dans cette même volonté d’instantanéité, mais aussi de convivialité et de proximité qui caractérisent les déjeuners BMMA, l’association a offerts aux participants résidant à Bruxelles la possibilité de se faire livrer chez eux un lunchbox concocté par BON


A l’occasion de ce Lunch forcément pas comme les autres, les orateurs du jour – Aude Mayence (Delhaize – Marketing Company of the Year), Sophie Pollet (Telenet Business – Marketing Leadership of the Year) et Jonas De Cooman (Spott – Young Belgian Company of the Year) – répondront notamment à la question : “Qu’est-ce qui vous empêche de dormir ?”

GiveActions: quand la publicité a un impact positif (Source: La Libre) … #meaningful #media

Publié le 18-01-21 à 10h39 – Mis à jour le 18-01-21 à 10h40

GiveActions favorise les gestes solidaires depuis son smartphone.

L’application GiveActions permet de se mobiliser, pour des causes proches ou lointaines.
L’application GiveActions permet de se mobiliser, pour des causes proches ou lointaines.

Traditionnellement, d’aucuns soutiennent les causes qui leur tiennent à cœur en versant de l’argent ou en donnant de leur temps à l’association de leur choix.

source: https://www.lalibre.be/planete/inspire/quand-la-publicite-a-un-impact-positif-6004805b7b50a652f7e56a96

Elias Printz, Gaspard Merten et Maxime Van der Meerschen, fondateurs de GiveActions, proposent une troisième voie et, du même coup, un modèle alternatif de publicité, taillé pour les “entreprises à impacts positifs”, que ceux-ci soient environnementaux, sociaux ou culturels.

Les jeunes entrepreneurs sont partis du constat que nombreux sont ceux qui, entre 18 et 35 ans, souhaitent apporter leur soutien au secteur associatif ; nombreux sont aussi ceux qui, dans cette tranche d’âge, manquent de moyens financiers. Expérimentant ce désir de “changer les choses et d’aider la planète” sans le pouvoir, ils ont développé “une application qui permet à toutes et à tous de soutenir des projets depuis leur smartphone, gratuitement”, résume Elias Printz.

Cette application présente une série de projets associatifs. Partant de là, l’utilisateur choisit celui qu’il soutient. En regardant deux vidéos publicitaires d’entreprises éthiques (triées sur le volet selon une charte précise), il finance ledit projet. “Une part de ce que les entreprises payent est utilisée pour planter des arbres, offrir des repas aux sans-abri, créer des réserves naturelles, nettoyer les déchets plastiques des rivières, protéger des animaux”, illustre M. Printz.

Une alternative au modèle dominant

Grâce à cette plateforme publicitaire, les entreprises “gagnent en visibilité auprès d’un public qu’elles ont du mal à atteindre et augmentent leur impact positif.” Les associations bénéficient quant à elles de fonds et de visibilité auprès de ce même public. Celui-ci en ressort plus conscient des enjeux d’une consommation responsable et peut, qui plus est, constater l’impact de son geste via l’application.

Qu’on le veuille ou non, nous sommes constamment happés par la publicité. “Elle est intrusive et pousse sans cesse à la surconsommation”, commente Elias Printz. Lui veut changer ce paradigme. Avec GiveActions, l’utilisateur choisit de regarder une publicité qui émane d’une entreprise jugée éthique par GiveActions. L’application espère devenir la plateforme publicitaire des entreprises à impact. Entreprises éthiques, secteur associatif et jeunesse engagée : voilà le trio sur lequel mise GiveActions pour “créer un écosystème d’acteurs du changement”.

Lancée en septembre 2019, GiveActions compte 23 000 utilisateurs en Belgique et en France. Ceux-ci ont permis de créer 4 000 km2 de réserve naturelle, de planter 4 000 arbres, de fournir plus de 750 repas aux sans-abri et de parrainer 135 000 abeilles. Le projet a récemment reçu le prix SE’nSe remis par la Fondation pour les générations futures.

Commpass – 14/1/2021 – The Year Ahead : Investissements digitaux, fin du cookie tiers, Brand Safety, Standardisation, … Le résumé de Mediaspecs

15 janvier 2021

Danny Devriendt revient sur l’article de MediaSpecs « A quoi ressemblera l’année 2020 » lors de la session CommPass The Year Ahead, qui jette un regard hypothétique sur l’année média à venir. Comment cela s’inscrit-il dans les prévisions des médias pour 2020 ?

source: https://www.mediaspecs.be/fr/the-year-ahead-le-marche-a-besoin-de-simplicite-et-de-standardisation/

Wout et moi avons jeté un regard en arrière. Sylvie Irzi, CEO de Mediabrands, déclarait à l’époque qu’en 2020, il y aurait un rééquilibrage entre les acteurs des médias locaux et les GAFAN. Chris Van Roey de l’UBA avançait pour sa part : nous allons assister à une très forte croissance de toutes sortes de formes non linéaires de vidéo. François le Hodey d’IPM prédisait que les médias locaux allaient être le nouveau centre d’intérêt des annonceurs. Et Karen Corrigan de Happiness avait dit : le ‘human centric’ l’emportera sur le ‘consumer centric’. »

Mais qui avait raison finalement ? Danny Devriendt : « Quelques semaines plus tard, le virus nous a tous frappés de plein fouet, mais si nous regardons en arrière en tant que jury, Sylvie était la plus proche, bien que je ne pense pas que Sylvie savait ce qui allait se passer ». Et maintenant, que nous réserve 2021 ?

Qu’en est-il des investissements digitaux dans votre entreprise ?

Hugues Rey (Havas) est confiant concernant l’investissement numérique à l’avenir : « Alors, pour rassurer tout le monde, je ne vois pas beaucoup de raison pour que ça baisse. » Selon lui, le chiffre de cette croissance mène une observation principale : « Ce qui est intéressant par rapport à tout ça, c’est que le chiffre amène une moyenne pondérée, bien que ce soit propre à un portefeuille client auquel il faut pouvoir le comparer. » Il relève néanmoins deux réflexions importantes : « Il faut savoir analyser ce chiffre, ce qui n’est pas toujours fait à bon escient : certains veulent se rassurer en se disant “waouh je suis au-dessus” alors qu’il faut tout replacer dans son secteur et son industrie.  Ce qui me parait intéressant, c’est effectivement de pouvoir suivre l’évolution de manière transversale, comme des contrôles, ce qui permet quand même de pouvoir donner un ordre de grandeur. »

 « Les benchmarks de l’UBA et de l’UMA ont fait l’objet d’un certain débat. En fin de compte, les deux ne sont pas si éloignés l’un de l’autre », explique Christine Brone« La base de l’UBA est bien sûr un peu plus basse : je pense que 36 annonceurs y ont participé. Je suis heureuse que nous ayons pu démontrer que le benchmark UMA est un très bon benchmark ». Lorsqu’elle tente de prévoir les chiffres pour 2021, celle-ci estime que la tendance de 2020 va se poursuivre : « Je pense que nous pourrons aller jusqu’en 2021 même légèrement au-dessus de 35%, pour l’UMA et pour le secteur ».

