Havas Meaningful Brands Retail (Belgium) : la percée des marques digitales et du discount

L’avant-dernier volet de notre série consacrée à la publication des résultats de l’étude Meaningful Brands du Havas Village s’intéresse aux marques Retail, un secteur dans son ensemble cher aux coeurs des consommateurs belges. Avec les médias, le transport, l’alimentation et les soins personnels, il compte parmi le top 5 des secteurs tant en termes de Meaningful Brands Index que d’attachement.

A première vue, les consommateurs ont un rapport pragmatique aux marques du secteur, le pilier fonctionnel dominant en termes d’importance (43%). Ils recherchent des produits de qualité aux prix justes et une excellente expérience en point de vente. Ils privilégient la simplicité (easy journey) dans leurs expériences In-Store et Online. 
Mais à y regarder de plus près, on s’aperçoit que les attentes, élevées, en termes de bénéfices personnels jouent un rôle crucial dans le rapport des consommateurs aux marques Retail. Et ceci autour de trois thématiques : la commodité (“Life Easier”, “Save Time”, “Peace of Mind”), l’épargne (“Helps me save money”) et l’innovation/l’inspiration (“Inspires me with new ideas & possibilities”). Le pilier collectif, relativement moins important aux yeux des consommateurs (25%), voit tout de même les bénéfices environnementaux (“Sustainable brand”, “Clean supply chain”) et sociaux (“Jobs”, “Good employer”) plébiscités.

Dans le retail non-alimentaire, le classement des marques les plus meaningful en voit deux traditionnellement bien notées – Ikea et Décathlon – rejointes depuis 2019 dans le top 3 par un nouveau venu : Bol.com qui, avec un Meaningful Brand Index national de 69,5, se détache du reste du secteur. La progression la plus remarquable, tant en termes de MB Index que d’attachement, est à mettre au crédit de Zalando. De manière générale, les players digitaux (Bol.com, Coolblue, Zalando, About You) connaissent les progressions les plus importantes.

Dans l’alimentaire, les principales observations concernent Colruyt, Aldi et Lidl. Bien que le leader de la catégorie connaisse une légère érosion de son score, Colruyt reste la marque numéro 1, tous secteurs confondus au classement Meaningful Brands, loin devant les autres. 

Mais ce sont les progressions d’Aldi, et de manière plus remarquable encore de Lidl, qui constituent l’événement. Pointant désormais respectivement aux deuxième et troisième places du classement, les géants allemands du discount ont réussi à travers leurs repositionnements à gagner le coeur des consommateurs belges.

Entre 2019 et 2021, les deux enseignes ont progressés sur les indicateurs de loyauté (+13 points pour Lidl), de confiance (+14 points pour Aldi, +13 pour Lidl) et même de perception Premium ! La largeur de l’assortiment et le caractère inspirant renforcent désormais les attributs perception prix (“Fair Prices”, “Savings”, “Wealth”) traditionnellement associés à ces deux marques.

« Le secteur se composent de marques auxquelles les consommateurs sont attachés, elles confirment à chaque vague de notre étude leurs scores MBI élevés », précise encore Mathias Beke, Chief Intelligence Officer de Havas Village. 

« Les acteurs historiques, solides, sont cependant bousculés par les nouveaux entrants, qui ont sans doute profité de l’effet confinement et donc du boom de l’e-commerce. »« Le succès du repositionnement du hard discount est une belle histoire de marketing et de communication et nous suivrons son évolution avec beaucoup d’intérêt », ajoute-t-il. 

Gen Z prefers people over marketers for product information

Older generations rely more heavily on family, friends, and TV ads to learn about new products. Personal recommendations are the most powerful purchase drivers for Gen Z as well, but social media—which includes ads, videos, and online influencers—is increasingly important to product discovery.

  • Gen Z taps a wider array of online and offline sources—including ratings and reviews, social media, online influencers, and in-person experiences.
  • Gen Z makes little distinction between online, mobile, and offline sources and zigzags effortlessly among them to find information.
  • In June 2021, half of US Gen Z internet users agreed that social networks were important information sources for shopping decisions.
  • In another June 2021 survey, 65% of Gen Z adult respondents said friend and family recommendations were the two most trusted sources for product recommendations.

Social media plays a central role in how Gen Z discovers products and buys, with many following brands on social media and identifying influencers as another important source of guidance.

  • Turning to social media to research a product or brand is a common behavior for Gen Z adults (18 to 24) after hearing about a new brand or product, and nearly half of survey respondents in July 2021 said they will use social media to purchase.
  • Gen Zers cited YouTube as a popular social choice for researching products, followed by InstagramFacebook, and TikTok.
  • More than older cohorts, Gen Zers are likely to engage with brands through social media. A higher percentage of Gen Zers follow brands on social media, are more likely to purchase from a brand with a strong social media presence, and more have purchased a product because of an influencer.
  • When asked which products they are most likely to buy due to social media, Gen Zers’ top-cited category was clothing, followed by beauty/skincare products and technology.

Havas Meaningful Brands (Belgium) –  Energy : des consommateurs satisfaits des prestations mais peu attachés aux marques

Ce sixième volet de la publication des résultats de l’étude Meaningful Brands du Havas Village décrypte la relation des consommateurs belges aux marques du secteur de l’énergie. Et ce qui frappe, c’est une certaine ambiguïté des consommateurs à l’égard de leurs fournisseurs de solutions énergétiques. 