« Donner le juste milieu des chiffres de 2020 », c’est ce que veut faire Gino Baeck, de GroupM. « Les trois chiffres – 31%, 36% et 41% pour BAM – si on les met tous côte à côte, on peut tous dire ‘Ce sera 34%’, parce que l’un est surévalué, l’autre sous-évalué pour de bonnes raisons. 34%, c’est la part des investissements, et qu’en sera-t-il en 2021 ? », se demande-t-il. « Pour moi, cela correspond à la tendance internationale, car nous ne serons pas à 50% en Belgique comme on le prévoit au niveau mondial. Mais nous allons maintenir la même tendance. En d’autres termes, vous pouvez supposer : 34%  – en Belgique peut-être un peu plus modérément – plus 3%, alors nous allons à une part d’investissement de 37% si vous regardez le marché. Si vous faites le lien avec l’UMA, c’est 31 % plus 3 %. Les chiffres de l’UMA s’élèveront donc à 34% ».

« La fin du cookie tiers est un fait »

Les acteurs locaux survivront-ils dans un monde sans cookies ? Christine Brone : « Les médias locaux sont également très occupés à constituer leurs datapools, mais je sens encore une certaine réticence à ce que nous soyons plus forts ensemble en utilisant ces datapools. Cela va être incroyablement important dans un monde cookieless si les médias veulent jouer un rôle significatif au niveau local contre les grands acteurs internationaux. »

« La fin du cookie tiers est un fait ». Danny Devriendt veut savoir « comment on s’y prend maintenant ? »

Hugues Rey souligne aussi l’importance des solutions tournées vers le local et insiste sur le rôle de l’agence. « Le lien vers le local va être important, tout comme l’accès à des données de première partie. Le travail de l’agence sera à cet égard de plus en plus important, on devra mieux travailler avec nos partenaires locaux et avec nos annonceurs. » Avec un monde sans cookies, d’autres défis se posent aux agences : « Comment marier ce qu’il reste des cookies et des données ID, comment encore travailler avec les annonceurs sur de la taxonomie ? » Il en va du rôle des agences de répondre à ces challenges et de faire fonctionner/évoluer les choses.

« Nous allons survivre à cela », a déclaré Gino Baeck. « Cela va avoir un impact plus important (que le RGPD), mais nous allons trouver des solutions pour cela aussi. Nous allons certainement devoir convaincre les acteurs locaux qu’ils ont une relation d’open-source avec nous pour avoir accès aux données de première partie ».

Quelles prévisions pour 2021 ?

« Je vois une tendance en particulier dans la façon dont nous consommons les divertissements, notamment les contenus vidéo », prédit Christine Brone. « Cela correspond en quelque sorte à la prédiction de Chris Van Roey l’année dernière. Nous avons tous beaucoup plus en commun. Les tendances des années précédentes étaient ‘more screens’ et ‘more individual watching’. Il y a beaucoup plus de coviewing maintenant et nous sommes vraiment très familiers des plateformes de streaming ».

Gino Baeck prédit que « les nouvelles Roaring Twenties » dépasseront l’ « intolérance latente » de ces dernières années. « La fin de l’année 2021 va être une belle pagaille ».

Hugues Rey revient sur la notion de verticalité qui, de nos jours peut s’appliquer à une série de réalités actuelles : « Cela peut concerner les réseaux sociaux mais ceux-ci vont être tout à fait spécifiques sur un type de sujet. Cela peut aussi concerner les médias locaux, entre autres. » De plus en plus de canaux spécifiques vont émerger et « ils vont être pris en charge par des entreprises verticales. Il faut être capable d’accéder à l’ensemble des verticalités et en faire profiter le client et le consommateur ».

Luc Suykens à propos de brand safety

« L’authenticité est la principale chose que nous recherchons en retour. Il y a tellement de faux autour de nous », souligne Luc Suykens de Procter&Gamble à propos de la perception de l’annonceur. « L’intérêt des voisins, l’intérêt du proche. C’est l’idée qui me tient à cœur et que les consommateurs désirent tant ».

« Une marque, c’est comme les gens : you judge brands by the company they keep », ajoute Luc Suykens à propos de la sécurité des marques. « Nous n’allons pas résoudre cela au niveau belge ou européen. Pour cela, je crois incroyablement en la GARM, la Global Alliance for Responsible Media: ‘Établissons des normes industrielles pour la sécurité des marques’. Une fois que vous disposez de ces normes, vous devez également les appliquer et elles doivent pouvoir être contrôlées. De grands pas en avant y sont faits, qui peuvent maintenant être suivis en Belgique avec le JEP (Jury d’Ethique Publicitaire) et autres. »

« On parle beaucoup des données de première partie, mais on en fait peu », explique Luc Suykens à la lumière de la tendance qu’il observe. « C’est le moment où les données vont faire une véritable percée, et tous ceux qui ont des données vont devenir un peu des acteurs média ».

Forecast ou Media Spendings by UMA (Bernard Cools)

Retrouvez toutes les informations dans notre article.

« Le marché a besoin de simplicité et de standardisation »

Maintenant que nous avons entendu les agences média et les annonceurs, il reste encore les médias. Quelles tendances pressentent-ils ?

Thierry Hugot (Rossel) relativise le bilan de l’année qui s’est écoulé : « L’année 2020, globalement, pour nous n’a pas été trop mauvaise. Elle a été, selon les médias, plus ou moins bonne. Si l’on regarde la presse quotidienne, la publicité nationale et les médias du vrai, qui parle aux gens, ça a très bien fonctionné et on constate de fortes progressions ! On a également eu une bonne progression sur le digital, avec des changements malgré tout puisque le programmatic a progressé. » Concernant 2021, selon lui, rien n’est moins sûr « 2021 est comme une boule de cristal : le problème c’est la vision court terme qui nous est imposée. On voit que les décisions des annonceurs sont parfois liées aux décisions gouvernementales. On avance de 15 jours en 15 jours, donc les médias qui ont des délais de réservation longs, comme la presse magazine contrairement à la presse quotidienne ou au digital, sont pénalisés ». Néanmoins, ses prospections pour 2021 se clôturent sur une note positive : « Tout le monde espère le redémarrage, tout le monde est dans les starting blocs. Si on évite une nouvelle vague et un reconfinement, ça devrait être une bonne année ».

Denis Masquelier (IPB) partage la vision de Thierry Hugot concernant 2020 : « Ce fut une année intéressante et enrichissante sur le plan intellectuel à défaut de toujours l’être sur le plan financier. Les audiences des médias ont malgré tout été très bonnes : la télé en a pleinement profité, jusqu’à atteindre de nouveaux records, le grand digital également avec une belle augmentation d’activité, et les réseaux sociaux ont bénéficié d’un meilleur engagement. Bien sûr, certains secteurs ont été plus impactés, tels que la radio, mais ce fut une année pleine de challenges, durant laquelle tout le monde s’est beaucoup investi ». Son regard sur 2021 se veut optimiste, souhaitant une tendance à la hausse : « On espère un retour à la croissance. On souhaite récupérer au moins 2/3 de la perte subie l’an passé. Certes, c’est ambitieux, mais on démarre bien. On travaillera au jour le jour : on a appris la patience en 2020, et on vivra à nouveau chaque instant intensément ».

 « C’est un monde VUCA » avance Bart Demeulenaere de SBS. « Volatile, Uncertain, Complex et Ambiguous »« D’une part, il y a la nécessité : si nous voulons continuer à créer des contenus de qualité, nous devrons continuer à faire de la publicité. La simplification à laquelle nous aspirons tous », explique Bart Demeulenaere.  « D’autre part, il y a le cadre législatif : les GAFA sont abordés selon différents niveaux et il était grand temps. Enfin et surtout, c’est là que chacun doit regarder dans son propre viseur : les acteurs internationaux au niveau des annonceurs, les acteurs locaux au niveau des annonceurs, les agences média et nous au niveau des médias. En fait, c’est un choix qui s’inscrit dans des valeurs : l’une des tendances est que nous voulons revenir à l’essentiel, l’authenticité, la réalité, pas de greenwashing. C’est un choix à long terme d’investir localement. »

Denis Masquelier ajoute que les alliances et la collaboration seront indispensables pour l’avenir : « Il y a des synergies qui existent déjà, mais travailler ensemble nous rendra plus fort. Il faut se concentrer sur nos core business, être forts nous-mêmes, et ensuite trouver des points de convergences, des shared values au sein d’une concurrence saine. »

Thierry Hugot ajoute que concernant cette mise en commun du travail, il sera nécessaire d’accorder une place importante à l’identité et aux objectifs. Il souhaite distinguer le plan du média, et le plan publicitaire : « Sur le plan du média, 2020 sera sans nul doute une accélération vers la convergence et le multiplateforme. Sur le plan publicitaire, il faut, comme le dit Denis, simplifier l’accès et se rendre fort en favorisant les alliances. En bref : standariser l’achat et simplifier l’accès avec un reporting commun. »

« 2021 va être hybride », a déclaré Bart Demeulenaere. « Le ‘phygital’ va rester. Dans notre média, nous verrons la vidéo à la demande combinée au linéaire. Le SVOD et la publicité ciblée. Tout cela va être un peu hybride, dans le meilleur de deux mondes. »

Danny Devriendt a remercié les participants et Wout Dockx pour l’organisation. CommPass a utilisé REMO pour la première fois, afin d’approcher au plus près l’expérience de l’événement, avec des « tables de networking » virtuelles et tous les éléments de décor.

5 alternatives au cookie tiers : leurs forces et faiblesses

A un an de la disparition annoncée du pilier du ciblage publicitaire, le JDN procède au casting des principaux candidats au premier rôle.

Dans ce thriller dont l’épilogue est connu (le grand méchant, Chrome, tue les cookies tiers à la fin et c’est prévu pour début 2022), il ne reste plus qu’à fignoler le casting. En l’occurrence, trouver le jeune premier qui pourra venir remplacer favorablement la vieille gloire condamnée, les cookies tiers. Cinq favoris se dégagent pour proposer une alternative au pilier actuel du ciblage publicitaire. Revue des troupes.

Les cookies 1st party

En matière de cookies, la mansuétude des navigateurs tient parfois à un chiffre. En l’occurrence, un 1 à la place du 3. Car si les cookies 3d party sont blacklistés par Safari et bientôt par Chrome, il en va autrement des cookies 1st party. Ces derniers, qui sont déposés par l’éditeur d’un site, sont cantonnés à son seul domaine (et ne permettent donc pas de faire du tracking cross-site, Némésis des navigateurs).

Les médias financés par la publicité ont donc toujours la liberté de s’appuyer sur les cookies 1st party pour construire leurs segments d’audience. C’est un axe de travail particulièrement intéressant pour ceux qui ont des verticales bien identifiées (banque, mode, automobile…) et une audience conséquente, pour être à même d’allier data et reach. Ce sera en revanche plus compliqué pour les autres. Acheter des segments d’audience 1st party auprès des éditeurs implique que les agences et trading desks mettent en place des deals ID. Ce qui est plus chronophage que l’achat en open auction. On peut douter que les acheteurs accepteront de le faire pour tout le monde. D’autant qu’il sera difficile pour certains médias de répondre à toutes les demandes. Compliqué, par exemple, pour un site de news généraliste de proposer de la donnée intentionniste automobile.