A première vue, le secteur, dans son ensemble, pointe à la dernière position du classement, tant en termes de Meaningful Brands Index que d’attachement. La réalité est pourtant plus nuancée.

Pour rappel, le Meaningful Brands Index du village Havas est un score composite constitué pour moitié des performances d’une marque sur l’ensemble des attributs fonctionnels, personnels, collectifs mesurés par l’étude et pour moitié des indicateurs clés de performance (KPI’s) de la brand equity (Overall impression, Advocacy, Purchase/Repurchase intents).

Au sujet des attributs, trois observations sont remarquables. D’une part, et de manière peut être contre-intuitive, les attentes des consommateurs à l’égard des marques du secteur sont relativement peu centrées sur leurs aspects fonctionnels (39%). Comparativement à d’autres secteurs, les bénéfices personnels (31%) et collectifs (30%) offerts par les marques énergétiques aux consommateurs revêtent une importance particulière à leurs yeux. Il s’agit même du secteur, toutes marques confondues, pour lequel l’importance des bénéfices collectifs (Transparent, Clean supply chain, Ethical, Sustainable Innovations) est la plus haute.

D’autre part, lorsqu’ils sont interrogés sur la performance des fournisseurs de solutions énergétiques, les consommateurs se montrent globalement satisfaits des prestations des marques du secteur et délivrent des notes approchant voir surpassant, pour le pilier collectif, la moyenne de l’ensemble des secteurs couverts par l’étude.

Enfin, si certaines différences en termes d’attentes sont observables suivant la région du pays ou l’âge des répondants, l’étude relève un consensus national et générationnel sur l’attribut personnel le plus important pour l’ensemble des consommateurs : que les marques du secteur leur rendent la vie plus simple.

Voilà pour les attributs. Comment dès lors expliquer la position de lanterne rouge du secteur ? La réponse est à chercher du côté des scores de performance des éléments sous-jacents de la brand equity. Ils sont au nombre de quatre : l’impression générale, l’intention d’achat, l’intention de réachat et la recommandation. Et sur l’ensemble des ces indicateurs, le secteur affiche de mauvais résultats, qu’on le compare au secteur le mieux noté (travel) ou à d’autres secteurs de l’industrie des services (banques, assurances, telco). Voyez plutôt : 

> impression générale : 36% pour le secteur de l’énergie comparé à 45% pour le secteur de l’assurance et 60% pour le secteur travel ;
> intention de réachat : 59% (Energy) comparé à 72% (telco) et 75% (travel) ;
> recommandation : 29% là où les marques bancaires pointent à 38% ;
> et avec 11% pour l’intention d’achat, le secteur fait grise mine face au 29% du secteur travel.

« L’analyse des résultats du secteur de l’énergie est tout à fait passionnante et soulève de nombreuses questions. La distorsion entre la satisfaction des consommateurs sur les bénéfices perçus et la faible valeur qu’ils reconnaissent aux marques est significative. Il s’agit d’un acte d’achat qui ne génère pas d’enthousiasme et d’attachement. Les consommateurs reconnaissent pourtant le rôle positif des marques du secteur sur les grands enjeux collectifs. Mais il semble que ce sont les bénéfices personnels offerts par les marques (Life Easier, Savings, Environment Enabler) qui feront la différence à leurs yeux. » conclut Mathias Beke, Chief Intelligence Officer Havas Village.

Catalogues, magasins physiques, budgets de fin d’année : Ad to Basket (by Havas Market) étudie les tendances de consommation de fin d’année

  • 28/10/2021

Pour choisir et acheter leurs cadeaux de Noël, 2 tiers des Français se fient en priorité aux recommandations de leurs proches, selon une étude Ad To Basket, l’entité créée par Havas Market (Havas Group) avec Vivendi (voir archive) et menée en collaboration avec YouGov.

Pour autant, les catalogues des enseignes jouent un rôle fondamental : 21% des + de 55 ans y restent très attachés tout comme la population des parents.

En effet, 4 parents sur 10 ont des enfants qui découpent les photos des catalogues pour faire leur liste et plus de 2 sur 3 font encore la traditionnelle lettre au Père Noël.Les magasins physiques ont toujours leur importance, car 38% des sondés désignent les vitrines comme principale source d’inspiration.

Concernant les critères de choix des cadeaux, le local est plébiscité par 40% des 55 ans et + tandis que les cadeaux expérientiels sont privilégiés par près d’1/4 des 18-34 ans. L’étude souligne aussi que cette année, les Français envisagent de consacrer en moyenne 240€ à leurs achats de Noël.

Le Black Friday, qui se tiendra le 26 novembre, retrouverait pour sa part plus ou moins son niveau de 2019 avec 12% des achats de cadeaux, sauf chez les plus jeunes où il est estimé à 17%.

En termes de circuits, l’omnicanal semble être le grand gagnant, puisqu’un Français sur 2 prévoit de mixer les circuits, physique ou digital. La fréquentation exclusive de magasins physiques se maintient (24%), alors que la fréquentation exclusivement en ligne baisse de 10 points environ (16%) quelle que soit la tranche d’âge.