  • Le plus : pratique qui n’est pas dans le viseur des navigateurs et qui permet à un éditeur de regagner en autonomie.
  • Le moins : seulement possible pour les médias ayant une marque, une verticale ou une audience forte

L’ID partagé

L’engouement autour du projet Unified ID 2.0 en atteste, l’adtech croit beaucoup en l’ID partagé comme moyen d’identification. Cela implique de construire des tables de matching entre chaque ID (The Trade Desk, Liveramp, Index Exchange, ID 5), comme cela a été fait pour le cookie tiers, et cela aura le mérite de fonctionner dans des environnements où les cookies tiers n’existaient pas, comme l’in-app et la TV connectée. Le problème, c’est que ces initiatives prennent du temps. Un temps que les éditeurs, confrontés à la crise du coronavirus, n’ont pas toujours. Il n’existe à date pas de solution d’identification qui permettent à un éditeur d’avoir 100% de couverture sur son audience. Et cela ne sera peut-être jamais le cas. La solution Unified ID 2.0 se cantonne à l’audience loguée des éditeurs, qui ne devrait pas dépasser les 25%. Seul un autre spécialiste de l’identification, ID 5, ambitionne d’identifier l’intégralité de l’inventaire de ses partenaires, en appliquant des méthodes probabilistes dont l’efficacité n’est plus à démontrer, assure son fondateur Mathieu Roche. Son succès auprès des éditeurs passera néanmoins par sa capacité à fédérer les acteurs de la demande (qui ne font pas toujours de cette intégration à des spécialistes de l’identification une priorité). Car pour être déployé auprès des éditeurs, il faut être capable de leur apporter du business…

  • Le plus : identifiant déterministe qui fonctionne également hors du Web (in app, TV connectée)
  • Le moins : ne sera sans doute pas opérationnel à court terme et pourra difficilement offrir du reach sur le long terme

Le single sign-on

La volonté de construire une alternative au Facebook Connect, pour permettre à l’ensemble des médias français, européens et mondiaux de loguer sans difficulté leurs audiences, ne date pas d’hier. Verimi en Allemagne, Nonio au Portugal et le Pass Media en France ont vu le jour. Chez chacun, la volonté de faciliter l’adoption par les internautes, en leur proposant une interface de connexion homogène. Chez certains, celle de mutualiser les données ainsi récoltées. Le problème, c’est que ces initiatives de single sign-on (SSO) sont locales (difficile dans ces conditions d’offrir le reach d’un Facebook) et qu’elles peinent à fédérer. Prenons le Pass Media en France. Il est pour l’instant très peu mis en avant par les (rares) médias (20 Minutes, Le JDD, L’Equipe, Paris-Match, Europe 1 et RTL) qui l’utilisent et ne permet pas une reconnaissance de l’utilisateur entre plusieurs applications mobiles. Il ne comporte pas, non plus, de volet monétisation. Raison pour laquelle certains gros acteurs français préfèrent la jouer solo, à l’image de Prisma Media, qui revendique déjà 5 millions d’utilisateurs logués. “Nous incitons le maximum d’internautes à se connecter en leur proposant de nouveaux services, pour une expérience enrichie”, explique David Folgueira, directeur exécutif adjoint de la régie Prisma Media Solutions. Pour que cela marche, il est en effet indispensable de proposer à l’utilisateur des incentives de qualité.

  • Le plus : bon moyen de créer une échelle comme Facebook et Google sous réserve d’embarquer les éditeurs… et leurs lecteurs
  • Le moins : le projet du Geste, faiblement déployé par les médias français, n’évoque pas le sujet de la monétisation

Le ciblage contextuel  

Le ciblage contextuel, c’est, en quelque sorte, revenir aux origines de la publicité. Abandonner la logique d’audience planning qui a vu le jour en même temps que le programmatique, pour ressusciter celle du bon vieux médiaplanning. Bien sûr, celui-ci s’enrichit des nouvelles pratiques liées au digital. On n’est plus forcément dans un ciblage par thématique mais également par URLmots clés présents dans le texte et, pour la version la plus aboutie, ciblage sémantique qui prend en compte la tonalité des propos, positive ou négative. Des offres comme celles de 1pluxX (qui la couple avec du ciblage utilisateur), Grapeshot, Sirdata ou encore Qwarry vont dans ce sens. L’avantage, c’est que cela est applicable pour l’ensemble de l’inventaire d’un utilisateur et que c’est moins coûteux (il suffit de passer une fois sur la page pour la qualifier, là où le ciblage utilisateur est un perpétuel work in progress). Cela permet de répondre aux enjeux de reach des acheteurs. L’inconvénient, c’est que l’on est sur une donnée qui est souvent plus pauvre que la donnée intentionniste ou transactionnelle associée au ciblage utilisateur.

  • Le plus : s’applique à l’ensemble de l’inventaire de l’éditeur
  • Le moins : donnée souvent plus pauvre qu’un ciblage utilisateur

Privacy Sandbox

On en parle beaucoup depuis que Chrome a annoncé la mort des cookies tiers. Lutte contre la fraude, mesure de la conversion et ciblage pub… La suite d’API de Chrome semble, sur le papier, proposer de véritables solutions au marché publicitaire. C’est, avec l’ID partagé, la seule solution qui permettrait de couvrir tous les cas d’usages adressés par le cookie tiers. Sur le papier… Car un an après le lancement de l’appel à projet auprès du W3CPrivacy Sandbox piétine. Les discussions, très confuses, concernent pour l’instant quasi exclusivement le retargeting. L’omniprésence de Google, via son navigateur et sa division publicitaire, refroidit certaines parties prenantes. Les annonceurs et les agences sont aux abonnés absents. On est encore loin du standard open-source, cross navigateur, espéré par Chrome…

  • Le plus : tous les use cases seraient adressés (ciblage, attribution et frequency capping seraient couverts)
  • Le moins : initiative qui porte l’empreinte de Google dont le navigateur, Chrome, serait le juge et la division publicitaire, Google Ads, une des parties prenantes

Exciting News: David Grunewald aux commandes de Havas Brussels … Welcome !

David Grunewald aux commandes de Havas Brussels

Dans le cadre de sa politique de développement et de renforcement de son offre Village, le groupe Havas annonce deux changements au sein de son Village en Belgique : David Grunewald (à gauche), ex-CEO de Mirum depuis 2015 (précédemment JWT) est officiellement nommé Chief Executive Officer de Havas Brussels ; tandis que Ann Voorspoels, actuelle Managing Director de Havas Brussels, est pour sa part nommée Chief Growth Officer du Havas Village. 

Dans son nouveau rôle, Ann Voorspoels sera prioritairement responsable de la croissance organique du Village et de ses deux agences Havas Brussels et Havas Media. Elle aura également la responsabilité de la croissance externe en identifiant les métiers d’avenir qui permettront de compléter l’offre d’Havas. Enfin, elle aura la charge de développer une offre de consulting “Business & brands” au cœur du Village.

Ann Voorspoels travaillera avec David Grunewald et le CEO de Havas Media, Hugues Rey. Ces changements sont effectifs immédiatement.

Christian de la Villehuchet, Global Chief Integration Officer du Groupe Havas et CEO d’Havas Belgium (à droite) : « Je connais David personnellement depuis plus de 10 ans. C’est un vrai entrepreneur, et un grand fédérateur de talents ! Il a une passion pour les marques et une expertise stratégique et digitale qui seront déterminantes pour accélérer la transformation de notre agence bruxelloise et lui permettre de construire demain une culture encore plus forte, renforcer le rayonnement créatif, mettre le digital au cœur, et bâtir des marques encore plus Meaningful. Je me réjouis de son arrivée dans le groupe et de travailler avec lui ! Enfin. »

« Enfin, je remercie sincèrement Ann qui était à la tête de Havas Brussels depuis 10 ans. Elle a transformé en profondeur l’agence, son offre et son portefeuille de clients. Encore en 2020, avec les gains de Huawei, Prince, Cote d’Or, Finansol, Astrasweets, ou Pearle, et la récompense d’un Effie pour Luminus, le portefeuille de l’agence s’est encore enrichi et les marques se sont renforcées malgré un contexte extraordinairement difficile, et cela grâce à son talent et son engagement aux côtés de nos clients. »

Quant à David Grunewald, il explique : « Je suis ravi de rentrer dans le groupe sachant que l’agence Havas a été la pionnière en meaningful marketing. A l’heure où le contexte sanitaire challenge le rôle des marques, mais aussi le business des annonceurs, nous allons pouvoir renforcer notre rôle de partenaire en conseillant nos clients, non seulement sur la stratégie de marque, mais également sur leur stratégie de contenu et sur l’optimisation de leur approche funnel. Dans cette optique, les synergies au sein d’Havas Village avec l’agence média mais également au sein du groupe Vivendi pour la partie advertainment seront de véritables atouts. »

« Ann est un atout majeur qui renforce indéniablement, par sa complémentarité, le management d’Havas Media », conclut Hugues Rey, CEO Havas Media. « Notre structure est reconnue pour sa qualité et sa stabilité (par l’institut RECMA e.a.), elle y gagnera en vivacité commerciale. Pour le Village, je suis enthousiaste de la collaboration future avec David qui j’ai eu la chance de rencontrer il y a près de 25 ans lors de nos débuts respectifs dans l’industrie. » 

Hugues Rey (BMMA) : “J’ai vu beaucoup de modifications intéressantes dans la façon dont les médias ont été considérés ces derniers mois” – (source: MM.be)

Dimanche 10 Janvier 2021

Hugues Rey (BMMA) :

En cette année 2021 qui sera marquée par son 50ème anniversaire, la BMMA renoue avec ses Lunchs qui nous ont tant manqué ces derniers mois. Le premier se tiendra le 19 janvier, en mode virtuel bien entendu. Il sera dédié aux récents lauréats des premiers Belgian Marketing Awards.
Pour se démarquer des rendez-vous Teams et Zoom qui ponctuent inlassablement nos journées, la BMMA a initié un partenariat avec la chaîne LN24 pour la diffusion en direct de ce débat. En outre, dans cette même volonté d’instantanéité, mais aussi de convivialité et de proximité qui caractérisent les déjeuners BMMA, l’association offrira aux participants résidant à Bruxelles la possibilité de se faire livrer chez eux un lunchbox concocté par BON

Source: https://www.mm.be/news-fr-50977-hugues-rey-bmma-j-ai-vu-beaucoup-de-modifications-interessantes-dans-la-facon-dont-les-medias-ont-ete-consideres-ces-derniers-mois

A l’occasion de ce Lunch forcément pas comme les autres, les orateurs du jour – Aude Mayence (Delhaize – Marketing Company of the Year), Sophie Pollet (Telenet Business – Marketing Leadership of the Year) et Jonas De Cooman (Spott – Young Belgian Company of the Year) – répondront notamment à la question : “Qu’est-ce qui vous empêche de dormir ?” Sans attendre les réponses des lauréats des BMA, nous avons posé la même question à Anne-Françoise Piette (Brain Impact) et Hugues Rey (Havas Media Group), respectivement administrateur et président de la BMMA.
Un mot tout d’abord sur la reprise de l’activité Lunch et sur ce nouveau partenariat avec LN24. 
Hugues Rey : La BMMA fait en effet partie des dernières associations qui organisent des déjeuners, et je pense que nos membres y sont sensibles. Nous allons donc poursuivre cette activité, tout en nous adaptant au contexte, de même que nous entendons poursuivre les missions de la BMMA de manière toujours plus innovante sur ses trois piliers – inspirer, nourrir et éduquer. Je n’en dis pas plus, vous aurez l’occasion de vous en rendre tout au long de cette année qui est aussi celle des 50 ans de notre association. 
Pour inaugurer cette nouvelle formule de déjeuner, nous voulions un partenaire de qualité qui nous permette de diffuser le contenu en direct, mais aussi de le rendre “snackable” pour pouvoir le rediffuser par la suite. En ce sens, le partenariat de LN24 s’est rapidement imposé. Leurs équipes vont aussi nous aider à cadrer le débat de la manière la plus dynamique possible.
Que répondez-vous à cette fameuse question que la BMMA pose à tous ses membres et sponsors et qu’elle posera aux lauréats des Belgian Marketing Awards ? Anne-Françoise Piette : En ce qui me concerne, ce qui m’empêcherait de dormir, c’est la question de comment continuer à être stratégiquement cohérent sur le long-terme alors que nous vivons au rythme d’incertitudes quotidiennes… C’est vraiment l’exercice auquel sont confrontés les marketers aujourd’hui : conserver sa trajectoire, continuer à construire quelque chose de solide, de consistant et de cohérent, en faisant preuve d’agilité et de flexibilité.Jongler en permanence avec ce contexte mouvant et toutes ces incertitudes au quotidien, c’est devenu une gymnastique de chaque instant pour les marketers.