Enfin, pour le repas de Noël, les Grandes Surfaces Alimentaires dominent l’approvisionnement pour 62% des sondés. Pour les gros acheteurs, 45% privilégient les circuits de proximité pour leurs achats alimentaires de fêtes.

Cette étude a été menée du 1 er au 4 octobre 2021 sur un échantillon représentatif de 1000 Français – Recueil online sur panel YouGov.

E-commerce : 13 grandes tendances à prévoir pour 2022 (Source: Codeur Mag)

tendances e-commerce 2022

Source: https://www.codeur.com/blog/tendances-ecommerce-2022/

Il y a 2 jours par Céline Albarracin

Au deuxième trimestre 2021, le chiffre d’affaires de l’e-commerce a augmenté de 25% en France. Ce secteur, qui a connu une croissance constante au milieu de la pandémie du coronavirus, semble continuer sur sa lancée malgré l’allégement des mesures sanitaires.

Toutefois, comme le temps et les priorités des clients changent, le secteur doit envisager certaines transformations. Les e-commerces devront adapter leurs stratégies à l’évolution du comportement des consommateurs et aux scénarios en vogue sur le marché.

Quelles sont les tendances qui vont impacter le shopping en ligne en 2022 ? Partons ensemble à leur découverte !

1. L’importance du « consommer français »

« Consommer français » est plus qu’un simple slogan, c’est un symbole de solidarité sur le marché de la consommation post-covid.

Déjà en 2018, 81% de la consommation des ménages était made in France, contrairement aux idées reçues ! Cette habitude s’est renforcée pendant la crise du coronavirus.

Face aux difficultés rencontrées par les commerces de proximité et les entreprises locales, les consommateurs ont redoublé de vigilance et de solidarité. Plus que jamais, ils souhaitent privilégier les produits fabriqués en France et les marques implantées dans le pays.

Les e-commerces peuvent donc s’appuyer sur cette tendance en référençant, en priorité, des produits et marques d’origine française. Ceux qui proposent déjà une sélection « made in France » pourront davantage la mettre en avant sur le site et leurs réseaux sociaux, afin d’attirer de nouveaux consommateurs, comme dans cet exemple :Bon à savoir : 3 Français sur 4 sont prêts à payer plus cher pour des produits français !

2. L’e-commerce à l’heure de l’écologie

63% des Français aspirent à consommer mieux. 77% d’entre eux sont même prêts à renoncer à des produits d’une marque dont les modes de production sont néfastes pour l’environnement.

Vos consommateurs suivent la tendance écologique, c’est donc l’heure de mettre votre e-commerce au vert ! Sachez que vos clients sont prêts à payer plus pour des offres écoresponsables.

Cela passe par le référencement de marques écologiques (voire bio), mais aussi par vos méthodes d’envoi. Les cyberacheteurs s’intéressent de près à vos modes d’emballages (utilisez-vous des packs recyclés / recyclables ? évitez-vous le suremballage ?), aux transporteurs utilisés et à l’impact de votre logistique en général.

Si vous avez pris des initiatives écologiques, valorisez-le sur votre site marchand, comme le fait La Fourche dans sa politique de livraison :

3. Le boom du ReCommerce

Le ReCommerce, également connu sous le nom de commerce de seconde main, continuera sa renaissance l’année prochaine.

Cette tendance est majoritairement portée par la génération Z dont les membres s’identifient comme des consommateurs conscients prenant des décisions d’achat judicieuses. 74% des 18-29 ans préfèrent acheter auprès de marques durables et les achats sur le marché du ReCommerce répondent à ce critère.

Cela représente une opportunité intéressante pour les marques dont on s’attend à les voir ouvrir leur propre plateforme de ReCommerce.

Recyclivre ReCommerce

4. L’e-commerce visuel en plein essor

L’époque du produit sur fond blanc ou shooté dans un studio est révolue ! Aujourd’hui, ce sont les visuels authentiques qui priment.

Parmi les tendances e-commerce 2022, on peut donc citer des fiches produits agrémentées de photos prises par les utilisateurs, de contenus interactifs, de vidéos engageantes et de Réalité Augmentée.

Si des marques comme IKEA ou Atoll ont déployé une expérience d’achat en Réalité Augmentée, ce n’est plus réservé aux grandes marques. En 2020, Shopify a lancé Shopify AR, une boîte à outils facile à utiliser qui permet aux entreprises de créer leurs propres expériences de Réalité Augmentée afin de présenter leurs produits aux clients. Et cela fonctionne : Shopify rapporte que les interactions avec des produits ayant un contenu AR ont montré un taux de conversion 94% plus élevé que les produits sans AR.

Il faut donc s’attendre à ce que davantage de marques tirent profit des capacités de la Réalité Augmentée en 2022- et à ce que davantage d’acheteurs recherchent cette fonction pour prendre des décisions d’achat.

5. L’adoption de la vidéo par le service-client

La pandémie a influencé aussi bien l’e-commerce que la consommation vidéo. Désormais, les fameuses « visioconférences » font partie du quotidien des internautes… même en dehors des réunions professionnelles !

Voilà pourquoi de plus en plus de services clients se dotent de la vidéo pour répondre aux questions des consommateurs.