Hugues Rey
 : Sur le court-terme et avec ma casquette de manager, c’est de faire en sorte que mes collaborateurs gardent cette capacité à appartenir à leur entreprise et faire en sorte de continuer à créer des entreprises qui font du sens… La manière de travailler ne sera plus jamais la même et il y a donc une vraie réflexion à mener autour de la notion de “meaningful work”. On peut valoriser l’agilité et la flexibilité, mais que tout le monde se rend compte que nos métiers sont autre chose qu’une somme de gens qui travaillent à distance. Personnellement, je crois beaucoup au concept de compagnonnage : comment faire en sorte que cela continue à exister dans le monde dans lequel on vit… Pour un manager, ce défi a lieu maintenant. 
Et qu’est-ce qui empêche vos clients de dormir ?
Je dirais tout d’abord qu’en dépit de cette situation de crise aigüe, je n’ai pas eu de véritable drame à déplorer. Ensuite, je trouve que dans beaucoup de cas, nos clients ont fait preuve d’une faculté d’adaptation incroyable. Je ne sais pas si ça les empêche de dormir mais ces derniers mois, j’ai vu aussi beaucoup de modifications intéressantes dans la façon dont les médias ont été considérés. 
Assez souvent, nous sommes sortis de la productivité à tous crins : ceux qui sentaient qu’il y avait une réelle opportunité de travailler leur image et de continuer à faire grandir leur marque, ont changé leur réflexion pour plus de créativité média. Il y a un retour aux fondamentaux autour de cette question : comment faire en sorte que ma marque continue à faire du sens. Et on le voit avec les exemples de Delhaize et Telenet : ceux qui s’en sortent aujourd’hui avaient déjà mené cette réflexion sur le fond avant le début de la crise… 
Pour les inscriptions au Lunch de la BMMA du 19 janvier, c’est ici.

Meaningful Communication – FDJ dévoile une campagne destinée à mieux faire connaître sa raison d’être: « Et voir la France gagner »

Le groupe FDJ dévoile sa nouvelle campagne de communication intitulée « Et voir la France gagner », signée par Havas Paris, destinée à mieux faire connaître son rôle dans la société.

source: https://www.ladn.eu/adn-business/news-business/actualites-annonceurs/campagne-communication-francaise-jeux-fdj-agence-havas-paris/

« La Loterie Nationale, notre ancêtre, a été créée en 1933 pour venir en aide aux « Gueules Cassées », les soldats défigurés de la Première Guerre mondiale. Cette loterie profondément solidaire a posé les fondements de ce que nous n’avons jamais cessé d’être : une entreprise qui, avec son activité présente dans tous les territoires, contribue à la société. Cette nouvelle campagne a pour vocation de faire résonner nos valeurs, et de réaffirmer notre rôle dans la société d’aujourd’hui et de demain. », souligne Nathalie Le Garlantezec, directrice Marque & Communication institutionnelle du groupe FDJ.

Un homme apprenant à écrire et un homme devant un chateau

Mettre en avant le commerce de proximité

La campagne publicitaire « Et voir la France gagner », signée par Havas Paris et réalisée par Vladimir de Fontenay, est composée d’un film long de marque de soixante secondes, mais aussi de quatre films courts « preuves » de vingt secondes. Ceux-ci mettent en avant le commerce de proximité, la Fondation d’entreprise FDJ, le sport et le jeu responsable. Diffusés en télévision jusqu’au 28 janvier 2021, ces films sont accompagnés d’une campagne d’affichage, de presse et de radio.

De nombreuses personnes qui ont un lien particulier avec FDJ sont d’ailleurs mises en scène. C’est le cas des ouvriers qui restaurent le site du château de Rochefort, à Asnières-en-Montagne dans le Doubs, restauré grâce à la contribution de FDJ avec l’offre de jeux Mission Patrimoine ; d’une jeune femme en rééducation à l’hôpital des Invalides grâce au soutien de FDJ à l’Union des blessés de la face et de la tête (UBFT) ; ou encore des bénéficiaires de l’association Cap Saa jouant au basket-fauteuil, de l’association Ari et de la Fondation Apprentis d’Auteuil, soutenus par la Fondation FDJ depuis de nombreuses années.

Un nouvel univers graphique et sonore

Le groupe FDJ profite, par ailleurs, de cette nouvelle campagne pour faire évoluer son univers graphique et sonore ainsi que son logo. Ce dernier s’inscrit désormais dans un rectangle biseauté. Il conserve ses principales forces (couleurs, typographie, trèfle et son losange), et se libère de la flèche sans perdre en dynamisme et en optimisme.

6 tendances digitales à suivre en 2021 (Source: JDN)

Marketplaces spécialisées, edge computing dans le cloud, explosion du gaming et des téléconsultations… découvrez les tendances qui devraient s’imposer cette année. 

Source: https://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/1496569-les-7-tendances-technologiques-a-suivre-en-2021/?fbclid=IwAR2zAr2ZCm9_brBjLOOBKwAFL_rjgyJHDYtox0xqSh97XvOBCGJDJw-ukuA

Les marketplaces spécialisées se développent

Après les sites e-commerce de niche, c’est autour des marketplaces de se verticaliser afin de toucher des vendeurs spécialisés et des communautés de clients spécifiques. On peut par exemple citer 58 facettes (joaillerie), Bonchocolatiers.com, Alltricks (vélo et course), ou encore I Make, une marketplace qui regroupe des produits et outils pour fabriquer des objets soi-même (DIY). L’apparition de ces sites répond aux besoins des consommateurs qui ne trouvent pas assez de choix sur certaines catégories de produits chez les marketplaces généralistes.

“J’ai été contactée par Amazon, mais je serais incapable de suivre en termes de volume”

Elle est aussi à mettre en lien avec l’arrivée des DNVB, qui se servent de ces plateformes comme second canal de vente. Laetita Dartout commercialise par exemple les produits de sa marque Naturel Factory sur I Make. Pour elle, ce business a démarré comme un revenu d’appoint pour sa société évènementielle, qui propose à l’origine des ateliers et formations DIY, mis en pause à cause du coronavirus. “Nous avons développé des box avec tous les composants nécessaires pour faire soi-même des produits d’entretien, et avons commencé à les vendre sur notre site”, raconte-t-elle.

“L’apport d’I Make est énorme : quand je vends deux box sur mon site, j’en vends dix chez eux. La marketplace a réussi à toucher et cerner le public des produits DIY, je n’ai pas besoin de refaire ce travail moi-même.” De quoi largement justifier les 15% de commission prélevés par I Make, estime Laetita Dartout. Elle vend également ses produits sur Etsy, une marketplace proposant une sélection de produits bien plus large, avec beaucoup moins de succès, assure-t-elle. “J’ai aussi été contactée par Amazon, mais je serais incapable de suivre en termes de volume”.

Le cloud à l’heure de l’edge computing

Les entreprises peuvent de moins en moins se permettre de s’appuyer sur un cloud à des milliers de kilomètres de leur zone d’opération. A l’heure de l’explosion des volumes de données produites par l’IoT et les systèmes internes, les traitements ne peuvent se permettre d’être pris en charge par un cloud centralisé avec tous les aléas que cela comporte en termes de temps de transit réseau. Du gaming à l’usine 4.0, ils doivent être réalisés localement pour des besoins de latence instantané. Sans compter les multiples réglementations sur les données personnelles qui impliquent de conserver des informations sur la géographie où elles ont été produites. Pour répondre à toutes ces problématiques, les services cloud vont de plus en plus proposer de l’edge computing, c’est-à-dire des infrastructures au plus près du client.

L’edge network suffit pour les clients n’ayant pas besoin d’une latence si basse

C’est déjà le cas d’AWS, et Google Cloud et Microsoft Azure. “Il y a deux façons de faire de l’edge computing”, explique Cédric Parent, directeur général adjoint des activités cloud d’Orange Business Services. “L’edge customer, dans lequel vous installez le cloud directement dans les locaux du client, et l’edge network, dans lequel de petits data centers sont installés au même endroit que des antennes 5G”. L’edge customer offre la plus faible latence, de l’ordre de quelques millisecondes, pour les clients dont l’activité le nécessite. L’edge network suffit pour les clients n’ayant pas besoin d’une latence si basse. Il permet aussi des applications pour des services mobiles par nature, donc susceptibles de faire appel au réseau 5G, comme les véhicules autonomes. 

La data science fusionne avec les directions

Historiquement, les systèmes de data science (big data et IA) utilisés en entreprise sont différents de ceux déployés par les directions métiers (financier, RH, production…) qui, de leurs côtés, reposent le plus souvent sur des bases de données traditionnelles (SQL). Ce qui engendre tout un tas de problèmes, comme des données dupliquées, le besoin de maintenir deux plateformes et un risque cyber accru. 2021 devrait voir se rapprocher et fusionner ces deux systèmes. Plusieurs éditeurs d’applications ont pris les devants et investissent déjà ce nouveau segment. 

Optimiser ses dépenses média, mieux fixer le prix de ses produits, détecter des promotions inutiles…

C’est notamment le cas de Microsoft avec Azure Purview ou encore Databricks (lire l’article Après l’IA, Databricks étend son data lake 2.0 à l’analytics en self-service). “Aujourd’hui, des équipes data science mènent des projets séparés des directions métiers. Il faut insérer ces projets data dans les équipes métier en fusionnant les systèmes de data science avec les systèmes de décision classiques”, explique Jean-Baptiste Bouzige, PDG d’Ekimetrics, une société française qui fournit des services de data science aux entreprises. Selon lui, si tous ces systèmes et données étaient fusionnés au sein d’un même data lake, ils permettraient par exemple à une entreprise d’optimiser ses dépenses média, de mieux fixer le prix de ses produits, ou encore de détecter des promotions inutiles qui cannibalisent son offre. Cela ferait également gagner du temps aux entreprises, car il serait ainsi beaucoup plus rapide de réaliser des études, puisque toutes les données seraient au même endroit, déjà nettoyées et au bon format. “Ces projets coûtent entre 100 000 et 500 000 euros, mais on gagne 20 fois ce qu’on a investi”, assure Jean Baptiste Bouzige.

Les API des fintech se nichent chez les marchands

Pour les commandes onéreuses, les facilités de paiement des marchands sont assez limitées, car sans agrément d’établissement de crédit, impossible pour eux de proposer autre chose qu’un paiement en deux ou trois fois. Pour pallier le problème, les fintech vont de plus en plus s’intégrer directement chez les marchands via leur API, afin de proposer leurs crédits en marque blanche à leurs clients. C’est ce que fait par exemple la fintech française Younited Credit avec la Freebox Devialet de Free ou la Xbox Series X de Microsoft chez Micromania. L’entreprise annoncera l’année prochaine plusieurs partenariats avec d’autres marchands.

“Les vendeurs sont parfois même prêts à subventionner les crédits”

“Nous pouvons proposer des facilités de paiement sous forme de crédits longs, qui peuvent être étalés jusqu’à 48 mois,” explique Charles Egly, cofondateur de Younited Credit. “Pour des achats compris entre 500 et 1 000 euros, cela peut devenir assez indolore”. Selon lui, les vendeurs sont parfois même prêts à subventionner les crédits en payant les intérêts à la place du client afin d’augmenter leurs volumes de ventes. C’est le cas pour la Freebox Devialet et la Xbox Series X.

Des téléconsultations moins marginales

En France, la téléconsultation est autorisée depuis 2018 pour tout type d’acte médical jugé adapté par un médecin, à condition de déjà connaître le praticien et d’avoir été orienté par son médecin traitant. Mais c’est l’année 2020 et le coronavirus qui ont propulsé la pratique, de nombreux cabinets s’équipant d’applications permettant de proposer ces téléconsultations afin de limiter les contacts avec les patients lorsque ce n’était pas nécessaire. Durant la pandémie, la pratique a même été facilitée par un remboursement à 100% de la téléconsultation par l’assurance maladie (jusqu’au 31 décembre 2021) et la possibilité de consulter un médecin inconnu du patient.

Les téléconsultations représenteront 5% des actes médicaux en 2021

La réglementation est déjà là, et à présent de plus en plus de médecins sont équipes pour réaliser des téléconsultations. La pratique devrait donc se développer en 2021, même après la fin de la pandémie. Deloitte estime que les téléconsultations représenteront 5% des actes médicaux en 2021, contre 1% en 2019. Soit 400 millions de téléconsultations supplémentaires pour un marché annuel de 25 milliards de dollars dans les 36 pays de l’OCDE.

Le gaming transforme les joueurs occasionnels en fidèles

Autre secteur à avoir fortement profité de la pandémie, celui des jeux vidéo et des plateformes de streaming qui y sont liées. Les ventes de Nintendo Switch ont par exemple doublé en mars 2020 par rapport à mars 2019, avec le jeu animal Crossing en vedette.  En France, selon nos informations, l’audience de Twitch a cru de 65% en avril 2020 par rapport à avril 2019, passant de 3,8 à 6,3 millions de visiteurs uniques. 