Ces derniers peuvent faire connaissance avec leur interlocuteur, poser leurs questions en direct et bénéficier d’une démonstration live. Cette interaction, plus humanisée, est rassurante pour le cyberconsommateur. Il met un visage sur une boutique, tout en étant rassuré par son existence et son professionnalisme. Si une équipe répond en visio, c’est que l’e-commerce est fiable, solide et sérieux.

Cela peut aussi être l’occasion de faire visiter votre magasin, votre entrepôt ou vos bureaux à vos top clients. Et si vous saupoudrez le tout de Réalité Augmentée, le client peut même essayer certains articles. Une pratique très efficace pour le convertir !

6. Les chatbots vocaux à la place de centres d’appels

On vous a déjà parlé de chatbot comme tendance e-commerce. Mais saviez-vous qu’ils existent en version vocale ?

Proposer un chatbot vocal sur votre site marchand vous permettra de réduire vos dépenses tout en augmentant la productivité de vos équipes. Ce bot conversationnel est utile pour :

  • L’assistance technique : il répond aux questions les plus fréquemment posées.
  • Le télémarketing : il peut effectuer des appels auprès de vos clients ou prospects et vous aider à mieux qualifier votre base de données.
  • Les ventes croisées : il est capable de conseiller des produits, ainsi que des articles complémentaires.
  • Réaliser des enquêtes de satisfaction pour le département marketing.

Si le chatbot vocal éprouve des difficultés à répondre à certaines questions, l’Intelligence Artificielle peut mettre le client en relation avec un conseiller humain.

7. Des méthodes de paiement toujours plus rapides

Le paiement instantané est une tendance devenue incontournable avec la pandémie. Les consommateurs sont habitués au « sans contact » qui permet de régler ses achats en quelques secondes, sans démarche compliquée.

En e-commerce, cela se traduit par la mise à disposition de moyens rapides, mais diversifiés, pour vendre et recevoir votre paiement. L’acheteur veut fluidifier cette étape et éviter les process complexes.

Plusieurs solutions s’imposent alors aux boutiques en ligne pour accélérer le passage à la caisse :

  • Proposer des paiements en un clic avec Amazon PayApple Pay ou Paypal Checkout par exemple.
  • Ne pas obliger à créer un compte.
  • Proposer aux utilisateurs de sauvegarder leurs données pour de futurs paiements.
  • Offrir des solutions de paiements échelonnés surtout si vous vendez des produits onéreux.
  • Créer un bouton « commande directe » sur les fiches produits
  • Faciliter la commande et le paiement depuis vos canaux SAV : visioconférence, chatbot, messagerie instantanée… sont autant d’occasions d’envoyer directement un lien de règlement.

8. Le CRM est mort… Vive le CDP !

Le CRM permet de stocker et consulter les données client. C’est intéressant, mais incomplet. Il manque une stratégie, en amont, visant à récolter et analyser ces données. 2022 marquera donc l’essor des outils CDP (Customer Data Plateform) qui analysent l’activité de vos visiteurs.

Les plateformes CDP collectent les données en ligne et hors ligne. Ce qui permet aux e-commerces de dresser un portrait virtuel qui précise le comportement de leurs clients sur Internet et en dehors. L’objectif est de mieux cerner leurs habitudes, leurs besoins, pour vous permettre d’affiner vos campagnes marketing.

Les CDP vous offrent des renseignements précieux sur les façons de déclencher vos notifications (emails, les pop-ups, la fenêtre de chat…) afin de maximiser les conversions. Vous obtenez également des données sur les performances de chaque canal de communication, ce qui vous aide à orienter votre stratégie digitale.

Cependant, l’ascension des CDP ne signe pas totalement la mort des CRM, mais s’impose comme un outil complémentaire pour réaliser des ventes omnicanales. Ce qui nous amène à la tendance e-commerce suivante !

9. Les ventes omnicanales

Les e-commerces foisonnent sur le marché, on ne vous apprend rien. L’avantage pour les consommateurs ? Bénéficier d’une offre diversifiée qui leur permet de comparer les prix et services offerts, afin de choisir l’option qui convient le plus à leurs besoins.

À noter que les recherches, comparaisons et décisions d’achats se prennent sur de multiples canaux. Les clients peuvent voir un produit dans un point de vente, puis consulter votre site web sur leur ordinateur et effectuer des recherches sur des comparateurs depuis une application mobile. Ils décideront ensuite de l’endroit où conclure l’affaire.

Pour faire face à la concurrence et booster vos ventes, vous devez occuper le terrain. Si ce n’est pas déjà fait, pensez à répartir l’expérience d’achat sur plusieurs plateformes :

On peut prendre l’exemple d’Oviala qui surfe sur plusieurs canaux pour promouvoir et vendre ses produits :

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  • Le catalogue Pinterest :
  • La boutique Instagram :
  • Les marketplaces, comme ici sur La Redoute :

10. Des boutiques en ligne dans des endroits physiques

De nombreuses marques ont commencé en ligne, et ont depuis lancé et étendu leur présence physique au cours des dernières années. En toute logique, la plupart des marques numériques qui s’avancent hors-ligne vendent des vêtements : c’est une catégorie de produits où les acheteurs aiment interagir avec le produit « en vrai ».

Si la pandémie COVID-19 a sans aucun doute ralenti l’ouverture de nouveaux magasins pop-up stores, nous continuons à voir des expériences hors ligne de marques qui n’étaient auparavant qu’en ligne, et ça va continuer en 2022.

En effet, on peut s’attendre à ce que les marques – qu’il s’agisse de grands détaillants ou de plus petites marques – continuent à créer des expériences hors ligne, tout en tirant parti de la technologie et de la commodité du commerce électronique.

11. Les marques prennent le contrôle de leur e-distribution

Auparavant, les marques vendaient leurs produits en gros, à des fournisseurs ou centrales d’achat. Chaque e-commerce était alors libre de distribuer les marques de son choix.

Mais c’est terminé ! À l’heure où les entreprises s’engagent à respecter les valeurs de leur communauté, le B2C fait place au D2C (direct-to-consumer). Les marques veulent contrôler leur distribution et s’assurer que les boutiques (en ligne ou physiques) respectent leurs valeurs.

En analysant le marché actuel, vous pouvez remarquer que certaines entreprises n’utilisent pas les marketplaces d’Amazon ou eBay (comme Nike par exemple). Elles font ce choix pour se concentrer sur des réseaux de distribution qui intègrent leurs valeurs.

On peut aussi citer l’exemple de marques bio et engagées, que vous ne retrouverez que sur des e-commerces 100% bio.

En 2022, il faut s’attendre à ce que de plus en plus d’entreprises adoptent cette approche. Leur objectif étant de s’adresser plus précisément à leurs consommateurs, tout en gérant leur image de marque.

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12. Le télé-achat 2.0

Ça vous est sans doute déjà arrivé : en regardant une série sur Netflix, vous vous êtes dit : « wow, j’adore ces chaussures ».  Très bientôt vous pourrez cliquer, trouver et acheter cette belle paire de chaussures directement depuis la série.

Fin 2019, NBC a lancé des publicités télévisées qui relient les produits à une application pour smartphone, permettant aux téléspectateurs d’acheter ce qui passe à l’écran. Cette technologie est désormais directement intégrée à certaines « smart TV ». Ceux qui pensent que les émissions comme le téléshopping sont has-been, levez la main !

13. Les seniors, de nouvelles cibles pour les e-commerces

Traditionnellement, les personnes âgées (plus de 60 ans) sont le dernier groupe à adopter les nouvelles technologies. Ils ont passé la majeure partie de leur vie sans ordinateur, Internet ou smartphone… et ils résistent parfois au changement.

Cependant, les seniors ont été très exposés au COVID, ils ont dû s’adapter au nouvel environnement post crise sanitaire. La pandémie les a contraints à accepter les technologies, telles que les achats en ligne, le click&collect et les consultations en visio (pour les soins de santé notamment).

Certains se sont équipés avec des enceintes connectées et des technologies d’assistance pour éviter les maisons de retraite.

Autrement dit, en 2022, il faudra compter avec les seniors pour doper vos ventes e-commerce ! D’autant qu’une étude de Médiamétrie montre que 2 seniors sur 3 utilisent Internet et que 80% des 60 à 69 ans s’y connectent quotidiennement à Internet. Ils sont même 42% à être inscrits sur un réseau social.

Iberia, Vueling, Level and IAG Cargo Select Havas Media Group as New Global Media Partner

Iberia, Vueling, LEVEL and IAG Cargo have announced today that Havas Media Group is its new Global Media Partner, after passing a marketing services review.

From March 2022, Havas Media Group will be the partner of the four IAG brands. It will give a tailored solution and will drive brand value through all the disciplines and channels, thanks to a data, insights and ROI measuring approach. 

Iberia, Vueling, LEVEL and IAG Cargo agree on the fact that: “the functions of our Marketing Departments have evolved. The pandemic impact has further accelerated some changes that we’re seeing both in our operations and in our prospects. These changes mean that we have to amplify our requirements when selecting the media agency in order to address present and future needs. We believe that Havas Media Group is the best partner in the journey that we start right now. We also want to thank to Carat and WPP, our previous agencies, for their contribution to our growth in the last years.”

“We look forward to working with Iberia, Vueling and LEVEL brands as well as IAG Cargo to create a media strategy that delivers meaningful media experiences and accelerates brand growth,” explains Peter Mears, Global CEO of Havas Media Group. “This assignment offers further validation of the strength of our network, our Meaningful Media proposition and industry-leading talent.”  

About IAG and Airline Operating Companies
International Airlines Group (IAG) is one of the world’s largest airline groups, with a fleet of 533 aircraft. Before the impact of the COVID-19 pandemic it operated to 279 destinations and carried around 118 million passengers each year. It is the third largest group in Europe and the sixth largest in the world, based on revenue. Formed in January 2011, IAG is the parent company of Aer Lingus, British Airways, Iberia, Vueling, LEVEL and IAG Cargo. It is a Spanish registered company with shares traded on the London Stock Exchange and Spanish Stock Exchanges. IAG’s corporate headquarters are in London, UK. IAG combines the leading airlines in Ireland, the UK and Spain, enabling them to enhance their presence in the aviation market while retaining their individual brands and current operations. The airlines’ customers benefit from a larger combined network, both for passengers and cargo, and a greater capacity to invest in new products and services through increased financial strength. British Airways and Iberia are members of the oneworld alliance.