Un tiers des consommateurs ont essayé durant la pandémie une nouvelle activité liée au jeu vidéo

Non seulement les habitués du gaming ont davantage joué et regardé des streams, mais un nouveau public à la recherche de divertissement pendant le confinement les a rejoints, comme le monte une étude Deloitte Insights portant sur le marché américain. Selon elle, un tiers des consommateurs ont essayé durant la pandémie une nouvelle activité liée au jeu vidéo (souscrit à un service de jeu, de cloud gaming, ou regardé de l’e-sport). Avec une répartition intéressante dans la pyramide des âges : si les 24-37 ans sont les plus concernés (43%), les 38-54 sont aussi très bien représentés (36%). En 2021, l’industrie du jeu vidéo devra transformer cette nouvelle base d’utilisateurs ponctuels en clients fidèles. 

Ces brevets déposés par Amazon laissent imaginer à quoi ressemblera la livraison dans le futur (Source: Business Insider)

Ces brevets déposés par Amazon laissent imaginer à quoi ressemblera la livraison dans le futur
Amazon dépose chaque année des dizaines de brevets pour imaginer la livraison à domicile de demain. © Unsplash/Wicked Monday

Claire Sicard  

En 2020, nous enverrons plus de 100 milliards de colis dans le monde entier, selon les chiffres de la société de conseil McKinsey. Un nombre qui augmente de plus en plus rapidement : il devrait doubler les dix prochaines années pour atteindre 200 milliards de colis envoyés en 2030. Et ce n’est pas la pandémie mondiale de Covid-19 qui risque de ralentir le mouvement, bien au contraire. Les consommateurs du monde entier sont en effet de plus en plus nombreux à commander sur internet et à se faire livrer à domicile.

source: https://www.businessinsider.fr/ces-brevets-deposes-par-amazon-laissent-imaginer-a-quoi-ressemblera-la-livraison-dans-le-futur-186153#la-ruche-a-drones-pour-se-rapprocher-toujours-plus-des-clients-en-zones-urbaines

La livraison, et la logistique associée, devraient donc être au cœur des problématiques des acteurs du e-commerce dans les années à venir. Vincent Mayet, directeur général de l’agence de publicité Havas, l’a confirmé en octobre dernier lors d’une conférence dédiée à la “bataille du dernier kilomètre” dans le secteur du retail. Et un acteur mondial part avec une longueur d’avance sur ces concurrents : le géant américain Amazon. “Dans cette bataille de la livraison, Amazon est toujours 5 à 10 ans en avance sur tout le monde en déposant des brevets novateurs”, confirme Vincent Mayet.

Amazon dépose ainsi chaque année des dizaines brevets aux États-Unis auprès de l’organisme chargé de les enregistrer, le United State Patent and Trademark Office. Tous n’aboutissent pas bien sûr à une mise en place effective. Par exemple, en 2016, le groupe américain avait déposé un brevet pour concevoir une cage métallisée destinée à protéger ses employés au sein de ses entrepôts, de plus en plus robotisés. Pas très bien accueillie, cette innovation avait été abandonnée en cours de route par Amazon. Mais ces idées de brevet sont surtout représentatives de la capacité du géant de l’e-commerce à se réinventer et à se projeter dans le futur, dans un secteur de plus en plus concurrentiel et stratégique.

Dans les airs, sous terre, dans la mer ? Business Insider France a sélectionné pour vous 5 brevets déposés par Amazon ces dernières années, destinés à créer la logistique du futur pour les livraisons :

La ruche à drones, pour se rapprocher toujours plus des clients en zones urbaines

United States Patent and Trademark Office

En juin 2017, Amazon dépose un brevet appelé “multi-level fulfillment center for unmanned aerial vehicles”, c’est-à-dire un centre de commandement sur plusieurs niveaux pour les véhicules aériens sans pilotes, les drones. L’idée est de créer une grande tour avec des ouvertures permettant l’entrée et la sortie de drones en permanence, avant de procéder aux livraisons des clients. Installée en zone urbaine, au plus près des adresses des destinataires, cette ruche à drones serait approvisionnée directement par des camions transportant les marchandises.

L’entrepôt creusé sous la terre, juste sous les maisons des clients

United States Patent and Trademark Office

Même si de nombreux brevets déposés par Amazon concernent les airs, une autre piste est explorée par le géant américain : des entrepôts construits sous terre. En 2016, le groupe dépose l’idée de créer un réseau de tunnels souterrains, sous les habitations, pour livrer directement les maisons des particuliers et les bâtiments d’entreprises. Des “bandes transporteuses”, ou encore des rails ou des “tubes pneumatiques” seraient chargés de transporter les colis et de relier les centres de stockage et les destinataires des livraisons.

Le dirigeable, centre de distribution aérien pour les drones

United States Patent and Trademark Office

C’est en 2016 que ce brevet a été déposé : un dirigeable, ou zeppelin, de grande taille flotte dans le ciel et sert de centre de distribution aérien pour toute une armée de drones prêts à livrer les colis chez les clients d’Amazon. Cela permettrait notamment de contourner le souci d’autonomie des drones, assez faible dans la durée. En outre, le dirigeable pourrait aussi être personnalisé avec de la publicité car bien visible dans le ciel.

L’entrepôt logistique sous la mer

United States Patent and Trademark Office

Autre brevet déposé par Amazon, cette fois en 2017, les plans d’un entrepôt logistique creusé sous la mer. Des équipes contrôleraient ainsi les sorties de produits à l’intérieur de cette entrepôt pour faire remonter à la surface les colis. Mais pourquoi sous la mer ? Les entrepôts actuels d’Amazon sont immenses et prennent de plus en plus de place en surface. En outre, les employés font de très grosses distances pour pouvoir trouver le bon produit à envoyer au client. Avoir des entrepôts sous-marins au plus près des consommateurs permettrait d’éviter ces écueils.

Un drone équipé d’un toboggan rétractable pour prendre soin au maximum des colis livrés

United States Patent and Trademark Office

En octobre 2018, Amazon s’attaque une nouvelle fois à la problématique de la livraison par drones, en déposant un nouveau brevet. Nommé “aerial vehicle delivery shroud”, cet engin volant novateur est équipé d’une sorte de tube rétractable et souple, qui se déploierait au moment de la livraison. Le colis glisserait ainsi jusqu’au sol, comme sur une sorte de toboggan, sans abîmer les produits et sans bruit.

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