About Havas Media Group  

Havas Media Group (HMG) is the media experience agency. HMG delivers this brand promise through the Mx System, where meaningful media helps build more meaningful brands. HMG is part of the Havas Group, owned by Vivendi, one of the world’s largest integrated content, media and communications groups. HMG also consists of two global media networks: Havas Media and Arena Media. The media experience agencies are home to specialists across 150 countries worldwide, with 68 Villages. Clients include Unilever, Sanofi, JDE, Hyundai Kia, Puma, TripAdvisor, Michelin, Telefónica, Swarovski, Reckitt Benckiser, among many others. For more information, visit the  Website  or follow Havas Media Group on  @HavasMediaGroup,  LinkedIn  @Havas Media Group,  @HavasMedia or  @havas.  

Havas New York Is First Major Network Agency to Become a Certified B Corp™ – North American Flagship Agency Encourages Others to Join the B Corp Movement in Pursuit of Tangible Positive Change

Doubling down on boldly breaking the traditions of advertising to create deeper meaning on every level, Havas New York, the North American flagship creative agency of global advertising and communications network Havas Group, proudly announced today its certification as a B Corporation™ (B Corp™) from B Lab™, a company aimed at transforming the global economy to benefit all people, communities, and the planet. Havas New York joins a global movement of more than 4,000 B Corps in 153 industries and 77 countries – each committed to balancing people, planet, and profit and using business as a force for good.

Havas New York’s B Corp certification is a significant milestone in the agency’s ongoing commitment to social, environmental, and economic good as the cornerstone of its business strategy. The achievement underscores the promise of having purpose and profit on equal footing in every decision made while telegraphing the agency’s values to attract high-caliber talent and clients.

“The decision to become a Certified B Corp was made based on our desire to become not only the best company in the world, but the best company for the world,” said Laura Maness, Havas New York CEO. “It’s about raising the altitude and blazing a new trail throughout our industry as we redefine the future of work and how it affects employees, clients, the environment, and our communities.”

Havas New York began working towards B Corp certification in 2019 and is proud to have met and exceeded B Lab’s criteria. The agency has met the rigorous standards of accountability and transparency in five key areas including governance, workers, community, environment, and customers by enacting policies that reduce carbon emissions, providing fair and living wages to its staff, meeting ethical standards regarding practices in their supply chain, and giving back to their community.

Havas New York’s B Corp certification comes on the heels of the appointment of the agency’s first Chief of Social Impact, Lindsay Stein, as well as its announcement of new clients that embody the same shared values such as global commercial real estate services company JLL, which was recognized as one of the World’s Most Ethical Companies by the Ethisphere® Institute and Barron’s 100 Most Sustainable Companies, and Yash Pakka, a sustainable packaging company with soul and a fellow B Corp.

Havas’ global mission is to make a meaningful difference to the brands, businesses, and the lives of the people we work with, and B Corp certification is just one of the ways the company’s mission is being realized. Havas New York joins Havas London, which was the first Havas Group agency to become a Certified B Corp in 2018, and Havas Lemz in Amsterdam, which joined the esteemed club in 2020, alongside some of the world’s most purpose-driven companies like Allbirds, Athleta, Ben & Jerry’s, Chloé, Danone, Kickstarter, Patagonia, and S’well, to name a few.

Maness stressed that “becoming a Certified B Corp should be an ambition that every modern leader aspires to achieve.” Thus, Havas New York is challenging not only fellow agencies but all companies to “copy” them and apply for certification of their own – harnessing everyone’s collective strength to make a meaningful difference and build a better world together.

Havas Belgium Meaningful Brands 2021 – Food & Beverages: le Belge récompense les marques qui génèrent un attachement et des moments forts

Ce cinquième volet de la publication des résultats de l’étude Meaningful Brands du Havas Village s’intéresse à l’alimentaire. Pour rappel, l’étude interroge les consommateurs (17.000 répondants en Belgique) sur les bénéfices fonctionnels, personnels et collectifs qu’ils attendent des marques (score d’importance) et s’ils considèrent que ces marques répondent à ces attentes (score de performance). Les résultats sont synthétisés dans un indicateur unique, le Meaningful Brand Index (MBi) mais aussi dans un score d’attachement, indiquant le pourcentage des consommateurs qui verrait avec regret la marque disparaître.  

Sans surprise, ce sont les attentes fonctionnelles des consommateurs qui priment. Pour le secteur “food”, la priorité est mise sur la qualité des produits délivrés et la justesse des prix. Le contexte sanitaire met également en lumière de nouvelles attentes comme par exemple, le besoin d’assurance quant à la sécurité alimentaire. 

D’un point de vue personnel et collectif, les consommateurs belges recherchent des produits qui leur apportent du bonheur, leur permettent de partager des moments avec les autres et dont la provenance est locale. Par ailleurs, ilsont un regard attentif sur les chaines d’approvisionnement. Ces attributs susmentionnés font évidemment écho avec l’actualité et le fait que les Belges sont de plus en plus conscients et exigeants quant à la qualité et à l’origine du contenu de leur assiette.   

Voilà pour les principales attentes, mais comment les consommateurs perçoivent-ils les performances des marques “food & beverages” à délivrer ces bénéfices attendus ?

Plutôt positivement sur les attentes fonctionnelles : la gamme des produits et la clarté des informations offertes sont appréciés par le consommateur. Ils semblent également satisfait de la contribution des marques food quant à leur capacité à générer de l’emploi, être de bons employeurs. C’est sur les bénéfices perçus pour eux-mêmes, les bénéfices personnels, que les consommateurs réclament plus d’effort de la part du secteur.

Le secteur des boissons se distingue quant à lui du food en accordant davantage d’importance au pilier personnel (32%).  Les Belges tirent de nombreux avantages de la consommation de boissons comme par exemple, un renforcement de la confiance en soi, une satisfaction personnelle, le partage d’un moment avec des êtres chers mais également une forme de fierté.  

Dans le classement des champions en termes de performance, nous retrouvons notamment JupilerDouwe Egberts et Senseo qui se hissent en haut du classement des marques qui offrent la possibilité de partager des moments forts. 

Pour les marques qui apportent le plus de fierté, on retrouve ChaudfontaineSpa et Douwe Egberts au sommet de la liste. 

Au niveau national, le célèbre classement des marques les plus meaningful de la catégorie met en avant Côte d’orLu et Tiensesuiker en top position pour la nourriture, tandis que l’on retrouve SpaChaudfontaine et Douwe Egberts qui se font la course dans la catégorie des boissons. 

On note aussi que NutellaIjsboerke et Coca-Cola sont bien plus puissantes dans le Nord que dans le Sud.

« Dans ce marché hyper-compétitif, on observe de belles progressions en meaningfulness de certains acteurs. Il est sans dire que les confinements de ces derniers mois ont rapproché les marques food de leurs consommateurs qui se sont concentrés sur des besoins plus primaires. Ce qui est cependant frappant c’est le score d’attachement de la catégorie et de certaines marques en particulier qui sont vues comme essentielles – donc ne pouvant pas disparaitre – par les Belges. Cet attachement est un travail de fond sur l’émotion véhiculée par la marque au travers de ses campagnes et de son contenu. Nous sommes très fiers de voir que sept de nos clients figurent parmi le top 30 des marques food les plus meaningful du pays », observe David  Grunewald, CEO de Havas Brussels.

ETUDE ADOBE: 51% des consommateurs ont cessé d’effectuer des achats auprès d’une marque l’an dernier car elles ont rompu le lien de confiance. (Source: cbnews.fr / e-marketing.fr)

LE 04 NOVEMBRE 2021 À 21:16 – PAR THIERRY WOJCIAK

67% des consommateurs français seraient prêts à se détourner d’une entreprise qui trahirait leur confiance, selon l’étude « Future of Marketing » d’Adobe réalisée par Advanis. L’enquête qui a en effet pour objet d’analyser la place de la confiance dans la relation marques-consommateurs met en avant le fait que les consommateurs expriment leur confiance envers les marques d’abord en les recommandant à des amis (65%), en effectuant plus d’achats auprès de celles-ci (64%) ou encore en adhérant à leur programme de fidélité (46%) ou en publiant des avis ou des commentaires positifs sur les réseaux sociaux (33 %).

Source: https://www.cbnews.fr/conseil/image-adobe-etudie-confiance-consommateurs-marques-65095

Toutefois, pointe l’étude, la confiance envers les marques peut s’éroder. En tête, à 40%, parce qu’elles « me déçoivent » (les produits ou services ne répondent pas à mes besoins – ils sont de mauvaise qualité, trop coûteux et trop complexes) ex-aequo avec elles « ne m’écoutent pas » (elles continuent à m’envoyer des publicités ou des communications malgré ma demande de désinscription). A 38%, parce qu’elles « m’agacent » (elles m’envoient trop de communications, leur politique de confidentialité manque de transparence et je ne sais pas ce qu’ils font de mes données).

PRÊTS À CHANGER D’ENSEIGNE

Dans les faits, si une marque rompt le lien de confiance, les consommateurs se déclarent prêts à se tourner vers une autre enseigne : 51% ont cessé d’effectuer des achats auprès d’une marque l’an dernier pour ce motif. Dans ce contexte, également, les jeunes générations semblent moins enclines à pardonner cette rupture : 77% des clients de la génération Z et 64% de la génération Y se sont détournés d’une marque au cours de 12 derniers mois.

De même, 40% des consommateurs français considèrent la « demande d’autorisation d’utiliser leurs données » comme une mesure incontournable pour retrouver le chemin de la confiance. Les consommateurs souhaitent également une utilisation plus « ouverte et transparente » de leurs données (38%), ainsi qu’une « reprise du contrôle sur leurs données » (35 %). Et puis, choc des cultures oblige, pendant que 96% des responsables marketing français jugent « bonne » ou « excellente » leur capacité à proposer des expériences personnalisées à grande échelle, seulement 34% des consommateurs estiment que la qualité des expériences numériques s’est améliorée au cours de l’année écoulée. Cependant, note l’étude, les jeunes générations ont tendance à mieux noter leurs expériences numériques : 53% des clients de la génération Z contre 34% en moyenne affirment que la qualité s’est améliorée.

Enfin, alors que 83% des entreprises européennes ont déjà adopté une stratégie en matière de données first-party, c’est le cas pour seulement 39% des entreprises françaises (et une entreprise française sur cinq n’a pas encore commencé à se pencher sur la question). L’enquête observe ainsi que les récentes évolutions des règlementations sur la confidentialité ont conduit un nombre limité d’entre elles (38%) à en définir une, « ce qui laisse entrevoir un niveau de maturité encore peu avancé », souligne-t-elle. En outre, 59% des responsables marketing français (59 %) affirment que leur équipe dirigeante donne la priorité à la gouvernance des données, alors que 95 % des Français interrogés sont préoccupés par le respect de leurs préférences et des réglementations.

Méthodologie : étude réalisée en août 2021 auprès de 6 000 consommateurs, spécialistes du marketing et responsables marketing (vice-présidents senior ou position hiérarchique supérieure) dans le monde entier, afin de mieux comprendre la pratique du marketing et l’évolution de son impact. En France 1 008 consommateurs, 414 spécialistes du marketing et 196 responsables marketing (vice-présidents senior ou position hiérarchique supérieure) ont été interrogés.

Interview de Christophe Marée dans e-marketing.fr:

Publié par Floriane Salgues le 4 nov. 2021 – mis à jour à 11:11

Quelle est la place de la confiance dans la relation entre les marques et les consommateurs ? Pour répondre à cette question, Adobe a mené l’étude “Future of Marketing” et révèle que 67 % des consommateurs français seraient prêts à se détourner d’une entreprise qui trahirait leur confiance“Les consommateurs attendent des marques qu’elles leur proposent l’expérience la plus pertinente et riche en valeur ajoutée possible, analyse Christophe Marée, directeur marketing Europe de l’Ouest d’Adobe. Mais, aussi, la plus personnalisée possible pour se sentir unique et la plus respectueuse de leur vie privée et transparente possible. Ces facteurs participent à établir une relation de confiance entre les marques et les consommateurs.”

Or, l’étude Future of marketing dévoile une vraie différence entre le niveau d’expérience que les entreprises proposent à leurs clients et l’expérience telle qu’elle est vécue par les consommateurs. En France, 96 % des directeurs marketings pensent ainsi que le niveau de l’expérience de marque qu’ils offrent est bon ou excellent… quand les consommateurs ne sont qu’un tiers (34 %) à partager cette perception.

Les raisons de l’érosion de la confiance

La mauvaise utilisation des données client est la première cause de l’érosion de la relation de confiance nouée entre une marque et ses clients. Selon l’étude d’Adobe, les clients français se sont détournés d’une marque au cours des 12 derniers mois pour 3 raisons principales : la déception, l’absence d’écoute et l’agacement. En détail : 40 % des Français se disent déçus de produits ou de services qui ne répondent pas à leurs besoins, sont de mauvaises qualités, trop coûteux et complexes. La même proportion (40 %) considère également que les entreprises ne les écoutent pas et qu’elles continuent à envoyer des publicités ou des communications malgré leur demande de désinscription. 38 % se disent agacés de l’envoi de trop de communications, du manque de transparence de leur politique de confidentialité et de la destination de leurs données.

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“La confiance ne se décrète pas et elle se perd très vite”, rappelle Christophe Marée. La moitié des Français interrogés (51 %) ont déjà boycotté une marque, en 2020, après avoir été déçus de la mauvaise utilisation de leurs informations personnelles ou du non-recueil de leur consentement. “Il ne s’agit pas de promesses en l’air, commente Christophe Marée. Et cette défiance est encore plus vraie pour la génération Z.” 77 % des clients de la génération Z et 64 % de la génération Y se sont ainsi détournés d’une marque au cours de 12 derniers mois.

Comment restaurer la confiance ?

Pour le directeur marketing Europe de l’Ouest d’Adobe, le chemin de la confiance passe par des relations plus directes et personnelles entre les marques et les clients, ce qui passe, notamment, par un meilleur usage des données client. Car c’est ce qu’attendent les clients. 40 % voudraient que les marques leur demandent l’autorisation d’utiliser leurs données. 38 % aimeraient aussi une utilisation plus “ouverte et transparente” de leurs données et 35 % une “reprise du contrôle sur leurs données”. “Il est nécessaire d’avoir un usage intelligent de la donnée, en agissant avec transparence et en montrant le bénéfice client. Avec l’arrêt des cookies tiers sur les navigateurs, il devient urgent de mettre en place des stratégies first party. Ces dernières vont être bénéfiques pour les marques, car il s’agit de reprendre le contact direct avec le client.”

Pour autant, alors que 83 % des entreprises européennes ont déjà adopté une stratégie en matière de données first-party, c’est le cas pour seulement 39 % des entreprises françaises. “Le plus inquiétant est que plus d’une marque sur cinq n’a pas commencé à réfléchir à une stratégie de données propriétaires”, ajoute Christophe Marée. Un peu moins des deux tiers (59 %) des responsables marketings français déclarent que leur équipe de direction donne la priorité à la gouvernance des données – alors que 95 % des Français interrogés sont préoccupés par le respect de leurs préférences et des réglementations.